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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 21/11/2015 à 01:30:38
MONDE/ ECONOMIE/ SANTE/ VEILLE TECHNOLOGIQUE : économie verte, avancées technologiques et perspectives extraordinaires




0.1 – « Afrique/Economie verte et environnement : quelques Etats africains mettent en place des politiques et des programmes pour assurer la conservation des actifs naturels ainsi que le bien-être des populations. Le Rwanda, célébré comme étant l’un des pays les plus propres d’Afrique, se distingue par la priorité accordée au développement d’une économie verte grâce à la mise en place de  plusieurs projets de promotion de réserves forestières, d’énergies renouvelables, de gestion des ordures et de recyclage, etc.  L’Ethiopie a elle initié une stratégie visant à développer une économie verte qui repose sur quatre piliers: agriculture, foresterie, énergie, et transports/industrie/infrastructures. A l’approche de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), sept pays africains ont rendu leurs copies sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir sur les émissions de gaz à effet de serre. »

 

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0.2 – « Environnement et énergie verte/ Des arbres lampadaires pour éclairer les rues : L'éclairage public représenterait 8% de la consommation électrique mondiale. Des étudiants de l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) ont imaginé le remplacement des lampadaires par... des arbres lumineux. Ils ont réussi à introduire dans le génome d'une cellule un gène issu de la luciole ou d'une bactérie sous-marine, capable de restituer de la lumière. D'après leurs calculs, un arbre ne consommerait ainsi que 0,02% de l'énergie qu'il absorbe par photosynthèse pour émettre suffisamment de lumière afin d'éclairer une rue. Le projet a remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, qui récompense les meilleures innovations en génie génétique. »

 

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1 - Vers une économie plus verte et plus inclusive en Afrique

 

L’Afrique a enregistré un taux de croissance avoisinant 5% au cours de la dernière décennie, affichant une renaissance qui la rend attractive à de nombreux investisseurs. Toutefois, malgré cette tendance encourageante, cette croissance reste peu respectueuse des contraintes environnementales. Une étude de la FAO a montré que le taux de déforestation en Afrique subsaharienne a augmenté progressivement au cours des dernières années. Entre 2000 et 2010, la perte nette de forêts a atteint 3,4 millions d’hectares par an en Afrique. Sur les dix pays au monde ayant enregistré la plus forte déforestation pendant ce laps de temps, six sont africains.

 

Sur un classement de 178 pays, les pays d’Afrique subsaharienne se retrouvent au bas de l’échelle avec l’Afrique du Sud (72e), le Zimbabwe (94e), la Botswana (100e), le Gabon (104e) et le Cap Vert (113e) qui sont les cinq pays les plus performants. On note que la préservation des écosystèmes africains n’est pas encore une priorité dans l’agenda de la plupart des pays. 

 

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Cela n’empêche que quelques Etats africains mettent en place des politiques et des programmes pour assurer la conservation des actifs naturels ainsi que le bien-être des populations. Le Rwanda, célébré comme étant l’un des pays les plus propres d’Afrique, se distingue par la priorité accordée au développement d’une économie verte grâce à la mise en place de  plusieurs projets de promotion de réserves forestières, d’énergies renouvelables, de gestion des ordures et de recyclage, etc.  L’Ethiopie a elle initié une stratégie visant à développer une économie verte qui repose sur quatre piliers: agriculture, foresterie, énergie, et transports/industrie/infrastructures. A l’approche de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), sept pays africains ont rendu leurs copies sur les engagements qu’ils sont prêts à consentir sur les émissions de gaz à effet de serre.

 

Il existe des opportunités pour un développement plus durable en Afrique qui viendrait pallier la dégradation de l’écosystème. Les efforts pour développer une économie verte portent autant sur les secteurs traditionnels que sur de nouveaux secteurs. Il s’agit, entre autres, des transports, de l’agriculture, du bâtiment, de l’assainissement et du tourisme, secteurs dans lesquels sont développées des activités destinées à adresser les dommages environnementaux. On note un accroissement des services de ramassage d’ordures et de recyclage, l’intégration de matériaux de construction adaptés au climat et disponibles localement en architecture, l’usage d’énergies renouvelables ou la promotion de l’éco-tourisme. 

 

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Ces initiatives appellent à l’innovation en faisant usage de solutions technologiques qui sont souvent complexes et coûteuses. Par conséquent, il est important de réfléchir à des modèles de financement mieux adaptés et accessibles aux économies africaines. A cet égard, la  proposition  d’une « banque carbone » faite  par le Soudan lors du récent sommet des Chefs d’Etats africains sur le projet de la Grande Muraille Verte, mérite d’être examinée avec attention. Elle pourrait permettre de trouver les ressources   nécessaires aux  investissements écologiques en Afrique. 

 

L’intégration d’une économie verte dans les stratégies nationales de développement est un pas dans la bonne direction. Cependant, la réelle prise de conscience de l’Afrique sur l’environnement est la mise en œuvre effective de projets ou programmes transversaux qui adressent les questions environnementales les plus pressantes dans chaque pays. Les pays africains doivent prendre les devants lors des négociations, de la conception et du financement de la stratégie sur l’économie verte afin d’assurer la pérennité des ressources et le bien-être des populations. 

 

Par Abdoulaye Bio Tchané/ Ancien ministre de l'économie et des finances du Bénin/ 14 septembre 2015 / Tribune 

 

http://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/09/14/vers-une-economie-plus-verte-et-plus-inclusive-en-afrique_1382347


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2 - Révolutions technologiques pour le futur : ces inventions qui verront le jour d'ici 2050

 

En 40 ans, nul doute que les progrès auront fait un bond gigantesque pour améliorer notre vie ou notre environnement.  De la fusion nucléaire aux nanoaliments en passant par les plantes éternelles et l'ordinateur à ADN, voici un aperçu de quelques innovations qui ont de bonnes chances d'aboutir et de bouleverser l'économie et la société.


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_ Des arbres lampadaires pour éclairer les rues

L'éclairage public représenterait 8% de la consommation électrique mondiale. Des étudiants de l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) ont imaginé le remplacement des lampadaires par... des arbres lumineux. Ils ont réussi à introduire dans le génome d'une cellule un gène issu de la luciole ou d'une bactérie sous-marine, capable de restituer de la lumière. D'après leurs calculs, un arbre ne consommerait ainsi que 0,02% de l'énergie qu'il absorbe par photosynthèse pour émettre suffisamment de lumière afin d'éclairer une rue. Le projet a remporté le premier prix de la compétition IGEM 2010, qui récompense les meilleures innovations en génie génétique.

 

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_ Des aliments sur mesure

Les nanotechnologies, qui exploitent les propriétés de l'infiniment petit, se glissent dans tous les domaines y compris l'alimentaire. En modifiant la structure moléculaire de certains produits, il serait notamment possible d'augmenter leur valeur nutritive, de modifier leur goût ou leur texture à volonté, d'allonger considérablement leur durée de conservation et même de fabriquer de la matière grasse... sans graisse. Bref, de créer un aliment sur mesure. Il faudra du temps pour convaincre les consommateurs. Kraft foods avait ainsi imaginé une boisson chargée de nanocapsules qui change de couleur et de goût quand on la secoue. Elle a du reculer devant les réactions négatives du public.

 

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_ Le robot ouvrier envahira les usines

En 2050, la pénibilité du travail ne sera qu'un lointain souvenir. Dave Evans, un analyste de Cisco Systems, prédit qu'en 2035 les robots auront complètement remplacé les humains dans les entreprises. Et il n'est pas le seul à le penser : le Japon, particulièrement avancé dans le domaine de la robotique, prévoit que son chiffre d'affaires dans cette industrie sera multiplié par 10 d'ici cette date. Tous les domaines sont potentiellement concernés : Canon tente par exemple de mettre au point un "robot infirmière", doté d'une intelligence artificielle. Les robots s'apprêtent aussi à envahir notre quotidien. Honda ou Sony développent tous deux des robots d'assistance aux personnes âgées.

 

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_ La ferme verticale nourrira les citadins

On estime qu'à partir de 2050, 6,4 milliards d'habitants résideront en milieu urbain, contre 3,3 milliards aujourd'hui. C'et pourquoi de nombreux cabinets d'architectes planchent sur des projets de "fermes verticales", où les cultures prendraient place dans des immeubles. Selon ses promoteurs, l'agriculture urbaine ne présente que des avantages : elle permet une production en continu, économise des surfaces arables, crée une filière intégrée avec les industries de transformation alimentaires, réduit le temps de stockage et de transport, etc. La "Tour vivante", imaginée par l?agence Soa architectes regroupe des habitations avec des serres pour une production maraîchère.

 

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_ Une mini centrale nucléaire en kit

L'énergie nucléaire est à l'heure actuelle réservée à la production de grande ampleur. La puissance d'une centrale classique s'élève ainsi à plus de 1 000 mégawatts et sa construction se chiffre en milliards d'euros. D'où l'idée de développer des "mini-centrales", adaptées à une production décentralisée ou même réservées à des groupes privés. La société américaine Babcock & Wilcox Nuclear Energy a ainsi mis au point un modèle compact de réacteur (150 MW), dont la commercialisation pourrait débuter avant 2020. Il serait aussi possible de mettre en réseau ces réacteurs pour fabriquer une centrale en "kit" et réduire ainsi considérablement les coûts de construction. En 2050, le nucléaire à portée de tous ?

 

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_ Exploiter le minerai de la lune

Les missions Apollo vers la Lune nous avaient déjà révélé la présence d'or et d'argent dans le sous-sol lunaire. Mais ces derniers sont en quantités trop faibles pour imaginer une exploitation commerciale. En revanche, d'autres pistes pourraient s'avérer plus lucratives. En 2006, Nikolaï Sevastianov, le directeur de la société spatiale RKK Energuia (un fabricant russe de fusées et de stations spatiales) envisageait sérieusement d'entamer d'ici à 2020 l'extraction industrielle d'un isotope de l'hélium, le tritium 3H. Cet élément, rarissime sur la Terre, serait présent à hauteur de 500 millions de tonnes sur la Lune et ferait un combustible idéal pour la fusion nucléaire. Les Chinois s'intéressent également de près à cette possibilité.

 

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_ La centrale solaire spatiale est déjà sur les rails

Dans l'espace, le rayonnement solaire est 8 à 10 fois plus important que sur Terre. De plus il n'est occulté ni par l'atmosphère ni par les nuages et garantit un ensoleillement constant. D'où l'idée de déployer des panneaux solaires dans l'espace. L'énergie générée serait transformée en faisceau laser ou micro-ondes pour être acheminée vers la Terre, où elle serait captée par une antenne parabolique. Deux projets sont en cours : un américain et celui de l'Agence spatiale japonaise (Ajax) en collaboration avec Mitsubishi Heavy Industries (MHI). Cette dernière table sur une première entrée en service en 2030 et chiffre son coût à 21 milliards de dollars. Le principal problème n'est pas technique mais celui de l'encombrement de l'orbite géostationnaire.

 

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_ Dévier les cyclones pour éviter les catastrophes

Les ouragans coûtent chaque année 5,2 milliards de dollars aux assurances rien qu'aux Etats-Unis, selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA). De nombreux chercheurs planchent donc sur le moyen de minimiser l'impact de ces catastrophes. Plusieurs modélisations informatiques ont montré que des changements minimes pouvaient suffire à modifier la trajectoire des cyclones. Moshe Alamaro, du Massachusetts Institute of Technology (MIT), a par exemple imaginé "semer" des particules de carbone dans la couverture nuageuse, en modifiant légèrement la température d'un côté ou de l'autre du cyclone. Encore faudra-t-il que l'ouragan détourné n'aille pas s'abattre sur une autre ville.

  

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_ Les ponts qui s'auto-réparent

Selon la Corrosion society, un organisme américain, le coût de la corrosion des infrastructures en béton s'élèverait à 125 milliards de dollars par an aux Etats-Unis. Sans compter les conséquences des travaux qui occasionnent des interruptions de circulation et des embouteillages. L'équipe de Henk Jonkers, de l'université de Delft aux Pays-Bas, planche sur un nouveau béton qui comblerait lui-même les fissures... en ajoutant simplement de l'eau. Des bactéries intégrées à l'intérieur du béton, en réagissant avec le dioxyde de carbone formeraient une couche de carbonate de calcium. Extrêmement résistantes, les bactéries peuvent survivre en état "dormant" pendant des centaines d'années. Reste à trouver celles susceptibles de résister au milieu alcalin du béton.

 

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_ Les vêtements en spray révolutionneront l'habillement et la santé

Marre de ne jamais trouver votre taille de T-shirt dans les boutiques ? La société britannique Fabrican semble avoir trouvé la solution : le vêtement en spray. L'invention a été développée par le designer de mode espagnol Manuel Torres. Elle consiste à mélanger des fibres textile à un polymère et à un solvant et de projeter le mélange sur une surface. En séchant, le solvant s'évapore et on obtient un vrai tissu, réutilisable. La technique ne sera pas limitée à la mode. Dans le domaine médical, par exemple, elle permettra de diffuser des substances actives à travers la peau ou de servir de pansement. Elle pourrait aussi servir pour les garnitures intérieures d'une voiture ou dans l'industrie.


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_ La voiture à hydrogène plus forte que l'électrique ?

En 2050, c'est une quasi certitude, la voiture à essence aura fait long feu. Et la voiture électrique est encore loin de pouvoir la remplacer complètement, faute d'autonomie suffisante. Le futur carburant pour alimenter le parc automobile sera donc peut-être l'hydrogène.  Le projet HyWays, financé par l'UE, a calculé qu'il faudrait dépenser 60 milliards d'euros d'ici 2030 pour mettre en place l'infrastructure nécessaires à la circulation de 16 millions de véhicules à hydrogène d'ici 2030. Plusieurs problèmes restent néanmoins à résoudre : le stockage (pile à combustible) et surtout la production en grande quantité d'hydrogène, qui n'est pour l'instant possible qu'à partir... d'énergies fossiles.

 

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_ L'avion sera silencieux et économe

En 2008, la Nasa a demandé aux industriels de l'aéronautique de plancher sur des concepts d'avions susceptibles d'entrer en service à partir de 2030. Au cahier des charges figurait notamment une réduction drastique du bruit généré, une consommation réduite de 70% par rapport aux standards actuels et une capacité à optimiser l'exploitation de l'espace aérien et des aéroports. Huit projets ont été présentés fin 2010, provenant du MIT (Massachusetts Institute of Technology), de Boeing ou de Lockheed Martin. Le série H, le dernier né des avions modèles du MIT, est par exemple désigné comme le successeur du Boeing 777. (…)

 

In « 20 révolutions pour le futur/ Andrea Danti / Dmitry Knorre / Fotolia.com / NASA/MIT/Aurora Flight Sciences / Jaxa »

 

Source : http://www.journaldunet.com/economie/magazine/innovation-2050/


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3 - Révolution énergétique en Afrique : la percée des énergies renouvelables

 

L’Afrique connaît actuellement une période de croissance économique et de transformation soutenue. Sa population augmente rapidement et ses économies se développent et se diversifient. Cette croissance requiert un investissement massif dans le secteur de l’énergie et plus particulièrement l'énergie verte. Par ailleurs, le continent a la capacité d'en faire le principal moteur économique grâce à son vaste potentiel solaire et hydroélectrique, complété par les ressources bioénergétiques, éoliennes, géothermiques et marines de certaines régions. Pourtant en 2010 selon un rapport de l'IRENA (Agence internationale pour les énergies renouvelables) près de 590 millions d'africains (57% de la population) n'avaient toujours pas accès à l'électricité.

 

Sur la période 1995-2013, la région a affiché de très bons résultats économiques, avec une croissance annuelle de son PIB de 4,5 % en moyenne d'après la Banque Mondiale. Si cette tendance se poursuit, le PIB de l’Afrique devrait être multiplié par trois d’ici 2030 et par sept d’ici 2050. Cependant, les délestages et le recours aux générateurs à base de fioul ou diesel feraient perdre, selon l'IRENA, 1 à 5 points de PIB par an. Seul un secteur énergétique plus développé, plus performant et surtout plus diversifié permettra un essor économique durable.

 

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_ L'abondance d'énergies renouvelables, un atout faiblement exploité aujourd'hui

Toutes les activités économiques requièrent un apport en énergie. La couverture des besoins énergétiques fondamentaux (éclairage, communication, électricité) offre à l'industrie et à la population des avantages non négligeables. Prendre en compte les énergies renouvelables est de plus en plus une question qui s'impose. Par exemple, pour les ménages utilisant les systèmes d'éclairage au kérosène, le coût est estimé entre 4 et 15 dollars par mois alors que pour ceux utilisant de l'énergie solaire il est de 2 dollars par mois. En outre, si les services énergétiques sont fournis à travers des sources renouvelables, ils auront aussi un effet positif sur l'environnement.

Les secteurs énergétiques des 54 pays du continent varient selon que les ressources sont fossiles ou renouvelables. Ainsi, le continent africain est confronté à une répartition inégale des ressources énergétiques. Néanmoins, le potentiel de production de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables est supérieur à la consommation électrique actuelle et estimée du continent. Avec les avancées technologiques croissantes et la relative réduction des coûts de production, les énergies renouvelables sont un atout.

 

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_ La prise de conscience des pouvoirs publics africains

La Gambie, le Ghana, le Mozambique, le Niger, le Sénégal, le Swaziland et la Zambie ont initié des évaluations de l'état de préparation de leur pays pour le déploiement des énergies renouvelables afin, notamment, de comprendre le rôle de tous les acteurs du secteur qui les aideront à effectuer la transition vers les énergies renouvelables. Ces évaluations permettent, en particulier, de cerner le potentiel en matière énergétique, les infrastructures nécessaires et la faisabilité technologique. Les gouvernements ouvrent de plus en plus le marché de l'énergie à des producteurs indépendants d'électricité en les attirant grâce aux dispositifs tels que des avantages fiscaux et des accords d'achat d'électricité standardisés.

 

En Tanzanie par exemple, le gouvernement a adopté en 2008 une loi sur l’électricité, ouvrant le marché jusqu’alors restreint à la compagnie nationale d’électricité et fixant des accords et des tarifs d’achat d’électricité standardisés. L'acheteur est tenu, au vu de l'accord, d'acquérir une quantité minimum d'électricité quand le vendeur pour sa part accepte de réaliser les interconnexions et surtout d'en supporter le coût. Depuis ces avancées dans la législation, la compagnie nationale d’électricité a passé des accords d’achat d’électricité de 40 MW produits par des petits projets d’énergies renouvelables. Ces projets permettent au réseau national d’électricité d'éclairer 54 000 foyers en zone rurale. De son coté, le Maroc a fixé en 2010 un cadre pour le développement des énergies renouvelables qui devrait porter leur part dans la production nationale d'électricité à 20% d'ici 2020. L'Agence marocaine pour l'énergie solaire a été créée dans le sillage du Plan Solaire Marocain (PSM) pour gérer les appels d'offres afin d'atteindre l'objectif de 2000 MW d'énergie solaire. La livraison de la première centrale solaire "Noor I" d'une capacité de 160 MW est prévue pour août 2015.

 

Ces initiatives ont été suivies par le communiqué d'Abu Dhabi sur les énergies renouvelables en 2011 de 46 chefs d'Etats et 25 ministres africains en charge de l'énergie. Ce communiqué préconisait pour le développement de l'Afrique, une plus importante utilisation des énergies renouvelables. Les gouvernements ont ainsi un rôle important à jouer dans l'intégration des territoires isolés aux réseaux d'énergie nationaux et la promotion des énergies renouvelables.

 

Au Zimbabwe, cela a pris la forme d'un fonds public créé en 1997, le Fundo Nacional de Energia, dont le but est de promouvoir l'électrification des zones rurales de manière durable. Le fonds a participé à de nombreux projets éoliens, hydroélectriques et solaires qui ont permis aux cliniques, écoles, villages d'accéder à de l'électricité durable. Parallèlement, a été mis en place un programme de formation de techniciens spécialisés en énergie solaire dans toutes les provinces du pays dont le succès a conduit à la construction de l'usine de production de modules solaires de Beleluane.

 

De son côté, le gouvernement mauricien a soutenu le développement de la cogénération avec la bagasse qui produit de la chaleur et de l'électricité utilisées comme source d'énergie pour les usines sucrières mais également vendues à l'Etat grâce à des accords d'achat d'électricité sur 20 ans. En 2011, la part d'électricité produite à base de bagasse était de 23,2% de la consommation totale de l'ile. Le géant kényan du sucre Mumias Sugar company a suivi le même schéma en vendant sa production de 26 MW d'électricité, issu de la cogénération à partir de bagasse, au réseau national.

 

Dans le cadre de cette exploitation de productions agricoles pour produire de l'énergie, en Afrique de l'ouest l'entreprise Mali Biocarburant est un précurseur. Elle produit du biocarburant (biodiesel) à partir du jatropha une plante oléagineuse non comestible originaire d'Amérique du Sud et produite localement grâce à une collaboration avec les agriculteurs maliens. En 2011 elle a raffiné 220 000 litres de ce gazole vendus à des industriels locaux pour faire fonctionner des groupes électrogènes, des camions ou chaudières. Le modèle s'est exporté au Burkina Faso voisin et tend à l'avenir à être expérimenté au Sénégal et en Cote d'Ivoire.

 

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_ Un facteur d'intégration

Les chefs d’État africains ont appuyé le Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) consistant en une série de 15 projets mis en œuvre entre 2012 et 2020 à hauteur de 40,5 milliards de dollars. Ces projets ont été retenus pour leur capacité à améliorer le développement du marché énergétique transfrontalier. Ils comprennent, entre autres, neuf centrales hydroélectriques :

- grand barrage de la Renaissance en Éthiopie (5,25 GW) ;

- projet Mphanda-Nkuwa au Mozambique (1,5 GW) ;

- projets d’énergie hydroélectrique Inga en République Démocratique du Congo (43,2 GW) composante d’énergie hydroélectrique de la Phase II du projet hydraulique des Hauts plateaux du Lesotho (1,2 GW) ;

- projet Sambangalou sur le fleuve Gambie (64 MW) ;

- Kaleta II en Guinée (117 MW) ;

- projet des Gorges de Batoka à la frontière Zambie-Zimbabwe (1,6 GW) ;

- projet Ruzizi III au Rwanda (145 MW) ;

- poursuite du développement des chutes du Rusumo par la Tanzanie, le Rwanda et le Burundi (61 MW).

 

Le marché transfrontalier de l'électricité profite également aux pays qui souffrent du coût des combustibles fossiles et disposant de faibles ressources d'énergies renouvelables à prix abordable. L'interconnecteur Ethiopie-Djibouti en Afrique de l'Est est un bon exemple. Le premier bénéficie de l'hydroélectricité à moindre coût alors que son voisin dépend du pétrole volatile. Les deux pays ont relié leurs réseaux au moyen d’une ligne de transmission de 230 kV permettant d'abord l'approvisionnement des villes frontières et ensuite de remplacer 65% d'énergie de combustibles fossiles par de l'électricité éthiopienne.

 

L'Afrique du sud, qui est l'un des pays les plus voraces en énergie, a décidé d'approvisionner sa consommation avec de l'énergie renouvelable. Ainsi, 16 centrales éoliennes pour une capacité totale de 1300 MW sont en cours de construction, exemple qui peut être suivi par le Tchad qui dispose de façon inattendue des meilleurs potentiels éoliens de la région. Sa première centrale solaire a vu le jour en 2013 et alimente déjà 30 000 logements. Une autre est en construction dans le nord du pays.


Toutefois, le succès des renouvelables en Afrique est freiné par une combinaison de facteurs dont un cadre institutionnel et des infrastructures déficientes; une faible capacité de maintenance; un manque de main-d’œuvre qualifiée; une faible coordination entre les programmes de renouvelables ; des coûts d’investissements initiaux qui deviennent élevés.

 

Par Frédéric Ichay / 7 juillet 2014/

 

http://blog.lefigaro.fr/green-business/2014/07/une-revolution-energetique-en-afrique-la-percee-des-energies-renouvelables.html


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4 - Découverte au Botswana du plus gros diamant depuis un siècle

 

Le plus gros diamant jamais découvert depuis un siècle, d’un poids de 1 111 carats (222 grammes), a été extrait au Botswana, a annoncé jeudi 19 novembre la société minière Lucara basée au Canada. La pierre incolore, aussi grosse qu’une balle de tennis, est le « deuxième plus gros diamant jamais découvert », selon la compagnie. Le plus gros diamant au monde est le Cullinan de 3 106 carats (621 grammes), qui avait été trouvé en Afrique du Sud en 1905.

Le Monde.fr / Le 20.11.2015/ Mis à jour le 20.11.2015 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/video/2015/11/20/decouverte-au-botswana-du-plus-gros-diamant-depuis-un-siecle_4814289_3212.html

 

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5 - L'hydrogène sera la clé de la révolution énergétique mondiale

 

Il y a quelques jours, deux remarquables rapports, l'un rédigé par les parlementaires et l'autre par un groupe de scientifiques, sont venus éclairer d'une lumière nouvelle l'actuel débat sur la transition énergétique et ont confirmé le rôle incontournable de l'hydrogène comme source et comme vecteur énergétiques irremplaçables de ce siècle. Le rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), rédigé par le sénateur du Tarn Jean-Marc Pastor et le député de Moselle Laurent Kalinowski et publié le 22 janvier fera date : il trace en effet la « feuille de route » qui pourrait permettre à la France de ne pas rater le tournant énergétique, technologique et industriel majeur de l'hydrogène.

 

Dans cette excellente étude, les auteurs proposent notamment de défiscaliser intégralement la production d'hydrogène issue de sources d'énergie non émettrices de gaz à effet de serre. Autres propositions intéressantes : étendre le "bonus écologique" aux véhicules utilitaires à pile à combustible et simplifier le cadre réglementaire actuel régissant les véhicules à hydrogène. Ce rapport rappelle qu'1 kg d'hydrogène libère environ trois fois plus d'énergie qu'1 kg d'essence. Mais en raison de sa grande légèreté, l'hydrogène occupe, à poids égal, beaucoup plus de volume que tout autre gaz. C'est pourquoi pour produire autant d'énergie qu'un litre d'essence, il faut 4,6 litres d'hydrogène comprimé à 700 bars (700 fois la pression atmosphérique). 


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Utilisé comme source d'énergie, l'hydrogène possède l'immense avantage de ne pas émettre de gaz à effet de serre et notamment de CO2. En effet, l'hydrogène en brûlant dans l'air n'émet aucun polluant et ne produit que de l'eau. Cette étude rappelle également qu'il suffit d'un kilo de dihydrogène (H2), stocké sous pression, (représentant un coût d'environ huit euros) pour effectuer une centaine de kilomètres dans un véhicule équipé d'une pile à combustible. Mais en attendant que l'on parvienne, d'une part, à exploiter de manière fiable et rentable les sources naturelles d'hydrogène issues des profondeurs du globe qui ont été récemment découvertes et d'autre part, à produire massivement de l'hydrogène à partir d'énergies renouvelables (soleil, vent et biomasse), cet élément reste aujourd'hui presque entièrement produit à partir d'hydrocarbures fossiles (gaz, pétrole, charbon, etc.) fortement polluants et émetteurs de grandes quantités de gaz à effet de serre.

 

Mais, comme le souligne ce rapport, "L'hydrogène n'est pas qu'un moyen de stocker de l'électricité pour le restituer un peu plus tard. Son principal intérêt est d'être utilisé directement comme combustible pour véhicule ou d'être injecté dans le réseau gazier". Cette étude souligne également qu'il est à présent envisageable, en s'appuyant sur de récentes avancées technologiques, d'utiliser l'électricité issue des énergies renouvelables pour produire de l'hydrogène qui peut alors servir de « réservoir » d'une capacité quasi illimitée, permettant de résoudre enfin le défi du stockage massif de l'électricité excédentaire. De récentes expérimentations à grande échelle ont notamment validé la faisabilité et l'efficacité du concept de « Power to Gas » qui permet d'injecter jusqu'à 20 % d'hydrogène dans les réseaux gaziers, sans modification majeure des infrastructures existantes.

 

Il faut par ailleurs rappeler que plusieurs technologies de rupture sont en cours de développement et devraient rapidement permettre la production propre et le stockage à grande échelle de l'hydrogène. C'est notamment le cas de la solution très innovante proposée par la société française McPhy Energy, qui a mis au point une nouvelle technologie de production stockage d'hydrogène sous forme solide, reposant sur l'utilisation de nanoparticules d'hydrates de magnésium. Autre percée scientifique majeure annoncée en juillet 2013 : des chercheurs français du CEA, du CNRS et de l'Université Joseph Fourier à Grenoble, ont mis au point une nouvelle technique qui permet d'activer une enzyme, l'hydrogénase, présente dans des microorganismes qui utilisent l'hydrogène comme source d'énergie. Cette avancée scientifique ouvre également la voie à la conception d'enzymes artificielles qui pourraient permettre une production biochimique industrielle d'hydrogène à partir de la biomasse.


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Outre-Atlantique, des chercheurs de l'Université de Buffalo ont réussi pour leur part, il y a quelques mois, à produire de l'hydrogène en faisant réagir des nanoparticules de silicium avec de l'eau. Dans cette réaction, ces particules réagissent pour former l'acide silicique, un composé non toxique et de l'hydrogène. En Suisse, des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), dirigés par Xile Hu, ont développé une technologie bon marché et évolutive qui permet d'améliorer la production d'hydrogène par électrolyse de l'eau. En remplaçant le catalyseur en platine par du molybdène, Autre avancée majeure de cette technique : le catalyseur et la photocathode sont faits dans des matériaux courants et peu onéreux qui pourraient réduire considérablement le coût des systèmes d'électrolyse photoélectrochimiques. Enfin à Lyon, le laboratoire de géologie de l'Université Claude Bernard, en coopération avec le CNRS et l'École normale supérieure, a présenté fin 2013, à l'occasion du Congrès mondial de géophysique de San Francisco, un nouveau procédé qui permet de produire de grandes quantités d'hydrogène en faisant réagir de l'eau avec de l'olivine, un minéral de couleur verte que l'on trouve en quantité importante sur les fonds marins mais également sur Terre.

 

Ces chercheurs sont parvenus à accélérer par 50 la réaction chimique naturelle en ajoutant de l'alumine (oxyde d'aluminium) dans un réacteur où le mélange, porté à haute pression, n'a besoin d'être chauffé qu'à environ 300°, contre 700° pour les méthodes électrolytiques classiques. Cette technique tout à fait originale permet de produire 36 m3 d'hydrogène pour 1 m3 de roche. Muriel Andreani, qui a dirigé ces recherches, précise que son équipe va à présent essayer de reproduire la réaction avec des pressions dix fois moins élevées. Si la production d'hydrogène par cette voie minérale s'avère aussi efficace à basse pression, on pourrait alors envisager de refaire le plein d'hydrogène des véhicules à pile à combustible, simplement en faisant réagir de la poudre d'olivine avec de l'eau !

 

Mais si l'hydrogène est appelé à jouer un rôle majeur dans le domaine des transports et du stockage massif de l'énergie, on oublie trop souvent qu'il est également en train de révolutionner l'approvisionnement en énergie des bâtiments et logement, un secteur qui reste de loin le premier poste de consommation d'énergie en Europe, avec près de la moitié de l'énergie finale consommée. Or, dans ce domaine, l'hydrogène, même s'il reste encore sensiblement plus cher que les énergies fossiles, commence à faire son apparition. C'est ainsi qu'à Londres, un immeuble de bureaux de 38 étages, actuellement en cours de construction au 20 Fenchurch Street, sera prochainement chauffé, climatisé et alimenté en électricité grâce à une centrale électrique à hydrogène d'une puissance de 300 kW, de type Direct FuelCell, capable de produire simultanément de l'électricité et de la chaleur. 

 

Autre exemple : en Suisse, quatre immeubles en cours de construction à Lausanne seront approvisionnés en électricité et chaleur par des piles à combustible conçues par HTceramix qui produiront leur énergie à partir du gaz de ville. Ces piles à combustible seront en outre couplées à des pompes à chaleur pour constituer un système de production et de récupération d'énergie extrêmement performant. À terme, avec le développement conjoint des véhicules à hydrogène et des piles à combustible destinées aux bâtiments et logements, on peut tout à fait imaginer le développement d'un réseau de production et de distribution transversale et décentralisée d'énergie. Dans ce schéma, organisé à partir de réseaux intelligents « en grille », les immeubles de bureaux et les habitations produiraient ou stockeraient leur chaleur et leur électricité sous forme d'hydrogène et pourraient également alimenter en partie le parc grandissant de véhicules à hydrogène. Mais ce concept fonctionnerait également dans l'autre sens et les voitures à hydrogène, lorsqu'elles ne seraient pas en circulation, deviendraient autant de microcentrales de production d'énergie qui pourraient à leur tour contribuer à l'alimentation électrique des bâtiments et logements…

 

Ces récentes avancées scientifiques et technologiques montrent que la production industrielle, économique et propre d'hydrogène ne relève plus de l'utopie et devient enfin une réalité envisageable à moyen terme. Mais une découverte encore plus considérable pourrait bien venir accélérer ce basculement vers une économie de l'hydrogène. Il y a presque un an, en avril 2013, l'Institut français du pétrole et des énergies renouvelables (IFPEN) a annoncé qu'il existait probablement d'importantes sources terrestres d'hydrogène dans au moins deux types de régions géologiques : les grands massifs terrestres de péridotite et les zones intraplaques, situés au cœur des continents.

 

Les premières recherches exploratoires de l'IFPEN ont non seulement confirmé l'existence de ces sources d'hydrogène d'origine terrestre mais ont également montré que celles-ci pouvaient comporter jusqu'à 80 % d'hydrogène et produisaient également de l'hélium - un gaz rare très recherché par l'industrie - en quantités économiquement exploitables. Il va de soi que si ces sources d'hydrogène naturel, quasi inépuisables, tiennent leurs promesses et s'avèrent économiquement exploitables à une échelle industrielle, le paysage énergétique mondial s'en trouverait bouleversé !

 

C'est dans ce contexte que l'ANCRE, l'Alliance Nationale de Coordination de la Recherche pour l'Energie, qui réunit plus de 400 chercheurs issus de tous les grands organismes de recherche (CEA, CNRS, IFP EN, Ifremer, IRSN) a présenté le 23 janvier son rapport d'études sur trois scenarios possibles d'évolution du système énergétique français à horizon 2050, visant à atteindre le « facteur 4 » (division par 4 des émissions de Gaz à Effet de Serre). Ces scénarios reposent sur une approche volontariste en termes d'innovation scientifique et technologique.

 

Le premier scénario appelé « Sobriété renforcée » (SOB) suppose notamment un effort de rénovation considérable de l'habitat (650 000 logements par an contre 125 000 actuellement). Le second scénario « Décarbonisation par l'électricité » (ELE) est fondé à la fois sur un effort en termes d'efficacité énergétique et sur la production croissante d'électricité décarbonée. Enfin le dernier scénario « Vecteurs diversifiés » (DIV) mise à la fois sur l'efficacité énergétique et sur la diversification des sources et vecteurs énergétiques.

 

Selon les travaux de l'ANCRE, la consommation d'énergie finale baissera dans tous les cas de figure, d'ici 2050, dans des proportions allant de 27 % à 41 %. Mais ces chercheurs sont tous d'accord sur un point fondamental : pour parvenir à diviser par quatre nos émissions de GES d'ici moins de 40 ans, il faudra mettre en œuvre des technologies de rupture dans les domaines de la capture et du stockage du CO2 et du stockage électrique de grande capacité. Dans cette perspective, on voit bien que hydrogène apparaît de plus en plus clairement comme le chaînon manquant indispensable à l'avènement de cette révolution énergétique. Heureusement, après avoir tardé à mesurer des immenses potentialités du développement de la production et de l'utilisation énergétique de l'hydrogène, notre Pays semble enfin se réveiller, même si nos grands constructeurs automobiles hésitent encore à s'engager pleinement dans cette voie d'avenir.


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En septembre 2013, les 34 plans de la Nouvelle France Industrielle, présentée par le Président de la République, ont dévoilé un volet « hydrogène », principalement centré sur le stockage de l'électricité et le développement de piles à combustible de nouvelle génération destinées au transport. Les différents acteurs de cette filière scientifique et industrielle, qu'il s'agisse des universités, du CNRS, du CEA, de l'IFPEN, de sociétés comme Areva ou Air liquide, ont décidé de fédérer leurs efforts et leurs ressources pour accélérer, avec le soutien de l'État, l'émergence d'une véritable filière techno-industrielle de l'hydrogène. Les collectivités territoriales commencent également à s'impliquer dans cet enjeu majeur. La Lorraine a par exemple initié un ambitieux projet de "route de l'hydrogène" reliant la France à l'Allemagne et au Luxembourg.

 

Cette transition vers l'hydrogène comme source et vecteur majeur d'énergie ne répond pas seulement à la nécessité de trouver des substituts aux énergies fossiles qui finiront inéluctablement par s'épuiser et coûteront de plus en plus cher à exploiter. Elle relève également de l'impérieuse nécessité de réduire à court terme et de manière drastique les émissions anthropiques globales de gaz à effet de serre, de manière à éviter une catastrophe climatique de grande ampleur. Or il faut rappeler que les émissions des six principaux gaz à effet de serre ont augmenté de 75 % au niveau mondial depuis 1970 (en dépit du Protocole de Kyoto qui a permis de limiter cette augmentation) et s'élèvent à présent à environ 52 gigatonnes équivalent-carbone par an (dont 39 milliards de tonnes de CO2 en incluant les 4 gigatonnes par an liées à la déforestation), soit 7 tonnes par terrien et par an !

Quant aux seules émissions de CO2, elles ont augmenté de 61 % au niveau mondial au cours des 25 dernières années !


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Les derniers travaux du GIEC confirment que, pour avoir une chance de limiter à deux degrés le réchauffement climatique planétaire, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ne devraient pas dépasser les 44 gigatonnes en 2020, ce qui suppose une diminution moyenne annuelle d'au moins 3 % par an alors que nous sommes sur une trajectoire d'augmentation d'environ 2,5 % par an depuis 1990 ! L'équation énergétique et climatique est pourtant implacable : nous devons impérativement réduire de moitié, au niveau mondial, nos émissions globales de gaz à effet de serre d'ici 2050 pour parvenir à contenir le réchauffement climatique dans des limites supportables pour l'espèce humaine.

 

Il y a quelques jours, la Commission européenne a proposé de fixer un nouvel objectif climatique pour l'Europe à l'horizon 2030. Souhaitant aller beaucoup plus loin que les accords de Kyoto qui vont bientôt arriver à terme, l'Europe veut faire baisser de 40 % les émissions de CO2 (par rapport à leur niveau de 1990), tout en portant à 27 % la part des énergies renouvelables. Cet objectif de réduction peut sembler ambitieux mais il faut le ramener aux enjeux mondiaux et rappeler qu'il ne représente que 6 % de l'effort global que la planète va devoir accomplir pour réduire de 26 gigatonnes équivalent CO2 ses émissions de gaz à effet de serre en un peu moins de 40 ans !

 

Pour parvenir à relever un tel défi, il va falloir actionner simultanément et vigoureusement plusieurs leviers puissants et complémentaires. Le principal de ces leviers, il faut inlassablement le rappeler, réside dans les économies d'énergie à la source et dans l'amélioration de l'efficacité énergétique de l'ensemble de nos systèmes de production et de distribution économiques, industriels et agricoles. Ce levier, qui inclut la recherche étendue de la sobriété énergétique mais également la reforestation massive, représente à lui seul plus de la moitié de ce gigantesque défi planétaire. Mais cela ne suffira pas et il faudra également actionner un autre levier, visant à décarboner à un niveau minimum de 80 % notre économie et notre production d'énergie d'ici 2050.


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C'est là que l'hydrogène est appelé à jouer un rôle irremplaçable puisqu'à partir du moment où il devient possible de le produire massivement de manière propre, il peut devenir à la fois une source d'énergie extrêmement efficace et directement utilisable dans de nombreuses applications et vecteur d'énergie indispensables pour la transformation, le stockage et la régulation de la production électrique mondiale, qui augmentera inexorablement d'ici le milieu de ce siècle sous le double effet de l'essor démographique mondial (2 milliards de terriens en plus) et du développement économique global de la planète.

 

Dans une telle perspective économique, énergétique et écologique, il est absolument capital que la France, qui reste dans ce domaine en retard par rapport à des pays comme l'Allemagne ou le Japon, mette sans tarder en œuvre les propositions et recommandations des études que je viens d'évoquer et exploite pleinement ses nombreux atouts naturels et humains pour prendre la tête de cette révolution par l'hydrogène qui sera l'un des grands moteurs de l'innovation technologique, de la richesse économique et de l'emploi au cours des prochaines décennies.


Auteur René TREGOUËT/ sénateur honoraire, fondateur du Groupe de Prospective du Sénat / RT Flash


Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/3933-hydrogene-revolution-energetique/ 31 janvier 2014, 10 h 38

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6 - Digital Health : la santé au cœur de la transformation numérique

 

A l’ère du digital, les innovations technologiques autour de la santé bouleversent le rapport entre les médecins et les patients hyper connectés et informés. La « Digital Health », c’est la convergence entre  la santé et les innovations numériques. En quelques clics, n’importe quel patient a la possibilité de contrôler son état de santé, de comprendre ses symptômes et de s’inscrire sur des réseaux sociaux dédiés à sa maladie pour en discuter avec un tiers.  Etant au cœur de débats concernant les datas personnelles connectées, ces nouveaux usages posent de nombreuses questions. L’avenir de la médecine classique serait-il remis en question ?

 

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_ De la fiction à la réalité

Depuis maintenant 4 ans, la « Digital Health » a même sa place lors des CES, le Salon des hautes technologies et innovations ayant lieu tous les ans à Las Vegas. Des professionnels de la santé s’y réunissent afin de penser ensemble l’avenir de la santé.  Le corps connecté a toujours été l’objet de fantasmes et nous le retrouvons régulièrement dans le cinéma de science-fiction. Plusieurs exemples me viennent en tête notamment le  film « Time out », d’Andrew NICCOL (2011) : dans le monde décrit par le film, chaque personne possède un compteur intégré sur le poignet indiquant le temps qu’il lui reste avant de mourir. Et si cela devenait possible ? Aujourd’hui, contrôler son rythme cardiaque, son taux de cholestérol ou encore sa tension en temps réel et depuis son Smartphone, c’est possible !

 

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_ Le mobile : un carnet de santé ambulant

Avec près de 46% des français (de 11 ans et plus) équipés de Smartphones, le mobile est omniprésent dans nos vies et rythme notre quotidien. Il y a aujourd’hui plus 100 000 applications mobiles (toutes plateformes confondues) dédiées aux thématiques « forme et santé ». La majorité d’entre elles donnent des informations pratiques sur les maladies, les acteurs du système de santé (pharmacies, hôpitaux, médecins), les médicaments, ou apporte un certain soutien, (accompagnement lors d’un régime, suivi des performances physiques). En raison de cet engouement pour la « m-Santé », les premiers  Trophées de la Santé Mobile ont eu lieu cette année pour la première fois. Les professionnels du secteur ont bien compris l’intérêt d’investir dans ces applications qui permettent la poursuite du suivi des patients.

 

Le Trophée de l’application mobile de santé « coup de cœur » a été remis à Diabphone Carnet, un véritable carnet d’auto-surveillance du diabète qui permet, entre autres, de contrôler les glycémies et les doses d’insuline. Autre application primée : Happli Day, destinée aux personnes souffrant d’un épisode dépressif ou ayant dans son entourage une personne en état dépressif. 

La liste d’applications dédiées à la santé ne cesse de grandir. On en trouve certaines pour rechercher une pharmacie près de chez soi, pour suivre sa grossesse ou encore pour les maux de dos, la sclérose en plaque, le rhume, la maladie d’Alzheimer, le cancer, les plaies, les séropositifs ou encore pour les personnes voulant arrêter de fumer. Les professionnels de la santé ont trouvé un moyen pratique pour les patients accros à leurs mobiles, de suivre leur traitement afin de vivre plus simplement leur maladie au quotidien. Les professionnels de la santé ont eux aussi leurs applications : Kinésithérapeute, cardiologue, infirmiers…Vous seriez surpris de la quantité d’applications existantes pour faciliter le travail de nos chers médecins. Selon Lucie TESQUIER, spécialiste des réseaux sociaux en santé, les applications destinées à améliorer le suivi du patient vont se développer dans les années à venir : « On estime qu’il y aura 500 millions d’utilisateurs d’applications santé en 2015 ».

 

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_ Les réseaux sociaux et la santé 2.0

Aujourd’hui, plus de 60 % des français se tournent en priorité vers Internet pour leurs recherches concernant la Santé. C’est devenu un réflexe pour chacun d’entre nous : dès que l’on a le moindre petit problème ou symptôme, on consulte Internet. De plus, les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place importante dans nos vies : Facebook, Twitter, Google+, blogs, la majorité des français y consacre énormément de temps. Les communautés de patients, sont elles aussi, en train de révolutionner l’accès à l’information médicale et la relation entre les patients et leurs médecins mais aussi avec leurs  proches. 

 

C’est dans ce cadre que le CHU de Rouen a lancéen novembre 2013, « Avis d’experts » sur Facebook. Une heure de questions / réponses entre les internautes et des professionnels du CHU sur le thème de la prise en charge des AVC. Une façon de communiquer en direct avec des professionnels autour d’un sujet qui nous concerne tous. Ce genre de pratiques est de plus en plus fréquent et rend les professionnels de la santé plus accessibles.

 

En plus de leur capacité informative et créatrice de liens entre malades, les réseaux sociaux s’avèrent être de très bons informateurs, ils représentent le poste d’observation idéal concernant l’état de santé des internautes. En analysant le fil Twitter de 630 000 New Yorkais sur une période d’un mois en 2010, des chercheurs ont cartographié en temps réel la propagation de la grippe dans la ville. Google a quant à lui analyser les recherches des internautes dans les moteurs de recherche depuis 2008 dans son outil Google Flu Trends permettant de suivre l’épidémie de grippe en quasi temps réel.

  

_ Les communautés de patients

Lancé en 2011, Carenity, est un réseau social destiné aux personnes souffrant de maladie chronique ainsi qu’à leurs proches. Il propose des forums de discussions, un espace de suivi personnalisé ainsi que des informations sur les maladies et leurs traitements sous forme d’articles et d’interviews. Selon une étude réalisée par le site, 56% des utilisateurs affirment s’être inscrits sur le site afin de « rompre l’isolement » et d’en apprendre davantage sur la maladie et les symptômes (55%). D’autres réseaux sociaux ont vu le jour comme des réseaux spécialisés dans les maladies rares ,  pour les malades du cancer, et même pour les asthmatiquesSelon l’oncologue Franck CHAUVIN : « Internet fait passer la relation médecin-malade d’un modèle extrêmement paternaliste et complètement asymétrique à une relation beaucoup plus équilibrée. »

 

_ La santé connectée

Balances intelligentes, compteurs de pas, t-shirts mesurant les battements du coeur, chaussettes enregistrant la température corporelle…. la Digital Health, c’est aussi les objets connectés. Toujours plus pratiques et innovants, ils permettent ainsi aux utilisateurs de mesurer eux-même certains indices ou d’évaluer leurs performances. Cette auto-mesure (« le quantified self ») est devenue un phénomène à la mode et les données collectées font souvent l’objet de partages sur les réseaux sociaux et applications. Xerfi France estime que la valeur du marché des objets connectés pour la santé et la maison augmentera de 50% par an entre 2013 et 2016. Il était de 150 millions en 2013 et devrait atteindre 500 millions en 2016.

 

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_ Les datas : l’avenir de la santé ?

Grâce au développement de l’e-santé, les acteurs du secteur ont plus que jamais la possibilité de placer le patient au cœur de leurs pratiques. Les données sont une composante primordiale. Avec les réseaux sociaux et les applications, les professionnels reçoivent énormément de données et cela suppose que les professionnels de santé aient le temps de les gérer. Ces nouveaux outils contribuent aussi à la responsabilisation des patients et en les aidant à suivre correctement leur traitement grâce aux nombreux rappels, informations et bonnes pratiques.

A l’heure du big data, pouvoir traiter et utiliser une telle masse de données est un enjeu de taille pour les professionnels de la santé car cela pourrait permettre d’améliorer la qualité des soins et de personnaliser les traitements. La Digital Health est donc un marché en plein essor qui change la relation entre les patients et les professionnels de la santé. Au vu des avantages qu’elle présente, celle-ci mérite une attention particulière.

 

Source : http://ecs-digital.com/actus-2-0/digital-health-sante-au-coeur-de-la-transformation-numerique/

 

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Un poumon artificiel a été mis au point par des chercheurs de l'hôpital Marie-Lannelongue (Hauts-de-Seine), selon Europe 1. Le dispositif devrait voir le jour d’ici 5 ans.

 

7 - Une révolution médicale française à venir

 

Un poumon artificiel a été mis au point par des chercheurs d'un hôpital français, selon Europe 1. Le dispositif devrait voir le jour d'ici 5 ans. Un poumon artificiel portatif, qui ne nécessite aucune opération. C'est le dispositif qui a été mis au point par une équipe de chercheurs de l'hôpital Marie-Lannelongue, situé au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), révèle Europe 1. Une révolution médicale qui suscite l'espoir de nombreux patients. Contrairement au cœur artificiel, qui nécessite une opération chirurgicale, ce poumon ne nécessitera aucune intervention. Pas besoin de retirer l'organe malade, c'est en réalité un troisième poumon qui sera ajouté au système respiratoire du patient.  Une révolution qui permettrait ainsi aux personnes jugées trop fragiles ou trop âgées pour recevoir une greffe, de bénéficier d'une aide respiratoire.

 

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Des implantations d'ici 5 ans

Le dispositif, qui n'a de poumon que le nom, est portatif, et prendra sans doute la forme d'une ceinture, portée sous la poitrine. Ce « poumon portable » remplacera ainsi l'organe malade. Comme un poumon naturel, il enverra dans le cœur le sang chargé d'oxygène, le tout grâce à une batterie et un oxygénateur, qui seront fixés dans la ceinture. Le sang oxygéné sera envoyé au coeur via un petit tube en plastique, appelé canule, qui sera relié à une artère, au niveau du cou : "La canule est la seule chose qui va rester à l'intérieur du corps", explique sur Europe 1 le professeur Olaf Mercier qui dirige le projet.

Grâce à un financement à hauteur de 5 millions d'euros, les chercheurs qui ont mis au point ce poumon artificiel vont pouvoir développer leur projet. Ils évoquent la possibilité de procéder aux premières implantations dans moins de 5 ans. Depuis décembre 2013, la société Carmat a implanté des cœurs artificiels à trois patients.

 

6Medias / Publié le 07/09/2015/  Modifié le 08/09/2015/ Le Point.fr

 

http://www.lepoint.fr/sante/une-revolution-medicale-francaise-a-venir-07-09-2015-1962750_40.php


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8 - ResearchKit, la « révolution » médicale d'Apple, a aussi ses limites

 

L'annonce est passée relativement inaperçue. Lundi 9 mars, à l'occasion de la dernière keynote d'Apple, les projecteurs se sont surtout tournés vers la montre connectée de la marque, éclipsant quelque peu le lancement de ResearchKit, un projet ambitieux destiné à faire avancer la recherche médicale. Objectif : permettre aux équipes de scientifiques de recueillir d'importantes masses de données médicales grâce aux iPhones des patients. « Avec des centaines de millions d'iPhones utilisés à travers le monde, c'est une opportunité pour Apple de permettre aux gens de participer et de contribuer à la recherche médicale », explique Jeff Williams, le vice-président des opérations d'Apple, dans un communiqué. « ResearchKit donne à la communauté scientifique l'accès à une population mondiale et diversifiée et à des moyens inédits de collecter des données. »

Research kit est en fait un « framework », c'est-à-dire un outil permettant aux chercheurs de créer facilement des applications sur mesure. Six ont déjà été créées par de prestigieux centres de recherche, comme par exemple MyHeart Counts, développée par Standford Medecine et l'université d'Oxford. L'application recueille des données sur l'activité physique des utilisateurs et leur mode de vie, afin de déterminer l'impact sur la santé cardiaque.

 

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Des études de grande ampleur

« Notre objectif est d'en faire la plus grande étude jamais réalisée mesurant l'activité physique et la santé cardiovasculaire », explique au Monde.fr l'un des concepteurs de cette application, Michael V. McConnell, cardiologue à Standford. Pour lui, ResearchKit représente « un grand pas pour la recherche », notamment car « nous pouvons atteindre beaucoup plus de personnes ». Les autres applications déjà disponibles concernent l'asthme, Parkinson, le diabète ou le cancer du sein. Les données sont recueillies via l'iPhone, capable, par exemple, de compter le nombre de pas effectués dans la journée, ou à travers des objets connectés au téléphone, permettant entre autres de mesurer le rythme cardiaque. 

Ces applications collectent également des informations par le biais d'exercices, par exemple de dextérité pour l'application consacrée à Parkinson, ou demandent à l'utilisateur de répondre simplement à des questions sur son alimentation ou son poids. En plus de transmettre des informations aux chercheurs, ces applications se veulent également pratiques pour leurs utilisateurs, en leur donnant des conseils en fonction des données recueillies.

 

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« Je ne pense pas que ce soit une révolution »

En France aussi, les potentialités offertes par ce nouvel outil intéressent. Guy Fagherazzi, chercheur en épidémiologie à l'Inserm et organisateur d'un colloque en 2016 sur les applications et objets connectés en recherche médicale, réfléchit déjà à la façon de l'intégrer à ses recherches. « Si c'est bien utilisé, cela peut avoir un énorme potentiel », explique-t-il, tout en modérant les propos d'Apple, qui prétend vouloir « révolutionner » la recherche : « Je ne pense pas que ce soit une révolution, c'est simplement la suite logique de la numérisation actuelle de la recherche. »

Aujourd'hui, pour étudier le diabète, son équipe envoie régulièrement des questionnaires à des dizaines de milliers de personnes. « Un dispositif très lourd et très lent, car la plupart des questionnaires sont toujours en papier ». Il peut parfois s'écouler deux ou trois ans entre l'envoi du questionnaire et le traitement des informations. « Ce type d'application permettrait de recueillir des données de façon quasi instantanée, on pourrait avoir une photographie de l'état de santé de toute une population en un instant. » Autre potentiel intéressant : « Aujourd'hui, recueillir des données sur 10 millions de personnes, c'est impensable. Si cela devient possible, si 10 millions de personnes suivent de façon assidue leur glycémie et tout un tas d'informations sur leur alimentation et leur activité, cela pourra être très informatif. »

 

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La fiabilité des données en question

Malgré son potentiel, ResearchKit soulève aussi beaucoup de questions et d'inquiétudes. A commencer par le respect de la vie privée et la sécurité des données. Qui pourra les consulter ? Pour désamorcer les critiques, Apple assure ne pas y avoir accès et, pour prouver sa bonne foi, a décidé de rendre le code de ResearchKit open source, c'est-à-dire transparent et consultable par tous. Guy Fagherazzi, quant à lui, pointe une autre limite : la fiabilité des données recueillies. « Pour le moment, on n'a aucun recul, on ne sait pas ce que ça vaut par rapport à un suivi classique. Nous militons pour qu'un organisme indépendant mène des études de validation. Mais ça prendra du temps. » Mal utilisé, l'iPhone peut potentiellement transmettre des données inexactes. L'utilisateur peut aussi se servir de l'application en dilettante, ce qui fausse le suivi. Les personnes sans pathologie qui utilisent des applications enregistrant leur activité physique, par exemple, abandonnent régulièrement au bout de six mois, souligne le chercheur.

 

Enfin, le support lui-même interroge sur la représentativité des données obtenues. Uniquement disponibles sur iPhone, les applications développées avec ResearchKit laissent de côté les utilisateurs d'autres modèles de téléphones, mais surtout… ceux qui ne disposent pas de smartphones. Les informations qui arriveront aux chercheurs concerneront donc principalement des personnes aisées, disposant donc d'un meilleur accès à la santé.

 

Le Monde.fr/ 11.03.2015/ Par Morgane Tual


http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/11/researchkit-la-revolution-medicale-d-apple-a-aussi-ses-limites_4591296_4408996.html


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Avis des internautes

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