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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 26/06/2014 à 01:47:42
SCIENCE MEDICALE/ RECHERCHES/ PREVENTION ET TRAITEMENT : les progrès médicaux insuffisamment mis à profit par les populations




1 – « Pendant les années 1960, la variole sévissait encore en Afrique et en Asie. Pourtant, dans les 10 années qui ont suivi le lancement en 1967 du Programme d’éradication de la variole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la maladie avait totalement disparu. L’idée de procéder d’une manière analogue pour lutter contre d’autres maladies évitables par la vaccination a commencé à faire son chemin longtemps avant la notification du dernier cas de variole en 1977. Le Dr Donald A Henderson, entré à l’OMS en 1967 à la tête du Programme intensifié d’éradication de la variole, a été frappé par les résultats remarquables qui pouvaient être obtenus avec des moyens modestes. »


    


2 – « Rumeurs dangereuses : Les rumeurs peuvent avoir des effets fort néfastes. Récemment, une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) a été contrainte de mettre un terme temporaire à ses activités dans le service de soins en isolement de Macenta en Guinée forestière, le personnel médical ayant été faussement accusé d’avoir importé le virus dans le pays. Les informations précises communiquées en temps opportun aident les gens à prendre des précautions et à adopter une approche plus rationnelle vis-à-vis de la maladie. Elles permettent de garantir que les personnes qui tombent malades et présentent les symptômes caractéristiques d’Ebola soient rapidement transférées à l’hôpital pour être examinées et soignées, et que les familles ne cachent pas leurs membres malades. Le Ministère de la Santé, l’OMS et ses partenaires sont conscients qu’ils ne pourront gagner la guerre contre l’Ebola qu’à condition de remporter celle qui les oppose aux mythes et aux idées fausses. »

 

  

 

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1 - Le programme de vaccination qui a sauvé des millions de vies

 

Ce qui était au départ un effort ambitieux pour combattre six maladies évitables par la vaccination est devenu l’un des succès les plus éclatants de la santé publique. Le Programme élargi de vaccination fête ce mois ses 40 ans, comme le rappellent Michael Reid et Fiona Fleck.

Pendant les années 1960, la variole sévissait encore en Afrique et en Asie. Pourtant, dans les 10 années qui ont suivi le lancement en 1967 du Programme d’éradication de la variole de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la maladie avait totalement disparu.

 

L’idée de procéder d’une manière analogue pour lutter contre d’autres maladies évitables par la vaccination a commencé à faire son chemin longtemps avant la notification du dernier cas de variole en 1977. Le Dr Donald A Henderson, entré à l’OMS en 1967 à la tête du Programme intensifié d’éradication de la variole, a été frappé par les résultats remarquables qui pouvaient être obtenus avec des moyens modestes. «Nous avons constaté très rapidement», a-t-il remarqué «qu’en Afrique l’agent moyen pouvait vacciner 500 enfants par jour. Et nous nous sommes alors demandé pourquoi nous ne faisions pas la même chose avec d’autres vaccins. 


 


Prolonger les résultats du programme d'éradication de la variole

Mais l’idée ne s’est pas imposée immédiatement. Et même après sa création par une résolution de l’Assemblée mondiale de la Santé en 1974 (WHA27.57), le Programme élargi de vaccination, pour reprendre les termes de son premier directeur à temps complet, le Dr Rafe Henderson (sans lien de parenté avec le précédent),  «devait se contenter d’un seul médecin à temps complet et d’une secrétaire, auxquels venaient parfois se joindre des collaborateurs à temps partiel prêtés par d’autres divisions».

En 1977, quand il est apparu clairement que le Programme ne pourrait être maintenu s’il n’était pas doté de ressources plus importantes, le Directeur général de l’OMS de l’époque, le Dr Halfdan Mahler, a décidé de consacrer plus de 1 million de dollars (US $) du budget ordinaire de l’Organisation au recrutement de huit professionnels et de quatre secrétaires.

Pour Rafe Henderson, «ce fut là une bouffée d’oxygène, mais la véritable percée pour le Programme est venue de l’appui apporté par Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) dont le Directeur exécutif, James Grant, a assuré le financement de programmes nationaux et convaincu – bon gré mal gré – les dirigeants nationaux d’apporter leur soutien au Programme».

Si d’autres donateurs sont également venus en renfort, c’est l’équipe du Programme à l’OMS qui a jeté les bases de cette initiative mondiale avec l’unité de la chaîne du froid dirigée par John Lloyd et James Cheyne grâce à ce que Rafe Henderson qualifie de véritable «révolution dans l’amélioration du matériel et de la logistique de la chaîne du froid».

 

 


Des responsables de la vaccination dans chaque pays

Peu de pays disposaient alors de programmes de vaccination et la plupart ne faisaient que réagir aux flambées», indique le Dr Ciro de Quadros, arrivé à la tête du Programme dans la Région OMS des Amériques en 1976. Sa première mesure fut d’amener les pays à nommer un responsable national de la vaccination.

«Nous avons réuni les responsables de pays et tous ceux qui au sein des gouvernements étaient concernés par l’épidémiologie, les soins de santé primaires etc.», rappelle le Dr de Quadros, «nous avons recensé les problèmes qui se posaient – comment améliorer la couverture, assurer la surveillance et organiser la chaîne du froid – et nous les avons analysés. Puis nous avons abordé les problèmes un à un et trouvé une solution dans chaque pays.»

Au cours des années 1970, les pays du monde entier souhaitaient lancer leur propre Programme élargi de vaccination mais d’importants éléments leur faisaient défaut, notamment un financement durable, des vaccins thermostables (dans les pays tropicaux), des moyens de transport adéquats et un système garantissant la qualité des vaccins.

James Cheyne et John Lloyd se sont attachés à améliorer la logistique des vaccins en collaboration avec l'UNICEF et sa division de l’approvisionnement. Bientôt l’UNICEF fournissait des réfrigérateurs nouvellement conçus, des boîtes isothermes, des seringues, des aiguilles et des stérilisateurs ainsi que d’autres technologies pour l’administration de vaccins.

 

 

Chaine du froid et formation

Le premier cours de formation à la chaîne du froid a été écrit en trois semaines, éprouvé au Népal, révisé, puis testé dans trois autres pays, ce qui fait qu’en quatre mois le matériel nécessaire pour le cours était prêt à être distribué. «Le Programme élargi de vaccination», souligne James Cheyne, «a bénéficié d’une culture institutionnelle qui permettait de mettre au point rapidement les projets en suivant une stratégie quelque peu empirique».

 Un autre facteur du succès a été l’échange de données entre les pays lors des réunions, les ministères de la santé étant en quelque sorte contraints de chercher à copier ou de dépasser les progrès que les responsables de programmes pouvaient constater chez leurs voisins.

L’unité de la chaîne du froid de l’OMS a mis au point une grande partie des besoins logistiques détaillés des programmes nationaux et fourni une formation aux responsables nationaux de la vaccination. En République démocratique du Congo, le Dr Jean-Marie OkwoBele a coordonné la vaccination dans trois provinces au cours des années 1980 avant de devenir coordonnateur national du Programme élargi de vaccination.

«Les principaux éléments», précise-t-il, «étaient la formation des responsables des provinces et des districts, la fourniture de moyens de transport pour les districts – automobiles, motocyclettes et bicyclettes – et la fourniture de matériel de la chaîne du froid, congélateurs et réfrigérateurs notamment, pour que les vaccins restent au frais. L’électricité était rare mais nous avons reçu des fonds pour nous procurer du kérosène pour faire fonctionner les réfrigérateurs à absorption».

 

 


Lutte contre la polio en Afrique

Pour le Dr Okwo-Bele, un financement et un appui politiques fiables ont été essentiels pour le programme de vaccination national et la République démocratique du Congo a pu bénéficier des deux, grâce aux efforts conjugués des autorités, des organismes du système des Nations Unies et de partenaires comme USAID, Oxfam et Rotary International.

Par la suite, lorsqu’il a dirigé l’Initiative pour l’éradication de la poliomyélite en Afrique de 1993 à 2002, le nombre des pays d’endémie a été ramené de 34 à deux – un résultat qui n’aurait pas été possible sans la Déclaration de Yaoundé des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine de 1996 appuyant l’éradication de la poliomyélite.

Le Dr Okwo-Bele, Directeur du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’OMS depuis 2004, rappelle que l’appui apporté par Nelson Mandela, avec sa personnalité et son charisme légendaires, à la campagne «bouter la poliomyélite hors d’Afrique» a joué un rôle considérable.

Selon le Dr Thomas Cherian qui a coordonné le Programme élargi de vaccination à l’OMS de 2006 à 2012, les réalisations du programme dépassent de loin les attentes issues de la résolution de 1974. «Pratiquement tous les pays ont leur propre programme de vaccination doté le plus souvent d’un budget et d’un système de surveillance efficace – indispensable pour détecter de nouveaux cas et surveiller dans quelle mesure la population est protégée ».

Depuis les années 1980, la qualité des vaccins est garantie par le système de pré-qualification géré par l’OMS qui permet de recommander les vaccins en vue d’achats groupés de l’UNICEF, de l’Alliance GAVI (l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination) et d’autres organismes de financement. Grâce à la pré-qualification et à d’autres systèmes de réglementation, la qualité de plus de 90% des vaccins utilisés dans les programmes de vaccination nationaux est garantie.


Les programmes nationaux ne se limitent plus aux six vaccins classiques contre les maladies de l’enfant – diphtérie, coqueluche, tétanos, rougeole, poliomyélite et tuberculose.

Les nourrissons sont systématiquement vaccinés aussi contre la rubéole, l’hépatite B, et Haemophilus influenzae type b (une cause majeure de méningite et de pneumonie bactériennes), les rotavirus (une des principales causes de diarrhée) et Streptococcus pneumoniae (une importante cause de pneumonie). Dans certains pays, le vaccin contre le papillomavirus humain est également administré aux fillettes de neuf à 12 ans, et une vaccination systématique est également offerte contre d’importantes maladies régionales comme la méningite épidémique à méningocoque, la fièvre jaune et la dengue.

 

 

Un succès éclatant en matière de santé publique

Vu les millions de décès qu’il a permis d’éviter et les perspectives accrues offertes par de nouveaux vaccins à l’avenir, le Programme élargi de vaccination est considéré comme l’un des plus éclatants succès de la santé publique jamais enregistrés. ng

En 1980, six années après le début du programme, la couverture vaccinale mondiale par la première dose de vaccin antidiphtérique-antitétanique-anticoquelucheux était de 30% et la couverture par la troisième dose (DTC3) de 20%. En 1990, la couverture mondiale par les deux doses avait atteint respectivement 88% et 76% et, en 2012, 91% et 83%.

La vaccination a reçu une très forte impulsion en 2000 grâce à la création de l’Alliance GAVI réunissant des gouvernements, des organismes internationaux, le secteur privé et des fondations philanthropiques.

Issue d’une résolution de l’OMS (WHA53.12) en 1999, l’Alliance GAVI a apporté une contribution majeure au meilleur accès à des services de vaccination durables dans les pays habilités à lui faire appel.

De nombreux pays n’ont toutefois pas encore atteint les objectifs ambitieux fixés dans le Plan d’action mondial pour les vaccins 2020 adopté par l’Assemblée mondiale de la Santé en 2012.

 

 


Objectif: parvenir à 90% de couverture vaccinale

Alors que la couverture vaccinale mondiale était de l’ordre de 5% en 1974, le but est désormais d’arriver à 90% au moins de la population au niveau national et à 80% au moins dans chaque district. En 2012, 59 pays avaient atteint cette cible, dont plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire. Comme le souligne le Dr Cherian, responsable des efforts de l’OMS pour mettre en œuvre le Plan d’action dans les pays, «C’est un gage du succès du Programme élargi de vaccination qu’il fixe désormais de nouvelles cibles ambitieuses, même si certains pays ne parviennent pas encore à les atteindre».

Alors que les pays pauvres peuvent recevoir un financement pour leur programme de vaccination de l’Alliance GAVI et d’autres donateurs, les pays à revenu intermédiaire n’ont pas les moyens de se procurer de nouveaux vaccins coûteux et des installations additionnelles de stockage préservant la chaîne du froid.

«Désormais, la production des vaccins dans les pays en développement est devenue bien plus importante. La Chine, l’Inde et l’Indonésie fabriquent toutes trois des vaccins de qualité garantie préqualifiés par l’OMS», précise le Dr Cherian, ce qui fait penser que de nouveaux vaccins seront disponibles à un prix abordable et que tous les pays pourront parvenir à la couverture universelle par les services de vaccination.

 

Le renforcement des systèmes de santé publique est jugé essentiel pour assurer durablement le succès du Programme élargi de vaccination pendant une bonne partie du XXIe siècle. «En augmentant le nombre des vaccins administrés, on augmente aussi les pressions auxquelles doit faire face le système de santé dans son ensemble et il faut donc renforcer ce système par exemple en améliorant la formation des agents de santé, la chaîne d’approvisionnement et les systèmes de suivi», poursuit le Dr Cherian.

On estime qu’un enfant sur cinq ne reçoit toujours pas les vaccins de base du Programme. Or, insiste le Dr Cherian, «si la volonté politique, l’esprit d’initiative dans les pays et les investissements sont là, alors il sera possible d’atteindre ces cibles ambitieuses comme l’ont démontré de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire».

  

http://www.who.int/bulletin/volumes/92/5/14-020514/fr/


 


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2 - Chikungunya

 

Principaux faits

 

  • Le chikungunya est une maladie virale transmise à l’homme par des moustiques infectés. Elle provoque de la fièvre et des arthralgies (douleurs articulaires) sévères. Les autres symptômes sont myalgies, céphalées, nausée, fatigue et éruption.
  • Cette maladie a quelques signes cliniques en commun avec la dengue, ce qui peut entraîner un diagnostic erroné dans des zones où la dengue est commune.
  • Il n'existe pas de remède contre cette maladie. Le traitement est essentiellement symptomatique.
  • Le fait que des sites de reproduction de moustiques se trouvent à proximité d'habitations constitue un sérieux facteur risque de chikungunya.
  • Depuis 2004, le chikungunya sévit sur le mode épidémique, entraînant une morbidité et des souffrances considérables.
  • La maladie se manifeste en Afrique, en Asie et dans le sous-continent indien. Ces dernières décennies, les moustiques vecteurs du chikungunya ont atteint l'Europe et les Amériques. En 2007, la transmission de la maladie a été enregistrée pour la première fois en Europe, lors d'une flambée localisée au nord-est de l'Italie.

 

Le chikungunya est une maladie virale transmise par des moustiques décrite pour la première fois à l'occasion d'une flambée dans le sud de la Tanzanie en 1952. Il s'agit d'un alphavirus de la famille des togaviridés. Le nom de «chikungunya» vient d'un verbe de la langue kimakonde qui signifie «devenir tordu»" ce qui décrit l'apparence voûtée de ceux qui souffrent de douleurs articulaires.

 

Signes et symptômes

Le chikungunya se caractérise par l'apparition brutale de fièvre souvent accompagnée d'arthralgie. Les autres signes et symptômes communs sont notamment myalgies, céphalées, nausée, fatigue et éruption. L'arthralgie est souvent invalidante, mais elle disparaît généralement au bout de quelques jours ou de quelques semaines. La plupart des patients se rétablissent complètement, mais dans certains cas l'arthralgie peut persister pendant plusieurs mois ou même plusieurs années.

 On a signalé des cas occasionnels de complications oculaires, neurologiques et cardiaques, ainsi que des douleurs gastro-intestinales. Les complications graves ne sont pas fréquentes, mais chez les personnes âgées la maladie peut contribuer à la cause du décès. Les symptômes sont souvent légers chez les personnes infectées et l'infection peut passer inaperçue ou faire l'objet d'un diagnostic erroné dans les zones où sévit la dengue.

 

 

Transmission

Le chikungunya a été identifié dans une quarantaine de pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe, mais aussi des Amériques.

 

 

Le virus est transmis d'un être humain à l'autre par les piqûres de moustiques femelles infectées. Les moustiques incriminés sont le plus souvent Aedes aegypti et Aedes albopictus, deux espèces qui peuvent également transmettre d'autres virus, notamment la dengue. Ces moustiques sont susceptibles de piquer pendant la journée, bien que leur activité maximale se situe surtout tôt le matin et en fin d'après-midi. Les deux espèces piquent à l'extérieur, mais Ae. aegypti le fait aussi volontiers à l'intérieur des bâtiments.

La maladie se manifeste généralement entre quatre et huit jours après la piqure par un moustique infecté, mais la fourchette peut aller de deux à douze jours.

  

Diagnostic

Plusieurs méthodes de diagnostic peuvent être mises en œuvre. Des tests sérologiques, tels que les tests immunoenzymatiques simples (ELISA), peuvent permettre de confirmer la présence d'anticorps anti-chikungunya IgM et IgG. Les niveaux d'anticorps IgM sont les plus élevés trois à cinq semaines après l'apparition de la maladie et persistent pendant environ deux mois. Le virus peut être isolé à partir du sang au cours des premiers jours de l'infection.

 

Diverses techniques d'amplification génique transcriptase-inverse (RT-PCR) sont disponibles mais leur sensibilité est variable. Certaines conviennent au diagnostic clinique. Les produits de RT–PCR provenant d'échantillons cliniques peuvent aussi être utilisés pour le typage génique du virus, ce qui permet des comparaisons avec des échantillons de virus de différentes sources géographiques. Les échantillons recueillis au cours de la première semaine suivant l’apparition des symptômes doivent être analysés au moyen de techniques tant sérologiques que virologiques (RT-PCR).

 

 

Traitement

Il n'existe pas de médicament spécifique qui permette de guérir la maladie. Le traitement a essentiellement pour but d'atténuer les symptômes, notamment l'arthralgie, au moyen d’antipyrétiques, d’analgésiques et d’un apport optimal de liquides.


 

 

Prévention et lutte

La présence de sites de reproduction du moustique vecteur à proximité des lieux d'habitations constitue un sérieux facteur de risque de chikungunya ainsi que d'autres maladies transmises par ces espèces. La prévention et la lutte reposent dans une grande mesure sur la réduction du nombre des récipients naturels et artificiels contenant de l'eau qui favorisent la reproduction des moustiques. Cela passe par la mobilisation des communautés affectées. Lors de flambées épidémiques, on peut pulvériser des insecticides pour tuer les moustiques, en les appliquant sur les surfaces à l'intérieur et autour des récipients où les moustiques se posent, et en traitant l'eau contenue dans ces récipients afin de tuer les larves.

 

Pour se protéger lors de flambées épidémiques de chikungunya, on recommande de porter des vêtements couvrant le corps au maximum et d'appliquer un répulsif sur les parties exposées ou sur les vêtements, conformément aux instructions qui accompagnent le produit. Les répulsifs doivent contenir du DEET (N, N-diéthyl-3-méthylbenzamide), de l'IR3535 (esther éthylique de l'acide 3-[N-acétyl-N-butyl]-aminopropionique) ou de l'icaridine (1-piperidinecarboxylic acid, 2-(2-hydroxyethyl)-- 1-méthylpropylester). Pour ceux qui dorment pendant la journée, en particulier les jeunes enfants ou les personnes malades ou âgées, les moustiquaires imprégnées d'insecticide assurent une bonne protection. Les spirales anti-moustiques ou d'autres vaporisateurs d'insecticides peuvent aussi réduire les piqures à l'intérieur des bâtiments.

Les personnes voyageant dans des zones à risque doivent prendre des précautions élémentaires, à savoir: utiliser des répulsifs, porter des vêtements à manches longues et des pantalons, et vérifier que les pièces sont équipées de moustiquaires qui empêchent les moustiques d’y pénétrer.


  


Flambées épidémiques

Le chikungunya est présent en Afrique, en Asie et dans le sous-continent indien. Les infections humaines en Afrique sont restées à des niveaux assez bas pendant un certain nombre d'années, mais en 1999-2000 une flambée importante s'est produite en République démocratique du Congo et en 2007 une flambée s'est déclarée au Gabon.

À partir de février 2005, une importante flambée de chikungunya s'est produite dans les îles de l'Océan indien. Un grand nombre de cas importés en Europe ont été imputés à cette flambée, pour la plupart en 2006 quand l'épidémie de l'Océan indien était à son comble. Une flambée importante de chikungunya est survenue en Inde en 2006 et en 2007. Plusieurs autres pays de l'Asie du Sud-est ont également été affectés. En 2007 la transmission a été enregistrée pour la première fois en Europe, à l'occasion d'une flambée localisée dans le Nord-est de l'Italie.

Depuis 2005, l’Inde, l’Indonésie, les Maldives, le Myanmar et la Thaïlande ont signalé 1,9 million de cas. En 2007, la transmission de la maladie a été signalée pour la première fois en Europe, lors d’une flambée localisée dans le nord-est de l’Italie, au cours de laquelle 197 cas ont été enregistrés, et qui a confirmé que des flambées dues au moustique Ae. Albopictus pouvaient très bien se produire en Europe.


  


À propos des vecteurs de la maladie

Tant Ae. aegypti que Ae. albopictus ont été mis en cause dans les flambées importantes de chikungunya. Alors qu'Ae. aegypti ne vit que dans des zones tropicales et subtropicales, Ae. albopictus se rencontre aussi dans des régions tempérées et même froides. Ces dernières décenniesAe. albopictus s'est propagé de l'Asie à certaines zones de l'Afrique, de l'Europe et des Amériques.

L'espèce Ae. albopictus prolifère dans des sites de reproduction contenant de l'eau beaucoup plus variés qu'Ae. aegypti, notamment dans des coquilles de noix de coco, des cabosses de cacao, des souches de bambou, des cavités d'arbres et des anfractuosités de roches, en plus des récipients artificiels tels que pneus de véhicules et soucoupes placées sous des pots de fleurs.

 Cette diversité d'habitats explique l'abondance d'Ae. albopictus dans les zones rurales aussi bien que périurbaines et dans les parcs ombragés des villes. Ae. aegypti est davantage associé aux habitations humaines et utilise des sites de reproduction intérieurs, notamment des vases à fleurs, des citernes d'eau et des réservoirs d'eau en béton dans les salles de bain, ainsi que dans les mêmes habitats artificiels extérieurs qu'Ae. albopictus.

En Afrique, plusieurs autres moustiques vecteurs ont été impliqués dans la transmission de la maladie, notamment les espèces du groupe A. furcifer-taylori et A. luteocephalus. Il semblerait que certains animaux, y compris non-primates, des rongeurs, des oiseaux et de petits mammifères servent de réservoir.

 

  


L'action de l'OMS

L’action de l’OMS face au chikungunya consiste à:

  • élaborer des plans de gestion des flambées fondés sur des données factuelles;
  • fournir un soutien technique et des orientations aux pays pour les aider à prendre en charge efficacement les cas et les flambées;
  • aider les pays à améliorer leurs systèmes de notification;
  • dispenser une formation à la prise en charge clinique, au diagnostic et à la lutte antivectorielle au niveau régional avec certains de ses centres collaborateurs;
  • publier des recommandations et des manuels sur la prise en charge des cas et la lutte antivectorielle à l’intention des États Membres.

 

Aide-mémoire N°327/ Mars 2014

 

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs327/fr/


 


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3 - Lutter contre les idées fausses qui entourent la maladie à virus Ebola en Guinée

 

Le fait de manger des oignons crus une fois par jour pendant trois jours me protégera-t-il de la maladie à virus Ebola? Peut-on manger de la mangue en toute sécurité ? Est-il exact qu’une prise journalière de lait condensé peut prévenir l’infection par le virus ? Voici certaines des questions posées aux agents de santé qui répondent sans discontinuer aux appels reçus par la permanence téléphonique gratuite contre la maladie à virus Ebola. La peur provoquée par la recrudescence des décès dus au virus a donné libre cours à l’apparition de rumeurs et d’informations erronées.

Le Ministère de la Santé de la Guinée a mis en place la permanence téléphonique 115 quand il a annoncé la flambée d’Ebola dans le pays, le 21 mars. Il s’agit avant tout de répondre aux préoccupations exprimées par la population et de pouvoir orienter rapidement les cas suspects vers le service de soins en isolement de l’hôpital de Donka, à Conakry, pour mener des examens plus approfondis. La hotline reçoit entre 200 et 300 appels par jour.

 «Certaines des personnes qui s’adressent à la permanence téléphonique sont dans un état de panique, et les fausses rumeurs font qu’il est difficile de les tranquilliser», raconte le Dr Saran Tata Camara, l’un des médecins répondant aux appels téléphoniques. «Mais si on leur explique qu’il n’est pas facile de contracter le virus et qu’ils peuvent se protéger en respectant quelques règles, ils comprennent souvent.»


 

Prévention

Pour prévenir la transmission du virus Ebola entre les personnes, il faut prendre les précautions suivantes :

« … si on leur explique qu’il n’est pas facile de contracter le virus et qu’ils peuvent se protéger en respectant quelques règles, ils comprennent souvent. »

Dr Saran Tata Camara

  • Ne touchez pas les malades qui présentent des symptômes d’infection à virus Ebola, comme par exemple de la fièvre, des diarrhées, des vomissements, des céphalées et parfois de forts saignements.
  • Ne touchez pas les dépouilles de patients dont on sait ou dont on suspecte qu’ils ont contracté le virus Ebola.
  • Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon.

 

 

Un mois après l’annonce par le Gouvernement de la flambée épidémique, les besoins en information restent élevés. En vue de diffuser les messages plus rapidement et d’en renforcer le contenu, l’OMS et ses partenaires se sont rapprochés des chefs religieux, des dignitaires tribaux, des guérisseurs traditionnels et des dirigeants communautaires pour mener des actions de proximité.

 «Il était particulièrement important d’entreprendre un dialogue avec les guérisseurs traditionnels, certains des patients préférant s’en remettre à eux plutôt que de consulter le personnel d’un établissement de santé à proximité», explique Julienne Anoko, une anthropologue du Cameroun qui a été recrutée par l’OMS pour prêter main-forte à la riposte contre la flambée. «Ils rencontrent et touchent un grand nombre de sujets présentant des symptômes variés et sont donc exposés à un risque élevé. Il faut qu’ils sachent comment leurs patients et eux-mêmes peuvent se protéger et que les remèdes de charlatan peuvent mettre des vies en danger. »

 

 


Rumeurs dangereuses

Les rumeurs peuvent avoir des effets fort néfastes. Récemment, une équipe de Médecins sans Frontières (MSF) a été contrainte de mettre un terme temporaire à ses activités dans le service de soins en isolement de Macenta en Guinée forestière, le personnel médical ayant été faussement accusé d’avoir importé le virus dans le pays.

Les informations précises communiquées en temps opportun aident les gens à prendre des précautions et à adopter une approche plus rationnelle vis-à-vis de la maladie. Elles permettent de garantir que les personnes qui tombent malades et présentent les symptômes caractéristiques d’Ebola soient rapidement transférées à l’hôpital pour être examinées et soignées, et que les familles ne cachent pas leurs membres malades. Le Ministère de la Santé, l’OMS et ses partenaires sont conscients qu’ils ne pourront gagner la guerre contre l’Ebola qu’à condition de remporter celle qui les oppose aux mythes et aux idées fausses.

 

http://www.who.int/features/2014/ebola-myths/fr/

 



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Avis des internautes

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