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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 02/03/2015 à 00:27:28
MONDE/ URUGUAY/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Président Jose Mujica d’Uruguay, leçons de vie, de présidence et de sacerdoce




1 – « "Pépé" Mujica quitte la présidence de l'Uruguay : Le charismatique président sortant de l'Uruguay, l'ancien guérillero José Mujica, a cédé dimanche les rênes du pays à son prédécesseur, l'oncologue Tabare Vazquez, déjà à la tête de l'Etat entre 2005 et 2010. Dans un savoureux renvoi d'ascenseur, "Pépé" Mujica, un quasi-octogénaire bonhomme à moustaches blanches qui a rendu ce petit pays de 3,3 millions d'habitants célèbre dans le monde entier pour ses lois avant-gardistes, remet le pouvoir à celui dont il l'avait reçu en 2010. Le "président le plus pauvre du monde", comme l'a parfois qualifié la presse étrangère en raison de son mode de vie ascétique, allergique au protocole et vedette internationale pour ses prêches anticonsuméristes, cède la place à un médecin septuagénaire aussi austère que prospère, à qui il remet un pays affichant sa douzième année de croissance économique consécutive. »

  

Le président sortant de l'Uruguay et ancien guérillero José Mujica, le 28 février 2015 à Tarariras, à 180 km à l'ouest de Montevideo 


2 – « Indicateurs économiques : Hormis une inflation qui a atteint 8,5% en 2013, les données macroéconomiques du pays sont bonnes et l'Uruguay maintient son image de stabilité politique et économique. Après avoir connu une croissance supérieure à 6% entre 2004-2008, puis avoir été touché par la crise économique mondiale et une forte sécheresse, l'Uruguay a affiché une croissance positive dès 2009, soutenue par une augmentation des dépenses publiques et des investissements. Grâce au rebond des exportations et au dynamisme de la demande domestique, la reprise fut rapide et vigoureuse. La croissance aura été de 4% en 2013 après 3,5% en 2012.
Le budget 2010-2014 a mis l'accent sur la réduction de la dette publique et de l'inflation, l'augmentation des dépenses d'infrastructure et d'éducation et la création d'un fonds permettant de faire face aux fluctuations du coût de production de l'électricité dues aux intempéries. A moyen terme, pour favoriser la croissance, le gouvernement cherche à développer des projets d'investissement dans les secteurs de l'énergie et des transports en promouvant les partenariats public/privé. L'Uruguay possède l'un des PIB/habitant parmi les plus élevés d'Amérique du Sud et le taux de chômage s'est élevé à 6,1% de la population active en 2013. La population vivant encore en dessous du seuil de pauvreté est passé de 40% en 2004 à 12% en 2013. »

 

 

 

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1 - "Pépé" Mujica quitte la présidence de l'Uruguay

 

Le charismatique président sortant de l'Uruguay, l'ancien guérillero José Mujica, a cédé dimanche les rênes du pays à son prédécesseur, l'oncologue Tabare Vazquez, déjà à la tête de l'Etat entre 2005 et 2010. Dans un savoureux renvoi d'ascenseur, "Pépé" Mujica, un quasi-octogénaire bonhomme à moustaches blanches qui a rendu ce petit pays de 3,3 millions d'habitants célèbre dans le monde entier pour ses lois avant-gardistes, remet le pouvoir à celui dont il l'avait reçu en 2010.


Le "président le plus pauvre du monde", comme l'a parfois qualifié la presse étrangère en raison de son mode de vie ascétique, allergique au protocole et vedette internationale pour ses prêches anticonsuméristes, cède la place à un médecin septuagénaire aussi austère que prospère, à qui il remet un pays affichant sa douzième année de croissance économique consécutive.

 

"La célébrité de Mujica pèse sur Vazquez", a expliqué à l'AFP le politologue Jorge Lanzaro. "C'est un contraste permanent, une rivalité sourde, et parfois pas tant que ça, qui a suscité des critiques de la part de Vazquez quant à la façon de parler ou de se vêtir de Mujica". Plusieurs présidents latino-américains étaient attendus (Dilma Rousseff du Brésil, Michelle Bachelet du Chili, Rafael Correa d'Equateur ou Raul Castro de Cuba, notamment). En revanche, des personnalités annoncées se sont finalement désistées ces dernières heures, comme le vice-président américain Joe Biden et le président du Venezuela, Nicolas Maduro.


 



"Je ne pars pas"
Ancien guérillero ayant passé presque 15 ans en cellule jusqu'à la fin de la dictature (1973-1985), José Mujica, qui se définit comme "libertaire", n'a pas pu tenir toutes ses promesses de campagne - concernant par exemple l'éducation ou les infrastructures - mais a su bousculer les conservatismes en faisant adopter une série de lois sociétales pionnières au niveau régional voire mondial.

Légalisation de l'avortement - loi à laquelle son prédécesseur avait mis son véto -, mariage homosexuel, mais surtout légalisation du marché du cannabis, une initiative unique au monde au niveau d'un Etat. L'avenir de cette loi qui a suscité un intérêt mondial reste toutefois incertain. M. Vazquez, qui s'était en son temps rendu célèbre en faisant de l'Uruguay le premier pays d'Amérique latine à interdire le tabac dans les lieux publics, ne fait pas mystère de sa circonspection à l'idée de voir le cannabis vendu en pharmacie comme cela est normalement prévu. A ce jour, il est possible de produire à titre privé un nombre limité de plants pour sa consommation personnelle.

A nouveau à la tête de l'Uruguay pour un troisième gouvernement de la coalition de gauche du Frente Amplio, M. Vazquez a promis que "ça ne serait pas encore une fois la même chose" et qu'il s'attellerait à "des thèmes structurants", comme l'insécurité, la santé ou l'éducation.


 



Hommage
Vendredi, des milliers d'Uruguayens sont venus dans le centre de Montevideo saluer une dernière fois "Pépé" Mujica en tant que président. "Je ne pas pars, j'arrive, je partirai avec mon dernier souffle, où que je sois, je le serai avec vous (...) Merci, cher peuple", a lancé à la foule le président sortant ému, qui rejoindra désormais les bancs du Sénat.

 

Par : rédaction/ 1/03/15/ Source : AFP

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/2236264/2015/03/01/Pepe-Mujica-quitte-la-presidence-de-l-Uruguay.dhtml


 


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2 - En Uruguay, Pepe Mujica tire sa révérence

 

C’est aujourd’hui que le très atypique président de l’Uruguay, José Mujica, achève son mandat de cinq ans et transmet le pouvoir à son successeur – et prédécesseur – Tabaré Vázquez. Le président sortant, surnommé Pepe Mujica, a eu une vie fort bien remplie, qu’il a lui-même qualifiée d’ « extraordinaire ».

 

La guérilla et la prison

Né en 1935 à Montevideo dans une famille modeste d’origine basque et italienne, José Alberto Mujica Cordano vend des fleurs dans les beaux quartiers de la capitale uruguayenne et devient fleuriste de profession. Il milite au sein de syndicats et de mouvements politiques d’extrême-gauche puis dans les années 1960 il s’engage dans la guérilla urbaine des Tupamaros.

Durant la dictature militaire en place de 1973 à 1985, il passe douze ans en prison, dans des conditions atroces : torture presque quotidienne, cinq ans d’isolement total sans pouvoir lire ni écrire, deux ans au fond d’un puits…Il dira plus tard avoir failli sombrer dans la folie au cours de ces années, dont il tire aussi la conviction que l’on peut toujours se redresser et repartir, quels que soient les malheurs et les souffrances subis.

Après le rétablissement de la démocratie en 1985, José Mujica fait le constat de l’échec de la lutte armée et de l’impasse dans laquelle elle avait conduits ceux qui l’avaient adoptée: « Nous avons souffert, nous avons fait souffrir et nous en sommes conscients ». Il ne renonce pas pour autant à ses idéaux: « J’appartiens à une génération qui a voulu changer le monde, j’ai été écrasé, défait, pulvérisé, mais je continue de croire que cela vaut la peine de lutter pour que les gens vivent un peu mieux et avec un plus grand sentiment d’égalité » déclarait-il récemment.

 



Le président le plus pauvre du monde 

Il participe à la réorganisation de la gauche uruguayenne, devient parlementaire, puis en 2005 ministre de l’Agriculture dans le premier gouvernement dirigé par la gauche depuis le retour de la démocratie, à la suite de l’élection à la présidence de la République de Tabaré Vázquez. Devenu à son tour président de la République en mars 2010, José Mujica se distingue par son style de vie très modeste. Refusant de s’installer dans le palais présidentiel qu’il inscrit même sur la liste des refuges pour les sans-abris touchés par une vague de froid en 2012,  il continue de résider dans la petite ferme de sa femme, où il élève quelques volailles et cultive des fleurs, lui qui aime à se définir comme « un paysan ».

Celui que la presse étrangère appelle « le président le plus pauvre du monde » et les Uruguayens « le président des pauvres » a pour unique bien personnel une voiture de plus de vingt ans d’âge. Il reverse 90%  de son salaire présidentiel à des associations caritatives et de soutien aux petits entrepreneurs, ne conservant pour lui que l’équivalent d’un salaire moyen.

A propos de ses positions anti-consuméristes et de ses choix de vie austères, Pepe Mujica affirme que « ce sont les autres présidents qui ont tort. Ce qui est étrange, c’est de vivre comme eux. La majorité des citoyens ne vit pas comme vivent les présidents. Je vivais comme cela avant de gouverner et que je gouverne ou pas, c’est pareil ».

 

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Des réformes de société novatrices

Ce président atypique consolide les programmes sociaux lancés par son prédécesseur tout en poursuivant une politique économique plutôt libérale, et l’Uruguay entame en 2015 sa douzième année de croissance économique consécutive. Dans un pays resté très conservateur sur le plan des mœurs, José Mujica est aussi à l’origine de lois sociétales très novatrices, qui dépénalisent l’avortement, autorisent le mariage homosexuel et mettent en placent une régulation étatique du marché du cannabis : « Je préfère légaliser le cannabis plutôt que de le laisser aux mains des narcotrafiquants » dit-il à ce sujet.

 

Un rôle international actif

Sur le plan international, Mujica s’inscrit dans la tradition diplomatique uruguayenne qui combine la défense des intérêts nationaux – en particulier face aux deux grands voisins que sont l’Argentine et le Brésil – et l’engagement en faveur de l’intégration latino-américaine. L’ancien guérillero lucide sur ses errements de jeunesse entretient d’excellentes relations avec tous les dirigeants de la région mais également avec les Etats-Unis, allant jusqu’à accepter d’accueillir en Uruguay des prisonniers détenus sur la base de Guantánamo. Le président uruguayen use de son influence pour soutenir les contacts entre les Etats-Unis et Cuba, et il appuie les négociations que mènent à la Havane le gouvernement colombien et la guérilla des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie).


Le nouveau président de l'Uruguay Tabaré Vasquez après sa prestation de serment à Montevideo, le 1er mars 2015 


La lutte continue

José Mujica achève son mandat avec une cote de popularité qui dépasse les 60% en Uruguay et il jouit du respect unanime de ses pairs, dont plusieurs doivent assister aujourd’hui à la passation de pouvoir avec Tabaré Vázquez, réélu en novembre dernier. Lors de l’ultime cérémonie qu’il a présidée vendredi 27 février, Pepe Mujica a remercié le peuple uruguayen « pour son travail, pour ses critiques, pour son affection et surtout pour avoir été présent à chaque fois qu’ [il s’est] senti seul durant sa présidence ». Le président sortant va rejoindre le Sénat, où il siègera sur les bancs de son courant politique, le Front élargi qui rassemble la plupart des forces de gauche. L’ancien guérillero presque octogénaire assure qu’il poursuivra la lutte pour ses idées et pour ses projets : « Je ne pars pas, j’arrive. Je partirai avec mon dernier souffle ».

 

Amériques/ Publié le 01/03/2015/ Mis à jour à 13H33/ Par : David Herbaut

 

http://www.guyaweb.com/actualites/news/ameriques/en-uruguay-pepe-mujica-tire-sa-reverence/

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3 - La «vie extraordinaire» de Jose Mujica, président d’Uruguay

 

Ancien fleuriste, guérillero, prisonnier, aujourd’hui président de l’Uruguay et vedette mondiale pour son style austère, ses discours anti-consuméristes et les lois sociétales qu’il a fait adopter, Jose Mujica, quasi octogénaire et bientôt retraité, convient qu’il a mené «une vie extraordinaire». «Je suis ingrat, je devrais croire en Dieu. Parce que je suis passé par tant de hauts et de bas, et aujourd’hui, j’ai presque 80 ans», confie-t-il à l’AFP, à quelques mois de la fin de son mandat, dans sa modeste maison de 45 m2 des environs de Montevideo aux murs tâchés d’humidité. Moustache grise et polaire beige, M. Mujica reçoit sans chichi et commente aussi bien l’actualité internationale qu’il théorise sur l’amour ou «l’espèce» humaine et les risques qu’elle encourt, dans sa course effrénée au profit.

 

S’il s’est distingué par ses discours contre la société de consommation, c’est la loi sur la régulation du marché du cannabis qui a terminé de faire du «président le plus pauvre du monde», comme le surnomme la presse internationale, une vedette planétaire. Sur le consumérisme et la dégradation de notre environnement, «je n’ai rien découvert, c’est une évidence qui crève les yeux. Mais il y a une impuissance des grands pays, qui vivent en pensant à leurs intérêts nationaux, à qui va gagner les prochaines élections», regrette celui qui est pourtant dans son pays partisan de projets miniers ou portuaires contestés. Mais sous son mandat de cinq ans - les élections présidentielles auront lieu en octobre - l’Uruguay, petit pays d’Amérique latine de 3,3 millions d’habitants, a également adopté des textes pionniers dans la région, comme le mariage homosexuel ou l’autorisation de l’avortement.

 

  


Neuf ans à l’isolement

C’est qu’au crépuscule de sa carrière, le président prédicateur regarde toujours vers l’avenir. «Je crois que nous (son gouvernement, NDLR) avons toujours été sensibles à la façon de voir du monde nouveau, (des) jeunes», explique-t-il. Et habituellement modeste, il n’hésite pas à se présenter parfois en exemple : «Vous avez vu que les candidats à la présidentielle ne portent pas de cravate ? Souvenez-vous que le premier parlementaire à ne pas porter de cravate, c’était moi», glisse-t-il malicieusement, se félicitant que le personnel politique moderne «se décoince un peu». Au nom de ses idéaux de liberté, «Pépé» Mujica n’a pas non plus hésité à s’attirer les foudres de ses compatriotes en acceptant d’accueillir «en hommes libres» en Uruguay six détenus de la prison américaine de Guantanamo, ainsi qu’une centaine de réfugiés syriens, principalement des enfants. Car il n’a pas oublié ses propres années d’enfermement, lorsqu’il a passé plus de 13 ans dans les geôles de la dictature (1973-1985), battu et humilié, mis à l’isolement durant neuf ans, avec pour seule compagnie des insectes, privé même de lecture durant sept ans, ses «pires années».

 

Pour survivre à un tel traitement, «il faut être primitif, dans le sens intelligent du terme, l’homme est un animal très résistant». Au bord de la folie, le salut est finalement venu de l’autorisation «de lire des ouvrages scientifiques et d’écrire». Est-ce là qu’est apparu son goût pour la prédication ? «Peut-être qu’au fond, je suis un homme de foi (...) Je comprends la valeur de la foi religieuse, probablement parce que j’ai une foi politique», analyse cet éternel militant marié à une ex-guérillera, aujourd’hui sénatrice.

 

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Président atypique

Anti-conformiste, refusant «de jouer au président, (sans quoi) je devrais avoir trois ou quatre domestiques qui me suivent. Je ne pourrais plus me lever la nuit en caleçon pour aller aux toilettes», il se considère aujourd’hui plus fort des erreurs et des malheurs du passé. Ancien partisan de la lutte armée, «je ne regrette jamais ce que j’ai vécu, (sinon) je n’aurais jamais autant appris. Et dans la vie, on apprend beaucoup plus de la douleur et des échecs». Jeune homme, il vendait des fleurs dans les quartiers aisés de Montevideo, séduisant les vieilles dames qui rendaient hommage à leurs disparus. Avant de s’investir dans la guérilla urbaine du Mouvement de libération nationale Tupamaro, dans les années 60. Il juge toutefois aujourd’hui que «la guerre est un recours barbare, préhistorique. Quelle que soit la cause de la guerre, ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix, les plus faibles».

 

A la veille de son départ de la présidence, il estime «qu’à chaque étape de l’histoire humaine, il faut tenter d’apprendre quelque chose et le transmettre à ceux qui vont venir». «Cela vaut la peine de vivre intensément, tu peux tomber une, deux, trois, vingt fois, mais souviens-toi que tu peux te relever et recommencer. (...) Les battus sont ceux qui cessent de lutter, les morts sont ceux qui ne luttent pas pour vivre», professe-t-il. A l’heure du bilan, il confesse cependant un regret. N’avoir pas eu d’enfants. «Je me suis consacré à changer le monde. Je n’ai pas réussi, et le temps est passé», résume ce «fils d’une dame dure, très forte». «Peut-être que je suis resté traumatisé par la figure féminine (maternelle). Une figure féminine qui attrapait un sac de 50 kilos (de ciment) et se le mettait sur le bras», sourit-il.

Dans la pièce contiguë, bourdonne une machine à laver. Le bois crépite dans la cheminée. Serein, le vieux sage envisage désormais de faire «ce que font les anciens. Donner des conseils dont tout le monde se fiche».

 

AFP / 11 juillet 2014/ Mis à jour : 12 juillet 2014

 

http://www.liberation.fr/monde/2014/07/11/exclusif-afp-la-vie-extraordinaire-de-jose-mujica-president-d-uruguay_1061828



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4 – Uruguay/ Vue globale

 

4.1 - Généralités :

_ Capitale : Montevideo

_ Taux de change au 01/03/2015 :
1 UYU = 0.0407 USD, 1 USD = 24.5750 UYU
1 UYU = 0.0363 EUR, 1 EUR = 27.5140 UYU

_ Prévision de croissance du PIB : 2,8% en 2015

_ Stocks d'IDE : 17 900 millions USD en 2012

_ Risque pays : Consultez l'analyse risque-pays d'Uruguay proposée par Crecimundi.

_ Liberté économique :
Note : 69.3/100
Classement : Modérément libre
Rang mondial : 38/178
Rang régional : 5/29

 

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4.2 - Présentation

Conjoncture économique

Hormis une inflation qui a atteint 8,5% en 2013, les données macroéconomiques du pays sont bonnes et l'Uruguay maintient son image de stabilité politique et économique.

Après avoir connu une croissance supérieure à 6% entre 2004-2008, puis avoir été touché par la crise économique mondiale et une forte sécheresse, l'Uruguay a affiché une croissance positive dés 2009, soutenue par une augmentation des dépenses publiques et des investissements. Grâce au rebond des exportations et au dynamisme de la demande domestique, la reprise fut rapide et vigoureuse. La croissance aura été de 4% en 2013 après 3,5% en 2012. Le budget 2010-2014 a mis l'accent sur la réduction de la dette publique et de l'inflation, l'augmentation des dépenses d'infrastructure et d'éducation et la création d'un fonds permettant de faire face aux fluctuations du coût de production de l'électricité dues aux intempéries. A moyen terme, pour favoriser la croissance, le gouvernement cherche à développer des projets d'investissement dans les secteurs de l'énergie et des transports en promouvant les partenariats public/privé. 

L'Uruguay possède l'un des PIB/habitant parmi les plus élevés d'Amérique du Sud et le taux de chômage s'est élevé à 6,1% de la population active en 2013. La population vivant encore en dessous du seuil de pauvreté est passé de 40% en 2004 à 12% en 2013.


  

Principaux secteurs d'activité

L'agriculture (le plus grand secteur d'exportation) et la pêche contribuent à 7,5% du PIB. L'Uruguay dispose de terres riches pour l'agriculture. Près de 90% des terres sont consacrées à l'élevage de bétail (boeuf, mouton, chevaux et porc). Le riz est la principale récolte, suivi du blé, du maïs et de la canne à sucre. Il existe également une culture maraîchère et fruitière ainsi qu´une industrie vitivinicole sur l´ensemble du littoral du Rio de la Plata.

Le secteur industriel a représenté 21,5% du PIB en 2013 et employé environ 22% de la population active. Le traitement des produits agricoles et animaliers constitue la moitié de l'activité industrielle, laquelle représente environ un quart du PIB. Les autres activités de fabrication incluent les boissons (particulièrement les vins), les textiles, les matériaux de construction, les produits chimiques, le pétrole et le charbon. Les services contribuent à plus de 71% du PIB et emploie près de 70% de la population active, essentiellement dans les secteurs des services financiers et du tourisme.

 



Commerce extérieur

L'Uruguay possède une économie ouverte, où le commerce extérieur représentait en 2013 plus de 55% du PIB. L'Uruguay est membre du Mercosur (marché commun entre l'Uruguay, le Paraguay, l'Argentine et le Brésil) et le pays dépend beaucoup de ce marché. Le tissu économique est basé sur l’industrie, le commerce et les services bancaires (dans la capitale Montevideo), ainsi que sur l’agriculture, l’élevage (dans l’intérieur du pays) et le tourisme (sur la côte est). Viandes et céréales représentaient près de 30% des exportations en 2013 et l'industrie papetière environ 7%. Le tourisme assure une importante entrée de devises et correspondait à plus de 6% du PIB en 2013. L'économie du pays s'est diversifiée depuis quelques années et le commerce extérieur en bénéficie.

Les principaux clients du pays en 2013 auront été la Chine, le Brésil, l'Argentine, ainsi que l'Union Européenne et les Etats-Unis. Les biens principalement exportés sont la viande, les produits laitiers, le cuir et les peaux brutes, les céréales et la laine.

Les principaux fournisseurs du pays sont l'Argentine, le Brésil, la Chine et les Etats-Unis. Le pays importe principalement des carburants minéraux et du pétrole, des machines, des équipements électriques et électroniques, des véhicules et des plastiques. Structurellement déficitaire, la balance commerciale uruguayenne a vu son solde s'améliorer depuis 2013 grâce à la croissance des exportations.

 



4.3 - Le contexte politique

Les principaux partis politiques

L'Uruguay a un système multipartiste. Il y a trois partis dominants. Il a jusque là été extrêmement difficile pour les autres partis politiques d'obtenir des succès électoraux. Cependant, le premier gouvernement de coalition est entré au pouvoir en 2005. Les trois partis principaux sont :
- Le Parti Colorado - parti libéral social démocrate, c'est le parti qui a été le plus souvent élu dans l'histoire de l'Uruguay ;
- Le Parti National - parti libéral conservateur aussi appelé "parti blanc" ;
- Le Parti Indépendant - parti social démocrate et chrétien socialiste, qui préconise une troisième voie - une alternative au clivage politique traditionnel entre la gauche et la droite.

 

Les leaders politiques au pouvoir

Président : Jose "Pepe" MUJICA Cordano (depuis mars 2010) – MPP

 

Les prochaines élections

Chambre des Sénateurs : octobre 2014
Chambre des représentants : octobre 2014
Présidentielles : octobre 2014

 

http://www.lemoci.com/pays/uruguay/



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WTC Free zone, WTC IV, WTC I, II & III, Montevideo Shopping, torre náutica, Torres del Puero.jpg Tene cuidado. Te maltratan en el Montevideo Shopping


5 - Uruguay : Le contexte économique

  

5.1 - Indicateurs économiques

Hormis une inflation qui a atteint 8,5% en 2013, les données macroéconomiques du pays sont bonnes et l'Uruguay maintient son image de stabilité politique et économique.

Après avoir connu une croissance supérieure à 6% entre 2004-2008, puis avoir été touché par la crise économique mondiale et une forte sécheresse, l'Uruguay a affiché une croissance positive dès 2009, soutenue par une augmentation des dépenses publiques et des investissements. Grâce au rebond des exportations et au dynamisme de la demande domestique, la reprise fut rapide et vigoureuse. La croissance aura été de 4% en 2013 après 3,5% en 2012.

Le budget 2010-2014 a mis l'accent sur la réduction de la dette publique et de l'inflation, l'augmentation des dépenses d'infrastructure et d'éducation et la création d'un fonds permettant de faire face aux fluctuations du coût de production de l'électricité dues aux intempéries. A moyen terme, pour favoriser la croissance, le gouvernement cherche à développer des projets d'investissement dans les secteurs de l'énergie et des transports en promouvant les partenariats public/privé.

L'Uruguay possède l'un des PIB/habitant parmi les plus élevés d'Amérique du Sud et le taux de chômage s'est élevé à 6,1% de la population active en 2013. La population vivant encore en dessous du seuil de pauvreté est passé de 40% en 2004 à 12% en 2013.

 

 


5.2 - Indicateurs de croissance

2011

2012

2013

2014

2015 (e)

PIB (milliards USD)

47,24

50,01

55,71e

55,60e

58,06

PIB (croissance annuelle en %, prix constant)

7,3

3,7e

4,4

2,8

2,8

PIB par habitant (USD)

14.023

14.792e

16

16.332

16.996

Solde des finances publiques (en % du PIB)

-1,9

-2,5

-3,7e

-4,1

-3,7

Endettement de l'Etat (en % du PIB)

59,0

59,5e

62,1

66,4

67,3

Taux d'inflation (%)

8,1

8,1

8,6

8,8

8,3

Taux de chômage (% de la population active)

6,3

6,3

6,6

6,8

6,9

Balance des transactions courantes (milliards USD)

-1,37

-2,71

-3,14e

-3,63e

-3,71

Balance des transactions courantes (en % du PIB)

-2,9

-5,4e

-5,6e

-6,5

-6,4

Source : FMI - World Economic Outlook Database - dernières données disponibles.

Note : (e) Donnée estimée

 

 


Les principaux secteurs économiques

L'agriculture (le plus grand secteur d'exportation) et la pêche contribuent à 7,5% du PIB. L'Uruguay dispose de terres riches pour l'agriculture. Près de 90% des terres sont consacrées à l'élevage de bétail (boeuf, mouton, chevaux et porc). Le riz est la principale récolte, suivi du blé, du maïs et de la canne à sucre. Il existe également une culture maraîchère et fruitière ainsi qu´une industrie vitivinicole sur l´ensemble du littoral du Rio de la Plata.

Le secteur industriel a représenté 21,5% du PIB en 2013 et employé environ 22% de la population active. Le traitement des produits agricoles et animaliers constitue la moitié de l'activité industrielle, laquelle représente environ un quart du PIB. Les autres activités de fabrication incluent les boissons (particulièrement les vins), les textiles, les matériaux de construction, les produits chimiques, le pétrole et le charbon. Les services contribuent à plus de 71% du PIB et emploie près de 70% de la population active, essentiellement dans les secteurs des services financiers et du tourisme.

 

Répartition de l'activité économique par secteur

Agriculture

Industrie

Services

Emploi par secteur (en % de l'emploi total)

10,9

21,1

68,0

Valeur ajoutée (en % du PIB)

10,0

25,4

64,6

Valeur ajoutée (croissance annuelle en %)

5,4

4,1

4,2

Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.


 

 

Indicateurs monétaires

2009

2010

2011

2012

2013

Peso uruguayen (UYU) - Taux de change annuel moyen pour 1 EUR

31,38

26,56

26,86

26,11

27,13

Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.

 


5.3 - Indicateur de liberté économique

Définition

Note :

69.3/100

Classement :

Modérément libre

Rang mondial :

38/178

Rang régional :

5/29

 

Carte de la Liberté Economique dans le monde

Source : Indice de liberté économique 2014, Heritage Foundation

  

Dernières mises à jour en Octobre 2014

 

https://www.tradesolutions.bnpparibas.com/fr/explorer/uruguay/le-contexte-economique


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6 - Banque Mondiale : le Venezuela et l’Uruguay ont le plus haut pouvoir d’achat d’Amérique Latine

 

Parmi les mythes fondamentaux de la désinformation sur le Venezuela, il y a celui de la ¨faillite¨ – avec le rappel constant par les grands médias de la forte inflation actuelle – mais sans prendre en compte l’ensemble de l’économie et surtout comment vivent les vénézuéliens. La baisse continue du chômage. les 26 hausses du salaire minimum et des pensions depuis quinze ans, la croissance positive depuis plusieurs années ou la hausse constante des réserves internationales (+ 132 millions de dollars annoncés le 2 mai par la Banque Centrale du Venezuela) montrent que là comme sur le reste, il vaut mieux conclure au contraire de ce que martèlent ces médias depuis que les vénézuéliens ont dit non au néo-libéralisme en 1998.

 

Le Venezuela et l’Uruguay dépassent le Mexique – deuxième économie de la région qui passe au troisième rang pour le PIB par habitant. Ce n’est pas le gouvernement bolivarien qui l’affirme, c’est la conclusion du rapport du Programme de Comparaison Internationale (PCI), publié le 2 mai 2014. Le PCI (ICP en anglais) est une initiative qui regroupe et mesure 199 pays, hébergée par la Banque Mondiale et à laquelle collaborent des organismes régionaux des Nations Unies et l’Organisation pour la Coopération et le Développement Économiques.

 

Quand il s’agit de comparer le PIB de pays différents il convient d’homogénéiser l’information car chaque pays mesure son PIB dans sa monnaie locale. Le PIB est ici converti en une monnaie commune, exprimée en parité de pouvoir d’achat et de dépense réelle (PPA), méthode qui permet de comparer tous les pays du monde parce qu’elle prend en compte la taille des économies, le niveau des prix, les types de change et l’inflation de chaque pays. Le revenu réel par habitant, mesuré en PPA, a augmenté en Uruguay à 17 mille 343 dollars; celui du Venezuela s’est situé à 16 mille 965 dollars et celui du Mexique à 16 mille 377 dollars. En quatrième et cinquième lieu sont arrivés le Panama, avec 15 mille 369 dollars et le Brésil, avec 14 mille 639 dollars, toujours selon cette même mesure du PPA.


 


En Amérique Latine le PIB moyen par habitant atteint 12 mille 433 dollars; dans les Caraïbes il se monte à 16 mille 351 dollars. Des chiffres qui triplent le PIB de l’Afrique (4 mille 44 dollars), dépassent celui de la région Asie-Pacifique (7 mille 621 dollars) et font à peu près le tiers de celui des pays avancés. La moyenne mondiale est de 13 mille 460 dollars.

 

Si l’Uruguay, le Venezuela, le Mexique, Panama et le Brésil ont les PIB per capita les plus élevés de la région, les plus bas correspondent à Haïti avec 1.557 dollars; le Nicaragua avec 4 mille 111 dollars ; le Honduras avec 4 mille 349 dollars et la Bolivie avec 5 mille 557 dollars, toujours selon la mesure PPA. La mesure par le PCI du niveau des prix dans chaque pays permet de déterminer quels sont les pays les plus chers sur une échelle de 1 à 100 où 100 correspond à la moyenne mondiale. Les pays les plus chers sont la Suisse, la Norvège, les Bermudes, l’Australie et le Danemark dont les indices vont de 210 à 185. Les États-Unis occupent la 25ème position, après des pays comme la France, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni. En Amérique Latine le pays le plus cher est le Brésil, avec un indice de 165; Le Venezuela, avec un indice de 84, se situe quant à lui sous la moyenne mondiale.

 

Source : Roberto González Amador, La Jornada (Mexique)

Publié par Venezuela infos dans Banque Mondiale / FMI, Médiamensonges / désinformation / propagande, politique économique 5 mai 2014

 

https://venezuelainfos.wordpress.com/2014/05/05/banque-mondiale-le-venezuela-et-luruguay-ont-le-plus-haut-pouvoir-dachat-damerique-latine/


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7 - Actualité économique et financière de l'Uruguay

 

Le syndicat de la construction suspend les travaux de l’usine de regazéification (1,13 Md USD) du consortium franco-japonais GNLS (GDF Suez et Marubeni) en raison de la mise au chômage technique de 150 travailleurs (sur 700) par la société de BTP brésilienne OAS.

Impliquée dans le scandale de corruption de Petrobras, la société OAS fait face à d’importantes difficultés financières entraînant des retards considérables dans la construction. Ayant dans un premier temps invoqué un « différend technique » pour justifier la mise au chômage temporaire de 150 salariés, OAS n’a finalement pu garantir l’embauche de ces salariés une fois le « différend technique » dépassé. Par ailleurs, selon le quotidien El Observador, le consortium GNLS devra s’acquitter de 475 K USD par jour de retard par rapport à la date de fin des travaux initialement prévue (décembre 2016). 

 

L'Uruguay procède à une émission obligataire de 1,2 Md USD à un taux de 5,01% à 35 ans. La demande pour cette seconde émission de bons Global 2050 a atteint 2,1 Mds USD pour une offre initiale de 1 Md USD du gouvernement. Celui-ci a donc finalement émis 1,2 Md USD à un taux plus avantageux que lors de la précédente émission de juin dernier (2 Mds USD à 5,12%). Le gouvernement uruguayen allonge ainsi progressivement le profil de sa dette avec ces 3,2 Mds USD en circulation avec échéance 2050.

 

Publié le 26/02/2015

 

http://www.tresor.economie.gouv.fr/11056_actualite-economique-financiere-uruguay


 


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8 - Guerre de la cigarette entre Philip Morris et l’Uruguay

 

Alors que l’Organisation mondiale de la santé célèbre vendredi 27 février les dix ans de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, l’Uruguay, pionnier dans ce combat, fait l’objet d’une plainte déposée il y a cinq ans par le cigarettier Philip Morris. Le cigarettier assure que sa législation antitabac porte atteinte à un traité de protection des investissements, un accord qui place sur un pied d’égalité entreprises et États souverains. C’est David contre Goliath. Un minuscule pays de 48 milliards d’euros de richesse créée annuellement (PIB) contre une entreprise multinationale dont le chiffre d’affaires atteint 70 milliards…

Philip Morris International, dont le siège est à Lausanne, a lancé une action judiciaire contre l’Uruguay en février 2010 devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi), un tribunal d’arbitrage qui dépend de la Banque mondiale.

 

Investissements et responsabilité

L’entreprise assure que ce pays de 3,3 millions d’habitants porte atteinte, avec sa législation antitabac, à un traité de protection des investissements signé avec la Suisse en 1988. PMI réclame à l’Uruguay 22 millions de dollars de dédommagements. Le cardiologue Eduardo Bianco, directeur régional de l’Alliance pour la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, s’étrangle d’indignation : « C’est plutôt l’Uruguay qui devrait faire un procès à Philip Morris pour sa responsabilité dans 15 à 20 % des 6 000 morts par an causées par la cigarette ! » C’est la part du groupe dans le marché du tabac, le reste étant détenu par l’entreprise nationale Monte Paz.


 Photo AFP


États et multinationales à égalité

Alors que l’Organisation mondiale de la santé célèbre vendredi 27 janvier les dix ans de la Convention-cadre pour la lutte antitabac, Eduardo Bianco en est sûr : « Le but de Philip Morris est de donner une leçon à l’Uruguay, héraut de la lutte contre le tabagisme, et de faire peur aux autres pays en voie de développement qui voudraient suivre son exemple. » Et de faire jurisprudence auprès des instances internationales d’arbitrage.

Les accords bilatéraux de protection des investissements, comme justement celui prévu par le traité de libre-échange transatlantique (Tafta) en cours de négociation, permettent de placer sur un pied d’égalité les firmes internationales et les États souverains. Les premières peuvent poursuivre les seconds si elles jugent que certaines lois menacent leurs profits. Même si ces lois ont été votées pour protéger la santé ou l’environnement.

 

La législation antitabac uruguayenne est une des plus restrictives au monde. Depuis 2006, l’oncologue Tabaré Vázquez, alors président du pays (il reprendra ses fonctions dimanche 1er mars, en remplacement de José Mujica) en a fait son cheval de bataille : interdiction de fumer dans les lieux publics, augmentation des taxes, limitation à un seul produit par marque, impression de messages antitabac sur 80 % de la surface des paquets…

 

Ce sont ces deux dernières mesures qui ont provoqué la colère de Philip Morris, obligé de retirer sept des treize produits qu’il vendait en Uruguay. « Elles ne respectent pas les standards du pays en matière de protection de propriété intellectuelle, soutient le service de presse du groupe. Interdire les produits légaux et restreindre l’utilisation de marques déposées est arbitraire et inutile, et déconnecté des véritables objectifs de santé publique. »  Pourtant, leurs effets ont été spectaculaires : le pourcentage de fumeurs adultes est passé de 32 % en 2006 à quelque 23 % aujourd’hui. Chez les lycéens, la prévalence a dégringolé à 15 %.


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Reconversion des travailleurs du tabac

À la fin de l’année dernière, le gouvernement a renforcé la législation : taxes augmentées, interdiction de toute publicité, interdiction de placer les paquets de cigarettes à la vue du public dans les bureaux de tabac. « Si un client nous demande quelles marques nous avons, nous n’avons pas le droit de le leur dire », explique un kiosquier de la gare routière de Tres Cruces. Les contrôles sont stricts. Ils sont effectués par la Cooperativa 21 de octubre, qui emploie… d’anciens salariés de l’usine de Philip Morris, fermée en 2011.

 « La Convention-cadre établit que les États doivent s’inquiéter de la reconversion économique des travailleurs affectés par les mesures antitabac », explique David Veloz, un des membres de la coopérative. « C’est ainsi que huit anciens employés réalisent des inspections, 5 758 à ce jour », précise-t-il fièrement. Fin 2013, l’Uruguay a perdu une première manche, le tribunal du Cirdi s’étant déclaré compétent pour statuer sur la plainte. Mais le pays ne compte pas baisser les bras : « c’est notre devoir de défendre les intérêts de nos concitoyens », martèle le ministère de la Santé. La sentence est attendue, au plus tôt, fin 2015. Dans la quasi-totalité des conflits, le Cirdi a tranché en faveur des entreprises.


Angeline Montoya (à MONTEVIDEO)/ 27/2/15 - 08 H 44

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Guerre-de-la-cigarette-entre-Philip-Morris-et-l-Uruguay-2015-02-27-1285342



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9 - Gemalto : des cartes d’identité électroniques pour l’Uruguay

 

Gemalto fournira sa carte d’identité électronique Sealys et sa solution d’émission Coesys au Ministère de l’Intérieur de l’Uruguay pour son programme eID (« Documento de Identidad »).

La solution d’émission instantanée de Gemalto permet de remettre le document hautement sécurisé au porteur en main propre sur plus de 20 sites dans tout le pays. Le microprocesseur de la carte en polycarbonate permet l’authentification forte de l’utilisateur et la signature numérique pour l’accès à l’ensemble des services gouvernementaux électroniques du pays. La carte est conforme à la norme de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internati​onale), ce qui en fait un document de voyage officiel dans la Mercosur et les pays associés.  « Les services en ligne ont augmenté de 55 % entre 2012 et 2014 en Uruguay. Le pays est également reconnu pour l’excellente qualité de son éducation de troisième cycle dans les domaines des nouvelles technologies », explique Jérôme Desbois, Directeur des Programmes Gouvernementaux pour l’Amérique Latine chez Gemalto. 

 

Ce nouveau programme renforce la première place du pays en matière d’innovation. L’Uruguay se place en effet au premier rang en Amérique Latine dans l’index eGovernment 2014 des Nations Unies. ​[1]. « Notre objectif est d’améliorer les documents d’identité officiels et de développer l’utilisation de notre plate-forme d’eGouvernement», indique Eduardo Bonomi, Ministre de l’Intérieur de l’Uruguay. « Nous voulons être au premier plan en matière d’innovation avec des documents en polycarbonate contact et sans contact, incluant des applications avancées d’identité électronique, de signature numérique et de biométrie ». 




Gemalto fournira des services de conseil jusqu’à la mise en œuvre. Le Ministère de l’Intérieur de l’Uruguay bénéficiera d’un accompagnement pour intégrer des partenaires tels que les banques, les administrations fiscales ou de sécurité sociale, et accélérer l’adoption du service. Le contrat inclut aussi des services de maintenance et de support technique pour cinq ans. Rappelons que ce système équipe déjà les passeports français, américains, danois, polonais, norvégiens, suédois, estoniens, slovènes, taïwanais, portugais, qataris, singapouriens et ivoiriens.

 

[1]​  Enquête des Nations Unies en 2014 : UN E-Government Survey 2014 

 

http://mediatic-info.com/gemalto-des-cartes-didentite-electroniques-pour-luruguay/


 


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10 - L’Uruguay légalise la vente et la production de cannabis

 

À partir de 2014, l’État uruguayen produira lui-même du cannabis. L’opposition craint une « plus grande disponibilité » du produit pour les enfants.

Par 16 voix sur 29, les sénateurs uruguayens ont voté, mardi 10 décembre, une loi historique organisant la production et la vente de cannabis par l’État. L’Uruguay, petit pays sud-américain de 3,3 millions d’habitants, devient ainsi le premier pays au monde à mener cette expérience. Votée sous l’impulsion de son président de gauche, le très atypique José Mujica, la loi crée un institut national chargé de superviser la filière. La production de cannabis était jusque-là interdite, mais l’usage autorisé. La mise en œuvre de la réforme aura lieu au plus tôt en avril 2014.

Comme fin juillet à la Chambre des députés, seuls les sénateurs du Frente amplio (FA, gauche) au pouvoir ont voté pour le texte. Alberto Couriel, un sénateur du FA, a jugé dans l’hémicycle que « l’Uruguay se plaçait à l’avant-garde mondiale sur ce sujet ». Dans ce pays conservateur, mais avec une législation traditionnellement progressiste, plus de 60 % de la population est contre le texte.




Une alternative aux politiques répressives

La loi prévoit trois modes d’accès. D’abord, l’autoculture, avec six plants autorisés par foyer. Ensuite, la consommation en clubs de 45 membres au plus, cultivant 99 plants au maximum. Enfin, la vente en pharmacies fournies par l’État. Ce dernier cultivera quatre à six variétés de cannabis sur une vingtaine d’hectares. L’herbe sera vendue au prix actuel du marché (0,75 € le gramme). Le gouvernement a présenté le texte comme une alternative aux politiques répressives pour lutter contre le narcotrafic, la dépendance aux drogues dures et comme un impératif de santé publique. 

C’est un premier accroc à la politique prohibitionniste menée sur tout le continent et de plus en plus contestée, notamment par plusieurs anciens présidents latino-américains. Aux États-Unis, l’État de Washington et le Colorado vont aussi légaliser le cannabis en 2014.

 

« Beaucoup de doutes »

Pour le sénateur du parti Colorado (opposition), Alfredo Solari, « la loi présente des défauts de forme et de fond ». Il craint « une plus grande disponibilité » du cannabis pour les enfants et les adolescents. Les opposants au texte craignent également que l’Uruguay devienne une destination de tourisme cannabique, à l’image d’Amsterdam, même s’il est prévu que la vente soit réservée aux majeurs résidant dans le pays.

« Il existe beaucoup de doutes. Et le doute est légitime, mais le doute ne doit pas nous paralyser pour emprunter de nouvelles voies face à un problème qui nous affecte », avait déclaré plus tôt le président Mujica à une télévision locale. Il a précisé être prêt à « faire machine arrière » en cas d’échec.

 

Rémy Pigaglio

 

Le melting-pot de la législation américaine sur le cannabis

12/12/13 - 11 H 18

 

http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/L-Uruguay-legalise-la-vente-et-la-production-de-cannabis-2013-12-12-1074853


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