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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

SCIENCE, TECHNOLOGIE ET DEVELOPPEMENT


Publié le 23/07/2017 à 19:03:38
AFRIQUE/ ECONOMIE/ TECHNOLOGIES : essor technologique et développement des nouvelles technologies





« Afrique/ Le boom des start-up : Les sommes investies dans les entreprises du secteur des nouvelles technologies en Afrique ont bondi de 30 %, l’an dernier, à 366,8 millions de dollars. Dans le secteur des nouvelles technologies, les start-up africaines ont tiré leur épingle du jeu en 2016. Leurs levées de fonds ont atteint des montants records, selon une étude du fonds de capital-risque français Venture Partners, rapporte Jeune Afrique. Au total, les sommes qu’elles ont empochées pour leur financement ont atteint le montant de 366,8 millions de dollars (343 millions d’euros) l’an dernier, contre 276,5 millions de dollars en 2015, soit une hausse de 33 %. Le développement est aussi visible dans le nombre de créations d’entreprises : on est ainsi passé de 55 start-up lancées en 2015 à 77 l’année suivante. L’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7 en quatre ans ! Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Egypte représentent à eux trois près de 80 % des investissements dans le secteur des nouvelles technologies en Afrique. »

 

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1 - Nouvelles technologies: les limites de l’Afrique 2.0

 

Dans un rapport sur les Dividendes numériques, publié le 13 janvier, la Banque mondiale brosse un tableau mitigé des progrès réalisés grâce aux nouvelles technologies. Elle rappelle que 60% de la population mondiale reste exclue d’une économie «numérique» en plein essor. Plus de croissance, plus d’emplois, de meilleurs services publics : autant de promesses non tenues par la révolution numérique, qui a vu tripler ces dix dernières années la part de la population mondiale connectée, note le rapport de la Banque sur les Dividendes numériques.

 

Une large partie du monde reste exclue de ces avancées, qui contribuent à creuser les inégalités en rendant les personnes aisées et connectées plus productives – mais pas les autres, considérées comme « non qualifiées » dès lors qu’elles ne connaissent pas les nouvelles technologies. Au total, 4,3 milliards de personnes, en Asie du Sud et en Afrique, n’ont pas accès à internet, tandis que 800 millions sur la planète n’ont pas non plus de téléphone portable. « Pour chaque personne connectée dans un pays en développement, trois autres ne le sont pas, voire vingt autres dans certains pays », souligne le document. Au Cameroun, au Ghana, au Kenya et en Ouganda, plus de trois usagers sur quatre doivent se rendre dans des cafés internet pour se connecter, à des tarifs élevés pour des connexions lentes.

 

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_ Un tableau contrasté en Afrique

Communiquer, se divertir, être sur les réseaux sociaux, rechercher des informations… Tels sont les usages universels du web. Particularité africaine cependant soulignée par l’étude de la Banque mondiale : un usager sur quatre, au Sud du Sahara, déclare se servir d’internet pour obtenir des informations médicales ou pédagogiques. L'Afrique est en pointe dans le mobile banking, avec le succès du système M-Pesa en Afrique de l'Est. Dans cette région, plus de 40% des adultes paient leurs factures par téléphone, contre 2% de moyenne mondiale. En Chine, 8 millions d’entrepreneurs vendent des biens à travers le monde via internet, un niveau que n’ont pas encore atteint les pays africains qui visent, eux aussi, l’émergence.

 

Sur des marchés de niche, les nouvelles technologies font certes une différence, comme la plate-forme Anou au Maroc, qui permet à des artisans des zones rurales d’exporter directement, sans intermédiaires. Au Kenya, la plate-forme iProcure connecte de manière non moins efficace à des acheteurs les fournisseurs de produits agricoles, dont la fiabilité est testée par le site. Des sites de vente de produits de grande consommation comme Konga au Nigeria et Takealot en Afrique du Sud, redistribuent les cartes dans le secteur de la distribution de la même manière qu’aux Etats-Unis, où 25 % des ventes d’ordinateurs et d’électro-ménager se font en ligne.

 

Mais de manière générale, leur essor reste entravé par les obstacles bien connus du monde des affaires africain : l’absence de services postaux fiables pour délivrer des colis, le faible taux de bancarisation et des moyens de paiement en ligne adaptés au marché – moins de 10% de la population dans les pays en développement disposent d’une carte de crédit et seuls l’Afrique du Sud et le Maroc proposent plus de trois services différents de paiement en ligne de type PayPal.

 

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_ Les limites de l’Afrique 2.0

Selon le rapport, les firmes africaines de plus de 5 employés qui se servent d’internet voient leurs salariés réaliser des ventes 4 fois supérieures à celles des entreprises sans internet. Une étude réalisée en 2014 auprès de 2 300 entreprises dans 6 pays (Ghana, Kenya, RDC, Tanzanie, Ouganda et Zambie) permet de mieux saisir l’impact du numérique sur l’économie. Dans les manufactures et les services, la part des entreprises connectées va de 22% en Tanzanie à 73% au Kenya. Sans surprise, 41% des sociétés kényanes opérant dans les services gèrent leur inventaire à l’aide d’internet, contre 12% en Ouganda et 8% en RDC.

 

Le rapport de la Banque mondiale relève qu’internet ne facilite guère l’accès à l’administration en Afrique subsaharienne. Il n’est pas non plus la principale source d’information (seulement pour 2% de la population, comme en Asie du Sud). Les médias traditionnels, radio-télévision et journaux imprimés, ont encore un bel avenir.

En revanche, internet joue un rôle important de mobilisation sociale via Twitter et Facebook, observé durant les Printemps arabes et dans plusieurs pays d’Afrique où des sites citoyens moins connus que Uhashidi au Kenya existent aussi, comme Huduma au Kenya, U-report en Ouganda et Sauti Wa Wananchi (« La voix des citoyens », en swahili) en Tanzanie.


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_ Les recommandations de la Banque mondiale

La Banque mondiale préconise de rendre universel l’accès à internet, et d’augmenter les dépenses d’éducation pour alphabétiser les 20% de la population mondiale qui ne savent ni lire ni écrire. Sans surprise, l’institution financière internationale plaide par ailleurs pour la libéralisation du marché numérique. Elle rappelle que les seuls pays à avoir encore un monopole d’Etat sur les fournisseurs de services internet et de télécommunications mobiles, comme Djibouti, l’Erythrée et l’Ethiopie, ne font pas aussi bien que les autres en termes d’accès aux technologies.

 

Dans un chapitre détaillé consacré à la Somalie, le rapport montre que des pays en conflit trouvent des moyens de survie grâce à internet et le téléphone mobile, qui facilite notamment des transferts d’argent importants faits par la diaspora somalienne. Pas moins de 38% des Somalis salariés sont payés via le téléphone mobile, contre 25% des Kényans. Revers de la médaille : le groupe islamiste armé des Shebabs se sert aussi des nouvelles technologies pour recruter et répandre son idéologie.

 

Par Sabine Cessou / Publié le 29-01-2016 / Modifié le 29-01-2016/

 

http://www.rfi.fr/hebdo/20160129-nouvelles-technologies-limites-afrique-fournisseur-service-internet-telecommunication


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2 - Le boom des hubs technologiques en Afrique

 

D'après une étude récente de GSMA, une association mondiale d'opérateurs mobiles, il y aurait 314 tech-hubs actifs en Afrique. Derrière ce terme très large se cache une réalité très diverse. On y retrouve à la fois des espaces de travail en commun, des incubateurs et accélérateurs d'entreprises et beaucoup d'autres sortes d'espace qui ont pour point commun d'utiliser de façon la plus rationnelle les nouvelles technologies pour le développement de l'économie locale. La conclusion positive de l'étude GSMA, c’est qu'à la faveur de la révolution numérique sur le continent, ces tech-hubs n’ont jamais été aussi nombreux ; ils évoluent très rapidement et contribuent de plus en plus au développement d’un tissu de start-ups et d’entrepreneurs locaux.

 

Service en ligne, e-commerce, économie de partage, marketing digital, technologies vertes … Les entreprises innovantes fleurissent en Afrique, au sein de nouveaux hubs technologiques. C’est la conclusion d’un rapport du cabinet d’étude GSMA Intelligence. Il y en aurait 314, contre à peine 120 l’an dernier. Les «hubtech», où se lancent et se côtoient les start-up de demain, sont donc en pleine explosion sur le continent. Ils sont très récents, quatre ans de moyenne. Mais mal répartis sur le continent. Cinq pays africains se partagent la moitié des hubs comptabilisés par GSMA Intelligence : l’Egypte, le Kenya, le Maroc, le Nigeria. Et l’Afrique du Sud, qui en compte 54 à elle seule. Derrière, le Ghana, l’Ouganda, la Tunisie et le Sénégal tirent leur épingle du jeu. Les autres pays, de l’Algérie à Madagascar, en comptent moins de cinq chacun. Car la naissance de ces hubs technologiques est d’abord liée à la qualité des réseaux téléphoniques, à ceux de l’Internet câblé ou via Wi-Fi. Indispensable pour les start-up du digital qui se lancent et se développent dans ces hubs.

 

Sur ce point, les opérateurs mobiles ont bien compris l'intérêt d'investir. A l'image du Français Orange ou du Sud-africain MTN.  Le premier a lancé un incubateur à Niamey, au Niger. Et le deuxième a implanté deux espaces de co-working, à Buea et Douala, sur la côte camerounaise. Le mobile, outil indispensable pour les nouveaux entrepreneurs. C'est en Afrique centrale que le cabinet GSMA compte le moins de hubs. Des pays qui comptent seulement un tiers d'abonnés aux réseaux mobiles.

 

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_ L'exemple égyptien

En Egypte, une première vague de startup étroitement liées aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) a été créée au lendemain de la révolution. Une nouvelle dynamique semble se dessiner notamment grâce au développement des hubtech, ces pépinières d'entreprises naissantes. Il y en a une quinzaine au Caire. L’un des hubtech les plus connus se trouvent sur le vieux campus de l’université américaine, à deux pas de la place Tahrir. Dans une ancienne salle de classe, Mohamed Mansour a installé ses bureaux. Il est le fondateur de Rise-up, une entreprise qui met en contact les investisseurs et les entrepreneurs. Les derniers mois de l’année 2015 se sont soldés par des levées de fonds de plusieurs millions de dollars : « Nous avons eu comme ça, deux, trois, quatre investissements massifs. Nous n’étions pas prêts, c’était surprenant pour nous ! Récemment, nous avons surtout vu la création d’entreprises dans le secteur des énergies renouvelable, mais le secteur le plus porteur est celui des téléphones portable et d’internet », analyse Mohamed Mansour.

 

Au Greek campus, on retrouve par exemple le siège de Jobzella, le premier site de recherche d’emploi au Moyen Orient. A quelques kilomètres kilomètres de là se trouvent Bedoya. Ahmed Khalil, créateur d’un robot connecté destiné aux pisciculteurs, explique qu’il n’aurait pas pu s’en sortir sans la structure : « Maintenant en Egypte il y a un écosystème, il y a dix ans c’était un rêve d’avoir un écosystème de connaître des investisseurs ou d’autre entrepreneurs donc c'est mieux mais dans le même temps, la compétition est plus difficile maintenant. » Si l’environnement s’est amélioré pour les startupeurs, la situation économique de l’Egypte et les restrictions de l’armée concernant l’importation de certains composants électroniques freinent le développement des petites entreprises innovantes.

 

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_ A Dakar, le CTIC donne le ton

Depuis 2011, Dakar accueille le premier incubateur de startups de l’Afrique francophone. Pour accompagner la révolution digitale en Afrique, CTIC sélectionne des projets puis aide à mettre sur pied des entreprises dans le domaine de la technologie de l’information et de la communication, en les faisant aller vers de nouveaux produits et de nouveaux marchés. En cinq ans d’existence, le CTIC de Dakar a créé plus de 200 emplois et a incubé des entreprises devenues depuis des références dans le secteur des TICS. Cherif Ndiaye est le créateur d’ « Ecole au Sénégal ». Incubée au CTIC depuis 2013, cette startup rend les programmes scolaires sénégalais accessibles à n’importe quel élève via un site web. Notamment grâce à des vidéos de cours donnés par des professeurs. « Être incubé au CTIC pour une startup permet d’être dans un écosystème où l’ensemble des entrepreneurs sont des passionnés des technologies de l’information et de la communication. Le second c’est le fait de pouvoir outsourcer la comptabilité, la fiscalité pour permettre à l’entrepreneur de se concentrer sur ce qu’il sait faire. »

 

A Dakar, le CTIC accompagne la croissance d’entreprises dans le secteur des technologies de l’information et de la communication, sous la forme d’un programme sur trois ans. Outre l’accompagnement d’entrepreneurs plus expérimentés, le centre propose un programme court sur 6 mois pour tester un modèle économique et a lancé récemment un programme de promotion des objets connectés. « On a énormément de problématiques liées à notre environnement. Je pense qu’il sera bienvenu d’avoir des vêtements qui pourront donner la qualité de l’air, d’avoir des maisons connectées », explique Eva Sow Ebion, responsable du business développement du CTIC Dakar. CTIC Dakar veut aujourd’hui reproduire son modèle de centre d’incubation, comme elle l’a déjà fait au Niger. L’incubateur d’entreprise mène actuellement des études de faisabilité en Mauritanie, au Gabon et au Togo.

 

Par Aabla Jounaïdi/ Diffusion : mercredi 24 août 2016/ Par RFI Publié le 23-08-2016 / Modifié le 23-08-2016/

 

https://www.mafrwestafrica.net/vu-au-sud-vu-du-sud/1217-le-boom-des-hubs-technologiques-en-afrique


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3 - La machine Afrique est lancée

 

L'Ethiopie a divisé par deux la pauvreté. Le Rwanda, avec ses 7 % de croissance, mise sur ses parcs technologiques. Si les tragédies africaines hantent nos mémoires, c'est le bond économique de tout un continent qui s'écrit. L'Ethiopie meurt peu à peu/ Sur cette terre de sécheresse/Ne fleurissent que les tombes. » La chanson écrite par Renaud date de 1985 et pourtant, on l'a toujours un peu en tête lorsqu'on pense à l'Ethiopie. Heureusement pour elle, l'ex-Abyssinie a tourné la page de la famine. Depuis dix ans, elle croît de 10 % par an. Ses salaires six fois inférieurs à ceux des Chinois ont attiré H&M, PSA, VW, nombre d'usines textiles et même... des Chinois, qui y fabriquent des chaussures.

 

Les agriculteurs consultent la météo sur leur smartphone, des hectares de roses partent fleurir les salons occidentaux. L'Ethiopie a divisé par deux la mortalité infantile et la pauvreté. Et le Rwanda, à jamais marqué par le génocide qui tua 800.000 personnes en 1994, vous avez envie d'y aller ? Pourtant, il s'enorgueillit de ses parcs technologiques et ses services publics sur Internet. Sa croissance annuelle est de 7 %, son parlement est celui qui compte le plus de femmes au monde, 51 sur 80 sièges. «Il y a une énergie incroyable ", dit Gaël Faye, l'auteur de « Petit Pays ». Au pays des mille collines, on enregistre une entreprise en trois jours, par exemple, SafeMotos, « l'Uber des moto-taxis ". Comme en Ethiopie, en Zambie ou ailleurs, l'agriculture se modernise, met en place une chaîne de valeur ajoutée. C'est indispensable, 40 % des récoltes sont encore perdues faute de stockage et de transport.


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Moralité, les clichés ont la vie dure. Et, si l'afro-optimisme béat est excessif, l'afro-pessimisme est dépassé : « Les changements profonds sont bien là, il faut les prendre en compte ", insiste Benoît Chervalier, un ancien de la Banque africaine de développement, qui a fondé One2five Advisory, une boutique destinée aux gouvernements et aux entreprises. Sur les vingt économies les plus dynamiques du monde ces dix dernières années, douze étaient africaines. Certes, tout n'est pas rose. Si le taux de pauvreté a baissé de 10 points en vingt ans, celui-ci est encore de 47 %. N'empêche, le mouvement est enclenché et l'Afrique prend son destin en mains. Senior economist à l'OCDE, Falilou Fall relève, par exemple, la « dynamique interne » enclenchée au Sénégal ou en Côte d'Ivoire.

 

Au Sénégal, où l'on consomme du riz tous les jours, cette céréale est essentielle. Mieux organisée, la production y a quasi doublé et l'autosuffisance est visée d'ici deux ans. Les coupures d'électricité sont passées de 900 à 50 heures par an. Bientôt, le pays sera excédentaire en électricité. D'origine modeste, le Nigérian Tony Elumelu, 52 ans, est un des hommes les plus riches du continent. Il veut faire école, va consacrer 100 millions de dollars à accompagner 10.000 start-up dans les dix ans à venir. Le forgeron du concept d'« afrocapitalisme » martèle : « Personne n'aidera l'Afrique à se développer, sinon les Africains. " Ils s'y emploient.


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Du mouvement entrepreneurial africain, Jean-Michel Severino et Jeremy Hadjenberg ont fait un livre : « Entreprenante Afrique ". Déjà, c'est un signe. Voici quelques années, aurait-on imaginé un tel ouvrage ? « L'Afrique a beau être complexe, ses entrepreneurs sont décomplexés. " Dans les supermarchés de Nairobi et de Kampala, Peter vend ses porridges haut de gamme : il les confectionne à partir de moringa, une plante riche en vitamines et minéraux. Ils sont des milliers comme lui. Une foultitude de micro, petites ou moyennes entreprises, enregistrées ou pas, formelles ou informelles sont en train de naître.


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Les Africains comptent sur leurs propres forces et n'ont pas froid aux yeux : seulement 24 % d'entre eux disent que la peur de l'échec les empêche de se lancer, c'est le taux le plus faible du monde (12 % au Malawi, 58 % en Italie, 61 % en Grèce) (1). Dans des pays où la moitié de la population a moins de 25 ans, l'éducation sera la clef. Il y a un mieux. Au Cameroun, par exemple, l'accès à l'enseignement supérieur est passé de 4,6 %, en 2000, à 13 % en 2013. La marge de progrès reste considérable. Malgré un taux de scolarisation affiché de 80 %, Falilou Fall regrette « une déperdition importante », la qualité doit s'améliorer.

 

Si le nombre des jeunes diplômés s'accroît en valeur absolue, il reste insuffisant en proportion de la population active. La fuite des cerveaux a longtemps fait des ravages, le taux d'émigration des diplômés de l'enseignement supérieur est compris entre 35 % et 45 % dans des pays comme l'Ouganda, le Kenya ou le Mozambique, 20 % des médecins formés en Afrique n'y restent pas (1). Mais, et c'est la bonne nouvelle, certains reviennent, apportent leur épargne, leur expérience. Polytechnicien et banquier d'affaires, Abdourahmane Cissé, 35 ans, ministre du Budget de la Côte d'Ivoire, en est le symbole. Son pays croît de 9 % par an depuis 2011. Gisèle Etamé a fait sa pharmacie en France, travaillé chez Upsa, elle a fondé en 2003 au Cameroun son entreprise de génériques. D'autres ouvrent des hôtels, créent des lignes de cosmétiques, élèvent des poules pondeuses, sans compter le boom des nouvelles technologies, du téléphone mobile...

 

Le retard en dépenses de recherche « se réduit très vite à coup de hubs ", explique Stéphane Collac, économiste chez Euler-Hermès, l'assureur-crédit qui énumère les « dix idées reçues sur l'Afrique ». Ainsi, l'Afrique serait « isolée du monde ". C'est faux, son commerce extérieur s'ouvre, 27 % de ses exportations sont d'ailleurs dirigées vers la Chine. Mais si l'énergie des nouveaux entrepreneurs est encouragée, c'est surtout par les débouchés qu'offre son marché intérieur, l'émergence de sa classe moyenne, qui a besoin de consommer autant qu'elle a besoin d'emplois. Dans trente ans, le Nigeria sera plus peuplé que les Etats-Unis. JCDecaux ne s'est pas offert pour rien le numéro un de l'affichage africain. La pire idée reçue ? « On ne peut pas travailler avec les entreprises africaines. » Or c'est plutôt le contraire. Ce sont leurs fournisseurs étrangers qui les asphyxient, en exigeant d'elles un paiement au comptant ! Ne serait-ce que trente jours de délai de paiement dégageraient 40 milliards de trésorerie, a calculé Colliac. L'Afrique se relève, il faut l'aider, pas l'enfoncer.

 

Sabine Delanglade/ Les Echos/ Le 23/11/2016

 

https://www.lesechos.fr/23/11/2016/LesEchos/22324-037-ECH_la-machine-afrique-est-lancee.htm


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4 - Le boom des start-up en Afrique

 

Les sommes investies dans les entreprises du secteur des nouvelles technologies en Afrique ont bondi de 30 %, l’an dernier, à 366,8 millions de dollars. Dans le secteur des nouvelles technologies, les start-up africaines ont tiré leur épingle du jeu en 2016. Leurs levées de fonds ont atteint des montants records, selon une étude du fonds de capital-risque français Venture Partners, rapporte Jeune Afrique. Au total, les sommes qu’elles ont empochées pour leur financement ont atteint le montant de 366,8 millions de dollars (343 millions d’euros) l’an dernier, contre 276,5 millions de dollars en 2015, soit une hausse de 33 %. Le développement est aussi visible dans le nombre de créations d’entreprises : on est ainsi passé de 55 start-up lancées en 2015 à 77 l’année suivante. L’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7 en quatre ans !


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Le Nigeria, l’Afrique du Sud et l’Egypte représentent à eux trois près de 80 % des investissements dans le secteur des nouvelles technologies en Afrique. Dans ce domaine, le Nigeria reste le leader incontesté : la première économie du continent, officiellement entrée en récession en septembre dernier, empoche à elle seule 30 % (109 millions de dollars) de la totalité des investissements. Loin derrière, l’Afrique francophone n’est pourtant pas en reste : sa part dans les investissements est en pleine croissance et représente désormais 10 % du total, soit 37 millions de dollars, contre seulement 2 % en 2015.

 

Par Edouard Pflimlin (avec Jeune Afrique) / LE MONDE Le 14.03.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/03/14/le-boom-des-start-up-en-afrique_5094161_3212.html


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5 - Afrique : quand les start-ups des nouvelles technologies s’organisent en réseaux

 

On ne compte plus les initiatives visant à développer les tech hub et autres centres d’innovations en Afrique. Les start-ups africaines ont le vent en poupe et le décollage est réel. Et pour accroitre leur efficacité, les entreprises de nouvelles technologies se rassemblent de plus en plus en réseaux au sein de l’Afrique. Au point de former un véritable écosystème continental. L’Afrique compte des dizaines de milliers de start-ups et ces entreprises s’organisent. Il existe déjà une cinquantaine de centres d’innovations, ce que l’on appelle les techvalleys, regroupés en réseau. Partage de compétences, d’expériences, conseils juridiques ou en management, ce réseau baptisé Afrilab épaule plus de 15 000 entreprises sub-sahariennes. Mais le nerf de la guerre étant l’argent, un autre réseau, African business angels network, est né pour soutenir les investissements. Des anges gardiens initiés par la femme d’affaires camerounaise Rebecca Enonchong. « C’est un réseau pour accompagner les start-ups financièrement, explique-t-elle. On investit, ce n’est pas un crédit, ce n’est pas un prêt, c’est un investissement. Les sommes ne sont pas très importantes, mais elles permettent à ces start-ups de démarrer. On accompagne les Africains qui veulent investir dans les Africains. »


Les réseaux d’entreprises ne seront conquérants que si les pouvoirs publics les comprennent. Et c’est l’objectif mis en place par CIO MAG, une revue consacrée à la technologie africaine. Elle organise depuis le début de l’année un Digital African Tour, une tournée dans dix capitales africaines pour mieux faire communiquer entre eux les gouvernements et les entreprises. Là encore, un réseau d’intérêts croisés se met en place. « Dix capitales africaines où l’on réunit les principaux décideurs, les principaux acteurs de l’écosystème numérique, explique David Guèye directeur du développement. Parce que quand on pense numérique, on pense tout de suite startups, on pense fournisseurs de solutions, mais c’est aussi les gouvernements, les régulateurs des télécoms et la formation. Les recteurs, les directeurs d’universités. Quels sont les cursus à mettre en place pour avoir des cadres performants demain. »


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_ Soutien de multinationales

Les acteurs mondiaux de l’économie numérique ne s’y sont pas trompés. Ainsi, l’Américain IBM multiplie les initiatives pour soutenir les réseaux de PME africaines. Une façon d’aider tout en repérant les bonnes opportunités. « On met une plateforme Cloud à la disposition de tous les entrepreneurs pour leur permettre de développer des applications sous des plateformes IBM, explique Baba Zoumanigui directeur d’IBM pour l’Afrique francophone. Et nous avons également des professionnels d’IBM qui prennent un mois de leur temps pour aller dans un pays et contribuer à des efforts dans le cadre d’une mission de développement ». L’efficacité des entreprises est démultipliée par les liens qu’elles tissent entre elles. Une stratégie vitale pour les PME africaines souvent fragilisées par un environnement économique difficile.

 

Publié par Theafricandream Team le 04/07/2017 dans Économie/

 

https://livingtheafricandream.org/2017/07/04/afrique-quand-les-start-ups-des-nouvelles-technologies-sorganisent-en-reseaux/


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6 - Abidjan, futur hub numérique d'Afrique de l'Ouest ?

 

Abobo, seconde commune la plus peuplée de la Côte d'Ivoire après Abidjan qu'elle jouxte, n'a que peu à voir avec la Silicon Valley. C'est pourtant au milieu de ses rues cabossées qu'une poignée de jeunes prodiges de l'informatique a ouvert, en septembre 2014, le premier et, jusqu'à aujourd'hui, unique « fab lab » ivoirien. Le « Baby Lab », c'est son nom, a été conçu comme une réponse aux problèmes de violence et de pauvreté qui gangrènent la vie des 1,5 million d'habitants d'Abobo. Tout en réussissant la prouesse de figurer dans le répertoire du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT). 

 

Au sein du Baby Lab, les habitants du quartier ont accès à des ateliers de sensibilisation à l'informatique : navigation sur Internet, apprentissage et prise en main des logiciels libres ou encore, pour les petits élèves du « Kid Lab », étude du codage et de la programmation informatique. Le tout dispensé par des professionnels, qui ont été chercher leurs jeunes recrues directement dans la rue. Pour Obin Guiako, président et cofondateur du projet, en Côte d'Ivoire, « l'ordinateur est encore considéré comme un outil de luxe. En ouvrant cet espace, nous voulions donner une occupation à la jeunesse et réduire les disparités d'accès au numérique ». Quitte à recourir au système D : les plus jeunes sont ainsi formés à fabriquer des PC directement à partir de matériel récupéré. Un art de la débrouille qui révèle l'enthousiasme de tout un pays pour les nouvelles technologies.

 

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_ Porter les TIC à 15% du PIB en 2020

L'économie ivoirienne ne se résume pas à la production de cacao. Les nouvelles technologies comptent déjà pour 7% du PIB du pays. L'objectif des autorités est de doubler cette part et d'atteindre 15% à l'horizon 2020 – et de faire d'Abidjan le « Manhattan de l'Afrique », selon l'expression de l’ex-Premier ministre et actuel vice-président, Daniel Kablan Duncan. De fait, la Côte d'Ivoire a déjà pris le virage numérique : plus de 25 millions d'Ivoiriens sont abonnés au téléphone mobile, 8 millions à la 3G (fin 2015) ; le taux de pénétration du mobile atteint ainsi les 100%. Concernant Internet, c'est là aussi l'explosion : de moins de 200 000 en 2011, les abonnés au Web sont passés à 8 millions en 2015. Le secteur ivoirien du e-commerce, notamment, a le vent en poupe.

 

Alors que le taux de pénétration des banques traditionnelles en Côte d'Ivoire ne dépasse pas les 16,5%, celui du Mobile Banking avoisine les 83%. Sur une population de 24 millions d'habitants, ils sont désormais de 19 à 20 millions à bénéficier de ces services bancaires mobiles. Une croissance exponentielle, favorisée par le déploiement à grande échelle des infrastructures nécessaires pour accélérer la conversion numérique ivoirienne. L'installation de quelque 7 000 kilomètres de connexion à Internet haut débit est prévue pour cette année. Le gouvernement table également sur la construction de 150 salles multimédias, destinées à sensibiliser la population au numérique à travers tout le territoire.

 

L'attention portée par les autorités ivoiriennes aux technologies de l'information et de la communication (TIC) ne date pas d'hier. Dès 2012, le président de la République, Alassane Ouattara, lançait officiellement un dispositif visant à rendre accessibles les outils des TIC à l'ensemble du système éducatif ivoirien. Dénommé E-Education, le programme, tout d'abord centré sur les besoins de l'enseignement supérieur, a permis d'interconnecter les principales universités du pays entre elles, mais aussi de fournir à ces établissements un accès en haut débit à Internet. Pas moins de 3 000 accès simultanés à Internet à l'intérieur et à proximité des amphithéâtres, 500 accès simultanés à des cours diffusés sur l'infrastructure de télé-enseignement, 1 500 accès à des cours enregistrés, plusieurs milliers d'heures de cours stockables ou encore 50 connexions avec des universités du monde entier, ont été financés.


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_ La French Tech mise sur la Côte d'Ivoire

Après des années de troubles et de guerre, la fièvre numérique qui s'empare de la Côte d'Ivoire attire les regards. Et les investisseurs. A l'image de la French Tech, qui vient de nommer Abidjan dans sa short list de « French Tech Hubs », à égalité avec des métropoles historiques comme Londres, Barcelone ou New York. Excusez du peu. Le dispositif, labellisé par l'Etat français, vise à accompagner les start-up dans leur développement à l'international, en fédérant l'écosystème local autour de ces jeunes pousses françaises. A terme, c'est la constitution d'une communauté franco-ivoirienne du numérique qui est visée, s'appuyant sur un réseaux de mentors naviguant entre les deux pays.

 

Le regain d'intérêt pour la « Côte d'Ivoire numérique » n'a pas échappé aux autorités françaises. En visite à Abidjan, la secrétaire d'Etat chargée du Numérique d’alors, Axelle Lemaire, a pu rencontrer, en septembre 2015, tout ce que la capitale économique ivoirienne compte de blogueurs, de développeurs et d'entrepreneurs 2.0. La fine fleur de la « tech » ivoirienne, en quelque sorte, celle qui réussit la prouesse de faire de la Côte d'Ivoire le pays qui tweete le plus en français. Pour la ministre française, « le numérique ne peut se développer en Afrique que par un usage fréquent. (Il) est aujourd'hui dans tous les corps de métiers » et constitue un levier à même de relever les grands défis de l'Afrique : santé, éducation, agriculture, vie démocratique, etc. Une chose est sûre, pour Axelle Lemaire, « l'avenir du numérique en Afrique débute à Abidjan ».

 

Par Fabien Leroy/ 29/03/2017

 

http://www.economiematin.fr/news-abidjan-numerique-afrique-ouest-technologie-leroy


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7 - Kenya : "Nous sommes déjà le hub numérique de l'Afrique !"

 

REPORTAGE. Google, Facebook, Samsung, I hub : tous sont venus au forum NextTech Africa, la grand-messe de la tech africaine. Une aubaine pour le pays. « NexTech Africa est l'occasion d'accélérer l'usage des produits et services conçus pour répondre aux réalités africaines. C'est aussi l'opportunité de mettre sous le feu des projecteurs des solutions de classe mondiale conçues en Afrique et qui sont prêtes à être commercialisées à l'international », annonce d'emblée Amrote Abdella, la directrice régionale de Microsoft 4Afrika à l'initiative de la première édition d'un forum inédit, tenu les 2 et 3 février à Nairobi, au Kenya.

 

Et si le choix s'est porté sur Nairobi pour cette première, c'est loin d'être un hasard. Encore moins si les leaders mondiaux, dont Microsoft mais également Google, Facebook, Samsung, IBM et autres, se sont implantés au Kenya. Mais parce que le pays des safaris connaît aujourd'hui une autre source d'attractivité, les nouvelles technologies en plein essor dans un pays qui se positionne comme le hub numérique de l'Afrique. La directrice régionale de Microsoft 4Afrika explique : « Le lieu de rendez-vous des leaders de la technologie et du monde des affaires, des ingénieurs Microsoft, des développeurs locaux et des entrepreneurs. Cela leur permet de discuter des opportunités de collaboration pour l'émergence d'une technologie adaptée au contexte local. »


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_ Konza Technology City, vitrine de l'ambition kényane

Vitrine de cette ambition, Konza Technology City. Sur un site de 2 000 hectares, situé à une soixantaine de kilomètres de la capitale kényane, KTC doit voir éclore au cours de cette année l'ensemble de l'écosystème destiné à consacrer le Kenya comme hub numérique du continent. À savoir, les leaders mondiaux du secteur, les chercheurs, universitaires et autres promoteurs de l'innovation made in Kenya, et une multitude de start-up destinées à devenir non pas des champions nationaux, mais internationaux. Un projet phare de la feuille de route gouvernementale Vision 2030, dont la vocation est de faire du pays une nation émergente à l'horizon 2030, KTC doit créer 20 000 emplois en cinq ans, plus de 200 000 à terme.

 

Rebaptisé « Silicon Savannah » – parce que né en pleine savane –, il représente un budget de plus de 10 milliards de dollars, essentiellement financés par les partenaires privés attirés à coup de cadeaux fiscaux et autres mesures incitatives... Mais également par un pays déjà attractif dans le domaine, en premier pour son taux de pénétration, passé d'un peu plus 60 % en 2012 à plus de 80 % aujourd'hui , près de 100 % chez les 15-64 ans ! Un des moteurs du développement économique du pays, à plus de 6% de croissance cette année, où 18 millions de consommateurs utilisent le téléphone portable pour déposer, transférer, de l'argent ou payer des factures. Un mobile qui draine également 90 % des prêts bancaires.

 

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_ Made In Kenya

De quoi laisser Sheilah Birgen affirmer : « Nous sommes déjà le hub numérique de l'Afrique. » CEO de mLab Est Africa, un incubateur d'entreprises installé dans le bulding iHub, la Mecque de l'innovation technologique made in Kenya. Établi au sein du Bishop Magua Center, à Nairobi, l'iHub, créé en mars 2010, se veut être un catalyseur de la communauté technologique kényane, accueillant entre autres iHub Research, m : lab, Consulting, UX Lab... « Nous n'avons pas besoin d'attendre Konza, car iHub offre déjà cet écosystème, c'est déjà la vitrine du potentiel kényan en matière de Ntic ! assure Sheilah. M pesa a créé un élan : les jeunes veulent créer des produits équivalents.

 

Par exemple, Uber vient à peine d'arriver qu'on a déjà une application concurrente. Et c'est pour cela que j'ai choisi de travailler dans ce secteur, comme pour nombre de jeunes, je suis sûr que c'est l'industrie la plus florissante. Moi, j'ai deux passions, l'entrepreunariat des jeunes et les Ntic. Et comme souvent chez les jeunes, je trouve que les choses n'avancent pas assez vite dans le pays, le continent... Mais avec les Ntic, c'est le contraire, tout va si vite ! » Et dans un pays où le chômage touche 40 % de la population active, les jeunes en premier lieu (70 %), le secteur offre une véritable alternative.


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_ Incubateur continental

« Même si toutes les start-up ne vont pas durer, l'usage des nouvelles technologies va leur permettre d'accéder à d'autres emplois, comme consultant par exemple. Toutes les sociétés aujourd'hui, tous les secteurs font appel aux nouvelles technologies. C'est pourquoi nous encourageons les jeunes à s'y former. » M Lab, qui propose plusieurs programmes de formation aux Ntic, a ainsi formé 500 entrepreneurs entre 2011 et 2014. Et sur 32 entreprises incubées, 80 % existent encore !

 

Même succès chez Akirachix, un autre incubateur, dédié cette fois aux femmes, également basé chez iHub, créé en 2010. « Nous recevons différents types de profil, des femmes tout juste diplômées qui veulent évoluer dans le secteur des Ntic ou d'autres, déjà en poste et qui veulent se former ou se perfectionner, explique Marie Githinji, cofondatrice d'Akirachix. Elles ne vont pas toutes devenir programmeur, mais il s'agit de les convaincre que les nouvelles technologies leur offrent de nouvelles possibilités. Sur 22 femmes formées, 75 % ont trouvé un emploi ou créé une activité. » Et pour donner plus d'écho à leur initiative, Akirachix organise chaque année une conférence annuelle, Women in Tech in Africa. La prochaine édition se tiendra en novembre. À Nairobi toujours, nouveau centre de gravité des geekeuses du continent... et bien au-delà !

 

Par notre envoyée spéciale à Nairobi, Dounia Ben Mohamed (ANA) / Publié le 03/02/2017/ - Modifié le 15/02/2017 / Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/economie/kenya-nous-sommes-deja-le-hub-numerique-de-l-afrique-03-02-2017-2102215_2258.php


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8 - L’économie mauricienne classée la plus performante d’Afrique

 

Les prévisionnistes sont optimistes sur la performance de l’économie mauricienne pour l’année 2017. Après une croissance de 3,7% en 2015, une performance de 4,0% est attendue en 2017. Ce progrès serait lié à une hausse de la demande intérieure et extérieure. Par ailleurs, dans la dernière édition du Global Competitiveness Report, l’économie mauricienne a été décrite comme étant la plus performante d’Afrique. Grâce à sa performance et ses progrès remarquables, le pays figure à la 46e place sur 140 pays en termes de compétitivité dans le monde. Selon les observateurs, l’économie mauricienne a été boostée en 2015 par la performance du secteur des technologies et celui de la finance. Ces derniers ont enregistré respectivement une hausse de 6,3% et 5,6%. En revanche, le secteur de la construction n’a pas pu suivre le rythme des autres secteurs bien plus performants.  Pour ce qui est du Produit intérieur brut (PIB), la croissance pourrait dépasser les 4% en 2017, selon les prévisions.


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.. Interview du Dr Vishal Ragoobur

Le Dr Vishal Ragoobur est un expert en économie très connue de la presse locale pour ses observations. Il s’est formé à l’Université de Nottingham en Angleterre où il a complété sa maîtrise et son doctorat en économie. Il a été économiste en chef au sein de l’institution patronale, la Mauritius Employers’ Federation (MEF). Le Dr Vishal Ragoobur a aussi occupé le poste de chercheur et de conférencier à l’Université de Lancaster en Angleterre. Il nous livre un diagnostic de l’économie mauricienne.

 _ Evaco: Comment se porte l’économie mauricienne ? 

. Dr Ragoobur : L’économie mauricienne se porte plutôt bien. Les indicateurs macroéconomiques sont favorables avec une croissance en progression, le chômage en baisse, un faible taux d’inflation et des finances publiques plus ou moins sous contrôle. Cela démontre une stabilité macroéconomique et une résilience assez remarquable face aux incertitudes sur le plan international. Les conditions macroéconomiques sont tout à fait réunies pour que les investisseurs investissent à l’île Maurice. «Les investissements étrangers représentent une rentrée de fonds et contribuent positivement à la croissance et le développement économique»

  

_ Evaco : En quoi l’économie mauricienne est-elle attrayante pour les investisseurs étrangers ?

. Dr Ragoobur : Outre sa stabilité macroéconomique, l’île Maurice est reconnue comme une juridiction sûre, performante et compétitive où prime la démocratie et l’état de droit. De plus, parmi d’autres facteurs qui rendent l’ile attrayante pour les investisseurs étrangers sont une économie ouverte sur l’extérieur, des institutions fiables, des infrastructures modernes, un environnement très favorable aux affaires, un faible taux d’imposition, un centre financier de renom dans la région et une main d’œuvre qualifiée.


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_ Evaco : Quelles peuvent être les retombées positives d’une hausse des projets d’investissement étrangers à l’île Maurice ?

. Dr Ragoobur : Les investissements étrangers représentent une rentrée de fonds et contribuent positivement à la croissance et le développement économique. Des projets d’investissement étrangers aident à la création d’emplois, la formation de la main d’œuvre et le développement des infrastructures. Ils peuvent aussi faciliter le transfert de technologies, de savoir-faire ou de connaissances techniques.

. Dr Ragoobur : Le marché mauricien est dynamique comprenant de nombreux opérateurs qui sont à la base des projets de développements immobiliers haut de gamme, d’envergure et de prestige. En effet, l’immobilier mauricien représente la principale destination des investissements directs étrangers à Maurice. Véritable moteur du secteur du bâtiment, l’immobilier contribue également à la stabilité financière et économique du pays.

  

_ Evaco : Quelles sont vos prévisions économiques pour les prochains mois ?

. Dr Ragoobur : Sauf imprévu, l’économie mauricienne  réalisera une meilleure performance durant l’année 2017 comparée à l’année précédente. Le taux de croissance devrait se rapprocher des 4%. Les prévisions concernant les investissements privés et publiques sont favorables.  Les activités économiques dans les secteurs clés vont s’accroître davantage permettant plus de création d’emplois.

 

Evaco Team / 7 April 2017/ Ile Maurice, News, Property/

 

http://blog.evacogroup.fr/economie-mauricienne-performante-afrique/


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