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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 24/01/2015 à 19:49:42
MONDE/ ARABIE SAOUDITE/ POLITIQUE/ ECONOMIE ET GOUVERNANCE : Les défis du nouveau roi d'Arabie saoudite, Salmane Ben Abdel Aziz




1 – « Le souverain devra notamment affronter la chute du cours du pétrole, les menaces de l’Etat islamique et un conflit larvé avec l'Iran. Le roi d'Arabie saoudite Abdallah Ben Abdel Aziz al-Saoud est mort, jeudi 22 janvier, plongeant dans le trouble un allié-clef des Etats-Unis alors même que Washington s’appuie de plus en plus sur Riyad, de l’incertaine bataille contre l’organisation Etat islamique (EI) à ses tentatives intermittentes pour évincer Bachar el-Assad en Syrie. Abdallah, à 90 ans, régnait officiellement sur le royaume depuis août 2005, mais supervisait largement sa politique intérieure, ses efforts de sécurité intérieure et sa politique étrangère depuis l’attaque cérébrale qui avait frappé, en 1996, son demi-frère le roi Fahd. La télévision d’Etat saoudienne a rapporté que son frère, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 79 ans, lui succèderait. »

 

 


2 – « L'Arabie Saoudite est la première puissance économique du Moyen-Orient et le plus riche pays arabe. L'économie de l'Arabie Saoudite est entièrement basée sur le pétrole. La politique de grands travaux menés par le gouvernement ainsi que les investissements directs étrangers et la solidité du système bancaire et financier ont permis à ce pays de devenir la première économie régionale et l'une des principales dans le monde. Après avoir enregistré une croissance de 3,6% en 2013 du fait d'une moindre production pétrolière, on s'attend à une consolidation de la croissance en 2014, celle-ci bénéficiant d'une politique fiscale expansionniste, des investissements croissants et des revenus pétroliers. »

 

 

 

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The new King of Saudi Arabia, Salman bin Abdulaziz Al Saud.


1 - Les défis du nouveau roi d'Arabie saoudite, Salmane Ben Abdel Aziz

 

Le souverain devra notamment affronter la chute du cours du pétrole, les menaces de l’Etat islamique et un conflit larvé avec l'Iran. Le roi d'Arabie saoudite Abdallah Ben Abdel Aziz al-Saoud est mort, jeudi 22 janvier, plongeant dans le trouble un allié-clef des Etats-Unis alors même que Washington s’appuie de plus en plus sur Riyad, de l’incertaine bataille contre l’organisation Etat islamique (EI) à ses tentatives intermittentes pour évincer Bachar el-Assad en Syrie.

Abdallah, à 90 ans, régnait officiellement sur le royaume depuis août 2005, mais supervisait largement sa politique intérieure, ses efforts de sécurité intérieure et sa politique étrangère depuis l’attaque cérébrale qui avait frappé, en 1996, son demi-frère le roi Fahd. La télévision d’Etat saoudienne a rapporté que son frère, le prince Salmane Ben Abdel Aziz, 79 ans, lui succèderait.

 

Mehdi al-Mashat, representative of Houthi leader Abdul Malik al-Houthi, signs an agreement, next to UN special envoy Jamal Benomar (second right) and Yemen's President AbdRabbuh Mansour Hadi (centre) in Sanaa (21 September 2014)


L'avenir du Yémen, une «menace existentielle»

La mort du roi intervient à un moment délicat pour le royaume pétrolier, qui doit faire face, sur le plan intérieur, à l’impact de la plongée des prix du brut, mais aussi à la montée en puissance de l’EI et de l’Iran, dont l’influence grandit au Moyen-Orient à mesure que ses protégés prennent un rôle important en Irak, au Liban et en Syrie. Le successeur d’Abdallah devra aussi faire face à une crise qui s’intensifie au Yémen, dont le gouvernement, soutenu par les Saoudiens, a été dans les faits renversé par des rebelles houthi soutenus par l’Iran. Un responsable saoudien a ainsi récemment expliqué dans une interview que Riyad voyait l’avenir du Yémen comme une «menace existentielle».

 

Les relations américano-saoudiennes ont été tendues ces dernières années, Riyad s’énervant des discussions du gouvernement Obama avec Téhéran sur le nucléaire. L’Arabie saoudite et l’Iran se mènent une guerre secrète depuis des années et Abdallah et ses proches pensent que Barack Obama a accepté de faire trop de concessions à Téhéran dans sa quête d’un accord sur le nucléaire.

Dans une étrange alliance, les peurs qu'exprimait Abdallah sont partagées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, qui viendra sous peu à Washington s’adresser au Congrès pour faire pression en faveur d'une initiative législative visant à imposer de nouvelles sanctions à l’Iran si les discussions ne mènent à rien. Obama a menacé de mettre son veto à cette loi, position qui a le soutien discret de nombreux diplomates saoudiens et du Golfe, et a publiquement rembarré Netanyahou en annonçant qu’il ne le rencontrerait pas lors de sa visite.



 

Quand le pétrole achetait la paix sociale

A court terme cependant, rien ne sera plus compliqué à gérer pour le nouveau roi saoudien que la baisse significative et durable des prix mondiaux du pétrole. Le brut a plongé à 50 dollars le baril environ, frappant durement le gouvernement saoudien, qui dépend presque entièrement des revenus pétroliers. Pour la première fois depuis des années, le budget saoudien sera en déficit en 2015.

 

Cette baisse des prix pétroliers va mettre Salmane face à deux défis. D’abord, dans les faits, le royaume s’est acheté une stabilité interne depuis des décennies en mettant en place un système social extrêmement généreux, qui offre aux citoyens, parmi d’autres avantages, une éducation et un accès à la santé gratuits. Ce sera plus difficile à maintenir avec un pétrole qui s’échange à son prix le plus bas depuis des décennies.

Ensuite, l’Arabie saoudite a utilisé son pétrole pour construire une des armées les plus puissantes du Moyen-Orient, en achetant de nombreux armements américains et en engageant des milliers de soldats américains et occidentaux pour former ses propres troupes. Le royaume a récemment également augmenté son soutien financier aux rebelles qui tentent d’évincer Assad ainsi qu'au nouveau gouvernement égyptien, qu’il voit comme un rempart contre un retour des islamistes qui ont contrôlé le pays pendant le court mandat du président Mohamed Morsi.

 


Des réformes lancées, mais pas menées à terme

Pour l’instant, beaucoup de Saoudiens vont s’interroger sur l’avenir des réforme lancées mais pas menées à leur terme par Abdallah. Il a travaillé à réduire la dépendance du pays au pétrole en promouvant l’usage de l’électricité nucléaire et d’autres formes d’énergie renouvelable. Le roi a également fait quelques modestes pas vers plus de libertés pour les femmes, bien qu’une promesse de les autoriser à voter aux élections municipales a été suspendue sine die face aux critiques des religieux et des conservateurs.

Salmane a passé des années dans les cercles du pouvoir, mais on est loin de savoir quel sorte de leader il s’avèrera être. L’ancien analyste de la CIA Bruce Riedel notait, il y a presque deux ans, qu’on «rapportait que [Salmane] est de plus en plus malade… et souvent pas en état de diriger». Des rumeurs autour de sa mort se propagent depuis des années, mais lui et ses conseillers ont systématiquement nié qu’il souffre d’un quelconque problème de santé significatif.

 

Le nouveau roi devra forger sa propre relation avec Obama et décider de la fermeté avec laquelle repousser l’Iran sur les champs de bataille du Moyen-Orient et dans les négociations à Vienne et Genève. Abdallah a maintenu son pays dans une relative stabilité à une époque où la majorité de la région était déchirée par la violence et des changements politiques rapides. L’avenir de l’Arabie saoudite repose sur la capacité de son frère à faire de même.

 

Yochi Dreazen / Traduit par Cécile Dehesdin/ 23.01.2015

 

http://www.slate.fr/story/97149/defis-nouveau-roi-arabie-saoudite

 



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2 - Arabie saoudite : « A 79 ans, avec la maladie et l’âge, Salman sera un roi de transition »

 

Entretien. Chercheuse à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire, Fatiha Dazi-Héni est spécialiste des monarchies du golfe Arabo-Persique. Elle décrypte pour Le Monde les enjeux de la transition en Arabie saoudite, suite au décès du roi Abdallah, dans la nuit de jeudi 22 à vendredi 23 janvier, auquel succède le prince héritier Salman. En l’espace de quelques heures, le pouvoir a changé de main en Arabie saoudite. Non seulement un nouveau roi a été nommé, mais également un prince héritier (Muqrin Ben Abdelaziz) et un vice-prince héritier (Mohamed Ben Nayef). Peut-on parler de transition en douceur ?

 

Fatiha Dazi-Héni Effectivement, tout se déroule dans les règles. Il y avait des supputations, ici et là, comme à la mort du roi Fahd (le prédécesseur d’Abdallah), en raison d’inévitables tiraillements entre lignées. Mais c’était un vrai-faux suspense. Le roi avait verrouillé sa succession, en nommant Muqrin, en mars, au poste de vice-prince héritier. Beaucoup d’observateurs n’y croyaient pas, car il est le fils d’une esclave yéménite. Mais, en définitive, le scénario planifié par Abdallah a été respecté à la lettre. En portant au pouvoir un homme déjà âgé (79 ans) et que l’on dit malade, l’Arabie saoudite ne se condamne-t-elle pas à l’immobilisme ?

 

Salman est un homme évidemment affaibli. Il souffre de la maladie d’Alzheimer et a des difficultés d’élocution. Je me souviens d’un dîner officiel à l’Elysée, au cours duquel il avait eu du mal à lire son discours. En l’état actuel, sa maladie ne l’empêche pas de gouverner. C’est d’ailleurs lui qui tenait les rênes du pays depuis six mois. Mais avec une maladie dégénérative comme Alzheimer, il ne sera malheureusement pas le roi qu’on avait espéré il y a quinze ans, quand il passait pour le plus prometteur des fils du roi Abdel Aziz. Il serait étonnant de le voir régner longtemps. Il sera un roi de transition.

 

Que pourrait-il se passer si son état de santé venait à s’aggraver ?

En 2006, le roi Abdallah a mis sur pied un conseil d’allégeance, de façon à codifier les phases de transition. En cas de détérioration subite de la santé de Salman, ce conseil pourrait s’autosaisir et convoquer un comité médical, chargé de statuer sur la capacité ou non du roi à assumerses fonctions. Si l’incapacité est prouvée, la théorie veut qu’une direction transitoire soit formée dans l’attente de la nomination d’un nouveau roi. Le pouvoir saoudien ne veut surtout pas se retrouver dans la situation qui a été celle du Koweït, en 2006. Le nouvel émir de l’époque, le cheikh Saad Al-Sabah, qui était très malade, avait été incapable de prêter serment et avait été obligé d’abdiquer après neuf jours sur le trône.




Dans ces circonstances, il n’y a guère de rupture à attendre dans la politique du royaume…

La continuité devrait l’emporter. Sur le front intérieur, Salman devrait manifester le même réformisme prudent qu’Abdallah. Les évolutions que celui-ci avait initiées, comme la saoudisation du marché du travail ou l’embauche d’un nombre croissant de femmes dans le secteur privé, devraient se poursuivre pas à pas. Avec l’Iran, il ne jettera pas de l’huile sur le feu, il a toujours dit qu’il fallait composer avec ce grand voisin. Mais les discussions seront là aussi très prudentes. Il faut comprendre que l’Arabie saoudite se vit comme une citadelle assiégée. Ses pires ennemis sont à ses frontières : au nord, en Irak, les djihadistes de l’Etat islamique ; et au sud, au Yémen, les milices prochiites de la rébellion houthiste, ainsi que les cellules d’Al-Qaida dans la péninsule Arabique. Ce n’est pas le moment de lancer des projets révolutionnaires. Une évolution notable, malgré tout, c’est le retour au premier plan du clan des Soudeyris…

 

Effectivement, cette branche de la famille royale avait été quelque peu maltraitée par Abdallah. En quelques heures, Salman, qui en est issu, a nommé deux autres de ses membres à des postes-clés : son neveu Mohamed Ben Nayef, comme vice-prince héritier, et son propre fils, Mohamed Ben Salman, comme ministre de la défense. Ce dernier est très controversé dans le royaume. Mais Mohamed Ben Nayef, qui est l’homme des Américains, a fait ses preuves, dans la lutte contre Al-Qaida, dans les années 2000. En s’empressant de les nommer, Salman impose sa marque.


Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant) / Le Monde.fr/ 23.01.2015/ Mis à jour le 23.01.2015/

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/01/23/arabie-saoudite-a-79-ans-avec-la-maladie-et-l-age-salman-sera-un-roi-de-transition_4562572_3218.html



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3 - L'Arabie Saoudite annonce un budget 2015 expansionniste et contra-cyclique

 

Le budget 2015 s’établit une nouvelle fois comme le plus important de l’histoire du Royaume, avec 860 Md SAR (187 Md EUR) de dépenses. La hausse est certes modeste (+ 0,6%) par rapport aux 855 Md SAR qui avaient été budgétés pour 2014, mais hautement symbolique : le gouvernement saoudien a fait le choix d’un budget expansionniste et contra-cyclique visant à soutenir l’économie dans une période marquée par la baisse du prix du baril. Les recettes sont attendues en baisse de 16,4% à 715 Md SAR seulement (155,5 Md EUR), d’où le premier déficit du budget prévisionnel depuis 2011, estimé à 145 Md SAR (31,5 Md EUR).

 

Ce déficit devrait être financé en puisant dans les réserves de la SAMA (banque centrale) et par le recours éventuel à la dette pour profiter des taux d’intérêt actuellement très bas. Les discussions sont en cours entre le ministère saoudien des finances et la SAMA pour définir le mix optimum de ces deux options. Selon les derniers chiffres publiés, les réserves s’élevaient à 2780 Md SAR (741 Md USD) à la fin octobre 2014, dont 1492 Md SAR de liquidités.

 

Si le ministre saoudien des finances n’a pas divulgué le prix du baril ayant servi à l’élaboration du budget 2015, il a qualifié l’hypothèse de « réaliste », en reconnaissant que celles des années précédentes avaient été « conservatrices ». Les analystes estiment cette hypothèse pour 2015 entre 56 USD (Jadwa) et 61 USD (National Commercial Bank) le baril, soit un Brent entre 60 et 65 USD, pour une production de 9,6 mb/j. Ces chiffres sont à comparer aux 67 USD le baril pour une production de 9,7 mb/j dans le budget 2014.

 


Au niveau de la répartition sectorielle, on notera :

-          La priorité donnée à l’éducation qui absorbe, comme les années précédentes, environ le quart des dépenses à 217 Md SAR (+3% par rapport au budget 2014) : ce budget prévoit, entre autres, la construction de trois nouvelles universités et une allocation de 22 Md SAR (4,8 Md EUR) pour les 207 000 étudiants saoudiens à l’étranger et leurs familles.

-          La forte augmentation du budget alloué à la santé : 160 Md SAR (+ 48%). Est ainsi prévue la construction de 3 nouveaux hôpitaux, 3 laboratoires de banques du sang, 11 centres médicaux, 10 cliniques et 16 clubs de sport notamment. 30 Md SAR sont alloués à l’aide sociale et à des programmes d’éradication de la pauvreté.

-          Le maintien du budget transports et infrastructures à la 3ème place malgré une baisse de 5% à 63 Md SAR : plus de la moitié de cette somme sera dédiée à la rénovation de ports et d’aéroports, à la construction de 2000 km de routes, à des projets ferroviaires et à des projets d’infrastructures dans les villes industrielles de Jubail, Yanbu et Ras Al-Khair.

 

Le budget défense et sécurité, non publié, reste le plus gros poste de dépenses : 303 Md SAR selon les chiffres de la SAMA pour 2014, soit 35% du budget.

Il est intéressant de noter que pour la deuxième année consécutive, le budget d’investissement est en baisse de plus de 25% à 185 Md SAR (après -13% en 2014), alors qu’il était en croissance régulière (14 % en moyenne) depuis 2005. Cette accélération confirme la volonté saoudienne d’impliquer davantage le secteur privé, en favorisant les programmes d’investissements privés (avec la mise en place de PPP ou de délégations de service public). Même si la baisse des revenus du pétrole constitue une incitation forte à mettre en œuvre une politique déjà amorcée dans le budget 2014, il convient de voir la réalisation 2015 car les dépenses d’investissement 2014 ont au final été très supérieures au budget (352 Md SAR pour 248 Md SAR budgétés soit un dépassement de 42%).

 

Les dépenses courantes de fonctionnement sont, à l’inverse, en hausse et représentent dorénavant plus de 78% des dépenses totales (71% dans le budget 2014). Cette augmentation s’explique par la politique de recrutement du secteur public qui continue d’embaucher, même si la priorité est mise clairement sur l’emploi dans le secteur privé, et par le passage d’un certain nombre d’investissements en infrastructures dans la phase d’exploitation et de maintenance.

 

Ce budget 2015 traduit une politique volontariste du gouvernement saoudien qui permet d’envisager en 2015 une croissance proche de celle de 2014, supérieure à 3%, et des fondamentaux macroéconomiques très solides malgré l’impact de la baisse des cours du pétrole.

 

Publié le 06/01/2015

 

http://www.tresor.economie.gouv.fr/10698_larabie-saoudite-annonce-un-budget-2015-expansionniste-et-contra-cyclique

 

image 


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4 - Arabie saoudite : le roi Salmane changera de politique (expert)

 

Suite à la mort du roi Abdallah d'Arabie saoudite, son successeur, Salmane, ne manquera sans doute pas de changer de politique, a estimé vendredi Ali Hajizade, rédacteur du site d'information et d'analyse Gulustan.info. "Des changements ne sont pas à exclure tant dans la politique énergétique que dans l'ensemble de la politique extérieure", a relevé le politologue, constatant qu'aujourd'hui, Riyad était beaucoup plus actif qu'il y a deux ans sur le marché international des hydrocarbures et au Proche-Orient.

 

M.Hajizade rappelle que, sous feu le roi, l'Arabie saoudite a vécu une crise dans ses relations avec les Etats-Unis, pourtant son plus proche allié stratégique. "D'une part, le nouveau roi devra régler tous ces problèmes. De l'autre, il lui faudra élaborer une nouvelle politique, plus adaptée aux nouvelles réalités mondiales, les prix du pétrole se répercutant non seulement sur les revenus des pays exportateurs, mais aussi sur leur importance, leurs possibilités financières et autres", a déclaré l'expert dans une interview à la radio Sputnik. Et de conclure que des changements dans la politique saoudienne étaient bel et bien inévitables.

 

MOSCOU, 23 janvier 2015/ RIA Novosti/La Voix de la Russie

 

http://french.ruvr.ru/news/2015_01_23/Arabie-saoudite-le-roi-Salmane-changera-de-politique-expert-8393/

 


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 (Saudi Basic Industries (SABIC), the world’s biggest petrochemicals group)/


5 - Arabie saoudite : Le contexte économique

 

La conjoncture économique

L'Arabie Saoudite est la première puissance économique du Moyen-Orient et le plus riche pays arabe. L'économie de l'Arabie Saoudite est entièrement basée sur le pétrole. La politique de grands travaux menés par le gouvernement ainsi que les investissements directs étrangers et la solidité du système bancaire et financier ont permis à ce pays de devenir la première économie régionale et l'une des principales dans le monde. Après avoir enregistré une croissance de 3,6% en 2013 du fait d'une moindre production pétrolière, on s'attend à une consolidation de la croissance en 2014, celle-ci bénéficiant d'une politique fiscale expansionniste, des investissements croissants et des revenus pétroliers.

 

En 2013, le gouvernement a poursuivi son programme d'investissements quinquennal commencé en 2011 et a mis en place une politique de "saoudisation" du marché du travail couplée d'une campagne de lutte contre l'immigration clandestine. Des émeutes ont éclaté du fait des expulsions menées par la police, et les secteurs de la construction et la restauration ont été affectés par ces mesures. Le défi reste à réorienter les chômeurs saoudiens, peu enclins à occuper des postes subalternes, vers les postes désormais vacants. Le gouvernement a également poursuivi le développement de l'industrie pétrolière et gazière, tout en cherchant à diversifier l'économie en développant le secteur manufacturier, les services, et en encourageant le secteur privé.

 

Pour 2014, le pays a adopté un nouveau budget record, culminant à 228 milliards USD. Ce budget met l'accent sur l'éducation et la santé, qui comptent pour 38% des dépenses totales, ainsi que sur les projets d'infrastructures. Contrairement aux deux budgets précédents, le budget 2014 envisage néanmoins un retour à l'équilibre plutôt qu'un excédent. Si les mesures sociales et économiques sont bienvenues, le statut quo politique est une source croissante de mécontentement au sein de la population.

Le niveau de vie est un des plus élevés de la région avec un PIB/habitant de plus de 20.000 USD. Le pays est tout de même marqué par un taux de chômage d’environ 12% affectant surtout les jeunes, et de fortes inégalités.



Indicateurs de croissance

2011

2012

2013

2014

2015 (e)

PIB (milliards USD)

669,51

733,96

748,45e

777,87e

805,23

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

8,6

5,8

4,0e

4,6e

4,5

PIB par habitant (USD)

23.594e

25.139e

24e

25.401e

25.778

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

5,4

3,6

2,7e

2,6e

2,5

Taux d'inflation (%)

3,7

2,9

3,5e

2,9e

3,2

Taux de chômage (% de la population active)

5,8

5,4

5,5

-

-

Balance des transactions courantes (milliards USD)

158,58

164,76e

132,64e

117,32e

100,08

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

23,7

22,4e

17,7e

15,1e

12,4

Source : FMI - World Economic Outlook Database - dernières données disponibles.

Note : (e) Donnée estimée


 

 (Saudi Arabia, one of the most developed Muslim countries in the world)


Les principaux secteurs économiques

L'agriculture représente 2,5% du PIB du pays et emploie 4% de la population active. C'est un secteur peu productif malgré les investissements massifs de l'état. L'Arabie Saoudite de par les contraintes géographiques et climatiques pesant sur son relief (sécheresse) importe la majeure partie de ses besoins en produits agricoles et agroalimentaires. La pénurie d’eau est une problématique régionale sérieuse à laquelle le pays devrait faire face ces prochaines années, puisque la culture du blé menace fortement d’épuiser les réserves d’eau.

 

Le secteur industriel représente près de 60% du PIB. Il est dominé par les activités non manufacturières (extraction du pétrole). Le pays possède les plus importantes réserves pétrolières du monde et c'est aussi le plus grand producteur et exportateur de pétrole au monde. Le pétrole compte pour plus de 90% des exportations du pays et près de 80% des revenus du gouvernement. La part du secteur industriel hors pétrole est en train de croître en raison des investissements de l'état saoudien pour la diversification de l'économie.

Enfin, les services représentent près de 38% du PIB. Ce secteur est surtout dominé par le tourisme, les services financiers et bancaires, ainsi que l’assurance. Le tourisme génère des revenus très importants (près de 4 millions de touristes par an), exclusivement grâce au pèlerinage à la Mecque.


 

Répartition de l'activité économique par secteur

Agriculture

Industrie

Services

Emploi par secteur (en % de l'emploi total)

4,7

24,7

70,7

Valeur ajoutée (en % du PIB)

1,8

60,6

37,6

Valeur ajoutée (croissance annuelle en %)

0,7

2,5

5,3

Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.

  



Le contexte politique

 

La nature de l'Etat : L'Arabie est une monarchie absolue dans laquelle le roi dispose des pouvoirs suprêmes.

 

Le pouvoir exécutif

Le roi est à la fois le chef de l'état et le chef du gouvernement. La monarchie est héréditaire. Le Conseil des Ministres (cabinet) est nommé par le monarque et il est constitué de nombreux membres de la famille royale. Le Conseil des Ministres a à la fois des pouvoirs législatifs et exécutifs qui sont soumis à l'approbation du roi.

  

Le pouvoir législatif

Il n'y a pas de législature élue en Arabie Saoudite. Un Conseil consultatif a été nommé en août 1993, qui compte 120 membres et un Président a été nommé par le roi pour un mandat de quatre ans. Ce Conseil a des pouvoirs limités et il n'affecte pas le processus de prise de décision ou les structures du pouvoir de façon significative. Le peuple d'Arabie Saoudite bénéficie de droits politiques limités.

  

Les principaux partis politiques

Aucun parti politique n'est autorisé en Arabie Saoudite. Cependant, un parti appelé le Parti Vert d'Arabie Saoudite, qui préconise le respect des valeurs écologiques mondiales existe, sous forme d'organisation illégale. Les premières élections municipales d'Arabie Saoudite ont eu lieu en 2005.

 

Export Entreprises SA, tous droits de reproductions réservés./ Dernières mises à jour en Janvier 2015

 

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/explorer/arabie-saoudite/apprehender-le-contexte-economique

 

 


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6 - La chute du prix du pétrole, "la guerre par d'autres moyens"?

 

Le prix du pétrole a baissé de 25% en quatre mois. Certains pays exportateurs accusent l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial, de manipuler les cours du brut. Avec l'assentiment des Etats-Unis, ou pas. Explications. 

 

La brusque baisse des cours du brut ces derniers mois après trois années de stabilité est-elle due aux seuls équilibres du marché? Peut-être pas. Certes, le ralentissement de l'économie mondiale, en particulier en Chine, "l'atelier du monde", contribue à freiner la demande. Certes, avec l'essor de leur production de pétrole de schiste, les Etats-Unis n'ont plus besoin d'importer d'or noir. Certes, le pétrole libyen et irakien a recommencé à couler abondamment, malgré le désordre au Moyen-Orient. Mais, le prix du pétrole stabilisé autour de 110 dollars le baril au début de l'été a perdu 25% en l'espace de quatre mois. Il a atteint son plus bas niveau depuis 2010. 

  

Plusieurs des pays exportateurs de pétrole appellent à une réunion de l'Opep pour arrêter la chute des cours en réduisant la production. Mais Riyad, par la voix de son ministre du pétrole, Ali al-Naimi, ainsi que le Koweït, ont manifesté ouvertement leur intention de les laisser filer à la baisse. De quoi nourrir les soupçons d'un usage politique de cette baisse par l'Arabie saoudite. 

 

 


L'Iran, la Russie et le Venezuela premiers affectés

La monarchie saoudienne, dont la production représente un tiers de celle de l'Opep, dispose de suffisamment de réserves pour se permettre de supporter une baisse des prix pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Plusieurs des pays rivaux du Royaume - ou ceux en conflit plus ou moins larvé avec les Etats-Unis - seraient en revanche durement affectés par une chute durable des cours en dessous de 90 dollars le baril. Les budgets de l'Iran, de la Russie, ou du Venezuela ont en effet été calculés sur la base d'un baril à plus de 100 dollars.  

 

Au point que plusieurs observateurs voient dans la position saoudienne une action concertée avec la Maison blanche pour les affaiblir. "Cette baisse des prix sert les intérêts stratégiques des États-Unis et de l'Arabie saoudite", assure Thomas Friedman dans le New York Times L'éditorialiste subodore dans cette politique une "guerre par d'autres moyens" à l'encontre de Moscou et de Téhéran. Les recettes d'exportation de pétrole représentent environ 60% des recettes publiques de l'Iran et plus de la moitié de celles de la Russie. Une vision des choses partagée par l'ancien ministre russe des finances Alexeï Koudrine, comme le rapporte Le Courrier de Russie: "Il n'est pas exclu que la chute actuelle des prix du pétrole soit le résultat d'un complot entre plusieurs acteurs majeurs du marché, notamment les États-Unis et le Proche-Orient". 

 

Les accusations de Moscou...

La Pravda avait d'ailleurs anticipé cette baisse, en pleine crise ukrainienne au printemps dernier: "Obama veut que l'Arabie saoudite détruise l'économie russe", titrait le journal au mois d'avril, s'appuyant sur le passé pour justifier sa lecture des événements. L'action conjointe de l'Arabie saoudite et des Etats-Unis dans les années 1980 serait même à l'origine de la fin de l'URSS: "En 1985, le Royaume a quintuplé sa production, de 2 à 10 millions de barils par jour, et provoqué une chute du prix du baril de 32 à 10 dollars. Acculé, Moscou a augmenté ses exportations, accélérant la dégringolade du baril jusqu'à 6 dollars. L'Arabie saoudite a compensé la perte en multipliant sa production par cinq. Mais l'économie russe n'y a pas résisté et s'est effondrée." La Pravda oublie un détail: au début des années 1980, l'Arabie saoudite avait drastiquement réduit sa production afin de compenser la baisse de la demande mondiale au moment où de nouveaux gisements étaient découverts en mer du Nord. En 1985, la hausse de la production saoudienne a été ramenée à son niveau de... 1980. 

  

... de Téhéran et de Caracas

Pénalisé par les sanctions occidentales liées à son programme nucléaire, l'Iran dénonce également la politique de Riyad, qui "tout en prétendant diriger l'Opep, agit pour les intérêts du G20", selon les termes de l'ancien ministre du pétrole Masoud Mirkazemi. Même suspicion au Venezuela, dont l'économie est en difficulté: "La baisse des cours n'est pas liée aux fondamentaux du marché mais à une manipulation destinée à nuire aux économies des principaux pays producteurs de pétrole", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Rafael Ramirez. Même si la baisse des cours de l'or noir pénalisera aussi d'autres exportateurs, comme l'Irak ou le Nigeria qui, eux, ne sont pas dans le collimateur des Saoudiens ni des Américains. 

 


Pression de Riyad sur Washington

L'Arabie saoudite profite aussi de l'occasion pour faire pression sur les Etats-Unis, où la rentabilité de l'exploitation du pétrole de schiste sera mise à mal en dessous du seuil de 90 dollars le baril, selon plusieurs observateurs. Une façon de faire payer l'inquiétude qu'inspirent au royaume les négociations sur le nucléaire entre la Maison Blanche et la République islamique. et sa hantise d'un rabibochage entre les deux ennemis de 35 ans

 

Autre raison de l'agacement de Riyad, selon l'Indian Defence Review: la monarchie a toujours été accommodante en compensant, pour stabiliser les prix, la baisse de production de l'Iran, du Soudan et de la Syrie quand cela été nécessaire, puis en la réduisant lors du retour de la production irakienne. Mais le Royaume a mal pris la forte hausse de la production américaine de pétrole ces six dernières années. 

Pour autant, l'Arabie saoudite sait ne pas aller trop loin, observe le Financial Times et elle a conscience que "la chute du prix du pétrole offre de facto un allègement de l'impôt pour le consommateur américain". Riyad, ajoute le FT, "prend un risque calculé" vis-à-vis du parrain américain. 

 

Par Catherine Gouës et publié le 21/10/2014

 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/la-chute-du-prix-du-petrole-la-guerre-par-d-autres-moyens_1613597.html

 



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7 - Pétrole : manque à gagner de 300 mds de $

 

La chute des cours du pétrole devrait occasionner un manque à gagner de 300 milliards de dollars cette année pour les pays du Golfe, les obligeant à puiser dans leurs vastes réserves, vient d'estimer le FMI.

"Le manque à percevoir en exportations pétrolières en 2015 devrait atteindre quelque 300 milliards de dollars (...) dans les pays du CCG" , le Conseil de coopération du Golfe qui réunit notamment l'Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis, indique un rapport du FMI. La chute de plus de moitié du prix du baril depuis l'été assèche les recettes de ces pays et risque de plomber leurs finances cette année.

Selon les prévisions du FMI, cinq des six pays du CCG devraient accuser un déficit budgétaire cette année. L'Arabie Saoudite devrait ainsi passer d'un excédent de 1,1% de son produit intérieur brut en 2014 à un déficit de 10,1%. Mais ces pays du Golfe pourront toutefois soutenir leur activité économique en puisant dans les "importantes réserves" en devises étrangères qu'elles ont constituées au moment où les prix du baril dépassaient les 100 dollars, a ajouté le FMI. Selon l'institution, l'économie des pays du CCG devrait ainsi croître de 3,4% cette année, marquant certes un recul de 1 point par rapport aux prévisions publiées en octobre mais limitant le ralentissement par rapport aux 3,7% atteints en 2014.

La question est de savoir combien de temps ces pays "accepteront de financer" leurs déficits sans couper dans leurs dépenses, a commenté le chef du département Moyen-Orient au FMI, Masood Ahmed, lors d'une conférence de presse. Dans son rapport, le FMI s'est également inquiété des conséquences économiques de la situation sécuritaire dans la région du Moyen-orient. "Les conflits, le terrorisme et les problèmes de sécurité qui en découlent continuent d'être une préoccupation majeure dans la région", a noté le FMI.

 

Par LeFigaro.fr avec AFP/ Mis à jour le 21/01/2015 / Publié le 21/01/2015 

 

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/01/21/97002-20150121FILWWW00300-petrole-manque-a-gagner-de-300-milliards-de-dollars-pour-les-pays-du-golfe-fmi.php



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8 - Le président du Groupe de la Banque mondiale renforce le partenariat de l’institution avec l’Arabie saoudite

 

Durant sa première visite en Arabie saoudite, le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, a mis l’accent sur le rôle de moteur du développement économique mondial et régional joué par le Royaume, en notant l’importance de renforcer les partenariats avec les partenaires bilatéraux et multilatéraux d’aide au développement et d’accroître l’ampleur du soutien accordé aux pays en transition. 

L’Arabie saoudite est membre du G-20. Elle est aussi l’un des principaux actionnaires du Groupe de la Banque mondiale et fournit un généreux appui à l’Association de développement internationale qui accorde des financements concessionnels aux pays à faible revenu, explique M. Kim.

 

« L’Arabie saoudite contribue de manière cruciale au développement économique régional et mondial parce qu’elle est l’une des grandes sources d’énergie, d’aide publique au développement, d’investissements directs étrangers et d’envois de fonds sur salaires », note M. Kim. « Je suis venu remercier les autorités du Royaume de leur générosité, mais aussi chercher le moyen de renforcer notre partenariat pour aider d’autres pays en transition de la région ainsi que les pays touchés par le tragique conflit qui déchire la Syrie. »   

 

Durant son séjour en Arabie saoudite, M. Kim a également procédé à des échanges de vues sur le partenariat de plus en plus étroit forgé par la Banque mondiale et l’Arabie saoudite pour fournir un appui aux pays les plus pauvres du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Asie. À cet égard, M. Kim a exprimé sa profonde reconnaissance à l’Arabie saoudite qui collabore étroitement avec la Banque pour aider le Yémen durant son processus de transition.

 

L’Arabie saoudite a fourni une contribution de 3,25 milliards de dollars en faveur du Yémen (dont un milliard ont été déposés à la Banque centrale du Yémen) pour aider ce dernier à développer son économie. Elle préside, conjointement au Royaume-Uni, le groupe des « Amis du Yémen », qui se compose de pays et d’organisations intergouvernementales désireux d’accompagner le processus de transition. Elle effectue de surcroît d’importantes contributions à l’Association internationale de développement (IDA), qui est l’entité de la Banque mondiale chargée d’aider les pays les plus pauvres de la planète.

 

Le premier jour de sa brève visite, M. Kim a rencontré le Prince héritier Salman Bin Abdulaziz, le deuxième Prince héritier Muqrin bin Abdulaziz, le ministre des Finances Ibrahim Al-Assaf et de hauts fonctionnaires.

M. Kim s’est rendu à la Banque islamique de développement (BIsD) pour féliciter ses dirigeants à l’occasion du 40e anniversaire de l’ institution et réitérer l’importance du partenariat constitué entre les deux organisations au profit des États membres qu’elles ont en commun.

 

Le programme du Groupe de la Banque mondiale en Arabie saoudite, qui comprend le Programme de coopération technique est basé sur des services de conseil remboursables dans le cadre desquels la Banque fait bénéficier les ministères et les organismes du pays de ses compétences techniques et du savoir qu’elle a acquis à l’échelle mondiale. Ce programme plurisectoriel vise à appuyer les politiques et programmes dans les domaines de l’emploi, du développement urbain, de la santé, de l’eau, des transports et de la maîtrise de l’énergie. La Société financière internationale poursuit en outre un programme de services-conseil de portée grandissante dans le Royaume. 

 

M. Kim a été accompagné durant ce voyage par Inger Andersen, vice-président de la Banque mondiale pour la Région MENA, et par Mouayed Makhlouf, directeur de la Société financière internationale pour la Région MENA.

Le séjour du président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, en Arabie saoudite, est l’une des trois étapes d’un déplacement qui mènera le président également au Liban et en Jordanie.   

 

 


À propos du Groupe de la Banque mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale joue un rôle essentiel dans les efforts déployés dans le monde pour mettre fin à l’extrême pauvreté et favoriser une prospérité partagée. Il se compose de cinq institutions : la Banque mondiale, qui regroupe elle-même la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA) ; la Société financière internationale (IFC) ; l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) ; et le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Ces institutions collaborent dans plus de 100 pays pour leur fournir les financements, les conseils et l’ensemble des solutions qui leur permettent de faire face aux défis les plus urgents du développement. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.banquemondiale.org, www.miga.org et ifc.org.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE/ JEDDAH, lundi 2 juin 2014  

 

http://www.banquemondiale.org/fr/news/press-release/2014/05/30/world-bank-group-and-saudi-arabia-strengthen-partnership-around-regional-development



(King Abdullah Financial District)/


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9 - Les monarchies du Golfe au chevet de l‘Égypte d’Al-Sissi

 

A l’exception du Qatar, les monarchies du Golfe ont toujours exprimé un soutien sans faille à Abdel Fattah Al-Sissi, pourfendeur des Frères musulmans qu’ils redoutent sur leurs territoires. Un soutien financier non dénué d’intérêts.

 

Au lendemain de la prestation de serment d’Abdel Fattah Al-Sissi, s’il est des soutiens dont le nouveau président d‘Égypte peut se prévaloir, ce sont bien ceux des monarchies du Golfe. L’ex-chef de l’armée égyptienne a récolté 96,9% des voix au scrutin présidentiel. Un triomphe, attendu, qui a troublé les chancelleries occidentales. Elles n’ont dépêché que des délégations de second rang pour l’investiture de celui qui, il y a un an, destituait le président Mohamed Morsi. Un seul conseiller du secrétaire d‘État John Kerry représentait les États-Unis et les capitales de l’Union européenne comptaient sur leurs ambassadeurs.

 

A l’inverse, les personnalités politiques de haut niveau de l’Arabie Saoudite, des Émirats Arabes Unis et du Koweït étaient omniprésentes. Rien que de très normal. Dès sa victoire acquise, les messages de félicitations ont afflué de la part de la péninsule arabique. Car le fait qu’‘“Al-Sissi cherche par tous les moyens à mettre un terme aux agissements de Frères musulmans ne peut qu’enchanter les Émirats Arabes Unis, le Koweït mais aussi et surtout l’Arabie Saoudite” souligne Francis Matthews, éditorialiste du quotidien émirati Gulf News. “Ils préfèrent soutenir le régime militaire pour contenir l’expansion islamiste et éviter toute contagion interne”.

 

Mais les arrières pensées ne sont pas que sécuritaires. Le redressement économique de l‘Égypte est un dossier sensible. Les monarchies régionales ont investi il y a déjà plusieurs mois dans un pays au bord de la faillite. Tout est à rebâtir après trois années de troubles consécutifs au renversement d’Hosni Moubarak. Il est primordial de rétablir la sécurité pour relancer le tourisme, locomotive du pays qui représente 11,3% du PIB. Il y a belle lurette que les investisseurs ont déserté et les réserves en devises étrangères sont trop faibles. La croissance stagne à 2% et si l‘économie devrait croître de 3,2% en 2015, c’est trop peu au regard des chiffres du chômage et d’une démographie galopante. Un habitant sur cinq vit encore sous le seuil de pauvreté. Les défis sont donc colossaux.

 

Mais le marché n’est pas sans promesses. Il compte 80 millions de consommateurs potentiels et le pays est riche en ressources. L’Arabie Saoudite et les Émirats le couvent donc du regard. Ils ont appelé à une conférence des pays donateurs et ont déjà fait délivrer au nouveau Raïs d‘Égypte une enveloppe d’aide globale de 12 milliards de dollars. Cinq milliards de dollars de l’Arabie Saoudite. Sept milliards de dollars de la part des Émirats Arabes Unis et du Koweït. Le message est clair. Il faut sortir l‘Égypte de l’ornière économique. Quitte à avoir un droit de regard. Abou Dhabi surveille de près ses placements. Il faut dire qu’en octobre 2013, les Émirats avaient annoncé une aide massive de 3,9 milliards de dollars après une première enveloppe d’un milliard de dollars versée trois mois plus tôt, au lendemain de l’emprisonnement de Mohamed Morsi.

 

Il s’agissait alors de financer les besoins en produits pétroliers mais également de lancer des projets de développement dans les domaines de la santé, de l‘éducation, du logement et du transport. Pour la santé par exemple, 79 dispensaires devaient être créés avec deux chaînes de production de vaccins pour fournir à l‘Égypte 80% de ses besoins en la matière. Devait s’ajouter à cela, la construction de 50 000 logements dont 13 000 déjà en cours de réalisation. Bref, de quoi rendre aujourd’hui les investisseurs tatillons. Ils n’hésitent pas à prodiguer leurs conseils. Il y a quelques mois, le nouveau président égyptien s‘était rendu à Dubaï pour signer des contrats.

 

On croise les émissaires des Émirats dans l’entourage du nouveau président. Un entourage qui a récemment affirmé qu’il était disposé à adopter des mesures d’austérité, ce que les dirigeants précédents ne voulaient pas faire. Il s’agit de remettre rapidement le pays sur la bonne voie comme le souhaite le FMI qui s’est dit disposé à reprendre les négociations jusqu’alors interrompues autour d’une enveloppe d’aide de 5 milliards de dollars.

 

Mais ces pétro-dollars suffiront-ils pour relever le gant de chantiers titanesques ? Le pays est exsangue. Il a connu une vague d’attentats meurtriers depuis la destitution il y a un an du président Mohamed Morsi. D’après le gouvernement, plus de 500 policiers et soldats y ont trouvé la mort. Et les partisans de l’ex président, dont 15 000 membres ont été incarcérés et dont les principaux leaders encourent la peine capitale, poursuivent leurs manifestations dans les universités sur fond d’explosion de la criminalité.

 

Par François Chignac/ Copyright © 2015 euronews

 

http://fr.euronews.com/2014/06/09/les-monarchies-du-golfe-au-chevet-de-l-egypte-d-al-sissi/

 

 


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10 - Contre l'État islamique, une grande muraille d'Arabie saoudite ?

 

Après un attentat contre un poste-frontière, le royaume a accéléré la construction d'une clôture de haute technologie, selon "The Daily Telegraph". La Grande Muraille de Chine n'avait pas arrêté les Mongols. La Grande Muraille d'Arabie saoudite arrêtera-t-elle les djihadistes de l'organisation État islamique ? Selon le quotidien britannique The Daily Telegraph et son correspondant au Moyen-Orient, le royaume wahhabite a commencé la construction d'un mur de 900 kilomètres, le long de sa frontière avec l'Irak.

 

Le projet n'est pas récent puisqu'il est envisagé depuis 2006, en pleine guerre civile irakienne. Mais son lancement a été accéléré en septembre 2014 par la montée en puissance rapide du groupe État islamique, qui contrôle désormais une large partie du territoire irakien, et dont "l'objectif essentiel" est "la conquête ultime de l'Arabie saoudite, qui renferme les deux mosquées saintes de La Mecque et Médine".


 

 

Attentat-suicide au poste-frontière

La semaine dernière, l'organisation État islamique a tué, lors d'un attentat-suicide, deux gardes saoudiens et le général Oudah al-Belawi, commandant des opérations frontalières de la zone nord-est de l'Arabie saoudite. L'attentat a eu lieu au poste-frontière de Suweif, près de la ville saoudienne d'Arar. L'événement a incité les autorités saoudiennes à intensifier encore les travaux d'érection du mur.

La clôture sera équipée de tours de surveillance, de fossés, de caméras infrarouges et d'une cinquantaine de radars, comme le montre le Telegraph. Ceux-ci seront capables de déceler des mouvements de piétons à 18 kilomètres de distance, et des mouvements d'hélicoptères à 36 kilomètres de distance. Une autre muraille est en cours de construction à l'autre bout du pays, le long de la frontière saoudienne avec le Yémen, foyer d'al-Qaida dans la péninsule arabique.

 

Le Point - Publié le 18/01/2015

 

http://www.lepoint.fr/monde/contre-l-etat-islamique-une-grande-muraille-d-arabie-saoudite-18-01-2015-1897547_24.php

 

 


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