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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 07/08/2017 à 22:26:26
MONDE/ GOUVERNANCE/ ELECTION : Processus électoral, élections, controverses électorales




0.1 - « Kenya/ la Cour suprême annule l’élection présidentielle : Saisie par l’opposition, la justice a invalidé la victoire d’Uhuru Kenyatta en raison d’« irrégularités » lors de l’élection du 8 août. Un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours. Coup de tonnerre à Nairobi. La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême. Le président de la Cour suprême, David Maraga, a déclaré que les élections n’avaient « pas été conduites en accord avec la Constitution ». « A la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité de l’élection, la Cour est d’avis que c’est le cas », a-t-il ajouté. Par conséquent, il a déclaré les résultats « invalides et nuls ». Le juge a soutenu que la Commission électorale (IEBC) a « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Un nouveau scrutin doit donc être organisé sous soixante jours. »

 

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0.2 - «  Crise au Venezuela/ la Constituante révoque la procureure générale, le Mercosur suspend le pays : Le limogeage de Luisa Ortega risque d’empirer les relations déjà tendues de Caracas avec la communauté internationale, inquiète de la dérive autoritaire du régime. La nouvelle Assemblée constituante du Venezuela a démis de ses fonctions, samedi 5 août, pour son premier jour de travaux, la procureure générale Luisa Ortega. Nommée en 2007 par le président Hugo Chavez (1999-2013), elle est la principale figure institutionnelle à oser défier publiquement son successeur. Dans la matinée, elle annonçait que l’armée assiégeait le siège du parquet dans la capitale, Caracas. Des photos diffusées par le bureau de presse du parquet général montraient des militaires de la garde nationale bolivarienne. Le parquet général, qu’elle dirige, avait ouvert mercredi une enquête pour fraude électorale présumée lors du scrutin de l’Assemblée constituante le 30 juillet, réclamant en outre l’annulation de l’installation de cette toute-puissante institution… »

 

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1 - Venezuela: début de la séance inaugurale de l’Assemblée constituante

 

La séance inaugurale de la controversée Assemblée constituante voulue par le président socialiste Nicolas Maduro a débuté vendredi au Parlement vénézuélien, en présence de ses 545 membres, qui sont arrivés une fleur rouge à la main, a constaté l’AFP. «Nous inaugurons l’Assemblée nationale constituante du peuple vénézuélien rebelle», a déclaré en début de séance le doyen des constituants, Fernando Soto, devant ses collègues élus. Un prêtre a ensuite béni l’assistance, après un bref sermon. Les membres de l’Assemblée -- parmi lesquels l’épouse et le fils de M. Maduro-- , élus dans le sang le 30 juillet, sont arrivés peu après 16H00 GMT au siège du Parlement, en arborant des portraits géants du défunt président Hugo Chavez (dont M. Maduro est l’héritier politique) et de Simon Bolivar (héros de l’indépendance du Venezuela). Le président Maduro devait normalement assister à leur prestation de serment. Ils se sont ensuite installés dans le «salon elliptique», à quelques mètres de l’hémicycle dans lequel se réunissent les députés élus fin 2015 et majoritairement issus de l’opposition, faisant craindre des tensions au sein du bâtiment.


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Pendant ce temps, les partisans de M. Maduro manifestaient à l’extérieur. L’opposition avait également appelé à protester vendredi. Dotés de pouvoirs illimités durant un temps indéfini, les constituants sont pour la plupart issus de la société civile et appartiennent tous au camp présidentiel, l’opposition ayant boycotté le scrutin. La nouvelle Assemblée constituante se situe au-dessus de tous les pouvoirs, y compris ceux du chef de l’Etat. Elle aura pour mission de réécrire la Constitution du Venezuela de 1999, promulguée par Hugo Chavez, président de 1999 à 2013. Son élection dimanche, entachée par des violences qui ont fait dix morts, a suscité un tollé international. Plus de 120 personnes ont été tuées en quatre mois de manifestations contre le président Maduro.

 

Par AFP/ 4 août 2017/

 

http://www.liberation.fr/planete/2017/08/04/venezuela-debut-de-la-seance-inaugurale-de-l-assemblee-constituante_1588249


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2 - Crise au Venezuela : la Constituante révoque la procureure générale, le Mercosur suspend le pays

 

Le limogeage de Luisa Ortega risque d’empirer les relations déjà tendues de Caracas avec la communauté internationale, inquiète de la dérive autoritaire du régime. La nouvelle Assemblée constituante du Venezuela a démis de ses fonctions, samedi 5 août, pour son premier jour de travaux, la procureure générale Luisa Ortega. Nommée en 2007 par le président Hugo Chavez (1999-2013), elle est la principale figure institutionnelle à oser défier publiquement son successeur. Dans la matinée, elle annonçait que l’armée assiégeait le siège du parquet dans la capitale, Caracas. Des photos diffusées par le bureau de presse du parquet général montraient des militaires de la garde nationale bolivarienne. Le parquet général, qu’elle dirige, avait ouvert mercredi une enquête pour fraude électorale présumée lors du scrutin de l’Assemblée constituante le 30 juillet, réclamant en outre l’annulation de l’installation de cette toute-puissante institution.


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_ Comptes bloqués et interdiction de sortir du territoire

Samedi après-midi, au cours d’une séance publique et télévisée, les membres de la nouvelle Assemblée constituante ont voté à main levée la révocation de Mme Ortega, que Delcy Rodriguez, présidente de la Constituante, a ensuite proclamée« à l’unanimité ». « Procureure, traîtresse, ton heure est arrivée », ont aussitôt scandé à plusieurs reprises nombre de participants. La Cour suprême de justice((TSJ), accusée par l’opposition d’être inféodée au pouvoir, a annoncé plus tard que Mme Ortega serait jugée pour des « irrégularités ». Ses comptes bancaires ont été bloqués et il lui a été interdit de quitter le pays. Samedi soir, Luisa Ortega, a réagi en déclarant qu’elle ne reconnaissait pas « ces décisions (…) parce qu’elles vont à l’encontre de la Constitution et de la loi ». Elle dénonce « un coup d’Etat contre la Constitution » mené par le gouvernement de M. Maduro. « C’est une dictature! » a dénoncé cette chaviste historique, tout en promettant de continuer « à lutter pour la liberté et la démocratie au Venezuela ». « Je rejette le siège du ministère public. Je dénonce cet acte arbitraire devant la communauté nationale et internationale », a écrit Luisa Ortega sur le réseau socialTwitter. Mme Ortega sera remplacée provisoirement par le « défenseur du peuple »Tarek William Saab, a annoncé l’Assemblée, qui a également décidé que ses élus siégeraient pour une durée maximale de deux ans.

 

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_ Maduro sous le feu de critiques internationales

Ce limogeage risque d’empirer les relations déjà tendues du Venezuela avec la communauté internationale, inquiète de la dérive autoritaire du régime. « Les Etats-Unis condamnent la destitution illégale de la procureur du Venezuela @LortegaDiaz » (l’identité de Mme Ortega sur le réseau social), a réagi sur Twitterla porte-parole du département d’Etat américain, Heather Nauert, dénonçant « la dictature autoritaire de Maduro ». Pour le président colombien, Juan Manuel Santos, il s’agit du « premier acte dictatorial » de la Constituante. La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a écrit sur Twitter que ce renvoi était « un pas de plus dans la rupture démocratique et ne contribue pas à la paix pour le peuple vénézuélien ». Réunis samedi à Sao Paulo, les ministres des affaires étrangères du Brésil, de l’Argentine, de l’Uruguay et du Paraguay ont décidé de suspendre le Venezuela du Mercosur, le marché commun sud-américain, « pour rupture de l’ordre démocratique ». Pour lever cette suspension, le Mercosur pose comme conditions« la libération des prisonniers politiques, la restauration des compétences de pouvoir législatif, la reprise du calendrier électoral et l’annulation de l’Assemblée constituante ».

 

Le président Nicolas Maduro leur a rétorqué sur la radio argentine Radio Rebelde que « le Venezuela ne sera[it] pas exclu du Mercosur. […] Notre âme, notre cœur, notre vie sont Mercosur », ajoutant que les tentatives des gouvernements brésilien ou argentin (des « misérables », « fomenteurs de coups d’Etat ») étaient vouées à l’échec. L’un des chefs de l’opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, a été libéré de prison samedi soir et assigné à résidence, a annoncé son épouse, Lilian Tintori.« Ils viennent de transférer Leopoldo à la maison », a écrit sur Twitter l’épouse de M. Lopez, qui avait été arrêté mardi. Il avait auparavant passé trois ans et cinq mois derrière les barreaux. « Ce qui se passe au Venezuela, c’est une prise en otage totale de toutes les institutions par un seul camp, par un seul parti politique », a réagi samedi Julio Borges, président du Parlement, seule institution contrôlée par l’opposition.

 

L’élection de la Constituante, il y a une semaine, a été entachée par des violences qui ont fait dix morts, et déjà plus de cent vingt personnes ont été tuées en quatre mois de manifestations contre le gouvernement. Présidée par l’ex-responsable de la diplomatie vénézuélienne Delcy Rodriguez, l’Assemblée aura pour mission de réécrire la Constitution de 1999 promulguée par feu Hugo Chavez. Le président Nicolas Maduro s’y est engagé pour, promet-il, apporter la « paix » et redresserl’économie de cette nation pétrolière.

 

LE MONDE/ 05.08.2017/ Mis à jour le 06.08.2017/

 

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/08/05/venezuela-a-peine-installee-l-assemblee-constituante-demet-de-ses-fonctions-la-procureure-generale_5169156_3210.html


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3 - Mauritanie : victoire du ''oui'' au référendum constitutionnel

 

Le président Mohamed Ould Abdel Aziz peut enfin se réjouir, car le ‘‘oui’‘ l’a emporté lors du référendum constitutionnel. Mais une victoire catégoriquement rejetée par l’opposition. Avec un taux de participation de 53,73 %, 85 % des électeurs ont opté pour le changement à travers ce référendum, à savoir l’abolition du Sénat et son remplacement par des Conseils régionaux, mais aussi une modification du drapeau national. En effet, deux bandes pour ‘‘valoriser le sacrifice des martyrs’‘ de la résistance à la colonisation française (1960) seront rajoutées au drapeau national. Au-delà du boycott de cette élection, l’opposition mauritanienne veut passer à la vitesse supérieure. 


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Les huit partis et organisations refusent les résultats qui seraient issus, selon eux, d’‘‘une farce électorale qui a ouvert la voie à une fraude encore plus vaste’‘. Dans ce combat de légitimité, seul un parti politique, la Convergence démocratique nationale (CDN) avait appelé à voter non lors de ce référendum. La campagne a été houleuse et marquée par plusieurs cas de violences pendant des manifestations de l’opposition.

 

08/08/2017

 

http://fr.africanews.com/2017/08/07/mauritanie-victoire-du-oui-au-referendum-constitutionnel/


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4 - La Mauritanie va changer de drapeau national

 

Les deux lignes rouges représentent le sang versé par les martyrs qui ont résisté face à l'empire colonial, incarné par la France. L'Assemblée nationale mauritanienne a adopté jeudi un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national. Le projet soumis par le gouvernement «a été adopté par la majorité des 147 députés présents, 121 ont voté en faveur du texte, 19 contre», a affirmé Mohamed Ould Beilil, président de l'Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel. Le texte approuvé jeudi par les députés, qui modifie la Constitution en vigueur depuis 1991, prévoit notamment une suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement du drapeau national. Deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance», seront ajoutées au croissant et à l'étoile jaunes sur fond vert figurant déjà sur ce drapeau. Certains détracteurs estiment que le pouvoir en place tente de réécrire l'histoire du pays, rappelant qu'à l'époque coloniale, une partie de la population s'est opposée à l'indépendance et que ce changement de drapeau risque de raviver de vielles blessures en divisant les Mauritaniens.


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_ La police disperse des opposants

Le texte prévoit aussi la suppression de la Haute Cour de Justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique. Il doit ensuite être soumis au Sénat pour adoption, à une date qui n'a pas été indiquée. S'il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire. Le pouvoir est largement majoritaire dans les chambres. Deux amendements au projet déposés jeudi, par une députée de l'opposition modérée, Malouma Mint Bilal, pour un maintien de l'actuel drapeau national et de la Haute Cour de justice, ont été rejetés. Les députés de la majorité ont vivement acclamé l'adoption du texte, se donnant des accolades à l'issue du vote à bulletin secret. L'opposition radicale a tenté mardi d'organiser un rassemblement devant l'Assemblée nationale mais ses militants, qui portaient des pancartes dénonçant un «tripatouillage» de la Constitution, ont été dispersés par la police.

 

Leparisien.fr avec AFP/ International/ 10 mars 2017/

 

http://www.leparisien.fr/international/la-mauritanie-va-changer-de-drapeau-national-10-03-2017-6750687.php



L'ancien drapeau de la Mauritanie (à gauche) devrait bientôt être remplacé par un autre, comportant des bandes rouges, symbolisant le sang versé par les résistants pendant la résistance coloniale./ LP


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5 - Hong Kong: l’élection de la pro-chinoise Carrie Lam ravit Pékin

 

A Hong Kong, les 1194 membres du comité électoral (largement acquis à la Chine) ont désigné Carrie Lam comme nouvelle dirigeante de l’ancienne colonie britannique. Il s’agissait de la première élection depuis la « révolte des parapluies » en 2014, lorsque des milliers de personnes étaient descendues dans la rue pour réclamer plus de démocratie et des élections au suffrage universel. Le vote a été qualifié de « simulacre de démocratie » par l’opposition, hostile à la mainmise du gouvernement central chinois. Pékin connaissait le résultat du vote avant même l’annonce officielle : le comité électoral comptait encore les voix, lorsque l’agence d’Etat Chine Nouvelle donnait déjà Carrie Lam gagnante, avec trois quarts d’heure d’avance sur les médias hongkongais. S’il fallait encore une preuve à l’opposition démocrate, qui n’avait de cesse de qualifier cette élection de « farce », Chine Nouvelle, la voix de la propagande chinoise, l’a bel et bien fournie.

 

Ce lundi matin, les médias chinois saluent à l’unisson une élection « ouverte et équitable » et rendent hommage à Carrie Lam : « Elle aime le pays (comprendre : la Chine), elle aime Hong Kong, jouit de la confiance du gouvernement central, elle a fait preuve de sa capacité à gouverner et elle a le soutien du peuple de Hong Kong. » Le soutien du peuple de Hong Kong ? Rien n’est moins sûr. Car Carrie Lam est certes la grande favorite de Pékin, mais selon les sondages, son rival John Tsang était nettement plus apprécié du public.

 

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_ « Elle devra en permanence en référer à Pékin »

Pour Willy Lam, professeur à l'Université chinoise de Hong Kong, cette élection aura du mal à répondre aux attentes de la population qui réclame plus d'ouverture. « Cette élection par un comité électoral très restreint montre clairement que Pékin contrôle de près la sphère politique de Hong Kong, explique-t-il. Car au cours des deux mois qui ont précédé l’élection, les officiels de Pékin ont exercé des pressions très importantes en faveur de Carrie Lam. Donc on pouvait s’attendre à sa victoire.

Quoi qu’il en soit, le travail de chef de l’exécutif est très difficile. Elle devra en permanence en référer à Pékin, mais elle aura aussi une responsabilité vis-à-vis des citoyens de Hong Kong. Donc il y a maintenant beaucoup d’attentes pour que dès que Carrie Lam entame son mandat le 1er juillet, elle réponde à la demande du peuple de Hong Kong pour davantage de démocratie réelle, pour des élections au suffrage universel. Elle a besoin de tendre la main à l’opposition et il y a pour l’instant de sérieux doutes quant à sa capacité à faire cela. Car elle est tenue par Pékin de par sa fonction. Sa première priorité sera de suivre les instructions et les ordres de Pékin. Donc il y a des craintes que les contradictions dans la société de Hong Kong continuent de s’exacerber. »

 

Par RFI / Publié le 27-03-2017 / Modifié le 27-03-2017/ Avec notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170327-hong-kong-election-pro-chinoise-carrie-lam-ravit-pekin


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6 - Rwanda : Paul Kagame est élu avec 98 % des voix, sans surprise

 

La Commission électorale estime que 97 % des 6,9 millions d’électeurs inscrits ont voté. Les deux candidats opposés au chef de l’Etat auraient obtenu moins de 1 % des voix. Le chef de l’État sortant Paul Kagame, qui dirige le Rwanda d’une main de fer depuis 23 ans, a obtenu une victoire écrasante à l’élection présidentielle, en étant réélu avec plus de 98 % des voix, selon des résultats partiels divulgués samedi 5 août.

 

La Commission électorale (NEC) a publié dans la nuit des résultats portant sur 80 % des bulletins dépouillés, qui donnent M. Kagame très largement en tête avec 98,66 % des suffrages exprimés, ses deux adversaires recueillant chacun moins de 1 %. La NEC estime que 97 % des 6,9 millions d’électeurs inscrits ont voté. Selon ces résultats partiels, l’indépendant Philippe Mpayimana obtient 0,72 % des suffrages exprimés, et Frank Habineza, leader du Parti démocratique vert, le seul parti d’opposition au Rwanda, recueille 0,45 % des voix. « Nous pensons qu’à ce niveau, nous aurons les mêmes résultats demain (samedi matin, N.D.L.R.). Il n’y aura pas de changement après que nous ayons compté 100 % des votes », a déclaré le président de la NEC, Kalisa Mbanda. Dès le début de la soirée, alors que le scrutin s’était déroulé dans le calme vendredi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Kigali devant un écran géant installé dans un gymnase proche du stade national, pour fêter la victoire attendue de M. Kagame.

 

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_ Campagne phagocytée

Avant même le scrutin, une large victoire de M. Kagame, 59 ans, un visionnaire pour les uns, un despote pour les autres, qui briguait un troisième mandat de sept ans, était attendue. Ses deux adversaires étaient passés quasiment inaperçus dans une campagne phagocytée par le Front patriotique rwandais (FPR), parti contrôlant toutes les sphères de la société de ce petit pays de la région des Grands Lacs. Paul Kagame « a libéré le pays, il a stabilisé le pays, et maintenant on peut marcher dans tout le pays nuit et jour sans problème », a expliqué Jean-Baptiste Rutayisire, un entrepreneur de 54 ans, qui a voté dans le même bureau du centre de Kigali que le président. « Il a fait beaucoup pour le pays et il continue (…), c’est un homme exceptionnel », a-t-il ajouté, en avouant ne pas connaître MM. Mpayimana et Habineza.

 

Conscient de n’avoir quasiment aucune chance de l’emporter, M. Habineza s’était cependant réjoui que pour « la première fois depuis 23 ans un parti d’opposition se trouve sur les bulletins de vote », dans un entretien téléphonique vendredi avec l’AFP. Dans le Rwanda post-génocide, seuls des candidats indépendants ou alliés à M. Kagame avaient jusque-là pu se présenter à l’élection présidentielle. En amont du scrutin, MM. Habineza et Mpayimana s’étaient plaints de nombreuses difficultés, dont le peu de temps à leur disposition pour lever des fonds et faire campagne. Lors d’un récent meeting, M. Habineza avait assuré à l’AFP que placarder les couleurs de son parti avait été un vrai défi : « On nous a dit qu’on ne pouvait pas mettre nos drapeaux là où le FPR avait mis les siens, mais malheureusement le FPR a mis les siens partout ! ».

 

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_ Opposition de « façade »

La victoire de M. Kagame ne semblait faire aucun doute depuis le plébiscite par référendum en décembre 2015 - 98 % des voix - d’une modification de la Constitution, critiquée par les observateurs, lui permettant de briguer un nouveau mandat de 7 ans et potentiellement de diriger le pays jusqu’en 2034. Paul Kagame est l’homme fort du Rwanda depuis que le FPR a renversé en juillet 1994 le gouvernement extrémiste hutu ayant déclenché un génocide qui a fait 800 000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi. Il a d’abord été vice-président et ministre de la Défense, dirigeant de facto le pays, avant d’être élu président en 2000 par le Parlement. En 2003 et 2 010, il a été reconduit au suffrage universel avec plus de 90 % des voix.

 

M. Kagame est crédité du spectaculaire développement, principalement économique, d’un pays exsangue au sortir du génocide. Mais il est aussi accusé de bafouer la liberté d’expression et de réprimer toute opposition. De nombreuses voix critiques ont été emprisonnées, forcées à l’exil et pour certaines assassinées. Des observateurs assurent que les candidatures de MM. Habineza et Mpayimana ne sont qu’une « façade » à destination de la communauté internationale. Selon Robert Mugabe, un des rares journalistes rwandais ouvertement critiques, « il n’y a pas d’élection au Rwanda, juste un couronnement ».

 

Le Monde.fr avec AFP / Le 05.08.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/05/rwanda-paul-kagame-est-elu-avec-98-des-voix-sans-surprise_5168945_3212.html


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7 - Rwanda - Présidentielle : Paul Kagame investi pour un troisième mandat

 

Désigné par la formation au pouvoir (FPR), Paul Kagame est parti pour un troisième round, qu'il qualifie lui-même de transitoire, à la tête de l'État. Samedi 17 juin 2017. Direction le tout flambant neuf QG de Rusororo, quartier est de Kigali, où plus de deux mille cadres du parti au pouvoir, le FPR, réunis en congrès extraordinaire ont consacré la candidature de Paul Kagame à l'élection présidentielle du 4 août prochain. Le président de la République également président du Front patriotique rwandais, était le seul candidat en lice au sein du parti présidentiel. Il a gagné 1 929 voix des 1 930 participants venus de toutes les provinces du pays (sud, est, ouest, nord, et la capitale) pour le congrès. Vêtus de tee-shirt rouge, Paul Kagame et son épouse Jeannette Kagame sont arrivés triomphants au Congrès en compagnie du vice-président du parti, Christophe Bazivamo et du secrétaire général François Ngarambe.

 

Pour les observateurs, dans un pays où le débat politique est verrouillé, le pouvoir est à la manœuvre. Et pour cause. Élu en 2003 et réélu en 2010, avec plus de 90 % des voix à chaque fois. Paul Kagame est l'homme fort du pays depuis juillet 1994 : à l'époque, sa rébellion du Front patriotique rwandais (FPR) avait chassé de Kigali les extrémistes hutu et mis fin au génocide qu'ils avaient déclenché trois mois auparavant (800 000 morts, essentiellement membres de la minorité tutsi). Après avoir fait voter fin novembre 2015, un référendum pour la modification de la Constitution, où le « oui » l'a emporté à plus de 90 % des voix. Paul Kagame, 60 ans, auréolé du succès économique de son pays a reçu l'onction pour se présenter à un troisième mandat, et plus encore jusqu'en 2034.

 

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_ Que dit le nouveau texte ?

La révision avait été présentée comme une initiative populaire par les autorités, 3,7 millions de Rwandais ayant demandé par pétition un maintien au pouvoir de Kagame après 2017. Quelque 6,4 millions de Rwandais avaient été conviés à répondre par oui ou non à la question : « Êtes-vous d'accord avec la Constitution de la République du Rwanda telle que révisée pendant l'année 2015 ? » Divers articles ont été modifiés en novembre par le Parlement. Mais les deux changements cruciaux concernent les articles 101 et 172 qui autorisent M. Kagame à potentiellement se maintenir au pouvoir pendant dix-sept années supplémentaires. Le nouvel article 101 continue de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, tout en abaissant sa durée de sept à cinq ans. Parallèlement, un nouvel article 172 précise que la réforme n'entrera en vigueur qu'après un nouveau septennat transitoire, entre 2017 et 2024. Le président sortant y sera donc éligible, de même qu'aux deux quinquennats suivants.

 

 

_ Préparer la relève

Samedi devant une foule immense, Paul Kagame s'est donc appuyé sur cette légitimité reçue par le peuple. « J'ai été obligé de répondre aux sollicitations populaires sinon j'aurais dû être ici parmi vous en train de mettre sur pied la nouvelle structure dirigeante du FPR ou alors désigner le nouveau candidat à la présidentielle. Mon rôle aurait dû être celui de passer le témoin à celui qui devait me remplacer... » a-t-il lancé, insistant cependant sur le fait que la génération des jeunes âgés entre 38 et 41 ans devrait se préparer à prendre la relève dans les hautes fonctions politiques du pays dans un très proche avenir.

 

Exprimant une certaine gravité, la rhétorique du chef de l'État sortant convoque comme toujours l'histoire du Rwanda : « Vous le savez, quand nous avons libéré le pays en 1994, le pays était à plat. Nous avons commencé sa reconstruction du tout au tout. Entre-temps, il y avait des enfants qui naissaient à peine et d'autres qui allaient sur leurs dix ans. Il s'entend, qu'actuellement, ils ont 33 ans. Ceux qui avaient quinze ans en 1994, en ont actuellement 38. Ceux qui étaient âgés de 18 ans en 1994, ont actuellement 41 ans. Vous qui êtes dans cette fourchette-là de 38 à 41 ans, vous pouvez être président de la République. Il suffit de s'y préparer. » Paul Kagame songerait-il à désigner un dauphin pour les prochains rendez-vous électoraux ? Ou tente-t-il de gagner du temps ? Rien n'est moins sûr. Mais, parti sur sa lancée, il a averti les jeunes du danger de ne pas investir tôt dans la politique. « Si vous ne vous impliquez pas dans la politique, la mauvaise politique prendra soin de vous et, le lendemain, vous serez dirigés par des personnes que vous ne méritez pas. »

 

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_ Le mandat de la transition (vraiment) ?

« Nous devons faire les choses différemment, travailler plus fort afin que les sept ans à venir nous donnent une sorte de transition. Nous devons travailler plus fort, de sorte que ce qui vous a fait de me demander de rester plus longtemps peut être abordé dans cette période de sept ans », a-t-il dit. Par exemple, sur les objectifs à atteindre pour les sept prochaines années si le président Kagame est réélu. Le gouvernement réduirait le déséquilibre commercial du pays en augmentant ses exportations à 70 % par rapport aux 25 % actuels. Objectif : planifier une transition à la fois politique et économique après lui.

 

Si le FPR était reconduit au mois d'août prochain, il promet d'augmenter également le revenu par habitant de 718 dollars à 1 500 dollars au cours des sept prochaines années, alors que les ressources intérieures pour financer le budget national seront augmentées à 100 % par rapport aux 83 % annoncés pour le budget 2017/2018. « Le gouvernement s'attend à atteindre ces objectifs ambitieux de l'initiative déjà bien présente du made in Rwanda que nous avons lancée », a déclaré le professeur Shyaka au milieu des applaudissements des membres du parti. « Il n'y a pas de date limite. Au cours des sept prochaines années, je veux que vous et moi travaillions ensemble, peut-être deux fois plus pour remédier aux défis qui vous obligeraient à me demander de rester », a-t-il déclaré.

 

 

_ L'un des scrutins les plus attendus de l'année en Afrique

La Commission électorale nationale du Rwanda (NEC) a commencé à recevoir les candidatures aux élections présidentielles d'août. Le leader de l'opposition du Parti vert démocratique du Rwanda, Frank Habineza, a été la première personne à présenter la candidature. Deux autres candidats potentiels, Gilbert Mwenedata, un concurrent indépendant, et Fred S. Barafinda, qui était le représentant des Avancés démocratiques de l'Union révolutionnaire du Rwanda (RRUDA), ont présenté leurs lettres de créance à la commission. RRUDA n'est pas connu parmi les onze partis enregistrés au Rwanda. Les principaux concurrents lors des précédentes élections du parti au pouvoir, le Front patriotique du Rwanda (RPF), y compris le Parti social-démocrate (PSD) et le Parti libéral (PL), ont récemment annoncé leur soutien au président Kagame. D'autres candidats potentiels comprendraient notamment Diana Shimwa Rwigara, fille du magnat décédé Asinapol Rwigara, la seule candidate féminine potentielle.

 

Les Rwandais vont aux urnes pour l'élection présidentielle le 4 août, la troisième fois depuis la fin du régime ex-génocidaire en 1994. La Commission électorale nationale a déclaré qu'une liste provisoire de candidats qualifiés sera annoncée le 27 juin. Les noms des candidats qualifiés seront publiés le 7 juillet, une semaine avant le début des campagnes. Les campagnes des candidats qualifiés commenceront officiellement le 14 juillet et prendront fin le 3 août, juste une journée avant l'élection. Environ 6,8 millions de Rwandais voteront lors de la prochaine élection présidentielle à un tour, selon la commission électorale.

 

Par Janet Akinyové / Publié le 19/06/2017/ Modifié le 19/06/2017 / Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/rwanda-presidentielle-paul-kagame-investi-pour-un-troisieme-mandat-19-06-2017-2136416_2365.php


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8 - Inde : un Intouchable élu président du pays

 

Ram Nath Kovind a été élu président de l’Inde. C’est la deuxième fois qu’un dalit – un Intouchable – est élu président du pays.  Le dalit Ram Nath Kovind, candidat du Premier ministre Narendra Modi, a été proclamé jeudi vainqueur de l’élection présidentielle en Inde, devenant ainsi le deuxième président du pays issu de ce groupe défavorisé. Issu des rangs de la communauté socialement et économiquement marginalisée des dalits (autrefois appelés "intouchables") car considérée comme au bas de l’échelle des castes, Ram Nath Kovind a été largement élu à ce poste principalement honorifique avec 65% des voix du collège électoral, a annoncé la commission électorale. La victoire de cet ancien avocat de 71 ans était largement attendue en raison du poids du Bharatiya Janata Party (BJP, au pouvoir à New Delhi) et de ses alliés dans le collège électoral, composé des parlementaires des assemblées nationales et régionales d’Inde. 

 

 

_ Les élections législatives de 2019 en ligne de mire

Cette élection renforce la mainmise du dirigeant nationaliste hindou Narendra Modi sur le pouvoir. Elle pourrait également lui permettre de marquer des points au sein des 200 millions de dalits en vue des législatives de 2019, où il devrait concourir pour un second mandat. "Félicitations à Shri Ram Nath Govind Ji d’avoir été élu président d’Inde ! Meilleurs voeux pour un mandat fécond et inspirant", a tweeté le Premier ministre à l’annonce des résultats.

Les hautes castes constituent traditionnellement l’assise électorale du BJP, mais les nationalistes hindous courtisent les votes de la communauté dalit pour élargir leur base. Si la Constitution de l’Inde indépendante a officiellement aboli la discrimination de caste, elle reste dans les faits une réalité. Les dalits sont souvent cantonnés à des métiers ingrats, car jugés "impurs", comme le nettoyage d’excréments ou la prise en charge de cadavres d’animaux. Ram Nath Govind est le deuxième président dalit d’Inde, après Kocheril Raman Narayanan, qui avait occupé cette fonction entre 1997 et 2002. 

 

A La Une Politique International / Publié le 20/07/2017/ Par Sudouest.fr.

 

http://www.sudouest.fr/2017/07/20/inde-un-intouchable-elu-president-du-pays-3633359-4803.php


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9 - L'Inde élit un président intouchable et hindouiste

 

Le Premier ministre indien Narendra Modi consolide son pouvoir en faisant élire à la présidence du pays un homme issu de la mouvance hindouiste comme lui. Originaire de la caste des intouchables, le président-élu Ram Nath Kovind aura à cœur de rapprocher sa communauté forte de 200 millions d’âmes de la coalition au pouvoir à New Delhi dont l’assise électorale est traditionnellement formée de communautés appartenant aux hautes castes. Les résultats sont tombés ce jeudi matin. Comme les spécialistes l’avaient prédit, c’est le septuagénaire Ram Nath Kovind soutenu par la coalition dirigée par les nationalistes hindous du Bharatiya Janata Party (BJP, parti du peuple indien) au pouvoir à New Delhi, qui a remporté haut les mains l’élection présidentielle en Inde. En réalité, compte tenu du poids des hindouistes dans le collège électoral composé des parlementaires fédéraux et régionaux qui élit le président, il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir la victoire du candidat du pouvoir.

 

Le président-élu est peu connu du grand public indien, même s’il a été deux fois membre de la Chambre haute du Parlement fédéral. Elu avec une majorité écrassante des voix des grands électeurs, ce fils de paysan, appartenant à la caste des « intouchables », deviendra le quatorzième locataire du palais de la Raisina Hill, lorsqu’il prendra ses fonctions le 24 juillet prochain, au terme du mandat de son prédécesseur Pranab Mukherjee. Ce dernier est issu du parti du Congrès, formation pluraliste et laïque, qui a gouverné l’Inde pendant près de cinquante ans sur les soixante-dix années de son existence en tant que pays indépendant. Ce treizième président n’a pas vraiment marqué les esprits, mais il a su préserver la tradition d’indépendance du chef de l’Etat appelé à se placer au-dessus des politiques partisanes. Il n’est pas sûr que le nouveau président, perçu comme l’homme lige du Premier ministre hindouiste Narendra Modi, puisse faire autant, s’inquiète la presse indienne.

 

 

_ Rôle honorifique

La Constitution accorde peu de pouvoirs au président indien qui a un rôle plutôt honorifique. Celui-ci doit se contenter de signer documents et décrets qui lui sont présentés par l’exécutif. Equivalent de la reine d’Angleterre en statut, le président de l'Inde est quand-même le chef des armées. Par ailleurs, en période postélectorale, en l'absence de majorité nette, il exerce pleinement son rôle d’arbitre en choisissant de convoquer selon sa discrétion tel ou tel chef de parti pour former le gouvernement. Enfin, en tant que garant de la Constitution, il peut prendre la parole pour réaffirmer les valeurs de la laïcité et de l’Etat de droit consacrées dans la loi fondamentale s’il estime qu’elles sont en danger. Chose que le président sortant n’a pas manqué de faire au cours des dernières années qui ont vu le nationalisme hindouiste menacer l’équilibre sociétale fragile entre la majorité hindoue et les minorités religieuses (musulmanes et chrétiennes) qui composent la population de l’Inde.

 

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_ Préféré aux éléphants du BJP

« Kovind ne prendra pas la moindre initiative sans obtenir préalablement le feu vert informel du duo Premier ministre et le chef du BJP, affirme Abhay Kumar Dubey, chercheur au sein du think-tank le Center for the Study of Developing societies basé à New Delhi. Les déclarations impromptues du président sortant critiquant implicitement le gouvernement et embarrassant les hindouistes au pouvoir, appartiennent désormais au passé. » C’est précisément parce qu’il promet d’être un président loyal et soumis que Kovind a été préféré aux éléphants du BJP, souvent ambitieux et ingérables.

 

Issu des basses castes et avocat de profession, le président-élu, a fait l’essentiel de sa carrière politique au sein du mouvement hindouiste. Né en 1945 dans une famille modeste du nord de l’Inde, il a bénéficié de la politique de discrimination positive mise en place depuis l’indépendance. Il a exercé son métier d’avocat à la Haute Cour de Delhi où il a pris souvent fait et cause en faveur des marginaux et des basses castes dont les droits sont bafoués au sein d’une société indienne largement rurale, dominée par les propriétaires terriens qui appartiennent à des hautes castes. Son long militantisme aux côtés des nationalistes hindous lui a valu d’être désigné à la Chambre haute du Parlement fédéral en 1996 et 2004, avant d’être nommé en août 2015 gouverneur de l’Etat du Bihar tenu par un parti de l’opposition. Dans cette province difficile et pauvre, il a su s’imposer, voire même se faire adopter par le gouvernement local qui n'était pas de son bord, au point que celui-ci a appelé à voter pour lui à la présidentielle, s’attirant la colère des autres composantes de l’opposition nationale.

 

Selon tous ceux qui le fréquentent, Kovind est un proche du Premier ministre Narendra Modi. « Je suis sûr que Shri Ram Nath Kovind sera un président exceptionnel et continuera à être une voix forte pour les pauvres, opprimés et marginalisés », a tweeté ce dernier après avoir rendu public, lors d'une réunion des leaders de la coalition qu'il dirige, l'identité de son candidat pour la présidence. Fin politique, le Premier ministre Narendra Modi a fait d’une pierre plusieurs coups. Il a éloigné les mastodontes de son parti qui voyaient dans ce scrutin leur dernière chance d’accéder à un poste prestigieux et tenir la dragée haute au chef du gouvernement. Il a aussi réussi à diviser l’opposition qui, faute d’un candidat consensuel, s’est émietté, certains de ses composantes préférant soutenir le candidat du pouvoir.

 

En fin de compte, le calcul le plus payant de Modi est peut-être le choix d’un candidat « dalit »  (synonyme d'intouchable, Ndlr), qui permet au BJP d’élargir son électorat en vue des prochaines législatives. « Le BJP aura une majorité ou non, dépendra de sa capacité à mobiliser les basses castes, notamment dans les Etats du nord du pays qui sont les principaux bassins électoraux pour les grands partis politiques, explique le chercheur Abhay Kumar Dubey. C’est bel et bien le second mandat de Narendra Modi à la primature qui est le grand enjeu de ce scrutin présidentiel. »

  

_ Stratégie payante

Force est de constater que soixante-dix ans après l’indépendance, la caste continue de jouer un rôle primordial dans la vie politique indienne, comme en témoigne le choix fait par l’opposition laïque de présenter, elle aussi, une candidate intouchable pour ne pas être perçue comme étant peu sensible aux questions de justice sociale. Sa candidate malheureuse, Meira Kumar, est une membre éminente du parti du Congrès. Fille d’un ancien vice-Premier ministre, elle a été la première femme présidente de l’Assemblée nationale indienne, plusieurs fois députée et ministre dans le dernier gouvernement dirigé par le Congrès. Elle n’avait aucune chance de remporter le scrutin, l’opposition le savait, mais en la nommant quand même, celle-ci voulait préparer le terrain, elle aussi, pour les législatives de 2019.

 

Au cours des dernières années, les intouchables ont été, avec les musulmans, régulièrement cibles d'attaques perpétrées par des milices de défense des vaches contre les non-Hindous. Celles-ci leur reprochent de faire le commerce de la peau des bovins, considérés comme des animaux sacrés dans la religion hindoue. Le retour au pouvoir du Congrès et de l’opposition plus généralement à Delhi passe par la mobilisation de ces opprimés de la société indienne, même si ceux-ci semblent être aujourd'hui plus sensibles aux chants de sirène du pouvoir qui leur a envoyé un signal clair en choisissant l’un des leurs pour incarner le premier personnage de l’Etat. Il n’est pas sûr pour autant que lors de la prochaine attaque par les milices hindoues contre les intouchables ou les musulmans, le président-élu Ram Nath Kovind se montre particulièrement énergique dans sa défense des valeurs de la laïcité et la pluralité chères aux pères fondateurs de l’Inde moderne.

 

Par Tirthankar Chanda / Publié le 20-07-2017/ Modifié le 20-07-2017/

 

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20170719-inde-election-presidentielle-bjp-congres-pranab-mukherjee-kovind-meira-kumar


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10 - Kenya : la Cour suprême annule l’élection présidentielle

 

Saisie par l’opposition, la justice a invalidé la victoire d’Uhuru Kenyatta en raison d’« irrégularités » lors de l’élection du 8 août. Un nouveau scrutin doit avoir lieu dans les 60 jours. Coup de tonnerre à Nairobi. La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême. Le président de la Cour suprême, David Maraga, a déclaré que les élections n’avaient « pas été conduites en accord avec la Constitution ». « A la question de savoir si les illégalités et irrégularités ont affecté l’intégrité de l’élection, la Cour est d’avis que c’est le cas », a-t-il ajouté. Par conséquent, il a déclaré les résultats « invalides et nuls ».

 

Le juge a soutenu que la Commission électorale (IEBC) a « échoué, négligé ou refusé » de conduire les élections en accord avec la Constitution, évoquant des irrégularités dans la transmission des résultats. Un nouveau scrutin doit donc être organisé sous soixante jours. La décision n’a pas été consensuelle : celle-ci a été prise à la majorité et deux des sept juges de la Cour suprême ont annoncé publiquement leur opposition au verdict. Le jugement complet et détaillé, pointant l’ensemble des irrégularités et désignant les éventuels responsables, doit être rendu sous vingt-et-un jours.

 

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_ « Un jour historique »

« C’est un jour historique pour le peuple kényan et par extension pour les peuples du continent africain », a déclaré M. Odinga, précisant que l’invalidation d’une élection présidentielle par un tribunal était une première sur le continent. M. Odinga a ajouté qu’il n’avait « plus confiance » dans la Commission électorale actuelle. Le président de l’IEBC, Wafula Chebukati, a refusé de démissionner et a annoncé son intention « de procéder à des changements internes de personnel » et « d’enquêter et poursuivre » ceux qui auraient commis des fautes. De leur côté, les avocats du président sortant ont qualifié cette annulation par la Cour suprême de décision « très politique », mais disent aussi qu’il « pourront vivre avec ses conséquences. » Pour un député du camp de Kenyatta, Ahmednasir Abdullahi, la Commission électorale n’a rien à se reprocher, ajoutant que la décision de la Cour suprême devait néanmoins être respectée.

 

Uhuru Kenyatta, lors d’une adresse en direct sur les chaînes de télévision, s’est dit « en désaccord » avec la décision de la Cour suprême, tout en affirmant la « respecter ». « Nous sommes prêts à retournerdevant le peuple, avec le même programme : l’unification de ce pays, la construction d’un parti politique national et le développement de la nation. [...] Nous ne sommes pas en guerre [...] votre voisin reste votre voisin », a-t-il déclaré, appelant tous les Kényans à se « serrer la main ». 

 

A l’extérieur de la Cour suprême, autour de laquelle un important dispositif policier avait été déployé, l’annonce a été accueillie par des cris de joie des partisans de Raila Odinga et de sa coalition, la Super Alliance Nationale (NASA). Depuis le 8 août, celui-ci dénonçait des fraudes massives, et, le 18 août, la NASA avait déposé un recours devant la Cour suprême pour contester les résultats. De nombreuses voix s’étaient élevées pour demander à Raila Odinga de contester le résultat du scrutin devant les tribunaux, et non dans la rue, afin d’éviter une répétition des violences interethniques de 2007 consécutives à un autre vote présidentiel et qui avaient fait plus de 1 200 morts et 600 000 déplacés.


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_ « Maturité démocratique »

« Ce jugement de la Cour suprême est une excellente décision, commente Nic Cheeseman, professeur à l’université de Birmingham et spécialiste du système électoral kényan. Elle montre qu’en Afrique, on ne se satisfait pas seulement de savoir qui est le vainqueur d’un scrutin, mais aussi de savoir si la Constitution et la loi électorale ont bien été respectées. Cela pose néanmoins de nombreuses questions. Comment faire pour que le prochain scrutin soit plus équitable ? Comment l’organiser en seulement soixante jours ? Faudra-t-il changer tous les membres de la Commission électorale, comme le demande Odinga ? Peut-être faudra-t-il que Kenyatta et lui se réunissent pour revoir tout le calendrier du scrutin. »

 

« C’est une décision historique, une première en Afrique », continent traversé de crises électorales plus ou moins violentes, abonde Murithi Mutiga, du centre d’analyse International Crisis Group, rappelant que M. Odinga avait été débouté par cette même Cour suprême – alors composée d’autres juges – lors d’une précédente défaite à l’élection présidentielle, en 2013 : « Cela veut dire que le Kenya, une dessociétés les plus ouvertes d’Afrique, gagne en maturité démocratique. Cela veut aussi dire que, désormais, l’opposition peut se tourner vers la justice et partir du principe qu’elle sera équitable. »

 

Pour Amnesty International, cette décision prise dans un pays où les accusations de fraudes électorales accompagnent chaque scrutin « démontre l’indépendance du système judiciaire kényan et montre l’exemple au reste du monde ». Le jugement « renforce la Constitution » progressiste adoptée en 2010, mais « va aussi soulever de nombreuses questions au sujet des observateurs électoraux étrangers, qui avaient massivement salué la bonne tenue du scrutin », relève par ailleurs un diplomate africain, sous couvert de l’anonymat.


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_ Procès-verbaux non signés

Devant la Cour suprême, les avocats de l’opposition avaient estimé que le processus de compilation et de vérification des résultats avait été marqué par des erreurs et incohérences « délibérées et calculées », destinées à gonfler le nombre de voix de M. Kenyatta et à diminuer celui de M. Odinga. Ils avaient notamment reproché à l’IEBC d’avoir trop tardé à publier de nombreux procès-verbaux de bureaux de vote et circonscriptions, les seuls à faire légalement foi. Ce laps de temps avait pu, selon eux, permettre leur falsification. L’opposition avait obtenu d’accéder à certains documents originaux de l’IEBC, dont les procès-verbaux, ses serveurs informatiques et les données GPS des kits de reconnaissance biométrique des électeurs. Cela avait permis à ses avocats de pointer du doigt des procès-verbaux non signés ou d’autres ne présentant pas les signes d’authentification prévus par l’IEBC, autant d’irrégularités portant selon eux sur plus de 5 millions de votes.

 

L’IEBC avait reconnu avoir décelé quelques « erreurs humaines commises par inadvertance ». Mais elle avait assuré les avoir corrigées et les considérait comme trop marginales pour avoir influé sur le résultat global. Elle avait appelé la Cour suprême à ne pas remettre en cause la souveraineté du peuple. Les avocats de M. Kenyatta avaient quant à eux estimé que le large écart de voix entre le président et son rival (plus de 1,4 million de voix) et les gains significatifs obtenus par le parti au pouvoir Jubilee lors des élections des gouverneurs, sénateurs et députés, le même jour, ne laissaient planer aucun doute sur sa victoire.

 

Par Bruno Meyerfeld (Nairobi, correspondance)/ Le Monde.fr avec AFP/ Le 01.09.2017/ Mis à jour le 01.09.2017 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/01/kenya-la-cour-supreme-ordonne-la-tenue-d-un-nouveau-scrutin-presidentiel_5179494_3212.html

 

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11 - Présidentielle au Kenya : au moins onze morts après les résultats

 

Le président sortant a été réélu pour un mandat de cinq ans. L'opposition évoque des fraudes massives et affirme que son candidat a gagné le scrutin. Des violences ont éclaté cette nuit. Le Kenya s'est réveillé samedi matin dans l'expectative, ne sachant trop si les violences qui ont suivi dans la nuit l'annonce de la réélection du président Uhuru Kenyatta allaient prendre de l'ampleur, ou au contraire s'éteindre lentement d'elles-mêmes. Dans plusieurs bidonvilles et quartiers populaires de Nairobi, tels Kibera, Mathare ou Kawangware, des opposants en colère ont attaqué et pillé des commerces appartenant selon eux à des sympathisants du parti Jubilee au pouvoir, a rapporté un photographe de l'AFP, qui a aussi vu la police tirer des coups de feu en direction des émeutiers.


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Ces violences post-électorales ont fait au moins onze morts, selon un dernier bilan de l'agence Reuters. Pour l'opposition, le chiffre serait bien plus important, de l'ordre d'une centaine de personnes y compris des enfants. Sans toutefois apporter aucun élément de preuve. Le président kényan Uhuru Kenyatta a été réélu, ce vendredi, avec 54,27% des voix. Les chiffres provisoires, diffusés jeudi, lui donnaient déjà une large victoire, avec près de 55 %, sur Raila Odinga. Les missions d'observations électorales ont estimé que le scrutin s'est déroulé dans de bonnes conditions et n'ont relevé aucune irrégularité. Mais le candidat défait Raila Odinga a contesté ces résultats et affirmé à plusieurs reprises, sans apporter de preuve, qu'ils étaient faux. Son parti l'a déclaré vainqueur du scrutin jeudi en disant se baser sur des résultats transmis par «une source secrète», et a qualifié la proclamation du vainqueur de la présidentielle de «mascarade». Affirmant qu'il s'en remettait au «peuple», le parti a écarté l'idée de porter ses griefs en justice. «Pour nous, aller en justice n'est pas une alternative. Nous sommes passés par là dans le passé. Ce n'est pas une option», a déclaré James Orengo, un des principaux leaders de la coalition du candidat de l'opposition.

 

Dès l'annonce du résultat, le bidonville de Kibera, un bastion de l'opposition à Nairobi, a été le théâtre de scènes de pillage, alors que les partisans de Uhuru Kenyatta laissaient éclater leur joie dans les fiefs du parti au pouvoir. Peu après, Uhuru Kenyatta a tendu la main à son principal opposant: «Nous devons travailler ensemble, nous devons faire équipe, nous devons grandir ensemble, nous devons ensemble faire grandir ce pays». Il a également appelé à la paix, assurant qu' «il n'est pas nécessaire de recourir à la violence».

 

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_ «Un désastre»

L'opposition reproche notamment à la commission électorale de s'apprêter à proclamer le vainqueur de la présidentielle de mardi sans prendre le temps d'accéder à sa demande de vérifier l'ensemble des résultats et d'avoir accès à ses serveurs informatiques. «Je pense que tout ça relève d'une mascarade totale, c'est un désastre», a ajouté James Orengo. En 2013, Raila Odinga, qui avait rejeté l'élection de Uhuru Kenyatta dès le premier tour avec quelque 800.000 voix d'avance, s'était tourné vers la Cour suprême, qui avait finalement validé les résultats. En 2007, la contestation du résultat du précédent scrutin présidentiel par Raila Odinga avait plongé le Kenya dans un conflit ethnique meurtrier.

 

Par Juliette Mickiewicz/ Mis à jour le 12/08/2017/ Publié le 11/08/2017/ ‘avec agences AFP et Reuters)

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/08/11/01003-20170811ARTFIG00274-presidentielle-au-kenya-l-opposition-denonce-une-mascarade.php


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12 - Six clés pour comprendre les élections générales au Kenya

 

Cinq scrutins en un, huit candidats à la présidentielle, 19 millions d’électeurs, 44 groupes ethniques, 41 000 bureaux de vote… Le 8 août s’annonce compliqué. Mardi 8 août se tiendront des élections générales au Kenya. Quelque 19 millions de Kényans sont appelés aux urnes pour élire leur président, mais aussi leurs députés, sénateurs, gouverneurs et représentants aux assemblées locales. Dix ans après les violences post-électorales de 2007-2008, qui avaient fait 1 200 morts, chacun craint un retour des affrontements. Décryptage en six questions.

  

_ Qui sont les candidats à la présidentielle ?

Ils sont huit dans la course. Mais seuls deux comptent réellement : Uhuru Kenyatta, 55 ans, le président sortant, qui brigue un second mandat. Et Raila Odinga, 72 ans, le leader de l’opposition, qui mène aujourd’hui sa quatrième campagne présidentielle. Les deux hommes se connaissent et se sont déjà affrontés en 2013. Ils sont les héritiers de deux dynasties structurant la politique kényane depuis l’indépendance. Leurs pères, Jomo Kenyatta et Oginga Odinga, furent respectivement les premiers président et vice-président du pays… avant de se déchirer, Odinga devenant (déjà !) le principal opposant au chef de l’Etat.

  

_ Quel rôle joue le facteur ethnique ?

Il est prépondérant. Au Kenya, la politique n’est pas une affaire d’idées mais d’alliances subtiles entre les 44 groupes ethniques (et innombrables sous-tribus) du pays. Cette année, deux blocs s’affrontent : d’un côté Kenyatta, leader des Kikuyu (le groupe le plus nombreux du pays, 17 % de la population) vivant au centre du pays, sur les pentes du mont Kenya, alliés à la puissante tribu kalenjin (12 % de la population), majoritaire dans la vallée du Rift et fidèle au vice-président William Ruto. Le duo, baptisé « Uhuruto », est uni au sein d’un grand parti : le Jubilee. En face, une coalition de partis regroupés au sein de la Super Alliance nationale (NASA), de Raila Odinga. Ce dernier est le chef incontesté des Luo, vivant au bord du lac Victoria (ouest, 10 % de la population). Il a en outre reçu le soutien des leaders des communautés luhya (à l’ouest aussi, 13 % de la population) et kamba (centre-est, 9,8 %). L’opposition est aussi majoritaire chez les Mijikenda de la côte (4,9 %) et les célèbres Masaï au sud (2 %).

 

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_ Qui est le favori ?

La course est serrée. Les sondages les plus fiables donnent aujourd’hui Kenyatta à 47 % et Odinga à 44 %, avec seulement 5 % d’électeurs indécis. Mais la NASA dispose d’une bonne dynamique dans les sondages et rattrape peu à peu son retard sur le Jubilee. Sauf que plusieurs facteurs jouent en défaveur de l’opposition. D’abord, la participation : les régions pro-NASA ont historiquement un taux d’abstention élevé – notamment sur la côte. Ensuite, la coalition est divisée, menée par cinq leaders différents qui se sont souvent affrontés dans le passé. De larges fractions des Kamba et des Luhya pourraient donc s’abstenir ou voter Jubilee. Enfin, Kenyatta, qui a gagné en popularité chez plusieurs tribus de l’opposition, comme les Somali (nord-est) ou les Samburu (nord), pourrait faire une percée chez elles.

  

_ Existe-t-il un risque de fraude ?

Oui. D’autant que l’assassinat, la semaine dernière, d’un haut responsable de la commission électorale (IEBC), Chris Msamdo, chargé de la logistique informatique du scrutin, a jeté une ombre sur la crédibilité de celui-ci. En théorie, le système est hypersécurisé. Les 41 000 bureaux de vote disposeront de tablettes tactiles et biométriques fournies par l’entreprise Safran, qui permettront d’identifier les votants et de transmettre les résultats en un temps record via un système sécurisé par des géants de l’informatique tels qu’IBM, Dell et Oracle. Le tout sous le regard de centaines d’observateurs envoyés par l’Union européenne, les États-Unis ou l’Union africaine. Tout dépendra donc de l’efficacité du système électronique. En 2013, celui-ci s’était effondré, créant de nombreuses incertitudes sur les résultats réels du vote. Au vu de l’état de tension dans le pays, une telle situation aurait aujourd’hui des conséquences incalculables. Car depuis des mois, l’IEBC est attaquée par l’opposition, qui critique son supposé manque d’indépendance. Elle ne peut pas se permettre la moindre erreur.

 

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_ Des violences peuvent-elles éclater ?

La répétition d’un scénario « type 2007 » est peu probable. En effet, l’essentiel des violences avait opposé les Kikuyu et les Kalenjin. Or ces deux tribus sont aujourd’hui alliées au sein du Jubilee. Des affrontements sont cependant possibles entre Kikuyu et Luo, notamment dans les bidonvilles de Nairobi. Par peur ou par précaution, des milliers de familles fuient aujourd’hui la capitale, embarquant dans des bus pleins à craquer, direction leur village natal. Pour faire face aux possibles violences, 180 000 policiers seront déployés le 8 août un peu partout au Kenya : ce sera la plus grosse opération sécuritaire de l’histoire du pays.

Mais les observateurs craignent surtout une multiplication des violences au niveau local. Du fait de la décentralisation du pays entamée en 2010, l’élection du gouverneur est aujourd’hui jugée plus importante que celle du président dans une bonne partie des 47 comtés du pays. Là, la compétition locale est devenue un véritable un coupe-gorge où tous les coups sont permis – meurtres et menaces inclus.

  

_ Combien coûtent ces élections ?

Très cher ! Selon un rapport du Trésor kényan, le scrutin pourrait même être l’un des plus onéreux jamais organisés en Afrique : 412 millions d’euros, soit 21 euros par électeur (contre 10 euros au Ghana, 4,40 euros en Tanzanie ou 0,85 euro au Rwanda). Ce chiffre ne prend pas en compte les dépenses de campagne des candidats. Ces derniers voguent de meetings géants en rassemblements monstres (Kenyatta et Ruto en auraient effectué 830 en 70 jours !), transportés par une flotte hallucinante de dizaines d’hélicoptères. Ces super-campagnes coûteraient selon la presse autour de 40 millions d’euros pour un candidat à la présidentielle et 5 millions pour un gouverneur !

 

Par Bruno Meyerfeld (contributeur Le Monde Afrique, Nairobi) / LE MONDE Le 03.08.2017 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/03/six-cles-pour-comprendre-les-elections-generales-au-kenya_5168213_3212.html


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