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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 21/11/2014 à 10:07:24
SCIENCE MEDICALE/ LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA : Résultats positifs et bonnes perspectives d’éradication de la maladie



1 - « Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au cœur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de  recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques. » (…)

_ « Laissez-moi vous dire ceci : toutes les précédentes épidémies d’Ebola en Afrique avaient été circonscrites, avec un taux de mortalité de 50%. Celle-ci n’est pas « contenue » et a un taux de mortalité de 70%. Cela me fait dire que nous avons affaire à un organisme génétiquement modifié, ou OGM. Nous savons que ce type de travaux était conduit à Fort Detrick. Il y a aussi ce Docteur Kawaoka  à l’University du Wisconsin de Madison, il a admis sur sa page Web avoir modifié génétiquement le virus Ebola pour le rendre plus violent. Il a aussi ressuscité le virus de la grippe espagnole, pour le Pentagone. » ??

 

 


2 - « Le bilan de l'épidémie de fièvre Ebola en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée - les trois pays les plus touchés - s'élève désormais à 20.656 cas et 8.153 décès, rapporte lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La plus forte augmentation du nombre de cas mortels depuis le précédent bilan, communiqué le 2 janvier, a été observée en Sierra Leone, avec 88 décès supplémentaires.» 

 

 


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1 – Ebola : Bilan en 2015

 

1.1 - Dernier bilan de l'OMS, Près de 21.000 cas et plus de 8.000 morts

 

Le bilan de l'épidémie de fièvre Ebola en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée - les trois pays les plus touchés - s'élève désormais à 20.656 cas et 8.153 décès, rapporte lundi l'Organisation mondiale de la santé (OMS). La plus forte augmentation du nombre de cas mortels depuis le précédent bilan, communiqué le 2 janvier, a été observée en Sierra Leone, avec 88 décès supplémentaires.

 

Reuters/ REUTERS / mardi 6 janvier 2015  

 

http://www.maghrebemergent.com/actualite/breves/fil-maghreb/ebola-dernier-bilan-de-l-oms-pres-de-21-000-cas-et-plus-de-8-000-morts.html

 

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1.2 - Virus Ebola - Point épidémiologique en Afrique de l'Ouest au 6 janvier 2015.

 

Points saillants

 

_ L’OMS rapporte un total de 20 664 cas (suspects, probables et confirmés) et 8 159 décès dans les 4 pays actuellement affectés en Afrique de l’Ouest (Guinée, Liberia, Sierra Leone et Mali).

 

_ Les 3 pays les plus affectés (Guinée, Liberia et Sierra Leone) rapportent de nouveaux cas répartis de façon très hétérogène selon les districts. La transmission est toujours la plus intense en Sierra-Léone avec 337 nouveaux cas confirmés. Au Liberia, le nombre de nouveaux cas diminue au plan national depuis mi novembre. En Guinée, le nombre de nouveaux cas est de 114 (au cours des 8 semaines précédentes, 75 à 156 nouveaux cas confirmés par semaine étaient rapportés). La transmission est toujours active dans les 3 capitales Conakry, Freetown et Monrovia.

 

_ Dans les 3 pays les plus affectés, l’OMS estime la létalité à 71% chez les cas d’ Ebola pour lesquels l’évolution clinique finale est renseignée.

 

_ Au Mali, où une transmission locale a été déclarée depuis 5 semaines dans la capitale Bamako, le bilan est de 8 cas et 6 décès. Aucun nouveau cas n’a été rapporté depuis le 25 novembre. Du 3 au 9 janvier 2015 est célébrée la fête religieuse du Maouloud : plusieurs fidèles des régions du Mali et des pays voisins y participent. Cet évènement constitue un risque important pour une réintroduction de la maladie Ebola au Mali et en particulier à Bamako.

 

_ Au Royaume-Uni, un premier cas a été confirmé le 29/12 chez une professionnelle de santé de retour de Sierra Leone.Au Roy

 

http://www.invs.sante.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Fievre-hemorragique-virale-FHV-a-virus-Ebola/Point-epidemiologique-Ebola-Afrique-de-l-Ouest/Virus-Ebola-Point-epidemiologique-en-Afrique-de-l-Ouest-au-6-janvier-2015


 

 

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2 – Actualité sur Ebola (13 janvier 2015)

 

2.1 - Ebola : la Guinée reçoit 31 tonnes de matériels médicaux de la Chine

 

CONAKRY -- La Guinée a reçu lundi 31 tonnes de matériels médicaux offerts par la Chine pour la protection du personnel de santé engagé dans la lutte contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Ces matériels transportés par un avion affecté est composés de 3.200 cartons avec 40.000 équipements de protections pour les agents de santé (médecins, infirmiers, agents de santé), 20.000 équipements pour la protection des agents communautaires et 10.000 thermos-flashs.

 

L'ambassadeur de la Chine en Guinée Bian Jianqiang a rappelé à cette occasion que la Guinée et la Chine avaient signé récemment un mémorandum portant sur la formation de 1.000 agents sanitaires guinéens par les experts chinois en santé publique. Par ailleurs, un cargo acheminera des kits sanitaires, des ambulances, des motos, des pick-up et d'autres matériels à Conakry, a fait savoir le diplomate chinois.

 

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2.2 - Ebola : tenue d'une réunion ministérielle des pays touchés par l'épidémie

 

CONAKRY -- Une réunion ministérielle des pays touchés par la fièvre hémorragique à virus Ebola s'est tenue lundi à Conakry, pour revoir les stratégies de mobilisation des fonds afin de lutte contre la maladie dans la sous région. La rencontre a été présidée par le ministre guinéen de la Coopération internationale Moustapha Koutoubou Sanoh, en présidence des ministres et représentants du Libéria, de la Sierra Leone et du Mali, et du président de la Banque islamique de développement (BID) Ahmad Mahamad Ali. A cette occasion, le président de la BID a annoncé l'octroi par son institution d'un montant de 35 millions de dollars américains aux pays touchés par la fièvre Ebola.

 

Ce montant devrait servir de l'achat des kits sanitaires pour l'ouverture des classes, la construction des centres de santé dans les zones affectées par l'épidémie et le renforcement des capacités financières des gouvernements des pays victimes. Au nom de son gouvernement, le ministre sierra-léonais de l'Education et des Sciences et technologies, Dr Minkailou Bah, a révélé que 160 élèves ont succombés d'Ebola dans son pays. Selon le denier bilan, l'épidémie d'Ebola a causé en Afrique de l'ouest plus de 7.000 morts, avec une létalité d'environ 70%.

 

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2.3 - Maroc: aucun cas d'Ebola n'a été enregistré jusqu'à présent (Louardi)

 

RABAT -- A ce jour, le ministère marocain de la Santé n'a enregistré aucun cas d'infection par le virus Ebola dans le pays, a réaffirmé lundi le ministre marocain de la Santé El Houssaine Louardi. "Vingt-sept cas suspects ont été répertoriés par les services sanitaires depuis le déclenchement de l'épidémie", a déclaré M. Louardi lors d'une rencontre avec la presse, notant que les tests réalisés sur ces cas se sont révélés négatifs.

 

Auparavant, M. Louardi, le ministre de l'Intérieur Mohamed Hassad et d'autres responsables marocains avaient assisté aux opérations de contrôle sanitaire de passagers provenant de pays touchés par l'épidémie, mises en place dans le cadre du plan national de veille et de préparation à la riposte contre la maladie à virus Ebola. A cette occasion, les responsables ont suivi des explications détaillées sur le déroulement des différentes étapes de contrôle au niveau de l'aéroport international Mohammed V qui accueille chaque jour 26 vols en provenance des pays africains.

 

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2.4 - Sierra Leone : aucun nouveau cas d'Ebola enregistré depuis 44 joursà Pujehun

 

FREETOWN -- Le district de Pujehun, dans le sud de la Sierra Leone, n'a pas enregistré de nouveau cas du virus Ebola en 44 jours, a annoncé lundi le président du conseil du district. Sadiq Siilah s'adressait aux acteurs concernés du district appelés à évaluer la situation depuis l'enregistrement du dernier cas dans le district. Il a attribué ce succès à la vigilance du secteur sécuritaire, qui comprend la police et l'armée qui ont assuré la sécurité du centre d'attente, des centres de quarantaine, des barrages ainsi que des postes frontières avec le Liberia voisin.

 

Il a expliqué qu'avec l'épidémie du virus dans le district de Kailahun à l'est, le conseil a commencé à instituer des mesures vigoureuses en fermant toutes les portes d'entrée et de sortie, en interdisant les foires commerciales, en érigeant des barrages et en formant une Force de district mandatée pour superviser l'ensemble du programme. Selon les registres, depuis le début de l'épidémie dans le district le 8 août dernier, 31 cas d'Ebola ont été confirmés et le dernier cas a été rapporté le 26 novembre. "Depuis, nous n'avons enregistré aucun cas", a expliqué M. Siilah.

 

Actualité sur Ebola (13 janvier 2015)/ Publié le 2015-01-13 / french.xinhuanet.com

 

http://french.xinhuanet.com/2015-01/13/c_133915437.htm

 


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3 - EBOLA 7 693 décès en Afrique de l'Ouest

 

Un nouveau bilan estime le nombre de victimes d'Ebola en Afrique de l'ouest à 7.963 sur un total de 19.695 cas. Selon le nouveau bilan de l'OMS dévoilé ce vendredi 26 décembre, le nombre de morts dues à l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola en Afrique de l'ouest s'élève à 7.693 sur un total de 19.695 cas enregistrés au Sierra Leone, Liberia et en Guinée, les trois pays les plus touchés. Au total, le virus a déjà tué au moins 7.708 personnes dans le monde entier. La Sierra Leone est le pays qui comptabilise le plus grand nombre de cas. Le pays a fait état au 24 décembre de 9.203 cas et 2.655 morts. Longtemps le plus touché, le Liberia a connu de son côté un ralentissement de la propagation du virus. Au 20 décembre, le Liberia avait comptabilisé 7.862 cas dont 3.384 mortels. Quant à la Guinée, où l'épidémie a éclaté il y a un an, 2.630 cas ont été enregistrés au 24 décembre, dont 1.654 mortels.


En dehors des trois pays les plus touchés, le bilan des cas mortels est inchangé : six au Mali où le dernier patient a été testé négatif le 6 décembre, un aux Etats-Unis et huit au Nigeria. L'Espagne et le Sénégal, qui ont été déclarés exempts de virus Ebola, ont compté chacun un cas. Aucun n'a été mortel. Ebola, l'un des virus les plus dangereux pour l'homme à ce jour, a également touché le personnel médical. Au 21 décembre, 666 membres de ce personnel avaient été contaminés, et 366 en sont morts, selon l'OMS.

 

AFP / 26-12-2014 - 17:10

 

http://actu.orange.fr/monde/ebola-7-693-deces-en-afrique-de-l-ouest-afp-s_CNT0000006E1ee.html

 



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4 - Les laboratoires US de guerre biologique à l’origine de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest (interview de Francis Boyle)

 

Voici la retranscription en français de l’interview récente du spécialiste en guerre biologique, Francis Boyle(*), auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet des armes biologiques américaines, dont celui paru en français aux Editions Demi Lune "Guerre biologique et terrorisme ". 

  

David Lindorff (du site ThisCantBeHappening ) : Nous avons l’honneur d’accueillir sur notre antenne le juriste (lawyer) Francis Boyle, qui s’est distingué en portant plainte auprès d’un tribunal de Malaysie contre George W. Bush et Dick Cheney pour Crime contre l’humanité. Il va nous parler de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Il a une opinion assez sinistre sur cette affaire. Francis, vous êtes là ?

 

Francis Boyle : Merci beaucoup David de m’avoir invité. Pour contextualiser cette conversation, je suis celui qui a écrit le brouillon de la loi anti-terroriste contre les armes biologiques (Biological weapons anti-terrorism act) en 1989. Les États-Unis ont mis en place cette loi au titre de la Convention sur les armes biologiques, qui a été votée à l’unanimité par les deux chambres du Congrès US et mise en application par George W. Bush, et vous pouvez lire tous les détails dans mon livre « Guerre biologique et terrorisme », tout y est documenté…

  

DL : D’accord. C’est évidemment un sujet que vous connaissez très bien, et j’ai lu une interview de vous par une chaine grecque, qui était assez surprenante, où vous dites que cette épidémie n’est pas ce qu’on dit, avec cette histoire de chauves-souris qui sont venues par les airs depuis le Zaïre, et qu’il s’agirait ici d’une variante de l’ « Ébola du Zaïre » ce qui est curieux, car le Zaïre est à plus de 3500 km de là. De quoi s’agit-il à votre avis ?

FB : Oui. Entre nous, toute cette histoire ne tient pas debout. Le gouvernement américain possède trois laboratoires BSL-4 (Bio Safety Lab niveau 4). Un en Guinée, un au Libéria, un en Sierra Leone, au cœur de l’épidémie en Afrique de l’Ouest. Et ces laboratoires BSL-4 font toutes sortes de  recherches plus effrayantes les unes que les autres sur les armes biologiques.

  

DL : Pourquoi sont-ils situés dans ces pays ?

FB : Parce que la Guinée n’a pas signé la Convention sur les Armes biologiques, le Libéria non plus. La Sierra Leone l’a signée, mais c’est une colonie britannique. J’avais d’ailleurs contesté dès 1988 le programme du Pentagone de recherche sur la Defense biologique (Biological Defense program) – et vous pouvez le lire dans mon livre, et leur avais demandé pourquoi ils conduisaient cette « double recherche », offensive et défensive, sur les armes biologiques au Libéria – qui à l’époque était une dictature militaire sous le joug du Capitaine Doe soutenu par la CIA – en contournant ainsi la Convention sur les armes biologiques. J’ai tout ici, dans un document du gouvernement US intitulé « Biological Defense program », et vous trouverez tout ça dans mon livre : le Center for Desease Control (CDC) menait des recherches dans le domaine biologique pour le Pentagone, en Sierra Leone, déjà en 1988, et probablement même avant ça, car il a fallu construire le laboratoire. De plus, la Columbia University menait aussi des travaux dans le domaine des armes biologiques (Bio warfare) pour le Pentagone, au Libéria, dès 1988. C’est celui que j’avais contesté en parlant de contournement des termes de la BWC (Bio-Weapons Convention, ou Convention sur les armes biologiques). Voyez-vous David, tout ceci n’est qu’une vaste opération de camouflage par le CDC. Ils sont plongés jusqu’au cou dans ces horribles travaux de recherche sur les armes biologiques depuis au moins 1988.


 

DL : Vous avez parlé de « double recherche », pouvez-vous préciser ?

FB : Bien, voilà ce qui se passe : pour pouvoir justifier ces travaux effrayants, si vous lisez les contrats, et j’ai pu en lire un avant que tout ne soit classifié, vous y lisez : "Il pourrait y avoir cette terrible forme de maladie émergente, et nous devons développer un vaccin pour cela. Et donc, nous allons commencer à travailler sur ce virus, il est possible que nous ayons à le modifier génétiquement et…"

  

DL : –    (l’interviewer a un rire nerveux)

FB : Non David, ne riez pas, j’ai lu ces documents…

  

DL : C’est un rire nerveux, c’est que je suis horrifié !

FB : …au début des années 1980, sous l’administration Reagan, au moment où j’ai pris connaissance de tout ça, « et par conséquent, nous devons le modifier génétiquement, ou faire une chose de ce genre, pour créer un vaccin et protéger tout le monde. » C’est ce qui était écrit, et ils font ça pour tous les virus : L’ébola, la fièvre hémorragique, etc…  Si vous ne me croyez pas, lisez l’édition du New York Times de vendredi dernier, où l’administration Obama a essayé d’enterrer tout ça au beau milieu du brouhaha des autres informations. Obama y dit : « Notre politique officielle est désormais d’arrêter ce type de recherche ». Ce qui revient à admettre qu’ils en faisaient.

  

DL : C’était vendredi dernier ?

FB : Oui, le New York Times de vendredi dernier. Cela revenait donc à admettre qu’ils en faisaient ce genre de recherches jusqu’à vendredi dernier au moins. Et si vous jetez un oeil sur la liste de ces recherches, le virus Evola n’y figure pas. Pourquoi ? Cela ne signifie pas qu’ils ne faisaient pas de « double recherche » sur l’Ebola. Toutes ces informations sont publiques. Si Ebola avait été sur la liste vendredi, les gens auraient demandé : mais que faisiez-vous avec ce virus Ebola ? Okay ? Cet article de vendredi dans le New York Times, c’est un peu le « Smoking Gun » [la preuve irréfutable - NdT], puisqu’Obama admet que les USA ont mené ce genre de recherches. Et en consultant la documentation, j’ai pu remonter jusqu’à l’administration Reagan, avec ces néoconservateurs qui sont arrivés au pouvoir et qui voulaient des armes biologiques. Et vous pouvez aussi lire le document du PNAC Project for the New American Century, [traduit en français ici] en 2000, ces mêmes néoconservateurs de l’ère Reagan qui écrivaient clairement vouloir développer des armes biologiques. Ils sont revenus au pouvoir avec Bush Junior, et ils ont poursuivi dans cette voie. Les néocons voulaient ces armes biologiques, et je pense que ça a vraiment commencé sous Reagan et ça a continué depuis. La deuxième administration Reagan l’a fait aussi, pas la première, mais 2e très certainement, sous l’influence de ce Richard J. Danzig qui est maintenant aux Conseils d’administration de ces sociétés "Big Pharma", et qui a établi des accords (bundle) en violation du Foreign Exchange (FX) and Governement Act.

  

DL : A-t-on la preuve que la souche du virus Ebola qui sévit en Afrique de l’Ouest a été génétiquement modifiée ?

FB : Laissez-moi vous dire ceci : toutes les précédentes épidémies d’Ebola en Afrique avaient été circonscrites, avec un taux de mortalité de 50%. Celle-ci n’est pas « contenue » et a un taux de mortalité de 70%. Cela me fait dire que nous avons affaire à un organisme génétiquement modifié, ou OGM. Nous savons que ce type de travaux était conduit à Fort Detrick. Il y a aussi ce Docteur Kawaoka  à l’University du Wisconsin de Madison, il a admis sur sa page Web avoir modifié génétiquement le virus Ebola pour le rendre plus violent. Il a aussi ressuscité le virus de la grippe espagnole, pour le Pentagone.



DL : Doux Jésus…

FB : Il a aussi fait des recherches très poussées sur la grippe, y compris en modifiant génétiquement le virus H5N1, ce virus de la grippe si dangereux qui a sévi lors de l’épidémie du SRAS [SRAS -Syndrome respiratoire aigu sévère – NdT]. Et le tout était financé par le Pentagone ou bien le National Institute of Health (NIH), ou par le CDC. Ces travaux étaient si dangereux qu’il avait dû transférer son laboratoire du Wisconsin vers le Winnipeg au Canada. Mais peut-être que les Canadiens ont dit « allez-vous-en d’ici, on ne veut pas de vous ici, c’est trop dangereux pour nous », je ne sais pas. Ce que l’on sait, c’est que le laboratoire BSL-4 Kanema de l’Université de Tulane était impliqué. Nous savons qu’ils font ce type de recherches sur les armes biologiques depuis longtemps. [Le laboratoire US de] Fort Detrick était impliqué aussi. Ils sont connus également depuis longtemps pour conduire ce genre de recherches, y compris sur le virus Ebola. Les trois laboratoires que j’ai cités ont tous été mis en place par l’USAID, qui n’est rien d’autre qu’une organisation servant de couverture pour la CIA. Je suis juste en train d’essayer de relier tous ces points entre eux, sur la base des informations que j’ai pu récolter sur ces armes biologiques, depuis si longtemps, depuis mes études à l’université de droit à Harward, et je me suis intéressé professionnellement à la question, puisque j’ai été appelé à défendre le Council for Responsible Genetics au début des années 1980, dans leur Comité sur les armes biologiques, etc…

  

DL : Êtes-vous en train de suggérer que cette épidémie a été déclenchée délibérément, ou bien s’agit-il selon vous d’un accident, le virus leur aurait échappé sans qu’ils le veuillent ?

FB : Vous savez David, si vous allez sur le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone – c’est une information publique – ils ont fermé le BSL-4 de Kanema cet été et ont affirmé que c’était la source de l’épidémie Ebola, car Tulane et d’autres laboratoires administraient des vaccins aux gens.

  

DL : Vous voulez dire, au personnel des laboratoires ?

FB : Non, aux gens, aux Africains de l’Ouest. Sur une large échelle.

  

DL : Mais alors il y a un vaccin ?

FB : Ils disent que c’est un vaccin, mais ce dont il s’agit, c’est un virus Ebola vivant. Ils ont affaire à un virus Ebola vivant pour ce soi-disant vaccin.

  

DL : (rire nerveux du journaliste)

FB : De plus, nous savons que le NIH, a travaillé avec le CDC, depuis un certain temps pour combiner le virus vivant d’Ebola avec celui du « rhume commun ».

  

DL : Mon Dieu. Mais pourquoi font-ils ça ? Comment justifient-ils cela ?

FB : Mais pour développer un vaccin, David.

  

DL : C’est comme ça qu’ils l’expliquent ?

FB : Eh oui, c’est tout ce qu’ils peuvent dire. Et donc, si vous mettez ensemble le virus vivant d’Ebola avec celui du rhume, vous obtenez quelque chose qui est aussi contagieux que le rhume commun, mais pas autant que la grippe. Et ça pourrait bien être ce à quoi nous avons affaire ici. Ce vaccin, ou appelez-le comme vous voulez, avec l’Ebola vivant et le rhume commun, a été injecté à une vaste population en Sierra Leone, et peut-être au Libéria, et c’est cela l’origine de l’épidémie, mais ne me croyez pas sur parole et allez voir le site Web du Ministère de la Santé de la Sierra Leone, et vous verrez que c’est leur conclusion sur ce qui arrive aujourd’hui, et c’est pour cela qu’ils ont ordonné la fermeture du laboratoire américain BSL-4 cet été.

  

DL : Est-ce pour cela qu’ils sont contents que les Cubains soient venus, plutôt que de voir les Américains arriver ?

FB : Le problème c’est qu’aucun Américain ne veut y aller, parce qu’ils savent que les USA sont derrière tout ça. Si vous regardez ce qu’ils appellent le « projet d’aide », c’est le vide total. C’est simplement une vaste mise en scène pour faire croire qu’ils font quelque chose, alors qu’en réalité ils ne font pratiquement rien.

  

DL : Les USA n’ont d’ailleurs envoyé aucun médecin là-bas, seulement des soldats, n’est-ce pas ?

FB : Exact. Et la raison est claire. La semaine dernière il y avait une réunion à Kanema, en Sierra Leone, avec des représentants de toutes ces organisations gouvernementales internationales, et la décision a été prise d’abandonner ces gens  à leur sort. Pas de traitement…

  

DL : Oui j’ai lu ça, il faut juste les laisser se soigner eux-mêmes.

FB : Ils les renvoient à la maison avec du simple Tylénol (Doliprane). Ils sont désormais livrés à eux-mêmes, et ce à quoi nous assistons est seulement une mise en scène pour faire croire que les USA font quelque chose, alors qu’ils ne font rien. Les Cubains se sont montrés très héroïques vu la situation. L’organisation Médecins sans frontières est là aussi, et certaines ONG privées également. Mais toutes les organisations gouvernementales sont absentes, en fait elles n’ont jamais voulu s’en mêler, car elles ont réalisé que derrière l’épidémie, il y avait la recherche US sur les armes biologiques, et qu’il n’y avait pas grand-chose à faire, et que tout ce qui restait à faire c’était de laisser tout cela se consumer tout seul.

  

DL : Ce que vous dites est vraiment convaincant et me suggère deux choses. La première est la suivante : bien que le milieu de la médecine inclut beaucoup de gens très motivés sur le plan de l’aide humanitaire, pourquoi n’avons-nous eu aucun "whistle blower" (lanceur d’alerte) sur ce sujet ? Cela semble si scandaleux et dégoutant que quelqu’un aurait dû lancer l’alerte, non ?

FB : David, si vous regardez au cours de toutes ces années, et ces informations sont du domaine public, il y a environ 27 ou 28 microbiologistes qui sont morts.[1]

  

DL : Oui j’ai lu ça.

FB :  27 ou 28 microbiologistes morts. Je pense que ces chercheurs ont menacé de sonner l’alarme sur ces programmes aussi dangereux qu’illégaux de recherches américaines sur les armes biologiques, et on les a tués. Et c’est pour cela que nous n’avons pas de lanceurs d’alerte ici, parce qu’ils seraient tués eux aussi. Je crois que c’est clair.

  

DL : Oui j’ai lu à ce sujet, la liste est impressionnante. Et il y a des histoires bizarres de personnes qui arrêtent leur voiture au-dessus d’un pont et qui sautent.

FB : Des histoires souvent ridicules. Et je crois que tous ces microbiologistes, plutôt que de sonner l’alarme, ils sont allés voir leur supérieur, au CDC ou ailleurs. Cette information a suivi son chemin et on les a éliminés. C’est pour cela que nous n’avons pas de whistle blowers. En fait nous en avions, mais ils sont tous morts, avant qu’ils n’aient pu lancer l’alerte.

  

DL : Avez-vous publié vous-même sur ce sujet et sur les documents dont vous me parlez ? Ou bien comptez-vous le faire ?

FB : J’ai donné des interviews. Nous avons envoyé des communiqués de presse, à l’Institute for Public Accuracy, et j’ai donné aussi des interviews. J’ai travaillé sur d’autres sujets depuis le début de cette crise, mais si vous allez sur Internet, vous verrez que je suis un peu partout…

  

DL : Oui, j’ai vu ça. Mais pas dans les grands médias, évidemment.

FB : Évidemment, quelqu’un a donné l’ordre de ne pas m’interviewer, et d’ailleurs, après les attaques à l’anthrax d’octobre 2001, j’ai été le premier à dire qu’il s’agissait d’anthrax militarisé (weaponized anthrax) provenant d’un laboratoire gouvernemental américain. Ce qui fut confirmé plus tard. Mais personne ne m’a interrogé. Je crois que j’ai donné en tout et pour tout trois interviews. Une à Fox News, à Boston, j’ai donné une conférence à Harvard, et une interview à la BBC, et à une chaine de la Pacific à Washington. Je parle de tout ça dans mon livre. Cela s’est passé dans les tout premiers jours après les attaques, et après plus rien. Le grand silence. Plus personne n’a parlé avec moi. Plus personne parmi les grands médias. Ces communiqués de presse sont envoyés à plus de 8000 organes de presse tout autour du globe, tous l’ont vu. Tous savent qui je suis. Mais il est clair qu’un ordre a été donné de ne pas avoir affaire avec moi. Et donc, non, rien dans les grands médias.

  

DL : Et les médias grands publics dans d’autres pays ? En Russie, en Chine, ou ailleurs ?

FB : Très peu. En Grèce, j’ai donné une interview[2], mais c’est la seule. Le gouvernement US a probablement dit à ces médias de se tenir éloignés de Francis Boyle. Mais vous savez, je ne suis pas payé pour les interviews, je ne suis pas en train de perdre de l’argent, je fais ça pour informer le public, pour essayer de faire sortir la vérité. Les seuls à m’interviewer ont été des médias alternatifs comme le vôtre.

  

DL : Ce qui est étrange dans cette histoire d’armes biologiques génétiquement modifiées, c’est qu’il est difficile de prévoir là où elle va frapper. En supposant que ce que vous dites est exact, comment peuvent-ils penser tenir ce virus éloigné des USA ?

FB : Vous savez, M. Duncan est ici, aux USA. Il est le cas « zéro » [le premier en dehors des USA – NdT]. L’information est déjà parue, selon laquelle le Département de la Défense et le NIH ont un programme informatique qui simule tout ça, ils savent exactement ce qui va se passer, en Afrique de l’Ouest, et maintenant en Espagne, à cause de l’infirmière là-bas [apparemment guérie depuis – NdT], et ici aux USA à cause de M. Duncan, puisque c’est le cas « zéro », et donc la liste de ses contacts. Ils peuvent insérer tout cela dans l’ordinateur et voir ce qui va se passer. Dans le New York Times hier, il y avait un diagramme avec M. Duncan et tous ses contacts et leurs enfants, et chacun d’entre eux est surveillé. Sauf pour les 4000 personnes sur le bateau de croisière. Ce qui pose la question : pourquoi n’ont-ils pas mis tous les gens du bateau en quarantaine ? Au Nigéria, où ils disent avoir stoppé l’épidémie…

 

 


DL : J’allais vous poser la question…

FB : …ils ont contacté tout le monde et les ont mis sous surveillance. Mais pas les 4000 personnes sur le paquebot de croisière, et ils ont tous été relâchés sur recommandation du CDC, qui a d’ailleurs dit « il suffit d’une période de quarantaine de 21 jours », et donc tous les gens sur le paquebot ont été libérés. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a critiqué cette décision et dit qu’il faudrait une période de 42 jours de quarantaine. Et si vous regardez les chiffres qui sont derrière les calculs de l’OMS et qui ont abouti à cette période de 42 jours, c’est toujours avec un taux d’efficacité de seulement 98% et un taux de mortalité de 50%, et non de 70%, ce dernier taux indiquant qu’il semble bien s’agir d’un virus manipulé génétiquement et qui est bien plus dangereux que l’Ebola d’origine. Je ne suis pas sûr, mais il me semble que par sécurité, il faudrait parler de période de quarantaine de 50 jours, et d’ailleurs tous ces chiffres du CDC ou de l’OMS sont simplement basés sur le rapport risque/coût, c’est tout. Ils disent simplement que c’est moins couteux de laisser les gens partir après 21 jours, ou 42 jours, plutôt que de les garder en quarantaine.  C’est une analyse risque/coût (Cross-Benefit Analysis) au détriment de nos vies. Peut-être que nous serons comme le Nigéria, mais la différence entre le Nigéria et nous [aux USA] est que le Nigéria a retrouvé tous les contacts, alors que nous avons laissé partir dans la nature 4000 personnes de ce paquebot, et avec ces 4000 personnes, ils ont simplement appliqué les protocoles du CDC qui n’ont aucune  valeur et sont très dangereux .

  

DL : Et bien sûr vous ne pouvez pas mettre en quarantaine toutes ces 4000 personnes ensemble, il faut les maintenir séparées les unes des autres, pour ne pas qu’ils se contaminent les uns les autres.

FB : Absolument. Ils auraient très bien pu les garder sur le bateau pendant 42 jours en leur expliquant les raisons, avant de les relâcher.

  

DL : Vous faites le lien entre l’OMS et le CDC en disant qu’ils sont tous deux coupables dans cette affaire, mais l’OMS comprend de nombreux pays, il y a du personnel venant de pays qui ne sont pas alignés avec les USA. Comment est-ce que ça marche ?

FB : David, je ne me rappelle pas exactement les chiffres, mais l’OMS est financée sur la même base que l’ONU, puisque c’est une organisation spécialisée.

  

DL: Oui, environ 25% par les USA

FB : En effet, environ 25%, plus le fait que nous devons des milliards de dollars à l’ONU.  Et celui qui paie les musiciens choisit la musique. Je ne sais pas à quel point nous devons de l’argent à l’OMS, mais ils font ce qu’on leur demande de faire. Ils peuvent à l’occasion essayer de révéler quelque chose, mais ils ne vont pas se dresser contre nous. Toujours est-il que le CDC est trempé jusqu’au cou dans cette affaire, et ils font du camouflage, vous ne pouvez pas croire un mot de ce qu’ils disent.

  

DL : Ouah. Mais alors que devons-nous faire face à cette situation ? Vu que nous ne pouvons pas faire confiance au gouvernement sur ce sujet ?

FB : Mon conseil est le suivant : heureusement, selon la Constitution des États-Unis, la Santé publique ne relève pas du gouvernement fédéral. Elle dépend des États, des comtés, des villes, des communautés, des villages, des autorités sanitaires [locales]. Et donc ces autorités sanitaires locales doivent s’unir, et faire appel à des experts indépendants qui n’ont jamais participé à aucune recherche dans le domaine des armes biologiques pour le gouvernement américain, et partir de là, élaborer une stratégie pour leurs communautés. Si vous lisez les médias grands publics, ils contactent tous ces experts qui ont trempé dans des recherches en guerre biologique pour les USA.

  

DL : Oui, c’est un peu comme demander à des généraux de nous parler des guerres.

FB : Exactement. C’est la même chose. Vous ne pouvez accorder aucune confiance à ce qu’ils disent. Et donc, je pense qu’il y a vraiment quelque chose à faire, mais que cela doit se passer au niveau local, dans les communautés et avec les autorités sanitaires. Par exemple nous avons eu une crise ici à l’université de Droit. Les abrutis en charge de l’Université ont envoyé un juriste gouvernemental taiwanais. Et ils savaient que nous avions affaire à la tuberculose. J’ai découvert cela, et ai demandé que tout le monde passe des tests, ils ont refusé, alors j’ai lancé l’alerte. Et avec les autorités sanitaires et tous ici, nous avons finalement obtenu que tout le monde passe les tests et nous avons découvert que cinq personnes étaient infectées par la tuberculose. Heureusement on a pu les traiter et elles s’en sont sorties. Sans cela, elles auraient développé la tuberculose, qui est une maladie extrêmement contagieuse. Ce qui est sûr, c’est qui faut travailler avec les autorités sanitaires locales et des spécialistes qui n’ont jamais été impliqués dans des travaux de guerre biologique pour le gouvernement des USA. Malheureusement nous avons 14 000 scientifiques qui participent à ces affreuses recherches en armements biologiques pour le compte du gouvernement des USA, je les appelle les « scientifiques de la Mort », et plus de 1500 laboratoires aux États-Unis qui font ce type de recherche. Vous ne pouvez pas leur faire confiance.

  

DL : Combien de laboratoires ?

FB : 1500

  

DL : Mon Dieu. Alors que nous ne sommes pas censés en faire.

FB : C’est exact. Ce genre de travaux de recherche constitue un crime selon les termes de la loi antiterroriste contre les armes biologiques que j’ai écrite, et nous avons dépensé 79 milliards de dollars depuis le 11 septembre 2001 dans ce domaine de recherche, ce qui en dollar constant, représente le double de ce qui a été dépensé pour le projet Manhattan pendant la Seconde Guerre mondiale pour développer la bombe atomique.

  

DL : Mais ils disaient que c’est défensif.

FB : Oui, ils disaient que c’est pour protéger le peuple américain de virus émergents comme l’Ebola. Mais regardez autour de vous. Vous pouvez voir qu’ils n’ont rien fait pour protéger qui que ce soit.

  

DL : S’ils travaillaient sur un vaccin depuis les années 80, ils devraient l’avoir maintenant, non ?

FB : Soit ils devraient l’avoir, soit ils l’ont, et c’est dans les tiroirs au fin fond du laboratoire de Fort Detrick, mais ils ne nous le disent pas, et ils ne l’ont donné qu’aux plus hauts dirigeants de notre gouvernement. C’est très similaire aux attaques à l’anthrax d’octobre 2001, et le fait que tout le monde à la Maison-Blanche prenait du Cipro [antibiotique prévenant les effets de l’anthrax – NdT]. Mais bon, je ne sais pas s’ils l’ont. Soit nous avons le vaccin, soit tout cet argent a été dépensé en pure perte, soit (et ce n’est pas incompatible) ils l’utilisent pour développer des armes biologiques. Faites votre choix. Je dois vous laisser. Merci de l’invitation.

  

DL : Merci Francis d’être venu si rapidement à notre antenne.

(*) Francis A. BOYLE est un professeur états-unien de renommée mondiale dans sa spécialité, le droit international, qu’il pratique et dont il est un ardent défenseur. Il rédigea la loi anti-terrorisme de 1989 sur les armes biochimiques, la législation américaine mettant en application la Convention sur les armes biologiques de 1972. Titulaire par l’université de Harvard de deux doctorats, un de Droit (Magna cum laude) et un en Sciences politiques, il enseigne à l’université de l’Illinois, à Champaigne. (Source Editions Demi Lune)

 

Traduction IlFattoQuotidiano.fr /  T R A N S C R I P T I O N    E N    F R A N C A I S
D E    L’ I N T E R V I E W
par IlFattoQuotidiano.fr

L’enregistrement audio de cette émission se trouve ici : http://prn.fm/cant-happening-102214/ /

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Notes de la Rédaction :

A ce propos, il se trouve que Glenn Thomas, consultant de l’OMS à Genève et spécialiste du virus Ebola est mort en juillet dernier dans le crash du Vol Mh17 en Ukraine, en même temps que 17 spécialistes du virus du SIDA qui se rendaient à un conférence à Kuala Lumpur. Il est évidemment trop tôt pour en tirer des conclusions hâtives, c’est certainement un coup de malchance.

L’interview de F.Boyle par la chaine grecque sera bientôt disponible en français sur ce site

 

http://ilfattoquotidiano.fr/les-laboratoires-us-de-guerre-biologique-a-lorigine-de-lepidemie-debola-en-afrique-de-louest-interview-de-francis-boyle/

 

http://www.alterinfo.net/Les-laboratoires-US-de-guerre-biologique-a-l-origine-de-l-epidemie-d-Ebola-en-Afrique-de-l-Ouest-interview-de-Francis_a107617.html



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5 – MALI/ Ebola : le bilan et les interrogations

 

LE DR DIOMANDE AUSSI HELAS !

Hier jeudi, vers 11h, Ebola a tué six fois sur notre territoire. La sixième victime de la terrible fièvre n’est autre que le Dr Diomandé de la clinique Pasteur. Avec l’infirmier décédé le 11 novembre, le défunt médecin s’est occupé de prodiguer des soins à  l’imam guinéen interné à la clinique le 25 octobre et décédé le surlendemain. Est-ce du regretté toubib que le rapport de suivi du Pr Samba Sow du mercredi 19 novembre disait : « Parmi les personnes en contact avec le patient guinéen, une (1) personne a été déclarée positive, et est en traitement par les services spécialisés. Son état de santé présente une amélioration notable » ?

 

Si oui, les choses ont dû hélas se brusquer. Reste qu’il faut pointer une anomalie : le 18 novembre on n’en était à cinq morts confirmés, c’est-à-dire ceux qui ont été testés positifs au virus d’Ebola, (un à Kayes, un en commune 5 et trois en commune IV) selon le bilan  quotidien d’une taskforce dans laquelle l’équipe du Pr Samba Sow siège aux côtés d’organisations internationales pertinentes et d’humanitaires venus au chevet de notre pays.  Pourquoi ce bilan diffère t-il de celui que l’équipe du Pr Sow met à la disposition des Maliens. Celui-ci dans son rapport du 19 novembre parle de quatre morts : un à Kayes, « trois en rapports avec l’imam guinéen ». Il faut préciser qu’aucun bilan ne prend en compte les décès qui ne sont pas prouvés comme étant dûs à Ebola. C’est le cas de l’imam guinéen, de son hôte bamakois et de sa première épouse.

 

 


CE N’EST PAS LA SEULE MAUVAISE NOUVELLE.

Tout indique, selon les spécialistes, que la Haute Guinée jusque-là relativement épargnée, devient un foyer de l’épidémie. Le 10 novembre, selon le rapport interne d’une agence onusienne, Siguiri, à un jet de pierre du Mali totalisait 17 cas confirmés, Kankan : 4 ; Kouroussa : 5 ; Faranah : 17. Des broutilles comparées des villes d’autres régions guinéennes : Conakry (272 cas), Kerouané (165 cas) ou Nzerekoré (121 cas). Mais la contamination de la Haute Guinée indique que l’épidémie est à nos portes et la très libre circulation des personnes (comme le prouve le cas de l’imam de Kouremalé venu mourir à la clinique Pasteur) fait craindre de possibles nouveaux foyers d’infection dans notre pays.

 

C’est cela la crainte majeure des humanitaires. Parce que si les chiffres n’existent pas pour Kouremalé Guinée, des indices convergent que la maladie y sévit et qu’elle peut même s’y développer du fait de l’habitude prise par les populations de refuser l’assistance médicale en cas de suspicion d’Ebola. « nous avons rencontré à Kouremalé plusieurs personnes convaincues que ce sont les médecins qui inoculent cette maladie quand on va les voir pour un autre mal » s’inquiète  Cheik Amadou Diouara, reporter de l’agence Thomson Reuters, qui a séjourné à Kourémalé,  côtés guinéen et malien samedi, dimanche et lundi derniers.

 

 


UNE BONNE NOUVELLE MAIS DES DEFIS. 

La taskforce mis en place contre Ebola dans notre pays estime que malgré les cas confirmés et suspects d’infection, l’épidémie est contrôlable.  Elle est loin de la force de pénétration qu’elle connut en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia. Et, avis de reporter, il est étonnant que les habitants de Kouremalé Mali soient plus conscients des enjeux de la maladie et se protègent mieux que leurs voisins de Kouremalé Guinée (ce qui indique une certaine réussite des actions d’information initiées au Mali). En outre, contrairement à la Guinée, le Mali est un pays de concentration onusienne (plus de 12 hommes à la Minusma) et en raison de sa crise sécuritaire, il est tenu à l’œil par ses partenaires. Nous aurons donc l’accompagnement requis.

 

Mais ces mêmes partenaires restent inquiets de la tiédeur du corps médical malien vis-à-vis de leur engagement sur le front de la lutte anti-Ebola comparés au personnel de santé en Guinée.  Autant de médecins, d’infirmiers, d’étudiants en médecine, de secouristes devraient pourtant être un atout. Dernier défi : les ressources. A Kouremali Mali, le reporter de Reuters décrit pratiquement des médecins aux pieds nus, sans masque et avec une paire de gants quand il y en a. L’épidémie ne se combat dans le dénuement. Même si le budget proposé le 4 novembre par le Ministère de la Santé à nos partenaires a peu de chances d’être financé en raison de son coût surtout : plus de six milliards Cfa en trois mois et dix huit milliards pour six mois si l’épidémie doit s’étendre !

 

Adam Thiam / 21 novembre 2014 

 

http://www.maliweb.net/politique/chroniques/ebola-bilan-les-interrogations-650352.html

 


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6 - L'épidémie d'Ebola a fait 5.420 morts, selon le dernier bilan de l'OMS

 

Le virus Ebola a fait 5.420 morts en Afrique, aux Etats-Unis et en Espagne, et l'épidémie en cours a infecté 15.145 personnes, a indiqué l'OMS dans son dernier bilan. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recensé 5.420 morts dus au virus Ebola dans six pays d'Afrique, plus les Etats-Unis et l'Espagne, sur un nombre total de 15.145 personnes infectées par le virus, selon un dernier bilan publié mercredi 19 novembre.

 

Le précédent bilan de l'OMS, qui estime ces chiffres inférieurs à la réalité, publié le 14 novembre, faisait état de 5.177 morts sur 14.413 cas. Le nouveau bilan porte sur des chiffres relevés jusqu'au 16 novembre. L'épidémie, la plus grave depuis l'identification du virus en 1976, est partie de Guinée fin décembre 2013. Le 16 novembre, on enregistrait dans ce pays 1.192 décès sur 1.971 cas. Au Liberia, le pays le plus touché, on comptabilisait 2.964 morts sur 7.069 cas.

 

En Sierra Leone, l'OMS a recensé 1.250 morts sur 6.073 cas enregistrés. C'est le pays d'Afrique où la transmission de l'épidémie demeure "intense et trés étendue avec 533 nouveau cas en une semaine", note l'OMS. Au Mali, dernier pays touché par le virus, l'OMS fait état de 6 cas qui ont provoqué 5 décès. Le bilan des décès pour les membres du personnel de santé s'est encore aggravé, avec 329 morts sur 584 contaminations (324 décès et 570 cas dans le bilan précédent).

 

AFP 20-11-2014

 

http://actu.orange.fr/monde/l-epidemie-d-ebola-a-fait-5-420-morts-selon-le-dernier-bilan-de-l-oms-afp-s_CNT0000005TwYV.html

 

 

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Avis des internautes

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