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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

THEME DE REFLEXION


Publié le 31/12/2015 à 14:15:02



AFRIQUE/ PERSPECTIVES POLITIQUE ET ECONOMIQUE/ GOUVERNANCE/ REFORMES : le monde avance, l’Afrique avance aussi 


AFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE/ REFORMES : Les années passent et semblent se ressembler quelque peu. Les grandes préoccupations de l’humanité, de notre monde et de la communauté internationale, demeurent toutefois, avec quelques ajustements. Les perspectives, quoique quasi-plombées, sont tout de même favorables,  avec surtout le sommet sur le climat, qui a adopté des contraintes claires assignées aux pays en matière de norme environnementale. L’année 2016 s’annonce donc favorable, malgré un environnement mondial incertain et des préoccupations multiples et plurielles.

La paix politique (cette denrée rare), la gouvernance et les leaderships éclairés, l’économie (ses difficultés et ses enjeux), les préoccupations sociales, les conflits et les crises politiques et sociaux internes et externes, la détérioration des termes de l’échange (le pétrole et le cacao bruts moins chers, le carburant et le chocolat de plus en plus onéreux), les crises monétaires, l’existence et la consolidation du sous-développement et de la pauvreté ici et là (en Afrique et dans le Tiers monde), la montée inexorable du terrorisme et des forces du mal, etc., sont autant d’horizons de combat, pour défendre et affirmer notre avenir commun.»  

 

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Le monde avance, l’Afrique avance aussi

 

Les années passent et semblent se ressembler quelque peu. Les grandes préoccupations de l’humanité, de notre monde et de la communauté internationale demeurent toutefois, avec quelques ajustements. Les perspectives restent malgré tout favorables,  avec surtout le sommet sur le climat qui a adopté des contraintes claires assignées aux pays en matière de norme environnementale. L’année 2016 s’annonce favorable, malgré un environnement mondial incertain et des préoccupations multiples et plurielles.

 

La paix politique (cette denrée rare), la gouvernance et les leaderships éclairés, l’économie (ses difficultés et ses enjeux), les préoccupations sociales, les conflits et les crises politiques et sociaux internes et externes, la détérioration des termes de l’échange (le pétrole et le cacao bruts moins chers, le carburant et le chocolat de plus en plus onéreux), les crises monétaires, l’existence et la consolidation du sous-développement et de la pauvreté ici et là (en Afrique et dans le Tiers monde), la montée inexorable du terrorisme et des forces du mal,  sont autant d’horizons de combat, pour défendre et affirmer notre humanité.  

 

Le monde avance toutefois. Que retenir, comme éléments de signal favorable, pour cette année 2016 ?  

Le monde avance et change en réalité. Les technologies, mêmes les plus inutiles, polluantes, voire dangereuses, s’éveillent et concourent à redessiner les perspectives de notre futur. Le monde se voit de plus en plus en plusieurs dimensions. Les images (y comprises holographiques) inondent et émerveillent le monde en créant des illusions divertissantes et puériles.


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Les progrès scientifiques, technologiques et sanitaires, les énergies propres (y comprises les avancées révolutionnaires en matière d’économie et de propreté concernant les énergies fossiles), les transports en commun (y comprise la révolution liée aux trains électriques rapides et sûrs), les avancées sociales et spirituelles, etc., contribuent à donner, heureusement, un caractère raisonnable à notre évolution et à crédibiliser notre civilisation humaine, engluée dans des barbaries, des atrocités criminelles et terroristes, des guerres (y comprises religieuses), des pollutions technologiques, etc.   

 

Les perspectives sont toutefois bonnes. Elles reposent sur le renforcement de la prise de conscience collective et de la claire vision de notre appartenance à un monde unique. Ces perspectives sont assises, ici sous les tropiques, sur de maigres acquis en matière de paix et de développement. Ils doivent être consolidés. S'agissant des soucis liés au développement, ils doivent être bien perçus pour espérer des réponses pointues et efficaces. Ces maux qui font éterniser le sous-développement et la pauvreté en Afrique sont de plus en plus bien partagés. Ils doivent donc constituer des ancrages utiles de lutte.   


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Par ordre de priorité, on peut entrevoir :

_ la mauvaise qualité des gouvernances politiques, économiques et sociales : les politiques définies ne sont pas toujours bonnes et exposent des pays à toutes formes de difficultés politiques, économiques et sociales. Elles préparent donc aux conflits meurtriers, aux affrontements, aux révoltes et aux crises graves. C’est une porte ouverte aux conflits durables et aux déstabilisations. La mauvaise gouvernance tue nos pays et il faut le savoir. Si les choses marchent relativement bien au Rwanda, en Ile Maurice ou au Maroc, c’est que la gouvernance y est bonne avant tout ;     

 

_ l’absence de paix durable et de concorde véritable, socle du développement : les préalables de paix politique et sociale sont compromis et engagent ces pays vers des horizons d’instabilité, de conflits et de crises. C’est également une conséquence de la mauvaise gouvernance en vigueur dans ces pays. Le pouvoir et les oppositions politiques sont engagés dans des conflits qui n’ont pas d’issue. Ces conflits prennent en otage les populations vulnérables, contraintes de fuir pour survivre ;     

 

_ la mauvaise qualité de l’Etat central et ses administrations locales problématiques, quasi-impropres au développement local : c’est le traditionnel problème de l’Etat unitaire et de l’Etat fédéral. L’Etat fédéral est un modèle qui a fait ses preuves en matière d’efficacité dans le développement local. C’est le cas de la Suisse, des USA, de la Russie, du Canada, de l’Allemagne, du Nigéria, de l’Ethiopie…

La France est contrainte d’évoluer vers ce schéma en créant 13 grandes régions de développement (la France a une population de 67,1 millions d'habitants pour une superficie d'environ 675 000 km2). Elle cherche toujours sa voie en matière d'administration locale et de décentralisation avancée, en se rapprochant peut-être du modèle allemand des Länder…  


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_ les difficultés économiques permanentes des pays africains : les pays africains connaissent toujours des situations économiques difficiles. Les problèmes de trésorerie et la situation préoccupante des finances publiques sont des constantes caractéristiques des économies de l'Afrique subsaharienne notamment. 

Concernant certains pays, les indicateurs économiques et financiers ressortent de sérieux soucis. La crise économique et financière, si elle survient, doit être, dans le pire des cas, d'ordre conjoncturel : crise politique, guerre, division du pays, dégradation sérieuse des cours des matières premières (agricoles, minières, énergétiques), etc. Ici malheureusement, la situation est plus grave car en plus des soucis d'ordre conjoncturel, il faut compter avec des problèmes de fond plus structurels, qui limitent les économies et les finances des pays concernés : productions commercialisées sans valeur ajoutée, monnaie, faiblesse dans la mobilisation des ressources, dilapidation des ressources, dépenses publiques non efficaces, Etats bureaucratiques et dépensiers non efficaces, etc.   

   

La bonne santé de l’économie et la bonne gestion des finances publiques sont donc un point central et important qui conditionne la réussite des politiques de développement.

Les aspects à suivre sur ce point sont : l'endettement excessif de l’Etat à surveiller, le recours excessif aux dettes publiques faciles, la mauvaise qualité du recouvrement des recettes fiscales et non fiscales, la gestion non satisfaisante de la trésorerie publique et la priorité donnée aux dépenses de souveraineté, les dépenses publiques non efficaces, les détournements des fonds publics et les pratiques courantes de corruption, l'utilisation des budgets de fonctionnement et surtout d’équipement à des fins personnelles, l’efficacité problématique des politiques de lutte contre la pauvreté (due aux détournements), etc. ;  


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_ le problème lié à la monnaie et à la création de zone monétaire vaste et solide : c’est également un point central qui conditionne la réussite des politiques de développement. Tous les efforts économiques et financiers d’un pays peuvent être annihilés du jour au lendemain par des crises monétaires et des attaques spéculatives sur la monnaie. Il faut donc tendre vers la création de monnaies et de zones monétaires locales ou régionales fortes, gérées de façon souveraine par des Africains. Ici également, faire cavalier seul est suicidaire. La gestion saine des finances publiques et la diversification de l’économie sont également une nécessité, car la monnaie repose avant tout sur la bonne santé de l’économie d’un pays ;  

 

_ les problèmes liés aux infrastructures économiques et la prise en compte des crises liées à l’énergie ;

 

_ la lutte contre le chômage, la lutte contre la pauvreté et la prise en compte des difficultés liées aux minorités ;

 

_ les politiques liées à la santé à revoir : ici également, les attentes sont importantes et pressantes. Il s'agit de créer, de déconcentrer, de décentraliser, d'améliorer, de réformer et de spécialiser les offres sanitaires en Afrique. Ce sont : l'amélioration de la gestion des établissements existants pour supprimer les tendances inacceptables de vétusté et d'abandon, l'évaluation de la gestion des grands établissements hospitaliers, la création de nouveaux centres de santé de proximité, la création d’hôpitaux de haut niveau, l'ouverture d’hôpitaux spécialisés (paludisme, Ebola et fièvres hémorragiques, cancer et Sida, enfants, etc.), la création de CHU au niveau des grandes régions du pays, la création d’espaces verts de propreté et de tranquillité autour des hôpitaux et des centres de santé, les assurances et prises en charge liées aux maladies à rendre plus efficaces, etc. ;   


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_ la maîtrise des crises sociales et le règlement des problèmes sociaux par le dialogue et le consensus : le dialogue est l’arme des forts et peut vaincre toutes les adversités, etc.

 

Si ces quelques préoccupations non exhaustives identifiées et redites sont bien perçues, comprises et prises en compte effectivement par les pouvoirs publics africains, elles peuvent aider à faire bouger les lignes. Les perspectives en matière de développement seront plus bonnes et plus rassurantes…


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Fait à Abidjan, le 31/12/2015. Mis à jour le 05/03/2016. 

   

www.paixetdeveloppement.net/

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