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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 24/08/2014 à 03:19:23
AFRIQUE/ SANTE PUBLIQUE : Epidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola en Afrique de l’ouest




1 – « La transmission interhumaine du virus Ebola est avant tout liée au contact direct ou indirect avec du sang et des liquides biologiques. Elle a été signalée pour les agents de santé lorsque des mesures suffisantes de lutte anti-infectieuses n’ont pas été respectées. Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients présentant une maladie à virus Ebola car les symptômes initiaux peuvent manquer de spécificité. Pour cette raison, il est important que les agents de santé appliquent les précautions d’usage à tous les patients, quel que soit le diagnostic, dans toute pratique professionnelle et à tout moment. Ces précautions comportent l’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuel (selon le risque d’éclaboussures ou d’autres contacts avec des matières infectées), la sécurité des injections et des rites funéraires. En présence d’un cas suspect ou confirmé d’infection à virus Ebola , les agents de santé soignant le malade doivent, en plus des précautions d’usage, prendre d’autres mesures de lutte anti-infectieuse pour éviter toute exposition avec le sang ou les liquides biologiques du patient et tout contact direct avec l’environnement susceptible d’être contaminé. »


 


2 – « La Côte d'Ivoire a fermé ses frontières avec la Guinée et le Liberia pour échapper à l'épidémie de fièvre Ebola, malgré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Face à l'apparition de nouveaux foyers et à la réactivation d'anciens foyers dans les pays affectés limitrophes de la Côte d'Ivoire, le gouvernement ivoirien a décidé de la fermeture de ses frontières terrestres avec les républiques sœurs de Guinée et du Libéria à compter de ce jour", dit-il dans un communiqué diffusé vendredi soir. L'épidémie progresse dans le comté libérien de Nimba, frontalier de la Côte d'Ivoire, où 65 cas, dont 25 confirmés, ont été recensés, selon les autorités sanitaires. L'OMS, dont le dernier bilan communiqué vendredi fait état de 1427 morts et de 2615 cas pour les quatre pays touchés, ne recommande pas de limiter les déplacements ni les échanges avec les pays affectés, estimant que de telles mesures pourraient donner lieu à des pénuries. »

  

 


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(CI : Raymonde Goudou Coffie, la Ministre de la Santé)

 

1 – Ebola : la Côte d'Ivoire ferme ses frontières ouest

 

La Côte d'Ivoire a fermé ses frontières avec la Guinée et le Liberia pour échapper à l'épidémie de fièvre Ebola, malgré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). "Face à l'apparition de nouveaux foyers et à la réactivation d'anciens foyers dans les pays affectés limitrophes de la Côte d'Ivoire, le gouvernement ivoirien a décidé de la fermeture de ses frontières terrestres avec les républiques soeurs de Guinée et du Libéria à compter de ce jour", dit-il dans un communiqué diffusé vendredi soir.


L'épidémie progresse dans le comté libérien de Nimba, frontalier de la Côte d'Ivoire, où 65 cas, dont 25 confirmés, ont été recensés, selon les autorités sanitaires. L'OMS, dont le dernier bilan communiqué vendredi fait état de 1427 morts et de 2615 cas pour les quatre pays touchés, ne recommande pas de limiter les déplacements ni les échanges avec les pays affectés, estimant que de telles mesures pourraient donner lieu à des pénuries. Outre la Guinée et le Liberia, l'épidémie affecte le Nigeria et la Sierra Leone, dont le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d'héberger des malades, a fait savoir samedi le ministère de la Justice. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. 


Selon l'OMS, l'ampleur de l'épidémie est difficile à évaluer parce que des familles cachent le fait que certains de leurs membres sont affectés et en raison des "zones d'ombre" dans lesquelles les autorités sanitaires ne peuvent pas accéder.


Par Lefigaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 23/08/2014/ Publié le 23/08/2014 

 

Lefigaro.fr avec AFP

 

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/08/23/97001-20140823FILWWW00190-ebola-la-cote-d-ivoire-ferme-ses-frontieres-ouest.php

 

 


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2 – COTE D’IVOIRE : Communiqué du gouvernement sur les mesures préventives face à l’épidémie à virus Ebola

 

L’OMS ayant déclaré la maladie à virus Ebola comme étant une Urgence de Santé Publique de Portée mondiale, le Gouvernement de Côte d’Ivoire décide des mesures suivantes :

1. La suspension jusqu’à nouvel ordre des vols d’Air Côte d’Ivoire à destination et en provenance des pays affectés par la maladie à virus Ebola ;

2. L’interdiction jusqu’à nouvel ordre, à toutes les compagnies aériennes de transporter des passagers en provenance des pays touchés par la maladie à virus Ebola à destination de la Côte d’Ivoire ;

3. Tous les passagers à leur arrivée à l’aéroport Félix Houphouët Boigny seront soumis à la prise de température avec le thermomètre à infrarouge ;

4. La mise en place d’un dispositif de lavage des mains dans les aéroports ;

5. Le renforcement des mesures de contrôle sanitaire et de screening aux frontières terrestres aériennes et maritimes avec une forte implication des autorités préfectorales, coutumières et religieuses ;

6. Le renforcement de la protection sanitaire des agents de santé dans l’exercice de leurs fonctions aux postes avancés comme dans les établissements sanitaires ;

7. La mise en place d’un dispositif de prise en charge des éventuels malades ;

8. L’information des populations sur les mesures d’hygiène prises dans les lieux de grands rassemblements tels que les hôpitaux et les administrations publiques ;

9. Les dispositions et mesures préventives prises jusqu’à ce jour restent en vigueur.

Par ailleurs le gouvernement recommande aux populations de se laver régulièrement et soigneusement les mains à l’eau et au savon, d’éviter de serrer les mains et de faire des accolades.

Pour rappel, la maladie se propage surtout à partir des fluides corporels c’est-à-dire la sueur, le sang, la salive etc.

Fait Abidjan le 10 Aout 2014

 

Publié le lundi 11 aout 2014  |  Ministères

 

http://news.abidjan.net/h/505382.html

 

 


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3 - Efforts pour empêcher l'Ebola d'entrer en Côte d'Ivoire

 

(PRÉFECTURE DE TIOBLI, Côte d'Ivoire) Deux militaires ivoiriens protègent une tige de bambou. Derrière, le Liberia se dessine. Mais impossible de passer cette ligne depuis que le gouvernement libérien a fermé ses frontières, le 28 juillet dernier, pour prévenir la propagation du virus Ebola.

 

Il n'y a aucun cas à déplorer en Côte d'Ivoire. Mais ses deux voisins, la Guinée et le Liberia, les comptent par centaines. Il faudra plus qu'un bambou pour arrêter un virus qui a déjà fait plus de 1145 morts dans quatre pays d'Afrique de l'Ouest. Même si la frontière est fermée, les gens franchissent facilement la forêt tropicale et les rivières qui l'entourent.

 

«La frontière est poreuse. Le Liberia et la Côte d'Ivoire s'emboîtent », explique Eddy Péhé, un journaliste local, convaincu du danger imminent.

«Si la population participe tôt, on sera capable de contenir une épidémie.»

 

De fait, les familles sont divisées par une frontière au tracé aléatoire. À cela s'ajoutent 50 000 Ivoiriens qui ont fui les violences de la crise postélectorale de 2010-2011 dans les camps de réfugiés du Liberia. «C'est impossible de contenir tout ce monde», ajoute M. Péhé. 

C'est pourquoi le sous-préfet Kouassi Koffi parcourt des kilomètres de pistes boueuses, parfois impraticables, pour rencontrer les villageois.

«Il y a beaucoup de désinformation, il faut prendre le temps d'expliquer », commente-t-il. Dans le village de Pekanhouebli, il répondra aux questions préparées d'une population inquiète. «Au début, les gens disaient que c 'était une affaire de Blancs, qu'on n'est contaminé qu'en ville», raconte le souspréfet. Serge Tian, un notable de Pekanhouebli, confirme.

 

«Certaines personnes disaient:

Il faut que je voie Ebola pour y croire. En écoutant la radio, on a pris conscience.» Le chef de village a clairement donné la directive de ne plus recevoir les parents du Liberia. «S'il faut choisir entre la vie et le frère, il faut choisir la vie, malheureusement », résume M. Tian.

Mais tous ne sont pas aussi attentifs aux consignes. Deux jours auparavant, sept Libériens ont été reconduits à la frontière par les policiers ivoiriens et plus d'une centaine de migrants ont été expulsés depuis la fermeture des frontières.


 


Montée de l'anxiété

Il n'y a pas que dans les régions frontalières qu'on craigne une explosion d'Ebola.

À Abidjan, un passager a été mis en quarantaine à son arrivée à l'aéroport parce que le personnel de bord jugeait qu'il allait trop aux toilettes. Diagnostic après analyses : le malheureux avait mangé trop de piment.

D'autres alertes sont moins cocasses . À Odienné, un Guinéen est mort de symptômes similaires à ceux de l'Ebola. Même si le test s'est révélé négatif et que le malade n'a pas visité la Guinée depuis le début de l'épidémie, la population affolée est sortie dans les rues.

 

De retour à Pekanhouebli, l'infirmier Drissa Soro travaille fort pour que seules les rumeurs se répandent. Il montre le matériel de prévention qu'il a reçu: des trousses de prélèvement, des gants, une combinaison. «Si c'est la crise, ce sera insuffisant.»

Drissa sait que la prévention est son seul outil. Ainsi, il continue de quadriller la forêt avec sa motocyclette. «Si la population participe tôt, on sera capable de contenir une épidémie. Mais on n'en est pas là. Tant mieux.»

 

 


Des mesures préventives

Depuis mars dernier, le gouvernement ivoirien multiplie les mesures pour prévenir la propagation de la maladie. La plus sérieuse : l'interdiction de consommer de la viande de brousse, un vecteur du virus Ebola. Mais dans certaines régions ivoiriennes, la viande sauvage, comme celle de l'agouti, un gros rongeur très prisé, est la principale source de protéines. Les autorités ont aussi fermé plusieurs marchés pour limiter les déplacements. Les Ivoiriens doivent ainsi modifier leur quotidien jusque dans les détails. Le gouvernement a même émis la consigne d'éviter de serrer la main ou de faire des accolades. Les Ivoiriens contournent l'interdit en inventant de nouvelles manières de se saluer, avec le bout du pied ou le coude.

 

 

Depuis que l'épidémie a été déclarée hors de contrôle par l'Organisation mondiale de la santé, les mesures draconiennes se multiplient : annulation de plusieurs congrès internationaux, interdiction des vols en provenance des pays contaminés, renforcement des contrôles sanitaires aux frontières.

 

http://www.lapresse.ca/international/dossiers/virus-ebola/201408/19/01-4792818-efforts-pour-empecher-lebola-dentrer-en-cote-divoire.php

 

 


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4 - Contre Ebola, l’OMS autorise le sérum expérimental

 

L’Organisation mondiale de la santé a approuvé l’emploi de traitements non homologués dans la lutte contre la fièvre hémorragique

 

L’épidémie d’Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest a franchi la barre des 1 000 morts

 

Pourquoi l’OMS autorise l’usage d’un sérum non homologué contre Ebola?

Le comité d’experts réuni lundi 11 août par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a approuvé l’emploi de traitements non homologués dans la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola. « Devant les circonstances de l’épidémie et sous réserve que certaines conditions soient remplies, le comité a abouti au consensus estimant qu’il est éthique d’offrir des traitements non homologués dont l’efficacité n’est pas encore connue ainsi que les effets secondaires, comme traitement potentiel ou à titre préventif », explique l’agence installée à Genève. Le comité a défini comme conditions d’emploi de ces traitements « une transparence absolue quant aux soins, un consentement informé, la liberté de choix, la confidentialité, le respect des personnes, la préservation de la dignité et l’implication des communautés ».

 

Les experts se réfèrent à « l’obligation morale de collecter et partager les données sur la sécurité et l’efficacité de ces interventions » qui doivent faire l’objet d’une évaluation constante en vue de leur utilisation future. Avant même l’annonce de l’approbation de l’OMS, les États-Unis avaient promis l’envoi au Liberia, l’un des pays les plus touchés par l’épidémie, d’un sérum expérimental, disponible en très faibles quantités, pour traiter les médecins libériens actuellement infectés.

 

Il n’existe pour l’instant aucun traitement ou vaccin spécifique contre la fièvre hémorragique due au virus Ebola, qui se transmet par contact direct avec le sang et des liquides biologiques de personnes ou d’animaux infectés. Ces derniers jours, plusieurs États ont exprimé le souhait de pouvoir utiliser l’anticorps expérimental dit « ZMapp », développé dans un laboratoire privé aux États-Unis et jamais testé sur l’homme auparavant.

 

Que sait-on de ce sérum?

Ce produit a été utilisé avec des premiers résultats positifs sur deux soignants de nationalité américaine rapatriés aux États-Unis. Ce traitement, à base d’anticorps monoclonaux, a été mis au point, après des travaux chez les souris et les singes, par une firme californienne. Les résultats, publiés en 2012, ont montré une assez bonne efficacité chez les singes quand le traitement était délivré une heure après l’infection. Mais au bout de 24 à 72 heures, l’efficacité diminuait. Lundi 4 août, la chaîne CNN a révélé que ce « sérum secret », jamais testé chez l’homme, avait été acheminé quelques jours plus tôt au Liberia pour être délivré à deux travailleurs humanitaires américains, infectés par le virus Ebola et qui, depuis, semblent aller mieux. Mais il est bien trop tôt pour avoir une idée précise du potentiel thérapeutique de ce sérum ou de ses effets secondaires à moyens et longs termes. Il ne semble pas d’une efficacité absolue: traité par « ZMapp », le prêtre catholique Miguel Pajares, âgé de 75 ans, est ainsi décédé mardi 12 août.


Le missionnaire, qui était le premier malade atteint du virus hémorragique à être rapatrié en Europe dans un avion militaire médicalisé, avait contracté le virus au Liberia où il travaillait dans l’hôpital Saint-Joseph de Monrovia dépendant de l’ordre hospitalier de Saint-Jean de Dieu. Il s’agit du quatrième membre du personnel de cet hôpital, fermé le 1er août par les autorités libériennes, qui décède en 10 jours après avoir contracté le virus.

 

Quel est le bilan de l’épidémie?

La fièvre hémorragique Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest a franchi la barre des 1 000 morts, avec 1013 décès et 1848 cas dénombrés, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé publié le 11 août.

Au moins 52 nouveaux décès ont été enregistrés entre le 7 et le 9 août et 69 nouveaux cas recensés. Il y a eu 11 nouveaux cas et 6 décès en Guinée, 45 nouveaux cas et 29 décès au Liberia, pas de nouveaux cas ou de décès au Nigeria et 13 nouveaux cas avec 17 décès au Sierra Leone. Le bilan de cette épidémie a ainsi franchi le cap des 1 000 décès durant le week-end.


OLIVIER TALLÈS

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Contre-Ebola-l-OMS-autorise-le-serum-experimental-2014-08-12-1191101


 


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5 - Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola

 

_ Fièvre hémorragique virale (FHV) à virus Ebola : Point de situation au 19 août 2014

 

Le 22 mars 2014, le ministère de la santé guinéen a notifié à l’OMS une épidémie de fièvre hémorragique virale (FHV) liée au virus Ebola, souche « Zaïre », dans le sud de la Guinée. Depuis le début de l’année 2014, des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont rapportés en Guinée. Fin mars, l’épidémie s’est propagée au Liberia et au Sierra Leone voisins. Depuis la semaine dernière, le Nigéria est le 4ème pays de la région à rapporter des cas.

 

C’est la première fois que des cas de FHV liés à Ebola sont rapportés dans ces pays d’Afrique de l’Ouest. Des cas sporadiques avaient été rapportés en Côte d’Ivoire en 1994 mais cette FHV est généralement rapportée en Afrique centrale. Il est important de rappeler que, dans la région, d’autres pathologies endémiques telles que le paludisme ou d’autres virus responsables de FHV circulent (FHV de Lassa ou la fièvre jaune) et peuvent compliquer le diagnostic. L’épidémie actuelle est sans précédent tant du point de vue du nombre de cas rapportés, de l’étendue géographique et de la transmission avérée en zone urbaine.

 

Au total, au 19 août 2014, 2 240 cas et 1 229 décès ont été rapportés (létalité observée de 54,9%)dans les 4 pays affectés (cf. Tableau, source OMS).

 

Nombre de cas et de décès d’Ebola rapportés à l’OMS au 19/08/2014.

Pays

Nb cas total

Nb cas confirmés

Nb de décès

Létalité observée

Guinée

543

396

394

72,6%

Libéria

834

200

466

55,9%

Sierra Léone

848

775

365

43,0%

Nigéria

15

12

4

26,7%

 

 

En Guinée des cas ont été rapportés initialement en Guinée forestière, au sud-est du pays, épicentre de l’épidémie (à Guekedou, Macenta et à Kissidougou), dans trois districts du Haut-Guinée (Diabola, Dinguiraye et Kouroussa) et en Basse-Guinée, à Conakry, capitale du pays et dans les préfectures de Télimélé et Boffa. Une deuxième vague de l’épidémie affecte le pays depuis le 23 mai, avec des nouveaux districts touchés du nord-ouest de Conakry et à l’est du pays. Depuis le 24 juillet 2014, les zones de Fria, et Pita (nord-ouest) et Siguiri (nord-est, frontière du Mali) rapportent des cas. Les deux derniers districts à rapporter des cas confirmés à virus Ebola sont Nzérékoré et Yamou, proche de l’épicentre de Guinée (respectivement les 8 et 12 août 2014) (cf. Carte).

 

En Sierra Léone, tous les districts (12 au total) rapportent des cas de virus Ebola.

Au Libéria, depuis le début de l’épidémie, au moins 6 districts sur 15 ont été affectés : Bomi, Bong, Lofa (frontalier avec la Guinée), Margibi, Montserrado (incluant la capitale Monrovia) et Nimba (proche de la Côte d’ivoire). Depuis 2 semaines, c’est le pays qui rapporte le plus grand nombre de nouveaux cas. Récemment, ce pays est confronté à des problèmes de sécurité affectant des centres de traitement (patients perdus de vue, tension avec les professionnels de santé, perte de confiance de la population).

 

Au Nigéria, un cas probable décédé en provenance du Libéria a été rapporté le 31 juillet à Lagos. Le 19 août 2014, le bilan épidémiologique fait état de 15 cas (dont 12 confirmés) et 4 décès. Tous ces éléments témoignent de la persistance d’une transmission communautaire de l’infection au virus Ebola en Afrique de l’Ouest.

 

 


Au niveau mondial :

Le 8 août 2014, le comité d’urgence du RSI a déclaré l’épidémie actuelle d’Ebola en Afrique de l’Ouest comme une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale (USPPI). Une réévaluation de la situation est prévue dans 3 mois.

En lien avec les traitements expérimentaux :

L’OMS a réuni, le 11 août 2014, un groupe de spécialistes (experts scientifiques, en éthique médicale) pour évaluer le rôle des thérapies expérimentales dans la réponse à l’épidémie d’Ebola. Compte-tenu des circonstances particulières de l’épidémie actuelle, le comité d’experts a conclu qu’il est « éthique » d’administrer comme traitement potentiel ou à titre préventif des traitements expérimentaux dont l'efficacité et les effets indésirables sont méconnus.

 

 

En lien avec les voyages et risques de transmission/importation :

L’OMS n’a pas, à ce jour, émis de restrictions de voyage à destination de ces pays, cependant un certain nombre de pays, dont la France, ont recommandé à leurs ressortissants d’éviter les déplacements dans les pays où des cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sont avérés (Guinée, Sierra Leone, Libéria, Nigéria). Le 14 août 2014, l’OMS a rappelé que les voyages par avion ne présentent qu’un faible risque de transmission de la maladie à virus Ebola puisque la transmission du virus ne se fait que par contact direct avec des liquides biologiques d’une personne malade. Les voyageurs à destination ou de retour de ces pays peuvent trouver des informations sur les recommandations sanitaires dans le présent dossier ainsi que des informations "voyageurs" sur le site du MAEE.

 

Le risque d’importation du virus Ebola par le biais des voyageurs au sein de l’Union européenne ou en France est très faible mais ne peut être totalement exclu.

Les mesures de prévention doivent être néanmoins rappelées, notamment pour les personnes amenées à prendre en charge des patients atteints de la maladie (pas de contact avec le sang, les tissus ou les liquides biologiques de personnes/animaux infectés).

 

Les voyageurs à destination ou de retour de ces pays peuvent trouver des informations sur les recommandations sanitaires dans le présent dossier ainsi que des informations "voyageurs" sur le site du ministère des Affaires étrangères.

La situation épidémiologique est suivie avec attention et fait actuellement l’objet de publication régulière dans le bulletin hebdomadaire international (BHI) bulletins hebdomadaires internationaux. Des bilans épidémiologiques peuvent être aussi retrouvés sur le site de l’OMS : http://who.int/csr/don/en/.

 

* source WHO update Disease Outbreak News du 19 août 2014.

 

Publié le 20/08/2014

 

http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola-Point-de-situation-au-19-aout-2014

 

 


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6 - OMS : Maladie à virus Ebola

 

Principaux points

La maladie à virus Ebola (autrefois appelée aussi fièvre hémorragique à virus Ebola) est une maladie grave, souvent mortelle chez l’homme. On enregistre au cours des flambées un taux de létalité pouvant atteindre 90%. Les flambées épidémiques surviennent principalement dans les villages isolés d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest, à proximité des forêts ombrophiles tropicales. Le virus se transmet à l’homme à partir des animaux sauvages et se propage ensuite dans les populations par transmission interhumaine. On pense que des chauves-souris frugivores, de la famille des ptéropidés, sont les hôtes naturels du virus Ebola.

Les personnes gravement malades ont besoin de soins intensifs de soutien. Il n’existe pas de vaccin ou de traitement spécifique homologué, que ce soit pour l’homme ou pour l’animal.

 


Le virus Ebola est apparu pour la première fois en 1976, lors de deux flambées simultanées à Nzara (Soudan) et à Yambuku (République démocratique du Congo). Yambuku étant situé près de la rivière Ebola , c’est de là qu’est venu le nom de la maladie.

Le genre Ebolavirus est l’un des trois appartenant à la famille des filoviridés (filovirus), aux côtés des genres Marburgvirus et Cuevavirus. Il compte cinq espèces distinctes :

 

Ebolavirus Bundibugyo (BDBV);

Ebolavirus Zaïre (EBOV);

Ebolavirus Reston (RESTV);

Ebolavirus Soudan (SUDV);

Ebolavirus Forêt de Taï (Taï Forest TAFV).

 

Contrairement à RESTV et TAFV, BDBV, EBOV et SUDV ont été associés à d’importantes flambées de maladie à virus Ebola en Afrique. L’espèce RESTV, que l’on trouve aux Philippines et en République populaire de Chine, peut infecter l’homme, mais on n’a jamais signalé jusqu’à présent de cas de maladies ou de décès qui lui soient dus.


 


Transmission

Le virus Ebola s’introduit dans la population humaine après un contact étroit avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques d’animaux infectés. En Afrique, l’infection a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de chauves-souris frugivores, de singes, d’antilopes des bois et de porcs-épics retrouvés malades ou morts dans la forêt tropicale. 

Il se propage ensuite dans les communautés par transmission interhumaine, à la suite de contacts directs (peau lésée ou muqueuses) avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de personnes infectées, ou de contacts indirects par l’intermédiaire d’environnements contaminés par ce type de liquides. Les rites funéraires au cours desquels les parents et amis du défunt sont en contact direct avec la dépouille peuvent également jouer un rôle dans la transmission du virus Ebola . Le sperme peut continuer de transmettre le virus jusqu’à sept semaines après la guérison clinique.

 

Des agents de santé se sont souvent infectés en traitant des cas suspects ou confirmés de maladie à virus Ebola. Cela s’est produit lors de contacts étroits avec les patients, lorsque les précautions anti-infectieuses n’ont pas été strictement appliquées. Chez les personnes travaillant au contact de singes ou de porcs infectés par le virus Ebola Reston, on a constaté plusieurs cas d’infections humaines cliniquement asymptomatiques. Le RESTV semble donc moins pathogène pour l’être humain que les autres espèces.

 

Toutefois, les données disponibles ne concernent que des hommes adultes en bonne santé. Il serait donc prématuré de tirer des conclusions sur les effets de ce virus pour la santé dans tous les groupes de la population, notamment les sujets immunodéprimés, les personnes ayant des problèmes médicaux préexistants, les femmes enceintes ou les enfants. Il faudra faire de nouvelles études sur le RESTV avant de pouvoir tirer des conclusions définitives sur sa pathogénicité et sa virulence pour l’homme.


 


Signes et symptômes

La maladie à virus Ebola est une virose aiguë sévère se caractérisant par une apparition brutale de la fièvre, une faiblesse intense, des myalgies, des céphalées et une irritation de la gorge. Ces symptômes sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’une éruption cutanée, d’une insuffisance rénale et hépatique et, dans certains cas, d’hémorragies internes et externes. Les analyses de laboratoire révèlent une baisse de la numération leucocytaire et plaquettaire, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques. Les sujets atteints restent contagieux tant que le virus est présent dans leur sang et leurs sécrétions. On a isolé le virus Ebola dans le liquide séminal 61 jours après l’apparition de la maladie chez un homme ayant contracté l’infection dans un laboratoire.

La durée d’incubation, c’est-à-dire le temps écoulé entre l’infection par le virus et l’apparition des premiers symptômes, varie de 2 à 21 jours.

 

Diagnostic

Avant de poser le diagnostic de maladie à virus Ebola, il faut exclure la possibilité d’autres affections telles que: le paludisme, la fièvre typhoïde, la shigellose, le choléra, la leptospirose, la peste, la rickettsiose, la fièvre récurrente, la méningite, l’hépatite et d’autres fièvres hémorragiques virales.

 

Plusieurs types de tests permettent de poser le diagnostic définitif des infections à virus Ebola au laboratoire :

titrage immunoenzymatique (ELISA) ;

détection de l’antigène ;

test de séroneutralisation ;

amplification génique précédée d’une transcription inverse (RT-PCR);

microscopie électronique ;

isolement du virus sur culture cellulaire.

 

Les échantillons provenant des patients s’associent à un risque biologique extrême et les analyses ne devraient être exécutées que dans les conditions de confinement les plus rigoureuses possible.


 


Prévention et traitement

Il n’existe pas de vaccin homologué contre la maladie à virus Ebola. Plusieurs vaccins en sont au stade des essais, mais aucun n’est disponible pour un usage clinique.

Les cas graves doivent être placés en unité de soins intensifs. Les patients sont souvent déshydratés et ont besoin d’une réhydratation par voie orale au moyen de solutions d’électrolytes ou par voie intraveineuse.

Il n’existe pas de traitement spécifique. De nouveaux traitements médicamenteux sont en cours d’évaluation.

 

Hôte naturel du virus Ebola

En Afrique, on pense que des chauves-souris frugivores, appartenant notamment aux espèces Hypsignathus monstrosus, Epomops franqueti et Myonycteris torquata, sont des hôtes naturels possibles du virus Ebola. Par conséquent, la répartition géographique de celui-ci pourrait se superposer à celle des chauves-souris.

 

Le virus Ebola chez l’animal

Bien que des primates aient été à l’origine de l’infection chez l’homme, on ne pense pas qu’ils soient le réservoir, mais plutôt des hôtes accidentels du virus, tout comme l’être humain. Depuis 1994, on a observé chez des chimpanzés et des gorilles des flambées d’infections à virus Ebola avec les espèces EBOV et TAFV.

L’espèce RESTV a été à l’origine de flambées sévères de maladie à virus Ebola chez des macaques (Macaca fascicularis) élevés aux Philippines et elle a été détectée chez des singes importés aux États-Unis d’Amérique en 1989, 1990 et 1996, ainsi que chez des singes importés en Italie en 1992 en provenance des Philippines.

Depuis 2008, on a détecté des virus RESTV au cours de plusieurs flambées d’une maladie mortelle chez les porcs aux Philippines et en Chine. On a signalé l’infection asymptomatique chez le porc et des inoculations expérimentales ont montré que ce virus n’est pas pathogène dans cette espèce.


 


Prévention

Contrôle du virus Ebola Reston chez l’animal domestique

Il n’existe pas de vaccin vétérinaire contre ce virus. Le nettoyage et la désinfection systématiques des élevages de porcs et de singes (avec de l’hypochlorite de sodium ou d’autres détergents) devraient être efficaces pour inactiver le virus. En cas de suspicion d’une flambée, les locaux doivent être mis immédiatement en quarantaine.

L’abattage des animaux infectés, avec une surveillance rigoureuse de l’enterrement ou de l’incinération des carcasses, peut s’avérer nécessaire pour réduire le risque de transmission de l’animal à l’homme. La restriction ou l’interdiction du déplacement des animaux à partir des élevages infectés vers d’autres zones peut réduire la propagation de la maladie.

Comme des flambées d’infection à RESTV chez le porc et le singe ont précédé des cas d’infection chez l’homme, la mise en place d’un système de surveillance active de la santé animale est essentielle pour une alerte précoce des autorités de la santé publique et vétérinaire.


 


Réduction du risque d’infection à virus Ebola chez l’homme

En l’absence de traitement efficace et de vaccin pour l’homme, la sensibilisation aux facteurs de risque et la connaissance des mesures de protection à prendre à titre individuel sont le seul moyen de réduire l’infection et la mortalité chez l’être humain.

En Afrique, lors des flambées de maladie à virus Ebola, les messages éducatifs de santé publique visant la réduction du risque seront axés sur les points suivants:

Réduction du risque de transmission entre les animaux sauvages et l’homme par contact avec des chauves-souris ou des singes/primates infectés et par la consommation de leur viande crue. Il faut manipuler les animaux avec des gants et porter des vêtements protecteurs adaptés. Les produits (sang et viande) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.

 

Réduction du risque de transmission interhumaine dans la communauté provenant de contacts directs ou rapprochés avec des sujets infectés, notamment avec leurs liquides biologiques. Il faut éviter tout contact rapproché avec des patients infectés par le virus Ébola. Il faut porter des gants et un équipement de protection individuel adapté lorsqu’on soigne des patients à domicile. Il est indispensable de se laver régulièrement les mains après avoir rendu visite à des parents malades à l’hôpital ou après les avoir soignés à domicile.

 

Les communautés touchées par le virus Ébola doivent informer la population de la nature de la maladie et des mesures prises pour endiguer la flambée, y compris lors des rites funéraires. Les personnes mortes de cette infection doivent être enterrées rapidement et sans prendre de risque.

 

Les élevages de porcs en Afrique peuvent jouer un rôle dans l’amplification de l’infection à cause de la présence de chauves-souris sur ces exploitations. Des mesures adaptées de sécurité biologique doivent être prises pour limiter la transmission. Pour le RESTV, les messages éducatifs de la santé publique doivent être axés sur la réduction du risque de transmission du porc à l’homme qui résulte de pratiques d’élevage et d’abattage dangereuses, ainsi que de la consommation de sang frais, de lait ou de tissus animaux crus.

Il faut porter des gants et des vêtements de protection adaptés pour manipuler les animaux malades, leurs tissus ou les abattre. Dans les régions où l’on a signalé le RESTV chez le porc, tous les produits animaux (sang, viande et lait) doivent être cuits soigneusement avant d’être consommés.

 

 


Lutte contre l’infection dans les établissements de soins

La transmission interhumaine du virus Ebola est avant tout liée au contact direct ou indirect avec du sang et des liquides biologiques. Elle a été signalée pour les agents de santé lorsque des mesures suffisantes de lutte anti-infectieuses n’ont pas été respectées.

Il n’est pas toujours possible d’identifier rapidement les patients présentant une maladie à virus Ebola car les symptômes initiaux peuvent manquer de spécificité. Pour cette raison, il est important que les agents de santé appliquent les précautions d’usage à tous les patients, quel que soit le diagnostic, dans toute pratique professionnelle et à tout moment.

 

Ces précautions comportent l’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire, le port d’un équipement de protection individuel (selon le risque d’éclaboussures ou d’autres contacts avec des matières infectées), la sécurité des injections et des rites funéraires.

En présence d’un cas suspect ou confirmé d’infection à virus Ebola , les agents de santé soignant le malade doivent, en plus des précautions d’usage, prendre d’autres mesures de lutte anti-infectieuse pour éviter toute exposition avec le sang ou les liquides biologiques du patient et tout contact direct avec l’environnement susceptible d’être contaminé. Lors des contacts proches avec des patients ayant une maladie à virus Ebola (c’est-à-dire à moins d’un mètre), ils doivent porter une protection faciale (écran facial, ou masque chirurgical et lunettes de protection), une blouse propre, non stérile à manches longues, et des gants (stériles pour certains actes médicaux).

Les employés des laboratoires sont également exposés au risque. Les échantillons prélevés pour le diagnostic sur des cas suspects (être humain ou animal) doivent être manipulés par du personnel formé et traités dans des laboratoires suffisamment équipés.


 


Action de l’OMS

L’OMS fournit son expertise et de la documentation pour aider aux investigations sur la maladie et à la lutte.

 

Les recommandations pour la lutte anti-infectieuse lors de la dispensation des soins à des cas présumés ou confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola se trouvent dans : Interim infection control recommendations for care of patients with suspected or confirmed Filovirus (Ebola, Marburg) haemorrhagic fever (mars 2008). Ce document est en cours de révision.

 

L’OMS a créé un aide-mémoire sur les précautions d’usage pour les soins de santé (en cours de révision). Celles-ci ont pour but de réduire le risque de transmission de tous les agents pathogènes, y compris ceux qui sont transmis par le sang. En les appliquant universellement, elles aideraient à éviter la plupart des transmissions par exposition au sang et aux liquides biologiques.

 

Les précautions d’usage sont recommandées pour les soins et le traitement de tous les patients, quel que soit leur statut infectieux, présumé ou confirmé. Elles comportent le niveau de base de la lutte anti-infectieuse et comprennent l’hygiène des mains, le port d’un équipement de protection individuel pour éviter tout contact direct avec le sang et les liquides biologiques, la prévention des piqûres accidentelles et des blessures par des instruments pointus ou tranchants, et un ensemble de mesures de contrôle de l’environnement.

 

 

Tableau : chronologie des principales flambées de fièvre hémorragique à virus Ebola

 

Année

Pays

Sous-type du virus

Nombre de cas

Nombre de décès

Taux de létalité

2012

République démocratique du Congo

Ébola Bundibugyo

57

29

51%

2012

Ouganda

Ébola Soudan

7

4

57%

2012

Ouganda

Ébola Soudan

24

17

71%

2011

Ouganda

Ébola Soudan

1

1

100%

2008

République démocratique du Congo

Ébola Zaïre

32

14

44%

2007

Ouganda

Ébola Bundibugyo

149

37

25%

2007

République démocratique du Congo

Ébola Zaïre

264

187

71%

2005

Congo

Ébola Zaïre

12

10

83%

2004

Soudan

Ébola Soudan

17

7

41%

2003

Congo

Ébola Zaïre

35

29

83%

(Nov.-déc.)

2003

Congo

Ébola Zaïre

143

128

90%

(Janv.-avril)

2001-2002

Congo

Ébola Zaïre

59

44

75%

2001-2002

Gabon

Ébola Zaïre

65

53

82%

2000

Uganda

Ébola Soudan

425

224

53%

1996

Afrique du Sud

Ébola Zaïre

1

100%

1996

Gabon

Ébola Zaïre

60

45

75%

(Juil.-déc.)

1996

Gabon

Ébola Zaïre

31

21

68%

(Janv.-avril)

1995

République démocratique du Congo

Ébola Zaïre

315

254

81%

1994

Côte d’Ivoire

Ébola Côte d’Ivoire

1

0

0%

1994

Gabon

Ébola Zaïre

52

31

60%

1979

Soudan

Ébola Soudan

34

22

65%

1977

République démocratique du Congo

Ébola Zaïre

1

1

100%

1976

Soudan

Ébola Soudan

284

151

53%

1976

République démocratique du Congo

Ébola Zaïre

318

280

88%

1 Le cas concernait une infirmière ayant participé au traitement d'un patient atteint de fièvre à virus Ebola, transféré du Gabon en Afrique du Sud.

 

Aide-mémoire N°103/ Avril 2014

 

http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs103/fr/

 

 


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Avis des internautes

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