Logo

MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 05/11/2016 à 23:49:28
MONDE/ LIBAN/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Michel Aoun élu président après plus de deux ans de vide politique



 

0.1 – « Liban/ Michel Aoun élu président après plus de deux ans de vide politique : L’ancien général chrétien a été élu président par un vote du Parlement, lundi, grâce à un improbable accord entre le Hezbollah, les chrétiens et le clan Hariri. L’ancien général chrétien Michel Aoun a été élu, lundi 31 octobre, président du Liban par un vote du Parlement. Il a été élu par 83 voix, 36 votes blancs et 8 annulés, a annoncé le président de la chambre des députés Nabih Berri. Ce vote met fin à un vide institutionnel qui s’éternise depuis deux ans et demi, en raison des profondes divisions politiques et confessionnelles du pays. L’élection de M. Aoun, 81 ans, est le fruit d’un laborieux compromis entre les principales factions politiques, habituellement promptes à s’affronter sur tous les dossiers. Cette percée survient dans un contexte de paralysie des institutions publiques et de malaise politique généralisé dans ce pays voisin de la Syrie en guerre. Il s’agissait de la 46e réunion organisée pour élire un président. »

  

Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine


0.2 – « Liban/ économie, perspectives sociopolitiques : POINTS FORTS : Système bancaire robuste ; Soutien financier de la diaspora et de la communauté internationale, et fortes capacités de rebond ; Découverte de gisements offshore de gaz naturel.// POINTS FAIBLES : Inertie politique qui empêche la mise en place de réformes structurelles ; Fractionnement politique selon des critères confessionnels et divergences politiques fortes autour de la question syrienne ; Forte exposition aux tensions géopolitiques régionales ; Dette publique très élevée. »

 

Afficher l'image d'origine


-----------------------------------

   

Afficher l'image d'origine

 

1 - Liban : Michel Aoun élu président après plus de deux ans de vide politique

 

L’ancien général chrétien a été élu président par un vote du Parlement, lundi, grâce à un improbable accord entre le Hezbollah, les chrétiens et le clan Hariri. L’ancien général chrétien Michel Aoun a été élu, lundi 31 octobre, président du Liban par un vote du Parlement. Il a été élu par 83 voix, 36 votes blancs et 8 annulés, a annoncé le président de la chambre des députés Nabih Berri. Ce vote met fin à un vide institutionnel qui s’éternise depuis deux ans et demi, en raison des profondes divisions politiques et confessionnelles du pays.

L’élection de M. Aoun, 81 ans, est le fruit d’un laborieux compromis entre les principales factions politiques, habituellement promptes à s’affronter sur tous les dossiers. Cette percée survient dans un contexte de paralysie des institutions publiques et de malaise politique généralisé dans ce pays voisin de la Syrie en guerre. Il s’agissait de la 46e réunion organisée pour élire un président.

 

L’ex-chef de l’armée accède donc à la magistrature suprême, pour un mandat de six ans non renouvelable. Petit, replet, ce militaire chrétien maronite, adulé comme chef charismatique par ses partisans et haï par ses adversaires, peut compter sur le soutien du Hezbollah, le puissant mouvement islamiste chiite qui soutient le régime de Damas.

 

Afficher l'image d'origine


_ Rôle d’arbitre

Mais il a aussi obtenu l’appui inopiné de deux de ses adversaires politiques : le chef chrétien maronite des Forces libanaises, Samir Geagea, et l’ancien premier ministre musulman sunnite Saad Hariri. Tous deux sont pourtant hostiles au Hezbollah et au président syrien, Bachar Al-Assad. Au Liban, les trois principaux postes de l’Etat sont dévolus aux trois plus importantes communautés religieuses : la présidence de la République à un chrétien maronite, celle du Parlement à un musulman chiite et le poste de premier ministre à un musulman sunnite. Le président joue un rôle d’arbitre, mais ses prérogatives ont été fortement réduites depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), dans un système politique bâti sur un délicat équilibre entre les différentes communautés. L’élection de lundi contribuera à relancer la machine des institutions, alors que des législatives – deux fois reportées – doivent se tenir en 2017.

 

Jusqu’à maintenant, toutes les tentatives d’élire un chef de l’Etat se sont révélées infructueuses. A 45 reprises, le Parlement a essayé d’atteindre le quorum des deux tiers, nécessaire pour organiser le vote, soit 86 des 128 députés (répartis à parts égales entre chrétiens et musulmans) : sans succès. A chaque fois, les vingt élus du bloc parlementaire de M. Aoun et les treize députés du Hezbollah ont boycotté les séances.

 

Afficher l'image d'origine


_ « Illégitime »

Dans certaines régions, les partisans d’Aoun ont déjà érigé des bannières vantant les mérites d’« un président fort » qui peut « faire des miracles ». Pour le député Alain Aoun, qui vante « la santé de fer » et la « mémoire d’éléphant » de son oncle, « le général » est un homme « patient, têtu et persévérant ». Mais ses détracteurs le décrivent comme un homme colérique, capable d’audacieuses volte-face politiques. Sur les réseaux sociaux, des internautes partagent ainsi depuis plusieurs jours des vidéos de l’ancien militaire dénonçant comme « illégitime » ce même Parlement, qui doit aujourd’hui l’élire, l’institution ayant prolongé à deux reprises son mandat. L’élection de M. Aoun devrait permettre à M. Hariri de devenir premier ministre, un poste qu’il avait déjà occupé entre 2009 et 2011. En annonçant son soutien à M. Aoun, M. Hariri expliquait son choix par la nécessité de « préserver le système politique, renforcer l’Etat, relancer l’économie, prendre nos distances avec la crise syrienne ».

 

Le Monde.fr avec AFP/ 31.10.2016/ Mis à jour le 31.10.2016/

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/10/31/au-liban-l-election-a-la-presidence-de-michel-aoun-doit-mettre-fin-a-deux-ans-de-vide-politique_5022846_3218.html


Afficher l'image d'origine


------------------------------------

 

Liban: Saad Hariri, Premier ministre et adversaire du Hezbollah

  

2 - Liban : Saad Hariri, Premier ministre et adversaire du Hezbollah

 

Saad Hariri, redevenu jeudi Premier ministre du Liban, est le fils du milliardaire et dirigeant Rafic Hariri assassiné en 2005, et un virulent opposant au puissant mouvement chiite Hezbollah. Agé de 46 ans, Saad Hariri revient au pouvoir avec l'objectif de rétablir sa prééminence au sein de la communauté sunnite et faire contrepoids au Hezbollah, auquel il a été confronté durant toute sa carrière politique.

Né en Arabie saoudite, où son père avait fait fortune, il était à la tête du géant de la construction Oger --aujourd'hui criblé de dettes-- quand la famille lui demande en avril 2005 de reprendre le flambeau politique. Il accuse alors Damas d'avoir planifié le meurtre de son père, tué dans un attentat en février 2005 à Beyrouth, et demande le départ des troupes syriennes du Liban. A l'inverse, le Hezbollah manifeste son soutien à la Syrie. Les troupes syriennes finissent par se retirer du Liban en avril après 29 ans de présence militaire, et dans la foulée, le courant hostile à la Syrie, dont M. Hariri prend la tête, gagne les législatives.

 

En 2008, des affrontements entre les partisans du leader sunnite et ceux du parti chiite ont failli plonger le pays dans une nouvelle guerre civile. Le Courant du Futur, formé en 2007 et dirigé par Saad Hariri, l'emporte à nouveau aux législatives de 2009. M. Hariri devient alors Premier ministre et forme un gouvernement d'unité nationale qui rend l'âme début 2011, à la suite de la démission des ministres chiites du Hezbollah et du parti Amal ainsi que des partisans du chef chrétien Michel Aoun.

 

Le bras de fer entre les deux camps porte sur le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) chargé de découvrir la vérité sur le meurtre de Rafic Hariri, les ministres démissionnaires estimant que cette cour est "à la solde d'Israël et des États-Unis". Cinq membres du mouvement chiite sont par la suite accusés d'implication dans l'attentat. Saad Hariri quitte le Liban en 2011, officiellement pour des raisons de sécurité, et n'y reviendra vraiment qu'en juin dernier, effectuant entre-temps de brefs retours au pays.


Saad Hariri au Parlement libanais. Afficher l'image d'origine

 

_ Coup de théâtre

La révolte qui éclate en Syrie en mars 2011, et qui va se transformer en une guerre civile dévastatrice, est un autre point de désaccord entre lui et le Hezbollah. Si le Hezbollah s'engage totalement en faveur du régime de Bachar al-Assad en y envoyant ses hommes combattre aux côtés des forces de Damas, Saad Hariri est favorable aux rebelles. Face au Hezbollah et à l'Iran, autre allié de poids de Damas, qui critiquent Ryad pour son soutien aux rebelles, Saad Hariri se fait l'avocat inlassable de l'Arabie saoudite, dont il possède la nationalité. Pourtant, après la mort du roi Abdallah, dont il bénéficiait de la protection, les nouveaux dirigeants à Ryad le battent froid. Outre ses déboires financiers en Arabie saoudite et au Liban, où les employés de son groupe de presse ne sont pas payés depuis des mois, il fait face à une contestation de sa prééminence dans les rangs sunnites au Liban.

 

A Tripoli, dans le nord du pays, l'ancien ministre de la Justice Achraf Rifi présente une liste concurrente aux élections municipales de juin 2016 et se pose en pourfendeur du Hezbollah et de l'Iran, face à ce qu'il considère comme la "mollesse" de Saad Hariri. Pour reprendre la main, ce dernier provoque un coup de théâtre en octobre en annonçant son soutien à son contempteur, le général Aoun, qui a été élu lundi président de la République, ouvrant ainsi la voie à son propre retour comme Premier ministre. Licencié en économie de l'université américaine de Georgetown (Washington), cet homme corpulent et souriant, le visage mangé par une barbe noire, est marié à Lara Bachir Azm, qui appartient à une famille syrienne ayant exercé le pouvoir en Syrie dans les années 1950. Le couple a trois enfants qui vivent avec leur mère en Arabie saoudite pour des raisons de sécurité.

 

Modifié le 03/11/2016 / Publié le 03/11/2016/ Beyrouth (AFP)/ © 2016 AFP

 

http://www.lepoint.fr/monde/liban-saad-hariri-nomme-premier-ministre-03-11-2016-2080378_24.php


Afficher l'image d'origine


------------------------------------


Afficher l'image d'origine

  

3 - Liban : économie, perspectives sociopolitiques

 

_ Population : 4,5 millions

_ PIB par habitant : 11092 $US

 

Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine


_ Principaux Indicateurs économiques

 

2013

 2014

2015 (p)

2016 (p)

Croissance PIB (%)

2,5

2,0

1,0

1,0

Inflation (moyenne annuelle)

6,6

4,8

1,9

0,1

Solde budgétaire / PIB (%) hors dons

9,5

6,6

7,2

7,9

Solde courant / PIB (%) hors dons

-18,1

-23,1

-21,1

-21,9

Dette publique / PIB (%)

130,8

133,4

133,1

132,4

 

(p) Prévisions

 

Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine


_ POINTS FORTS

. Système bancaire robuste.

. Soutien financier de la diaspora et de la communauté internationale, et fortes capacités de rebond.

. Découverte de gisements offshore de gaz naturel.

 

Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine


_ POINTS FAIBLES

. Inertie politique qui empêche la mise en place de réformes structurelles

. Fractionnement politique selon des critères confessionnels et divergences politiques fortes autour de la question syrienne.

. Forte exposition aux tensions géopolitiques régionales.

. Dette publique très élevée.

 

Afficher l'image d'origine


_ Appréciation du risque

_ Croissance atone en 2016

L’économie libanaise reste affectée par la dégradation du climat sécuritaire de la sous-région et par l’importance du flux de réfugiés que le pays reçoit sur son sol. L’intensification de la guerre en Syrie et les risques de déportation du conflit sur le territoire libanais continueront de constituer un frein à une réelle reprise économique en 2016. Les moteurs de croissance habituels que sont les services financiers, le tourisme et l’immobilier continueront de souffrir de la détérioration de la confiance des ménages et des entreprises. Depuis le deuxième trimestre 2015, la construction et l’immobilier ralentissent et la perspective d’une reprise en 2016 semble peu probable.

 

 En effet, les ventes immobilières ont baissé de 12 % sur les trois premiers trimestres de 2015. La consommation devrait se maintenir en 2016 mais bénéficiera aux importations qui comptent pour plus de 70 % du PIB. Le ralentissement ainsi que les mesures de rigueur budgétaires annoncées dans les pays arabes ou est présente une grande partie de la diaspora devraient également limiter le pouvoir d’achat des expatriés libanais ce qui aurait des répercussions sur les secteurs immobiliers et bancaires.  Par ailleurs, dans un contexte de durcissement de la politique monétaire américaine, la banque du Liban pourrait être contrainte de remonter ses taux ce qui limiterait une reprise de l’investissement et du crédit aux ménages.


Afficher l'image d'origine Afficher l'image d'origine

 

_ Maintien des équilibres publics et extérieurs dans un contexte économique et sécuritaire difficile

Après une amélioration du solde public en 2014 dû à un transfert exceptionnel des arriérés du secteur des télécommunications vers l’Etat, celui-ci  s’est creusé en 2015. La morosité de l’économie a entrainé une diminution des recettes tirées des prélèvements obligatoires. La baisse des transferts à Electricité du Liban qui a profité du faible prix du pétrole s’est néanmoinstraduite par une baisse des dépenses publiques. Aussi, le solde de la balance primaire a présenté un excédent en 2015.

 

Cependant, l’alourdissement du service de la dette suite à l’appréciation du dollar américain a conduit à une aggravation du déséquilibre des comptes publics. En 2016, les finances publiques continueraient de profiter d’une faible facture énergétique limitant le poids des transferts fait à la compagnie électrique mais ces bénéfices risqueraient d’être annulés par  les faibles perspectives de relance et l’inertie des décideurs. En effet, la paralysie politique dans laquelle s’enlise le Liban limite toute forme de réforme allant dans le sens d’une consolidation des comptes publics. La dette publique dont 40 % est imputable à Electricité du Liban, diminuerait légèrement. Néanmoins, étant détenue dans une large mesure par les banques locales, la décélération des dépôts bancaires ferait peser un risque sur la viabilité de la dette.

 

Les effets de la baisse du prix de pétrole observée depuis 2014 se sont matérialisés par une contraction du déficit de la balance courante en 2015. L’impact de cette baisse sur les importations a en effet été compensé par la diminution des exportations, notamment dans les secteurs agricoles et industriels. Le déficit de la balance courante devrait se stabiliser en 2016, les exportations bénéficiant timidement de la reprise européenne. Les importations continueraient de tirer avantage du faible prix des hydrocarbures. Les transferts des expatriés et les IDE seraient affectés par la baisse de l’activité dans les pays du Conseil de Coopération du Golfe. Le pays dispose cependant d’importantes réserves de change (équivalentes à 13 mois d’importations).

 

 Afficher l'image d'origine


_ Paralysie politique dans un contexte de crise régionale

Depuis 2014, la situation politique est paralysée. La présidence est restée vacante depuis la fin du mandat de Michel Sleimane en mai 2014 et les élections législatives d’octobre 2014 ont été reportées en raison de la menace extérieure qui pèse sur le pays. La crise des déchets de juillet 2015 qui s’est traduite par un mouvement de manifestations général contre l’inertie de la classe dirigeante à entre outre mis à jour les problèmes de clientélisme et de corruption qui minent le pays. La prise de contrôle des frontières par l’armée libanaise a cependant permis de repousser les intrusions des djihadistes de l’Etat islamique sur le territoire libanais.

 

L’attentat du 12 novembre perpétré par l’Etat islamique et qui visait un quartier dirigé par le Hezbollah témoigne d’un risque de déportation du conflit  au sein du territoire. En plus d’être une cible de l’Etat Islamique, la menace est renforcée  par  la proximité géographique entre le Liban et son voisin syrien et par l’implication directe des forces du Hezbollah  auprès des armées de Bachar El Assad.  Le Liban fait également face à un flux constant de réfugiés en provenance de Syrie dont le nombre atteint un tiers de la population libanaise d’après le HCR.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Liban


Afficher l'image d'origine


-----------------------------------


Afficher l'image d'origine

   

4 - Liban : l’économie libanaise, tributaire de la solution en Syrie

 

Afflux de réfugiés, crise du tourisme, gel des investissements, creusement des déficits, voilà quatre ans que l’économie libanaise vit au rythme de la guerre en Syrie. En 2015, la tendance s’est confirmée et même accentuée, alors que le Liban est plus que jamais impliqué dans le bourbier syrien. Pour 2016, peut-on espérer une année de rupture? Quels sont les événements qui ont marqué l’économie en 2015? Quels sont ceux qui pourraient bien être décisifs pour le Liban en 2016?

 

Afficher l'image d'origine


_ Trois événements ont marqué l’économie libanaise en 2015

1 . La crise des déchets
Née le 17 juillet à la suite de la fermeture de la décharge de Naamé, la crise des poubelles révèle une véritable faillite de l’Etat. La révolution des déchets, qui a suivi la crise, a notamment paralysé le centre-ville. Les retombées économiques se sont ainsi directement fait ressentir sur l’activité commerciale et touristique du pays, avec un recul de 20% des ventes sur les mois de septembre et octobre en glissement annuel, selon les chiffres de l’Association des commerçants de Beyrouth.


Pour Fouad Zmokhol, président du Rassemblement des chefs d’entreprises libanais (RDCL), «la crise des déchets a marqué 2015 dans son caractère inédit. Au Liban, nous sommes habitués aux crises et le secteur privé trouve, en général, de quoi remédier aux problèmes du public comme le marché des générateurs né à la suite du problème de l’électricité. Mais la crise des poubelles revêt un caractère particulier dont il ne faudrait pas négliger les effets sociaux et le risque de débordement après le ras-le-bol libanais».


Le coût de la crise des déchets est ainsi surtout indirect. L’image de Beyrouth qui croule sous les déchets a fait le tour du monde et dégradé l’image déjà ternie du Liban aux yeux du monde et des investisseurs. «Même si nous parvenons à nettoyer maintenant le pays de ces déchets, il nous faudra des années pour redorer l’image de marque du Liban», insiste le président du RDCL. Pour les entrepreneurs, la crise est devenue une nouvelle réalité au quotidien. «Nous avons toujours eu des crises au Liban, mais c’est la première fois qu’elle n’est pas ponctuelle et s’inscrit dans la durée».

 

2 Vote des lois économiques de nécessité
La séance législative du 8 novembre 2015 marque l’adoption des lois dites de «nécessité économique». In extremis, les députés passent finalement à l’action en adoptant 18 lois qui évitent au pays d’être dégradé par les agences de notation et de perdre plusieurs centaines de millions de dollars de prêts internationaux.
Rappelons que trois prêts de la Banque mondiale destinés au Liban attendaient jusque-là d’être approuvés par le Parlement libanais. Il s’agissait du barrage de Bisri (474 millions de dollars), d’un prêt au ministère des Finances (5,2 milliards de dollars) et d’un prêt au ministère de l’Environnement pour promouvoir les énergies renouvelables (15 milliards de dollars).


Mais pour Nicolas Chammas, président de l’Association des commerçants de Beyrouth, «le plus important est la mise en conformité du Liban aux contraintes mondiales, à savoir les mesures prises en matière de lutte contre le blanchiment d’argent, de financement du terrorisme, du contrôle des liquidités aux frontières et d’évasion fiscale. Ces mesures ont permis au Liban d’éviter d’être mis en quarantaine par la communauté internationale et d’être mis à l’écart en tant que partenaire économique et financier. Si elles n’avaient pas été prises, nous aurions été dans l’incapacité d’effectuer des transferts du et vers le Liban».

 

3 Aggravation des déficits
Le troisième événement marquant de 2015 est l’aggravation des déficits en tous genres. Le déficit public s’est creusé à -9% du PIB en 2015, tandis que la balance des paiements est tombée à -2,3 milliards de dollars en 2015 contre -1 milliard un an plus tôt. En octobre 2015, la dette publique a atteint les 69 milliards de dollars soit 176% du PIB. De son côté, la dette du secteur privé a, pour la première fois, atteint les 55 milliards de dollars soit 110% du PIB contre 40-45 milliards de dollars en 2014. «Cela signifie qu’on ne peut plus s’endetter davantage, explique Fouad Zmokhol et que nous avons atteint une ligne rouge. Il y aura ainsi moins de liquidités disponibles».

 

Afficher l'image d'origine


_ Trois événements pourraient bien marquer l’économie en 2016

1 . Une solution politique en Syrie

Tandis que depuis quatre ans, l’économie libanaise vit au rythme de la guerre en Syrie, 2015 a vu cette tendance s’accentuer notamment avec les événements aux frontières et l’enlèvement et la libération des militaires otages.
Plus que jamais, la situation économique du Liban est liée à l’évolution politique en Syrie. «En 2015, la situation économique libanaise a, en quelque sorte, été figée par la situation régionale, explique Jad Chaaban, économiste à la Lebanese Economic Association. Cela s’est traduit par un manque au niveau des investissements, des recettes touristiques amputées et une situation de mise en attente de tous les projets en général».


Selon Fouad Zmokhol, les investissements directs étrangers au Liban ont été divisés par deux depuis 2010, s’établissant à 2,5 milliards de dollars fin 2015 contre 4,9 milliards en 2010. En 2016, l’évolution de la situation économique libanaise dépendra ainsi de l’évolution de la scène syrienne. Un cessez-le-feu en Syrie changerait littéralement la donne pour l’économie libanaise. Cela pourrait peut-être permettre un retour d’une partie des réfugiés syriens et une amélioration du climat des affaires au Liban et laisser même espérer un retour des ressortissants du Golfe. Dans ce cas, les Libanais ne devront pas manquer l’opportunité de la reconstruction de la Syrie.


De son côté, Jad Chaaban souligne un effet plus inattendu que pourrait entraîner une sortie de crise en Syrie: «Le retour des réfugiés syriens s’il se produit subitement plombera la demande locale, en particulier dans les zones rurales libanaises dont la consommation est aujourd’hui largement soutenue par cette partie de la population. Il faudra donc se préparer éventuellement à un choc économique dans un tel scénario».

 

2. Relance des institutions publiques
Si président il y a, le vent de l’optimisme soufflera. «On le sait, un président ne viendra pas seul, mais avec une série d’accords politiques qui redonneront confiance aux ménages et investisseurs et de l’oxygène à notre économie», ajoute Nicolas Chammas. La formation d’un nouveau gouvernement, l’élection d’un président à l’Exécutif et un accord sur la loi électorale auraient un impact très rapide et positif sur la confiance et instaureraient un environnement propice au retour des entrepreneurs. Des indices positifs permettent de laisser espérer un scénario positif pour 2016. «On commence à s’activer sur le plan politique, souligne Chammas. Au Liban, si nous ne sommes pas à l’abri des crises en tous genres, il suffit aussi d’une légère amélioration de la situation politique pour faire repartir les affaires et redonner confiance aux ménages et entreprises».

Afficher l'image d'origine


3 . L’influence de l’économie internationale
L’évolution de la situation économique internationale pourra également influencer le Liban, et ce de deux façons, selon le président de l’Association des commerçants. «Si la croissance économique chinoise continue de ralentir, la demande de pétrole pourrait bien rester au plus bas à 40 dollars le baril, ce qui mettra les pays producteurs, à savoir le Golfe, dans une situation de souffrance économique».
Les transferts d’émigrés, un des moteurs de l’économie libanaise, pourraient en pâtir, ces derniers provenant à 60% des pays du Golfe. Autre opportunité internationale à ne pas manquer pour le Liban: la levée des sanctions contre l’Iran qui pourrait permettre d’importants partenariats entre les deux pays. «Nous étions déjà en Iran fin 2015, confie Fouad Zmokhol, et je peux vous dire qu’il existe de très belles opportunités pour le Liban, des opportunités qu’il ne faudra pas manquer».

 

Soraya Hamdane/ © Magazine.com.lb / 2016 / All Rights Reserved

 

http://magazine.com.lb/index.php/fr/mobile/item/14428-l%E2%80%99%C3%A9conomie-libanaise-tributaire-de-la-solution-en-syrie?issue_id=215


Afficher l'image d'origine


-----------------------------------

 

Afficher l'image d'origine

   

5 - Économie/ Liban : La diaspora appelée au chevet de la croissance libanaise

 

« Si l'on raisonne en tant qu'investisseur, on n'investirait pas au Liban, mais on le fait car on est attaché à ce pays. C'est cet attachement qui est le plus grand avantage du Liban », lance Rabih Nassar, qui a fondé Scriptr à New York et ElementN au Liban. Il s'exprimait lors d'une table ronde sur le rôle de la diaspora dans le développement des investissements du Liban jeudi au Mövenpick, à Beyrouth.

Organisée par le groupe al-Iktissad wal aamal en coopération avec la Banque du Liban et l'Autorité de développement des investissements au Liban (Idal), « cette conférence vise à encourager les entrepreneurs de la diaspora à soutenir la croissance économique du pays dans un contexte économique difficile et en l'absence de certains investisseurs », explique à L'Orient-Le Jour le président d'Idal, Nabil Itani. En juin, la Banque mondiale (BM) a revu à la baisse – de 0,7 points – son estimation de la croissance du PIB libanais en 2016 à 1,8 %.

 

 

_ Remises et IDE en baisse
De fait, l'attachement des expatriés au Liban ne semble plus suffisant pour attirer leurs capitaux. « Il faut différencier les remises des expatriés, envoyées à leurs familles au Liban pour soutenir leur consommation, et les investissements directs étrangers (IDE) qui financent des projets », explique à L'Orient-Le Jour Nassib Ghobril, directeur du département de recherche du groupe Byblos Bank. Pour l'instant, les remises des expatriés – 15 % du PIB du pays – sont en baisse de 3 % en 2015 à 7,16 milliards de dollars, selon la BM.

 

« Les transferts de la diaspora sont toujours aussi importants pour combler le déficit commercial et soutenir la balance des paiements », résume Amine Awad, conseiller auprès du président du conseil d'administration de la Blom Bank. « Cet argent provient des pays du Golfe, mais pas seulement, il vient aussi des pays d'Afrique de l'Ouest et surtout d'autres pays, parfois pour des raisons fiscales », dévoile Roger Melki, consultant pour Med Generation, un programme visant à aider des entrepreneurs de la diaspora libanaise à trouver des financements au Liban.

 

« Les dépôts des banques commerciales, dont 40 % proviennent des expatriés, permettent aux banques de prêter au secteur privé. En 2015, les banques ont financé la consommation des ménages à hauteur de 18 milliards de dollars, de 6 milliards pour l'industrie et de plus de 4 milliards pour le commerce de détail. Cela contribue directement au développement de l'économie libanaise », plaide Nassib Ghobril. De leur côté, les IDE, provenant en grande majorité des Émirats arabes unis, de l'Arabie saoudite et du Koweït, ont baissé de 19 % en 2015 pour atteindre 2,34 milliards de dollars. « Les investissements sont en baisse du fait de l'instabilité politico-sécuritaire locale et régionale ainsi que de la baisse des prix du pétrole », explique Nabil Itani.

 

Afficher l'image d'origine


_ Climat des affaires
« La situation politico-sécuritaire n'est qu'une excuse. Nous ne pouvons pas demander à la diaspora d'investir au Liban si nous ne faisons rien pour améliorer le climat des affaires », rétorque Nassib Ghobril. Car selon les interlocuteurs interrogés, un environnement des affaires peu propice et un manque de compétitivité à l'international restent les principaux obstacles.

 

Le Liban a ainsi été classé 123e sur 189 pays en matière de climat des affaires, selon l'édition 2016 du rapport Doing Business de la BM. « Nous ne vendons pas assez notre pays à l'étranger, et pour cela nous devons avoir les infrastructures et institutions propices », résume Antoine Menassa, président de l'Association d'hommes d'affaires libanais et français (Halfa), avant de partager l'expérience d'un expatrié voulant ouvrir un food truck au Liban ayant dû abandonner son projet face à la complexité d'obtention de permis légaux. « Il est vrai qu'obtenir des permis pour les secteurs comme l'export ou la restauration est très difficile, mais c'est aussi le cas à New York par exemple. Ouvrir une SAL au Liban ne prend que trois jours ! Ce qui est réellement un frein, ce sont les infrastructures libanaises et la lenteur d'Internet », rétorque Rabih Nassar.

 

Les intervenants ont d'ailleurs rappelé que le Liban a été classé en 2015 140e (sur 144 pays) en termes de qualité de ses infrastructures, et 143e pour sa fourniture d'électricité par le dernier indice de compétitivité du forum économique mondial. « Aujourd'hui chacun travaille de son côté : nous travaillons seuls, la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture du Mont-Liban est en train de créer un club de la diaspora, le Rassemblement des dirigeants et chefs d'entreprise libanais aussi... Nous voulons être trop de généraux sans soldats, il faut que nous soyons unis ! » conclut Antoine Menassa. « Il existe de nombreuses initiatives qui cherchent à créer des liens avec la diaspora, que ce soit les ministères, l'Idal ou des initiatives privées. Il faut pousser le gouvernement à créer un organe étatique dédié à la question, afin que les investisseurs aient un seul interlocuteur », plaide Nabil Itani.

 

Céline HADDAD/ OLJ/ 18/07/2016

 

http://www.lorientlejour.com/article/996934/la-diaspora-appelee-au-chevet-de-la-croissance-libanaise.html 


Afficher l'image d'origine


------------------------------------

 

Afficher l'image d'origine


 

 




Avis des internautes

Articles recommandés

» CHINE/ POLITIQUE/ DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : rôle économique, commercial et politique mondial (une nouvelle superpuissance)

» DEMOCRATIE/ GOUVERNANCE : Elections et gouvernance électorale, cohésion d’Etat ou cohésion de peuples, autodétermination (Japon, Venezuela, Espagne, Italie, Kenya, Chine, Autriche…)

» MONDE/ POLITIQUE : élections et processus électoral (Allemagne, Angola, Kurdistan (Irak), France…)

» MONDE/ GOUVERNANCE/ ELECTION : Processus électoral, élections, controverses électorales

» IRAN/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Hassan Rohani, réélu président (IRAN, nation de plus de 80 millions d’habitants et grande puissance du Tiers Monde)

» MONDE/ COREE DU SUD/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Moon Jae-In, nouveau président élu, pour renouer le dialogue avec la Corée du Nord

» MONDE/ FRANCE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Emmanuel Macron, nouveau président élu, dévoile son leadership et ses grandes réformes

» MONDE/ SERBIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Aleksandar Vucic, le nouveau président serbe élu au premier tour

» MONDE/ ALLEMAGNE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Frank-Walter Steinmeier, nouveau président élu d’Allemagne

» « AFRIQUE/ Etats africains et sous-développement : consolider les mêmes recettes qui ont échoué ?

» AFRIQUE/ SOMALIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Mohamed Abdullahi Farmajo élu président

» AFRIQUE/ UNION AFRICAINE/ 28e SOMMET : nouveau leadership, nouvelles autorités

» AFRIQUE/ GHANA/ POLITIQUE/ ECONOMIE : l’élection présidentielle remportée avec plus de 53 % des voix par Nana Akufo-Addo

» MONDE/ HAITI/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Jovenel Moïse nouveau président élu d’Haïti

» AFRIQUE/ GAMBIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Le président gambien élu Adama Barrow a appelé Yahya Jammeh à accepter sa défaite, l'armée déployée

» MONDE/ MOLDAVIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : En Moldavie, le candidat prorusse remporte l’élection présidentielle

» MONDE/ BULGARIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Roumen Radev nouveau président élu de la Bulgarie

» MONDE/ USA/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Donald Trump, 45e président des USA, oriente son pays vers un leadership vertueux, solide et constructif

» MONDE/ NICARAGUA/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Daniel Ortega est élu président du Nicaragua

» AFRIQUE/ CAP-VERT/ POLITIQUE/ ECONOMIE : le président Fonseca réélu dès le premier tour

» AFRIQUE/ GABON/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE ET CRISE POST-ELECTORALE : la Cour constitutionnelle valide la victoire du Président Ali Bongo

» AFRIQUE/ ZAMBIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : le président Edgar Lungu réélu au premier tour

» MONDE/ PEROU/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Pedro Pablo Kuczynski nouveau président du Pérou

» MONDE/ FRANCE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : un pays piégé dans des conflits et des grèves multiples et violentes (l'image de la France désormais écornée)

» AUTRICHE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Van der Bellen élu président de l'Autriche, l'extrême droite s'incline

» COTE D’IVOIRE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE/ MARCHE FINANCIER LOCAL : bonne perspective économique sur fond de morosité de l’économie mondiale

» MONDE/ PHILIPPINES/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Rodrigo Duterte, nouveau Président élu des Philippines

» MONDE/ COREE DU NORD/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : nouvelles orientations politiques, économiques et stratégiques dans la stabilité (M. Kim Jong-Un, Président du Parti des travailleurs de Corée/ PTC)

» AFRIQUE / GUINEE EQUATORIALE / POLITIQUE / ECONOMIE : M. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo réélu président de la Guinée Equatoriale, pour affronter les nouveaux défis socio-économiques

» MONDE/ BRESIL/ CRISE POLITIQUE / GOUVERNANCE : instabilité politique et économique (M. Michel Temer, Président intérimaire du Brésil, suite au départ forcé de Mme Dilma Roussef)

» AFRIQUE/ TCHAD/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : M. IDRISS DEBY ITNO réélu Président du Tchad pour un 5e mandat, avec 61,56% de voix (Céni)

» MONDE/ CUBA/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : M. Raul Castro réélu pour cinq ans à la tête du PC cubain

» AFRIQUE/ UNION DES COMORES/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Azali Assoumani, élu Président de l'Union des Comores selon les résultats de la CNI

» AFRIQUE/ DJIBOUTI/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : M. Ismaïl Omar Guelleh largement réélu Président pour un quatrième mandat

» MONDE/ BIRMANIE/ POLITIQUE ET GOUVERNANCE : M. Htin Kyaw investi en tant que nouveau président du Myanmar

» AFRIQUE/ CONGO/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Denis Sassou Nguesso réélu au premier tour avec 60,39% des voix

» AFRIQUE/ NIGER/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Le président sortant Issoufou Mahamadou réélu avec 92,49% des voix (CENI / résultats officiels de l’élection présidentielle/ scrutin contesté par l’opposition)

» AFRIQUE/ BENIN/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Patrice Talon est élu Président du Bénin avec 65,39% des voix (Commission électorale)

» AFRIQUE/ CENTRAFRIQUE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : M. Faustin-Archange Touadéra élu président de la Centrafrique (Autorité nationale électorale-ANE)

» AFRIQUE/ OUGANDA/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ TECHNOLOGIES : Yoweri Museveni réélu président pour un cinquième mandat

» UNION EUROPEENNE/ GRANDE-BRETAGNE/ REFORMES : un accord qui donne un « statut spécial » au Royaume-Uni dans l’UE (UE : pas de réformes en profondeur)

» MONDE/ HAITI/ POLITIQUE/ ECONOMIE : M. Jocelerme Privert, investi président intérimaire, prêche le consensus politique

» UNION AFRICAINE/ 26e SOMMET : M. Idriss Deby Itno, président tchadien et nouveau président de l'UA pour 2016

» MONDE/ CROATIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : La Croatie a enfin un nouveau gouvernement, dirigé par M. Tihomir Oreskovic

» MONDE/ Portugal/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : le candidat conservateur Marcelo Rebelo de Sousa élu président du Portugal dès le premier tour

» MONDE/ VIETNAM/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : Réélection de Nguyen Phu Trong à la tête du Parti communiste vietnamien (PCV)

» MONDE/ TAIWAN/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Dr Tsai Ing-wen élue première femme présidente de Taïwan

» MONDE/ FEDERATION DE RUSSIE/ ASSEMBLEE FEDERALE/ MESSAGE ANNUEL : le Président Vladimir Poutine devant le Parlement (politique nationale et étrangère, Syrie, terrorisme, sécurité globale, gouvernance et leadership, etc.)

» MONDE/ MYANMAR (BIRMANIE)/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : victoire électorale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) aux élections législatives en Birmanie et nouvelles perspectives sociopolitiques

» AFRIQUE/ BURKINA FASO/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Roch Marc Kaboré, nouveau président élu dès le premier tour

» MONDE/ ARGENTINE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : le libéral Mauricio Macri remporte l'élection présidentielle

» AFRIQUE/ TANZANIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : John Magufuli élu président de la Tanzanie (le nouveau président appelle à l’unité nationale)

» MONDE/ NEPAL/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : Mme Bidhya Devi Bhandari élue présidente du Népal

» MONDE/ POLOGNE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : victoire écrasante des conservateurs eurosceptiques à l’issue des législatives en Pologne

» MONDE/ GUATEMALA/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Un acteur-président pour relever les défis du Guatemala

» AFRIQUE/ GUINEE / POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : la Céni confirme la victoire d'Alpha Condé

» MONDE/ CANADA/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : Législatives au Canada/ victoire nette des libéraux après une décennie conservatrice

» MONDE/ BELARUS (BIOLORUSSIE)/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : Le président Alexandre Loukachenko réélu pour un cinquième mandat

» MONDE/ RUSSIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : le Président Vladimir Poutine explique les options et les interventions de la Russie

» AFRIQUE/ CONGO-BRAZZAVILLE/ REFORMES CONSTITUTIONNELLES/ GOUVERNANCE : un nouveau départ (Référendum constitutionnel au Congo Brazzaville : victoire du « oui » à plus de 92 %)

» MONDE/ GRECE (UE) / ELECTIONS/ CRISE ET GOUVERNANCE : Alexis Tsipras et Syriza vainqueurs des élections en Grèce pour sortir le pays de la crise économique

» MONDE/ CHINE/ DEFENSE ET SECURITE/ DEVELOPPEMENT : un monde de paix et de développement

» AFRIQUE/ BURUNDI/ GOUVERNANCE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Pierre Nkurunziza élu président pour un dernier mandat, doit œuvrer sincèrement à la réconciliation et garantir l’unité, la paix et le développement véritable du pays

» AFRIQUE/ CONGO/ PAIX ET STABILITE/ DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : Améliorer la gouvernance pour consolider la paix et le développement

» FRANCE/ COOPERATION ET BONNE GOUVERNANCE/ DEVELOPPEMENT ET DEMOCRATIE/ SECURITE : le Président Hollande en Afrique pour rappeler les attentes de la France

» AFRIQUE/ REPUBLIQUE FEDERALE D’ETHIOPIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : un pays stable à la pointe de l’émergence économique et sociale en Afrique

» AFRIQUE/ UNION AFRICAINE/ 25e SOMMET/ GOUVERNANCE/ POLITIQUE : quel agenda pour stabiliser et développer le continent ?

» MONDE/ POLOGNE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : le conservateur Andrzej Duda remporte l’élection présidentielle polonaise de mai 2015

» MONDE/ GUYANA/ POLITIQUE/ GOUVERVANCE/ ECONOMIE : M. David Granger (à la tête d'une coalition de partis politiques) est élu président du Guyana

» MONDE/ ROYAUME-UNI/ POLITIQUE/ ECONOMIE : le triomphe électoral des conservateurs britanniques peut ouvrir de nouvelles perspectives politiques en Europe

» MONDE/ COSTA RICA/ POLITIQUE/ DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : le Costa Rica, un pays d’avenir

» AFRIQUE/ TOGO/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : M. Faure Gnassingbé officiellement réélu président de la république du Togo

» AFRIQUE/ POLITIQUE/ ELECTIONS PRESIDENTIELLES 2015 : M. Omar el-Béchir réélu Président avec 94,5 % des voix

» MONDE/ KAZAKHSTAN/ POLITIQUE/ ECONOMIE ET GOUVERNANCE : M. Noursoultan Nazarbaïev remporte la présidentielle anticipée au Kazakhstan

» AFRIQUE/ PRESIDENCE DE L’UNION AFRICAINE/ NOUVEAU LEADERSHIP : l’Afrique, un continent exploité en mal de considération

» AFRIQUE/ NIGERIA/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET SOCIAL : Muhammadu Buhari élu Président de la république fédérale du Nigeria

» AFRIQUE/ LESOTHO/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : Le nouveau Premier ministre du Lesotho, Pakallitha Mosisili, a été investi

» MONDE/ ISRAEL/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : le Likoud et Netanyahu remportent les élections législatives

» AFRIQUE/ EGYPTE/ GOUVERNANCE/ TERRORISME : le leader du monde arabe s’engage pour le renouveau et la modernisation

» MONDE/ BRICS/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : le renouveau en marche pour un monde d’espoir

» AFRIQUE/ BONNE GOUVERNANCE/ PRIX MO IBRAHIM 2015 : Le président namibien, Hifikepunye Pohamba, reçoit le prix Mo Ibrahim 2015 pour le leadership d’excellence en Afrique

» MONDE/ URUGUAY/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE : Tabaré Vazquez, élu président, a prêté serment à la tête de l'Uruguay

» MONDE/ URUGUAY/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Président Jose Mujica d’Uruguay, leçons de vie, de présidence et de sacerdoce

» AFRIQUE/ ZAMBIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE/ GOUVERVANCE : Edgar Lungu, Président élu de la Zambie, a prêté serment

» MONDE/ UNION EUROPEENNE/ BCE/ GRECE : M. Alexis Tsipras, nouveau Premier ministre, engage la Grèce dans une nouvelle politique économique

» MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE/ ECONOMIE ET GOUVERNANCE : Les défis du nouveau roi d'Arabie saoudite, Salmane Ben Abdel Aziz

» MONDE/ CROATIE/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Mme Kolinda Grabar Kitarovic, première Présidente élue de la Croatie

» MONDE/ SRI LANKA/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : M. Maithripala Sirisena, nouveau Président élu du Sri Lanka

» AFRIQUE/ DEVELOPPEMENT SOCIO-ECONOMIQUE/ GOUVERNANCE : réflexions prospectives pour 2015

» AFRIQUE/ TUNISIE/ POLITIQUE ET GOUVERNANCE/ ECONOMIE : M. Béji Caïd Essebsi, Chef du parti Nidaa Tounès (Appel de la Tunisie) est élu Président de Tunisie

» MONDE/ FEDERATION DE RUSSIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : conférence de presse annuelle du Président Poutine sur la situation politique et économique nationale et internationale

» MONDE/ ROUMANIE/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Klaus Iohannis, héraut de l'anti-corruption, élu président de Roumanie

» AFRIQUE/ BURKINA FASO/ POLITIQUE/ ECONOMIE : Michel Kafando, Président de la transition

» AFRIQUE/ MOZAMBIQUE/ POLITIQUE ET GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Filipe Nyusi, Président élu du Mozambique

» MONDE/ RUSSIE/ PAIX ET DEVELOPPEMENT : Le Président Poutine se prononce en faveur d’un monde pacifique et respectueux du droit international

» MONDE/ BRESIL/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Dilma Rousseff réélue, de nouveaux engagements pour un Brésil fort

» AFRIQUE/ BOTSWANA/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : le président en exercice Ian Khama officiellement réélu

» MONDE/ ROYAUME-UNI/ AUTO-DETERMINATION DE L’ECOSSE : victoire du « non » et rejet de la souveraineté par l’Ecosse

» MONDE/ TERRORISME ET TUERIES DE CIVILS NON ARMES/ PLUS JAMAIS CA : le sous-développement, l’extrême pauvreté et les maladies sont des exutoires intéressants qui doivent pouvoir mobiliser nos terroristes et rebelles

» BRESIL/ PRESIDENTIELLES 2014 / ECONOMIE ET GOUVERNANCE : l'économie domine le deuxième débat présidentiel

» TURQUIE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Recep Tayyip Erdogan premier président élu au suffrage universel direct de la Turquie

» COTE D’IVOIRE/ BURKINA FASO/ COOPERATION ET DEVELOPPEMENT : Communiqué conjoint du traité d'amitié et de coopération entre le Burkina et la Côte d'Ivoire, le 31 juillet 2014

» IRAK/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Fouad Massoum nouveau président irakien

» INDONESIE/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : Joko Widodo élu président

» UNION EUROPEENNE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE/ RELATIONS INTERNATIONALES : Jean-Claude Juncker élu président de la Commission européenne par le Parlement

» ESPAGNE/ABDICATION DU ROI/ GOUVERNANCE ET ECONOMIE : l’Espagne a un nouveau Chef de l’Etat

» AFRIQUE/ MALAWI/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Mutharika a prêté serment comme président au Malawi

» EGYPTE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE ET PERSPECTIVES : Abdel Fattah al-Sissi élu Président promet la sécurité et la stabilité du pays

» AFRIQUE DU SUD/ GOUVERNANCE ET ECONOMIE/ 2e mandat de Jacob Zuma : quel renouveau socio-économique et quel leadership continental ?

» GUINEE BISSAU/ ECONOMIE/ GOUVERNANCE : José Mario Vaz élu président de Guinée-Bissau avec 61,90% des voix

» FRANCE/ ELECTIONS LOCALES/ GOUVERNANCE/ EMPLOIS : Nouveau gouvernement sur fond de rejet de la politique de François Hollande

» CHILI/ POLITIQUE ET ECONOMIE : Michelle Bachelet Présidente, face à la nouvelle génération, pour vaincre les inégalités

» AFRIQUE/ ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT : D’ici à 2040, l’Afrique aura plus de pays à revenu intermédiaire

» AFRIQUE/ VISION ET GOUVERNANCE : La renaissance africaine selon Thabo Mbeki

» YEMEN/ ECONOMIE ET DEVELOPPPEMENT LOCAL/ LIBERTE ET JUSTICE : le Yémen renonce à l’Etat unitaire et s’engage pour l’Etat fédéral

» FRANCE - UNION EUROPEENNE : Espoirs et scepticisme face aux nouveaux engagements du Président Hollande pour une France forte.

» ECONOMIE ET DEVELOPPEMENT/ AFRIQUE : nouvelles approches, nouveaux espoirs, nouvelles incertitudes.

» COTE D’IVOIRE : La croissance retrouvée.

» site internet Paix et développement.com

» TUNISIE : économie fragilisée et perspectives économiques défavorables après 3 ans de révolution tunisienne


Haut de page