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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 23/05/2017 à 15:44:43
AFRIQUE/ ENERGIE SOLAIRE : forces, faiblesses et perspectives



 

« MAROC/ 42% de l’énergie du Maroc grâce au solaire : Energie solaire et vapeur d’eau : star des énergies pour le Maroc. C’est au Maroc qu’est inaugurée la centrale d’énergie solaire de Noor. Au niveau technologie, le Maroc n’a pas choisi de miser sur le photovoltaïque ! Les miroirs installés en plein désert vont capter la chaleur du soleil et la diffuser grâce à une solution de transfert de chaleur chauffée à 339 degrés se trouvant dans des tuyaux sur l’armature qui ira elle-même chauffer de l’eau. Cette eau, à ébullition, deviendra de la vapeur sous pression qui alimentera des turbines. Ce sont elles qui produiront de l’électricité. Grâce à des sables en fusion, la centrale solaire continuera à produire de l’énergie jusqu’à 3 heures après le coucher du soleil, permettant d’alimenter les maisons même la nuit. Les chiffres parlent mieux qu’un long discours : “42% de l’énergie du pays sera assuré par la centrale solaire de Noor”, 9 milliards d’euros, 20 000 collecteurs d’énergie électrique par le solaire. »

 

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1 - Energies renouvelables : Le Maroc se dote d’une des plus grandes centrales solaires au monde

 

La première tranche d’une installation produisant de l’électricité à partir des rayons du Soleil vient d’être inaugurée dans le désert marocain. Le pays fait ainsi un gigantesque premier pas dans l’univers des énergies renouvelables. “Sur 450 hectares sont plantés 500 000 miroirs incurvés, hauts de 12 mètres, qui, comme le font les tournesols, se déplacent tout au long de la journée pour suivre la course du Soleil et capter ses rayons.” C’est ainsi que le site de l’hebdomadaire marocain TelQuel décrit l’installation électrique Noor 1, mise en service le 4 février en plein désert, au sud de Ouarzazate.


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Cette centrale solaire thermodynamique – l’une des plus grandes au monde par ses dimensions – est la première tranche d’un complexe de production d’électricité. D’ici à 2018, trois autres unités viendront la compléter pour atteindre une capacité de production de 580 mégawatts. Ce qui en ferait “le plus grand complexe solaire multitechnologique du monde” selon TelQuel. Concentrés par les miroirs, les rayons du soleil chauffent un fluide caloporteur – une sorte d’huile mélangée à de l’eau – qui se transforme en vapeur et c’est cette vapeur qui va actionner les turbines qui produisent de l’électricité. La capacité de production annoncée de Noor 1 est de 160 MW, contre 377 MW pour l’actuelle plus grande centrale thermodynamique au monde, installée aux Etats-Unis. Au total, le Plan solaire marocain prévoit la construction d’une capacité de production de 2 gigawatts à l’horizon 2020.

 

Expat/ Science & Techno/ Maroc/ TelQuel - Casablanca/ Publié le 11/02/2016/

 

http://www.courrierinternational.com/article/energies-renouvelables-le-maroc-se-dote-dune-des-plus-grandes-centrales-solaires-au-monde


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2 - Le Maroc dans le top 5 africain des énergies

 

Le Maroc est cité avec quatre autres pays (Le Nigeria, la Côte d’Ivoire, le Kenya, et l’Afrique du Sud) comme acteurs prometteurs dans le secteur des énergies pour la période 2016-2020. C’est ce secteur qui attire les investisseurs, d’après l’étude intitulée «financer la croissance africaine à l’horizon 2020: perception des investisseurs internationaux», établie par Havas Horizons, l’offre de conseil dédiée aux nouveaux pays émergents de l’agence Havas Paris et de l’Institut Choiseul. L’étude qui s’est basée sur les résultats d’une enquête d’opinions est publiée dans le sillage de la COP21 et dans la perspective de COP22 qui aura lieu en novembre à Marrakech. Tout un focus est consacré au secteur des énergies. Ainsi, 33% des investisseurs citent le Nigeria en première position et 22% placent la Côte d’Ivoire en deuxième position. Avec 19% comme solde d’opinions pour chacun, le Maroc et le Kenya arrivent en troisième position. L’Afrique du Sud, elle, occupe la quatrième position avec 11% des voix.

 

D’après les auteurs de l’étude, les pays qui conjuguent une forte croissance démographique à des perspectives économiques prometteuses sont en tête de ce classement. En effet, l’augmentation de la consommation privée couplée au développement d’activités industrielles fortement consommatrices d’énergie placent le Nigeria, la Côte d’Ivoire et le Kenya comme les acteurs prometteurs dans le secteur de l’énergie. Et ce, en dépit de facteurs d’instabilité locaux dont l’impact aurait été majoré dans le cadre d’économies moins dynamiques. Le Maroc qui affiche des «perspectives économiques intéressantes» pour les investisseurs, peut s’appuyer sur un potentiel d’énergies renouvelables important (solaire notamment) et a de bonnes capacités de financement.


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Le Royaume a beaucoup d’atouts. Il a connu en 2015 une croissance de 4,5%. Le pays a su préserver son attractivité touristique dans un contexte régional tendu et a, par ailleurs, bénéficié de la chute des cours des matières premières. Ceci, grâce notamment à une économie mature portée par une industrie manufacturière tournée vers l’exportation, et la multiplication de ses partenaires commerciaux hors Union européenne. «Sa stratégie ambitieuse en matière de développement durable et le rôle que le pays est amené à jouer en 2016, avec l’organisation de la COP22, ne pouvaient sans doute pas laisser les sondés insensibles», est-il souligné. Dans ce classement figure un nombre important de pays d’Afrique de l’Ouest, zone qui connaît la croissance démographique la plus importante du continent, et qui devrait compter 500 millions d’habitants à l’horizon 2030, selon les estimations de l’OCDE. «Longtemps considéré comme risqué, l’investissement dans les projets énergétiques semble représenter aujourd’hui un potentiel de retour sur investissement très significatif», d’après les auteurs de l’étude. Une majorité des sondés (65%) considère que le secteur de l’énergie est un moteur de développement économique pour l’Afrique. 47% des sondés ayant investi ou accompagné un investissement dans le secteur de l’énergie en 2015 souhaitent le maintenir voire le renforcer en 2016 et dans les années à venir.

 

Un autre constat, l’Afrique s’inscrit dans une tendance globale de développement des énergies renouvelables au détriment des énergies fossiles. Les investisseurs semblent résolus à accompagner ce mouvement. L’énergie solaire est privilégiée par 51% des investisseurs. Elle est suivie par le gaz et le pétrole (23%) puis l’hydraulique (16%). La grande majorité des sondés estime que le développement énergétique constitue un enjeu majeur pour le développement économique de l’Afrique ainsi qu’une opportunité pour le continent d’inventer un modèle propre, qui lui permettrait d’accélérer sa transition énergétique (pour 56% des sondés). Près de 38% considèrent cela plutôt comme une hypothèse envisageable. Il demeure néanmoins encore des freins à l’investissement dans le secteur des énergies. Plus de la moitié des sondés (55%) considèrent que les risques juridiques et ceux liés à la gouvernance sont les principaux obstacles. Vient ensuite le déficit d’infrastructures (27%). Le manque de solvabilité n’est mentionné que par 8% des répondants.

 

L’économiste/ Par Amélie Beaujard/ 11 août 2016

 

https://www.energies-renouvelables-afrique.com/maroc-top-5-africain-energies/


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3 - Ouvertures en série de centrales solaires au Sénégal

 

Traversée d’une Afrique bientôt électrique (21). Le pays ambitionne de devenir le leader des énergies vertes en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal ne cesse de battre ses propres records dans la course aux énergies renouvelables. Douze jours à peine après avoir lancé, le 22 octobre, Senergy 2, la plus grande centrale solaire d’Afrique de l’Ouest avec 75 000 panneaux photovoltaïques produisant 20 mégawatts (MW), voilà qu’une nouvelle centrale, riche de 11 000 panneaux supplémentaires et produisant 22 MW d’énergie solaire, voit le jour à l’ouest du pays.

C’est à Malicounda dans le département de Mbour, à 84 km de Dakar, qu’a été inaugurée cette centrale début novembre. Comme la précédente, elle a bénéficié de la présence du président sénégalais Macky Sall, débarqué sous les acclamations de la foule, la rumeur de tams-tams, la musique et la danse. La centrale de Malicounda est implantée sur 100 hectares, dont 45 sont aujourd’hui aménagés. Soit 86 000 panneaux solaires qui s’étendent à perte de vue. Grâce à la technologie adoptée par le groupe italien Solaria qui permet la conversion directe des rayons du soleil en électricité, la centrale fournira chaque année 22 MW au réseau national. Ce qui représente la consommation d’environ 9 000 concessions.

 

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_ Doubler la capacité énergétique du pays

« Le Sénégal a choisi de développer le mix énergétique, avec l’option de faire de l’énergie propre pour réduire dans un futur proche le coût du kilowattheure (kWh) et de fournir aux Sénégalais de l’énergie électrique en qualité et en quantité (…). Dans notre option, le solaire jouera un rôle important avec des coûts de production de plus en plus compétitifs », a déclaré le président Macky Sall, du haut de la tribune officielle face à un public qui a du mal à tenir tranquille. Les cris, mêlés aux applaudissements entretenus par des personnes arborant des tee-shirts à l’effigie de Macky Sall, ont ponctué chaque phrase du chef de l’Etat.

 

Aujourd’hui encore, 45 % des Sénégalais n’ont pas accès à l’électricité (20 % dans les villes, 60 % en zones rurales). Un retard que le président Sall souhaite combler en doublant la capacité énergétique du pays : « De 573 MW en 2011-2012, la puissance totale de notre parc énergétique a aujourd’hui atteint une puissance de 821 MW. Notre objectif est d’atteindre 1 264 MW en 2019 », confiait-il lors de l’inauguration de Senergy 2. La centrale de Malicounda est le fruit d’un contrat de concession de vingt-cinq ans entre la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et des investisseurs italiens avec, à leur tête, le groupe Solaria. L’installation de la centrale a nécessité un apport d’investissement du groupe Solaria de 22 milliards de francs CFA (30 millions d’euros). « Nous avons tenu à bien indemniser les villageois, sans compter le coût du terrain et la partie donnée à notre actionnaire, la mairie de Malicounda », a expliqué Paolo Carlo Regano, PDG du groupe Solaria.

 

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_ 20 % d’énergie renouvelable pour 2017

A l’instar de Senergy 2, un accent particulier a été mis sur le développement d’un modèle économique, social et environnemental inclusif. Le personnel de la centrale est composé à 99 % de Sénégalais et ce sont au total soixante emplois qui ont été créés, dont trente pérennes. Il est à noter que la mairie de Malicounda détient 5 % des actions du groupe Solaria et le maire de la localité est le président du conseil d’administration. Après l’ouverture de ces deux centrales, pas question de s’arrêter en si bon chemin. Le gouvernement sénégalais s’est fixé comme objectif 20 % d’énergies renouvelables pour 2017 dans son Plan Sénégal émergent (PSE) et semble en mesure de tenir son pari, grâce à la mise en valeur progressive d’un potentiel d’énergie solaire impressionnant. Le taux d’ensoleillement sénégalais étant environ deux fois supérieur à celui de la France. Le directeur des grands projets de la Senelec, Issa Dione, a ainsi dévoilé à Malicounda l’arsenal de centrales solaires que le Sénégal compte réceptionner en 2017. Il y aura d’abord Santhiou Mékhé (région de Thiès) 29,5 MW, puis Kahone (région de Kaolack) 20 MW, ensuite Sakal (région de Louga) 20 MW et finalement Dias (région de Dakar) 15 MW. Soit au total 113,5 MW qui viendront s’ajouter aux 821 MW existants. A cette production solaire, il faudra aussi compter avec celle prévue à 150 MW du futur parc éolien de Taïba Ndiaye.

 

Ces efforts viennent confirmer la volonté du Sénégal de devenir une plateforme de la production d’énergie verte dans la sous-région. Selon Issa Dione, la mise en service de ces centrales solaires va permettre à la Senelec d’éviter de générer 175 millions de tonnes de C02 par an. Elle pourrait aussi entraîner une baisse des coûts de production pour le gouvernement qui, jusqu’en 2015, versait à la Senelec une subvention annuelle de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’entreprise publique pourra pour la première fois s’en passer grâce à la mise en service des centrales de Bokhol et de Malicounda et en prévision de l’ouverture des quatre autres centrales en 2017.

 

Cette augmentation en capacité énergétique permettra sans doute à terme de diminuer aussi le coût de l’électricité pour les foyers sénégalais qui paient aujourd’hui l’une des factures d’électricité les plus élevées de la sous-région à environ 120 francs CFA le kWh (0,18 euro/kWh), soit le double du kWh ivoirien. Lors de l’inauguration de Senergy 2, le président Sall a ainsi demandé à la Senelec et à son ministre de l’énergie de « réfléchir sérieusement à la possibilité de réduire le prix du courant d’ici le mois de janvier », recueillant les applaudissements nourris de la foule. Nul doute qu’à l’approche des législatives de 2017, la réduction du prix de l’électricité, thème hautement sensible dans la sous-région, aura force de conviction politique.

 

Par Amadou Ndiaye et Matteo Maillard (Dakar, envoyés spéciaux) / LE MONDE Le 30.11.2016/ Mis à jour le 30.11.2016/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/11/30/ouvertures-en-serie-de-centrales-solaires-au-senegal_5040992_3212.html


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4 - Énergie solaire : Une Afrique qui baigne dans la lumière

 

Un Africain sur deux n’a pas accès à l’électricité. Un grave déficit qui est également une opportunité pour le continent africain. L'Afrique possède un formidable potentiel encore inexploité en termes d'énergie solaire, du fait entres autre de sa répartition sur les territoires qui lui donne beaucoup d’avantages comparée aux autres énergies renouvelables. Selon les données du Joint Research Center de la Commission européenne citées par Jeune Afrique, "la plupart des régions d’Afrique profitent d’une irradiation supérieure à 2 000 kWh/m2 (environ deux fois plus que la majorité des pays européens), avec des pointes à 2 800 kWh/m2, comme en Namibie". 


Cet énorme potentiel leur permet d’envisager la construction de parcs solaires connectés au réseau national et de développer des solutions hors système comme le kit domestique composé d’un panneau et de quelques lampes ou encore un mini-réseau pouvant alimenter une petite ville. Contrairement aux autres énergies renouvelables, le solaire est moins complexe et plus rapide à mettre en place. En effet, là ou la construction d’un barrage hydraulique nécessite de longues études préalables qui prennent plusieurs années, celle d'une centrale solaire prend beaucoup moins de temps, minimum 2 ans. « L’Afrique a un gros potentiel en énergie solaire, un potentiel de 1 000 gigawatt », a affirmé Charles Cormier, directeur de l'énergie pour la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord à la Banque mondiale, lors d’une présentation durant la COP22 en novembre 2016, à Marrakech au Maroc. Mais, malgré ce potentiel, le continent ne dispose que de 1% de ce type d’énergie renouvelable dans son réseau alors même que, « sur les prochaines décennies, il y aura un grand besoin », a affirmé M. Cormier. 


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Cependant, selon la Banque africaine de développement (BAD), pour que le solaire se développe véritablement en Afrique, il faudrait 33 milliards de dollars d’investissements par an pendant 20 ans. Il est donc important de rassurer les investisseurs pour qu’ils se lancent dans ce secteur très promoteur. C'est déjà le cas dans des pays comme le Sénégal où "la révolution solaire" est en marche. Le pays prévoit d'inaugurer en 2017 quatre autres centrales solaires, d’une capacité totale de 100 MW dont deux produiront 30 MW chacune et les deux autres 20 MW chacune.

 

Par ailleurs, pour des raisons climatiques évidentes, les pays du Maghreb et du Sahel ont également un fort potentiel en matière d’énergie solaire. C'est donc naturellement qu'ils affichent quasiment tous leur volontarisme dans le domaine même si leurs projets de diversification énergétique diffèrent par leur niveau de maturité. Ainsi, en 2009, le Maroc a mis en place une agence dénommée MASEN dont la mission est de porter à 14% la part du solaire dans la production électrique nationale avec le lancement entre autres, du complexe solaire de Ouarzazate qui représente un milliard d’euros d’investissements en plus du don de 43 millions d’euros de l’Union européenne. Le Maroc a aussi inauguré en 2016, la plus grande centrale à énergie solaire concentrée au monde, Noor ("lumière" en arabe), qui a été financé par la BAD, principal bailleur de fonds avec près de 200 millions de dollars investis.

 

Gros pays exportateur de pétrole et de gaz, l’Algérie souhaite également rentabiliser son ensoleillement exceptionnel. Ainsi, le pays entend combler 30% à 40% de ses besoins en électricité grâce aux énergies renouvelables. Une vingtaine de centrales photovoltaïques, dont la capacité est estimée à près de 350 MW, devraient être mises en place très prochainement. Enfin, du côté du Sahel, l'accent est mis en particulier sur les panneaux solaires à vocation familiale, destinés à permettre aux populations situées loin des centres urbains d’être éclairées sans être obligées d’avoir recours à des groupes électrogènes gros consommateurs de gasoil. Les autorités espèrent des investissements étrangers pour pouvoir construire des centrales solaires de taille moyenne destinées à être gérées par des associations et des communautés décentralisées.

 

23 Mar 2017 / Vitraulle Mboungou / E-mail /

 

http://www.afriqueexpansion.com/dossier0/4831-energie-solaire-une-afrique-qui-baigne-dans-la-lumiere.html


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5 - 42% de l’énergie du Maroc grâce au solaire

_ Energie solaire et vapeur d’eau : star des énergies pour le Maroc

 

C’est au Maroc qu’est inaugurée la centrale d’énergie solaire de Noor. Au niveau technologie, le Maroc n’a pas choisi de miser sur le photovoltaïque ! Les miroirs installés en plein désert vont capter la chaleur du soleil et la diffuser grâce à une solution de transfert de chaleur chauffée à 339 degrés se trouvant dans des tuyaux sur l’armature qui ira elle-même chauffer de l’eau.

Cette eau, à ébullition, deviendra de la vapeur sous pression qui alimentera des turbines. Ce sont elles qui produiront de l’électricité. Grâce à des sables en fusion, la centrale solaire continuera à produire de l’énergie jusqu’à 3 heures après le coucher du soleil, permettant d’alimenter les maisons même la nuit.

 

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_ Les chiffres parlent mieux qu’un long discours:

. “42% de l’énergie du pays sera assuré par la centrale solaire de Noor”,

. 9 milliards d’euros,

. 20 000 collecteurs d’énergie électrique par le solaire.

 

http://www.energie-afrique.com/42-de-lenergie-maroc-grace-solaire/


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6 - HAÏTI A LE PLUS GRAND HÔPITAL A ENERGIE SOLAIRE DU MONDE

 

A 50 km au nord-est de Port-au-Prince, l’hôpital universitaire de Mirebalais est devenu le symbole de ce que pourrait être une reconstruction « heureuse » en Haïti, quatre ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, qui a fait plus de 220 000 victimes. Et qui continue de meurtrir le pays. Mirebalais, qui a ouvert ses portes en mai 2013, est aujourd’hui le plus grand hôpital du monde alimenté uniquement pas l’énergie solaire, selon Partners in Health/Zanmi Lasante (PIH/ZL), deux ONG jumelles (américaine et haïtienne) qui ont construit l’établissement et le gèrent avec le ministère haïtien de la santé. Environ 1 800 panneaux solaires couvrent le toit de l’hôpital de 300 lits.

Une production d’énergie suffisante pour couvrir les besoins du CHU, qui dispose également d’équipements de pointe dans ses salles d’urgence et de soins néonataux. L’électricité excédentaire est redistribuée par le réseau national. L’hôpital a été conçu, début 2009, par PIH/ZL comme un petit centre de soins pour cette ville d’un peu plus de 15 000 habitants. A la suite des dévastations du séisme, le gouvernement a demandé de développer le projet afin d’en faire un centre hospitalier régional et un centre de formation des médecins et des infirmières.

 

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_ « EXTRAORDINAIRE POTENTIEL »

Coût du projet ? 25 millions de dollars (18,3 millions d’euros). L’entregent et l’expérience du docteur Paul Farmer, fondateur de PIH et proche de l’ancien président des Etats-Unis Bill Clinton, ont permis de réunir les fonds auprès de nombreux donateurs. La fondation Artists for Haïti, créée par le comédien américain Ben Stiller, a ainsi apporté 2,7 millions de dollars, tandis que la Croix-Rouge américaine a contribué au projet à hauteur de 5,5 millions. Visitant le chantier de l’hôpital en mars 2012, M. Clinton, nommé envoyé spécial des Nations unies pour Haïti, avait souligné « l’extraordinaire potentiel de l’énergie solaire pour mieux reconstruire Haïti ».

 

Un potentiel loin d’être mis en valeur comme il le mériterait. Après le tremblement de terre, le mot d’ordre était pourtant de « reconstruire mieux ». Avec, parmi les recommandations faites, une utilisation plus systématique des énergies renouvelables, notamment du solaire dans ce pays tropical où moins de 25 % de la population dispose d’un approvisionnement en électricité, le pourcentage le plus faible des Caraïbes. Le bois et le charbon de bois restent ainsi les énergies les plus utilisées par les Haïtiens, ce qui a largement contribué à la déforestation du pays.

 

Des efforts ont certes été réalisés. Dans l’année qui a suivi le tremblement de terre, des ONG et des organisations internationales ont distribué gratuitement plus de 50 000 lampes solaires. Des cliniques, des orphelinats et des fermes piscicoles ont été dotés d’installations solaires par le Solar Electric Light Fund (SELF), une ONG américaine qui a reçu des financements de la Banque interaméricaine de développement. Ces équipements disposent de prises permettant la recharge des téléphones portables.

 

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_ « AUCUNE INCITATION FISCALE »

La Fondation connaissance et liberté (Fokal), créée par l’ancienne première ministre Michèle Pierre-Louis, a équipé plusieurs écoles en panneaux solaires. Afin de lutter contre les agressions et les viols, des lampadaires solaires ont même été installés dans plusieurs camps, qui abritent toujours aujourd’hui entre 146 000 et 170 000 sinistrés, selon les sources.

 

Mais tout cela reste insuffisant. Il y a un an, le premier ministre Laurent Lamothe avait promis que la compagnie nationale Electricité d’Haïti (EDH) serait en mesure d’alimenter les foyers haïtiens 24 heures sur 24 dans les six mois. Loin de s’améliorer, la fourniture de courant a empiré, en raison des difficultés financières et techniques d’EDH. Les coupures de courant se sont multipliées au moment des fêtes de fin d’année. Les embouteillages, habituels dans la capitale, se sont aggravés en raison de la paralysie des feux tricolores alimentés par des panneaux solaires. En conflit financier avec l’administration, la société privée Axxium a cessé d’assurer leur maintenance.

 

« Il n’y a pas de politique en faveur des énergies alternatives, le gouvernement n’accompagne pas les investissements solaires, il n’y a aucune incitation fiscale et nous devons payer des taxes de 30 % à 40 % sur les équipements que nous importons », déplore Jean-Jacques Sylvain, qui a créé avec son frère Green Energy, une société de vente et d’installation d’équipements solaires. Mirebalais reste, pour le moment, une petite lueur d’espoir.

 

Source : Le Monde/ Posté le12 janvier 2017AuteurAdmin1/

 

http://agoraafricaine.info/2017/01/12/haiti-a-le-plus-grand-hopital-a-energie-solaire-du-monde/


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7 - Libye: le PNUD installe des panneaux solaires

 

Le Programme des Nations unies pour le développement vient de procéder à l’installation de panneaux solaires dans 10 hôpitaux à travers le pays confronté à des pannes d‘électricité récurrentes. Le projet vise notamment à aider les hôpitaux dans un environnement où les coupures peuvent parfois atteindre 17 heures. Bashir Mohamed, directeur adjoint de l’hôpital d’Abu Salem : “ce projet a été lancé par le programme de développement de l’ONU dans 10 hôpitaux à travers la Libye. Ils voulaient mettre en œuvre ce projet ici à l’hôpital d’urgence d’Abu Salem et l’idée a été proposée à l’administration de l’hôpital. Le panneau solaire a été installé dans un court laps de temps. Il a été installé en moins d’un mois”. Récemment, une panne générale d‘électricité survenue dans l’ouest et le sud de la Libye, couplée à une insécurité déjà chronique et des problèmes économiques, a poussé la frustration des populations à des sommets.

 

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Pour les responsables, le diagnostic était tout trouvé : problèmes techniques, dommages causés par le conflit entre groupes armés à travers le sabotage des installations et le détournement des circuits d’approvisionnement à d’autres fins. Désormais, les hôpitaux qui étaient obligés d’utiliser des générateurs ont des solutions alternatives : Hussein Al-Rabaty, responsable de l’unité technique de l’hôpital d’Abu Salem :“le panneau solaire qui a été installé à l’hôpital par l’ONU peut produire environ 37,5 KW, et il peut stocker environ 130 KW, et c’est la capacité de la batterie. La consommation de jour est de 37 KW et la consommation de nuit est de 5 KW.” D’après les analystes, les coupures de courant ont contribué à la fragilisation du gouvernement soutenu par la communauté internationale et installé à Tripoli et au renforcement des tensions entre factions rivales.

 

avec REUTERS/ 31/01/ 2017/

 

http://fr.africanews.com/2017/01/31/libye-le-pnud-installe-des-panneaux-solaires//


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8 - Rendre les énergies renouvelables plus accessibles en Afrique subsaharienne

 

_ LES POINTS MARQUANTS

. En 2012, moins d’un Africain sur cinq était raccordé à l’électricité.

. Malgré les efforts entrepris, l’Afrique est à la traîne, notamment dans le développement des énergies renouvelables.

. Un forum organisé en marge du sommet Afrique-France a été l’occasion de plaider en faveur d’une « révolution solaire ».

 

En Afrique, plus de 500 millions de personnes vivent sans électricité. C’est à dire que moins d’un Africain sur cinq était raccordé à l’électricité en 2012. Et avec une timide progression de 32 % à 35 % entre 2010 et 2012, le rythme d’accès à l’électricité augmente trop lentement par rapport à la croissance démographique rapide du continent. C’est en partant de ce constat que Paul Noumba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale au Mali, a plaidé en faveur d’une «révolution» solaire sur le continent africain, lors d’une table ronde sur les énergies renouvelables organisée au cours du Forum économique en marge du XXVIIe sommet Afrique-France.

 

Les différents intervenants ont dressé un état des lieux des énergies renouvelables. Constat : l’électricité telle qu’elle est distribuée aujourd’hui, c’est-à-dire dans un format classique d’approvisionnement faible et irrégulier par les hydrocarbures, freine le développement en Afrique sub-saharienne. Malick Alhousseini, le ministre malien de l’Energie et de l’eau, ainsi que différents opérateurs économiques, ont tour à tour évoqué les difficultés du secteur, notamment les obstacles que rencontrent les entrepreneurs africains dans l’élaboration de leurs projets.

 

Les panelistes ont aussi insisté sur les réalisations notables en matière d’énergie renouvelables, comme le projet Lighting Africa, proposé diverses solutions et interagi avec les participants. Dans la conjoncture économique morose actuelle, avec un ralentissement de la croissance des grandes économies comme le Nigéria, l’Angola et l’Afrique du Sud, Paul Noumba Um a souligné l’urgence d’agir et d’accélérer la mise en place d’un système énergétique stable. «On assiste actuellement à un changement de paradigme et il faut utiliser les nouvelles technologies pour impulser les énergies renouvelables, surtout dans les zones rurales », a-t-il indiqué, en rappelant que cela pourra réduire la pauvreté. Comment y arriver ? 

 

Les gouvernements devraient proposer de bon projets, des procédures  transparentes et renforcer leurs acquis afin d’accroître la capacité de production des sociétés dont le rythme actuel augmente seulement de 1 à 2 GW par an, alors que la croissance annuelle de la demande dépasse 6 et 7 GW. Pour réduire ce déficit, les gouvernements sont appelés à intégrer les technologies solaires dans leurs stratégies nationales d’électrification afin de mettre en marche une «révolution» solaire d’ici 2023 et de produire 1 GW d’électricité photovoltaïque connectée au réseau national. Cela permettra également de fournir de l’énergie solaire hors réseau (off-grid) à 5 millions de nouveaux utilisateurs.


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La Banque met déjà en œuvre des projets d’électrification dans les zones rurales avec L'Agence malienne pour le développement de l'énergie domestique et l'électrification rurale (AMADER). Dans le cadre du Partenariat global sur l'assistance basée sur le rendement (Global Partnership of Output-Based Aid, GPOBA) des compteurs, la Banque mondiale a également financé des projets destinés à installer de nouveaux compteurs, dans la commune de Sébékoro, dans la région de Kayes, à l’ouest de Bamako. Ces compteurs étant moins chers que ceux généralement disponibles sur le marché.

La commune a également bénéficié d’une extension de son réseau entre 18 heures et minuit. Cela signifie concrètement, que les enfants ont maintenant la possibilité de faire leur devoir et d’étudier chez eux, que les ménages peuvent charger leurs téléphones, écouter la radio ou regarder la télé. Sans parler des petits commerces de restauration (utilisant des réfrigérateurs et congélateurs) qui peuvent se développer et rester ouverts plus longtemps.

 

Toujours au Mali, le Projet énergie domestique et accès aux services de base en milieu rural (PEDASB) a permis d’installer une centrale de 52kWc à Zantiébougou, dans la région de Sikasso au sud de Bamako. 765 personnes ont pu être raccordées, et la commune a pu favoriser l’autonomisation des femmes grâce au développement d’une unité de transformation de produits locaux cultivés par les femmes de Zantiébougou. D’autres activités économiques ont pu se développer (commerce, menuiserie, soudage..) et les enseignants ont constaté une augmentation du taux de réussite des élèves.

À Niena, également dans la région de Sikasso, 538 personnes ont pu bénéficier d’un système hybride (solaire photovoltaïque/diesel). Au-delà des avantages similaires à ceux de Zantiébougou, l’accès à l’électricité a amélioré la sécurité et la performance des centres de santé et cliniques. Les enseignants ont aussi remarqué des progrès notables chez les élèves.

 

Pour permettre à l’Afrique sub-saharienne de se développer, il est très important de soutenir le secteur de l’énergie. C’est pourquoi la Banque mondiale accompagne financièrement les gouvernements africains dans leurs réformes pour améliorer le secteur de l’électricité et élargir l’accès aux usagers vivant dans les régions les plus reculées. Dans ce contexte, les énergies renouvelables constituent un pilier majeur du Plan d’Affaires pour le Climat en Afrique (Africa Climate Business Plan) lancé par la Banque lors la COP21 à Paris en 2015 pour mobiliser 16 milliards de dollars d’ici à 2018.

 

Banque mondiale/ BAMAKO, 13 février 2017/ Publié le 13 février 2017/

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/feature/2017/02/13/making-renewable-energy-more-accessible-in-sub-saharan-africa


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9 - Quel avenir en 2017 pour les énergies renouvelables après les performances record de 2016 ?

Alors que pour la première fois, 2016 a été l'année où les investissements en matière d'énergies renouvelables ont rattrapé ceux liés aux énergies fossiles, 2017 s'annonce comme celle de la prise de conscience par le grand public de ces grands changements dans le domaine énergétique.

 

_ Atlantico : Dans une note parue ce mois-ci, le Forum économique mondial a annoncé que l'installation de panneaux solaires ou d'éoliennes coûte désormais autant que celle d'infrastructures liées aux énergies fossiles. Quels facteurs ont favorisé ce rattrapage ? S'agit-il d'une tendance observable à l'échelle de la planète ou note-t-on des disparités ? 

 

. Myriam Maestroni et Grégory Lamotte : Après de nombreuses années de purgatoire, pendant lesquelles les énergies alternatives se sont développées sans véritablement parvenir à être rentables, il semblerait que 2016 transforme l’essai de 2015, qui s’était déjà avéré être une année extrêmement encourageante. 2016 se profile donc comme une année charnière permettant d’acter ces énergies comme tout à fait compétitives face aux énergies fossiles, et ce dans de nombreux pays. 

 

Selon le Forum économique mondial, mieux connu pour son forum annuel de Davos, le futur des énergies renouvelables arriverait vraiment lorsqu'installer des panneaux solaires sera moins cher qu’investir dans le charbon, le gaz naturel ou autres énergies fossiles… Or ce jour semble bel et bien arrivé. En effet, selon son dernier et tout récent rapport, les énergies solaires et éoliennes sont maintenant au même prix, voire moins chères, que celles produites pas les nouvelles installations d’énergies fossiles dans plus de trente pays. Il est désormais établi que si cette baisse des prix de ces deux énergies renouvelables majeures continue, deux tiers des pays atteindront le fameux point de parité avec le coût du réseau ("grid parity"), dans à peine quelques années (au plus tard au cours de la décennie à venir) et sans aucune aide d’Etat.

 

Cette position n’est plus unique. En effet, de nombreux analystes convergent pour confirmer que le solaire est devenu en 2016 le moyen le moins cher au monde capable de produire de l'électricité dans 90% des pays. Seul les pays en zone froide (au nord de l'Allemagne) ne peuvent pas encore en bénéficier. La Banque Lazard, qui réalise chaque année depuis dix ans un palmarès des prix de production de l'électricité, montre que le solaire et l'éolien creusent l'écart avec ses concurrents. Michael Drexler, responsable des investissements et infrastructures du Forum économique mondial - un ancien banquier d’affaires -, vient de déclarer que "les énergies renouvelables sont à un tournant, puisqu’il ne s’agit plus juste d’un choix commercial viable, mais bien une belle opportunité d’investissement de long terme avec de bonnes perspectives de retour, stables et protégées de l’inflation".

 

Un message particulièrement fort, et qui intervient, symboliquement quelques jours après la nomination de Rick Perry, l’ancien gouverneur du Texas, connu pour son climato-scepticisme, comme secrétaire d’Etat à l’Energie du nouveau gouvernement de Donald Trump aux Etats-Unis. Les faits semblent corroborer cette analyse puisque les investisseurs ont déjà largement intégré qu’il devenait très intéressant de commencer à investir massivement dans les énergies renouvelables. Ainsi, le BNEF (Bloomberg Energy New Finance) estime que les investissements dans les énergies renouvelables atteindront 7 800 milliards de dollars d’ici à 2040 (dont 3 400 milliards pour le solaire en tête du palmarès, suivi de près par l’éolien avec 3 100 milliards et 911 milliards pour l’hydroélectrique). Un montant  près de quatre fois supérieur aux 2 100 milliards qui seront investis dans les énergies fossiles sur la même période pour pouvoir faire face à la demande d’électricité qui ne cesse de croitre dans le monde.

 

Déjà en 2015, les investissements réalisés en infrastructures liés aux énergies renouvelables, estimés à 285,9 milliards de dollars (soit un accroissement de 5% par rapport aux 273 milliards de l’année d’avant) avaient été supérieurs à ceux réalisés en énergies conventionnelles - selon les données du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (UNEP). Cela aurait permis un accroissement de la capacité mondiale de production d’électricité renouvelable, notamment solaire et éolienne, qui se taillent la part du lion avec près de trois quart du total, pour atteindre à fin 2015, selon le dernier rapport publié par le Réseau international des énergies renouvelables (REN21) - toutes sources confondues dont l’hydroélectricité - 1,849 GW, soit une hausse de 8,7% par rapport à 2014.


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Ce qui est particulièrement remarquable, c'est que ce secteur en pleine expansion, qui ne semblait attirer que des investisseurs à l’affût d’aides et de subsides d’Etat, ait précisément su convertir ces aides en une série d’avantages concurrentiels solides, notamment liés à des effets d’économie d’échelle, qui ont eu des impacts extrêmement favorables tant sur l’offre que sur la production elle-même. Ainsi, le coût des cellules photovoltaïques ou des turbines éoliennes ont été réduits de façon significative. Le coût de production de l’énergie solaire est passé de 600dollars/Mwh il y a dix ans à moins de 100 aujourd’hui. Des chiffres quasiment comparables à ceux obtenus avec le charbon et le gaz naturel (estimés en moyenne à 100 dollars par Mwh). Ces sept dernières années, le solaire a enregistré une baisse de 85%; une baisse équivalente est prévue pour les sept prochaines années et cela va profondément changer le paysage de l'énergie. Il s’agit d’une tendance qui s’inscrit dans la durée. On constate la même tendance pour le solaire à concentration, qui connaîtra une chute de 43%, mais aussi l’éolien onshore et celui offshore qui coûteront, respectivement 26% et 35% moins chers au même horizon.

 

Au-delà de l’effet d’économie d’échelle, cette baisse des coûts est également liée aux progrès technologiques, et plus généralement à une courbe d’apprentissage rapide dans un contexte favorable. De fait, depuis quarante ans, on a assisté à une baisse régulière du prix du solaire avec la mise en service de nouvelles générations de machines outils (allemandes principalement) capables de produire des panneaux solaires plus efficacement et à moindre coût (un peu comme nous l’avons observé pour les éclairages à LED ou pour les écrans plats).

 

Tout cela se traduit par de profonds changements : aujourd’hui, le secteur des renouvelables est devenu de moins en moins dépendant des subventions diverses et variées… à l’opposé de ce que l’on observe pour les énergies fossiles qui bénéficiaient encore en 2014 de plus d’un-demi milliard de dollars, soit quatre fois le montant des subventions pour les énergies renouvelables, selon l’Agence internationale de l’Energie (IAE).

 

Bien entendu, ces gains de compétitivité se convertissent en performances financières, puisqu’aujourd’hui, les taux de retour sur investissements sont passés au delà de 10% (jusqu’à 17%) avec une volatilité réduite… ce qui est, bien sûr, de nature à rendre enfin compatible les attentes en termes de profitabilité et le fait de préserver notre planète contre les effets de plus en plus graves liés au changement climatique. Un vrai changement de paradigme longtemps attendu et qui semble enfin se matérialiser. Tous les repères changent, les cartes se redistribuent, certains experts de l'énergie le savaient ou l’appréhendaient depuis longtemps, mais 2017 sera l'année où le grand public va en prendre conscience, et ce partout dans le monde.

 

En bref, qu’il s’agisse de promouvoir l’accès à l’énergie (encore plus d’un milliard d’êtres humains n’ont pas accès à l’énergie) ou de consolider les capacités de pays en forte croissance et donc avec une demande d’électricité en forte augmentation telle que la Chine (devenue premier producteur de panneaux photovoltaïques et numéro un devant l’Allemagne avec 16% de la production photovoltaïque mondiale), la solution solaire est parfaitement adaptée. Et ce n’est qu’un début ! Même si son développement reste assez lent en France, il a progressé de 45 % au niveau mondial, passant de 51 GW installés en 2015 à 74 GW en 2016. Les États-Unis, l’Inde, la Chine et le Japon s’illustrent comme les pays qui investissent massivement dans ce secteur.

 

Cette tendance de fond s’auto-consolide au travers d’un écosystème global qui permet d’envisager un développement plus rapide que prévu des véhicules électriques, vus comme autant de mini stockages d’électricité, des technologies dites "smart" facilitant le confort de l’utilisateur partie prenante dans une logique globale de producteur-consomm’acteur, mais aussi bien sûr des technologies de stockage de cette énergie qui deviendra idéale lorsqu’on sera complètement capable de la stocker. Un sujet sur lesquels les plus grands progrès restent à venir et à suivre avec attention aux côtés des plus grands experts du moment tels Elon Musk, devenu un gourou du stockage d’électricité domestique produite par des panneaux solaires avec son Powerwall (batterie lithium-ion produite par Tesla) permettant de gérer l’intermittence, c’est-à-dire de stocker l’énergie quand elle est produite et de l’utiliser quand elle est nécessaire - pour ne citer qu’un exemple parmi de nombreux autres.

 

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_ Atlantico : Pour la première fois, l'énergie solaire a constitué, aux Etats-Unis, la première source d'énergie selon l'Agence américaine de l'Information énergétique. Quel est l'impact au quotidien de la place occupée par le solaire et de son développement ? 

. En 2016, ce sont 9,5 GW de capacités photovoltaïques qui se sont ajoutés au réseau américain, faisant du solaire la première source d’énergie sur une année complète selon les estimations du gouvernement américain. Selon l’Association des industries de l’énergie solaire (SEIA), on a installé cent vingt-cinq panneaux solaires par minute aux Etats-Unis en 2016. Ces données deviennent encore plus impressionnantes quand on y ajoute les capacités installées par les particuliers ou dans le tertiare, dites décentralisées avec un prix moyen pour les systèmes installés en toiture qui est passé pour la première fois en deça de 3 dollars/W  – (qui sont comptabilisées à partir des capacités centralisées) portant le total installé à 11,2 GW, soit près de 88% de plus que l’année précédente.

 

Il est important de noter qu’il a fallu quarante ans pour installer 1 million de toitures solaires aux Etats-UnisQuand on sait que dans les deux ans à venir, on aura plus de 2 millions de toitures solaires, la progression donne le vertige. C'est une loi exponentielle qui bouleverse les équilibres, comme nous l'observons souvent dans le digital. Avec un tel niveau de progression, cette énergie, qui ne représente encore qu’un petit pourcentage de nos moyens de production actuels, va sûrement devenir le moyen principal d'ici vingt ans. Il faut ajouter aux éléments précédents que le solaire peut être produit sur le lieu de consommation, en autoconsommation, ce qui évite les frais de transport qui représentent plus de 50% de la facture d'électricité dans tous les pays du monde.

 

Un succès qui s’affirme trimestre après trimestre. Ainsi, l’industrie solaire américaine vient de fixer un nouveau record sur le dernier trimestre de l’année, avec plus de 4,413 MW de panneaux solaires photovoltaïques installés, toujours selon le SEIA. Cela équivaut à un nouveau projet solaire toutes les 84 secondes et à un nouveau megawatt toutes les 32 minutes.

 

 

_ La Californie est devenue le premier Etat au monde à avoir installé plus d’1GW de capacité sur un simple trimestre, mais son exemple est suivi par d’autres Etats américains, qui deviennent ainsi également membre du "Gigawatt Club", c’est-à-dire des Etats comptant plus d’1,2 GW installés. C’est le cas de la Caroline du Nord, de l’Arizona, du Massachussets, du New Jersey, et du Nevada, pour ne citer que les plus actifs parmi les quatorze Etats qui ont tous contribué à cette remarquable croissance en installant plus de 100 MW sur cette seule année 2016. 

 

Au global, la capacité désormais installée aux Etats-Unis s’élève à 38,5GW, c’est-à-dire de quoi fournir de l’électricité à 6,5 millions de foyers américains et de réduire les émissions de CO2 de 41,7 miilions de tonnes par an. Ainsi, aux Etats-Unis, comme dans le reste du monde, l’ensemble des productions centralisées d’électricité à partir d’énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) ou nucléaire sont en crise car elles se retrouvent avec des actifs datant d'un ancien temps, qui ne sont plus compétitifs avec les énergies renouvelables. Un seul exemple: celui d’Engie, qui a pris la décision courageuse de se libérer de ses actifs toxiques en trois ans (et suivant la voie tracée par l’allemand Eon). Cela cause d’importantes dépréciations, mais il s’agit sans aucun doute d’un virage indispensable pour survivre.

 

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_ Quelle est l'évolution attendue pour l'énergie solaire en 2017 ? Les tendances précédemment décrites seront-elles confirmées ? Quel impact cela pourrait-il avoir sur la lutte contre le réchauffement climatique ?  

Pour le solaire, le développement à grande échelle des capacités installées renforce l’ambition du secteur qui prévoit que le photovoltaïque mondial continuera à se développer de façon exponentielle pour atteindre 540 GW de puissance solaire totale installée en 2020 contre 178 GW à fin 2014 et une année 2015 record (147 GW de capacités installées, 286 milliards dollars investis).

 

Ainsi, selon la loi de Swanson, le doublement de la capacité de production mondiale de photovoltaïque diminue les coûts de production du kilowattheure de 20 %, et cela se produit tous les vingt mois, depuis quarante ans. Énergie peu coûteuse, le photovoltaïque est aussi facile à installer. Il faut dire -et même si cela peut paraître bien paradoxal pour certains - qu’enfin le développement des énergies renouvelables semble tout autant, sinon plus, motivé par des raisons économiques pures que pour des raisons environnementales… Ce n’est pas grave, bien au contraire, car c’est finalement faire d’une pierre deux coups. Il est bien évident que le développement rapide de ces moyens de production d'électricité à partir d’énergies renouvelables, de plus en plus compétitives, tant en ce qui concerne le solaire que l’éolien, est une vraie chance pour le climat.

 

Tous les experts de l'énergie sont d'accord: la compétitivité des renouvelables va encore progresser… et cela constitue un vrai message d’espoir au premier jour de cette nouvelle année, en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique… et ce, même si on est encore loin du compte, avec une accélération des événements climatiques extrêmes qui ont ponctué une année 2016 qui deviendra une nouvelle année record en matière de hausse des températures. 

 

En effet, même si en forte hausse, dans une terrible course contre la montre, le niveau d’investissements en énergies renouvelables pour éviter les effets catastrophiques du réchauffement climatique devrait s’élever, selon les termes de l’Accord de Paris, à 1 000 milliards de dollars contre 286 milliards investis l’an dernier (soit un quart du total) d’après les estimations des Nations Unies. De nombreuses barrières empêchent encore les investissements de décoller… pour des raisons d’ailleurs plus politiques qu’économiques : contrats non standardisés, environnements réglementaires incertains, etc. 

 

En France, en 2017 il deviendra sans doute  plus rentable d'utiliser l'électricité produite sur son toit que de l'acheter au réseau; c'est un grand tournant. Tous les partis politiques semblent d'accord pour soutenir l'autoconsommation car c'est un moyen qui présente trois grands avantages :

- Bon pour le pouvoir d'achat : en faisant baisser le prix de la facture électrique aux Français, avec une énergie solaire de moins en moins chère;

- Bon pour la collectivité : en faisant baisser les investissements dans les réseaux d'électricité car avec le mélange solaire / digital, certaines start-ups comme Comwatt, arrivent à synchroniser l'offre et la demande d'électricité et ainsi éviter les couteux pics et creux de consommations;

- Bon pour la résilience des territoires : en produisant au plus près des consommateurs, par des millions de producteurs, le système électrique français devient beaucoup moins fragile, moins vulnérables aux caprices de la géopolitique et des attentats. 

 

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_ Avec tous ces avantages, pourquoi la France est si en retard au niveau des renouvelables ?

. Pendant longtemps, les Français ne se sont pas intéressés aux sujets qui concernent l'énergie électrique, car c'était une énergie centralisée et lointaine. Après la guerre, il n’était pas concevable de piloter de manière décentralisée le parc nucléaire français. Mais maintenant que nous savons que les énergies décentralisées vont pouvoir faire partie du paysage progressivement, les Français vont pouvoir se saisir du sujet car il devient plus proche d'eux…

 

Atlantico Green/ Publié le 1 Janvier 2017

 

http://www.atlantico.fr/rdv/atlantico-green/quel-avenir-2017-energies-renouvelables-apres-performances-record-2016-myriam-maestroni-2922652.html


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