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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 06/07/2015 à 02:21:39
FRANCE/ COOPERATION ET BONNE GOUVERNANCE/ DEVELOPPEMENT ET DEMOCRATIE/ SECURITE : le Président Hollande en Afrique pour rappeler les attentes de la France




0.1 – « La France et l'Angola ont signé hier à Luanda des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars au cours de la visite d'État du président François Hollande. Le chef d'État français, qui est arrivé jeudi soir en provenance du Bénin, était accompagné d'une cinquantaine de chefs d'entreprise. «Nous voulons être là justement dans cette période, au moment où c'est difficile, car la France a confiance dans l'avenir économique de l'Angola», a déclaré François Hollande. Parmi les secteurs dans lesquels la France promeut ses entreprises, François Hollande a cité notamment les transports, le tourisme, l'agroalimentaire, l'eau, les énergies renouvelables, et l'aménagement urbain. »

 

 


0.2 – « En déplacement au Bénin, François Hollande a rendu, jeudi 2 juillet en fin de matinée, un hommage appuyé au régime du président Thomas Boni Yayi, son hôte du jour. « J’ai voulu venir ici car vous êtes une référence sur le plan démocratique », a salué le chef de l’Etat français dans la salle du Peuple du palais présidentiel de Cotonou, dans un discours prononcé devant le gouvernement, les parlementaires et les corps constitués. « Vous savez combien je suis attaché, ici comme ailleurs, à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales, les rythmes de la démocratie. Si je suis ici, c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner », a ajouté M. Hollande. »

 


0.3 – « Total a atteint la barre symbolique des deux milliards de barils de production cumulée sur le Bloc 17, situé en offshore profond à 150 km au large des côtes angolaises. « Le Bloc 17 est une référence mondiale en matière d’offshore profond et constitue une aventure industrielle unique, avec 15 découvertes et un niveau de production très élevé. Grâce à l’engagement de nos équipes et à plusieurs premières mondiales en matière d’innovation technologique, la production du Bloc 17 n’a cessé de croître depuis 14 ans, explique Arnaud Breuillac, directeur général Exploration Production. Cette nouvelle étape est symbole de notre solide position dans l’offshore profond. Total est d’ores et déjà le premier opérateur en eaux profondes en Afrique de l’Ouest et utilise ce savoir-faire pour se développer sur d’autres continents : au Brésil avec sa participation dans le champ de Libra, mais aussi au Royaume-Uni avec la prochaine mise en production du champ de Laggan Tormore en offshore profond. » »


 


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1 - François Hollande fait le plein de contrats en Angola

 

François Hollande poursuit sa visite en Afrique. Il s'est rendu jeudi soir en Angola et les entreprises françaises y ont signé hier matin plusieurs centaines de millions de dollars de contrats. La France et l'Angola ont signé hier à Luanda des contrats de plusieurs centaines de millions de dollars au cours de la visite d'État du président François Hollande. Le chef d'État français, qui est arrivé jeudi soir en provenance du Bénin, était accompagné d'une cinquantaine de chefs d'entreprise. «Nous voulons être là justement dans cette période, au moment où c'est difficile, car la France a confiance dans l'avenir économique de l'Angola», a déclaré François Hollande. Parmi les secteurs dans lesquels la France promeut ses entreprises, François Hollande a cité notamment les transports, le tourisme, l'agroalimentaire, l'eau, les énergies renouvelables, et l'aménagement urbain.



Des millions de dollars de contrats

Le groupe français hôtelier Accor a signé un contrat pour la gestion de 50 hôtels d'ici à 2017, avec la société angolaise AAA propriétaire de ces établissements, et qui a connu des difficultés financières en 2013. Total, déjà premier opérateur pétrolier du pays, a signé deux contrats avec la société pétrolière publique Sonangol, dans le secteur pétrolier et la distribution de lampes solaires. La compagnie aérienne Air France a annoncé une troisième liaison hebdomadaire Paris-Luanda. Le groupe de BTP Eiffage s'est quant à lui engagé sur la construction de 104 passerelles pour piétons, un contrat de près de 200 millions de dollars. Météo France a de son côté signé avec son homologue angolaise un accord de modernisation sur 7 ans dont la première phase représente 60 millions de dollars.




Un voyage de réconciliation

«La France et l'Angola ont eu des relations qui n'ont pas toujours été simples mais depuis plusieurs années maintenant nous avons veillé à les renforcer», a rappelé François Hollande à son arrivée. Initiée en 2008 avec la venue de Nicolas Sarkozy à Luanda, la réconciliation franco-angolaise n'a abouti qu'en 2014 avec la visite du président angolais à Paris, la première depuis 20 ans. En mettant l'accent sur l'économie, le chef de l'État français a ainsi évité d'aborder les sujets épineux dont le respect des principes démocratiques et des droits de l'Homme ainsi que la question de la corruption et des inégalités sociales.

 



L'épineuse visite au Cameroun

Hier après-midi, François Hollande a achevé sa tournée africaine au Cameroun, où les questions de sécurité ont été au premier plan, dans ce pays menacé par Boko Haram. Une visite sensible puisque les relations franco-camerounaises sont tendues. Paul Biya, au pouvoir depuis 32 ans n'est pas en accord avec le discours démocratique de François Hollande. Le président français pourrait également évoquer la libération de Lidyenne Yen Eyoum, avocate franco-camerounaise emprisonnée depuis quatre et demi.

 

La Dépêche du Midi/ Publié le 04/07/2015 à 03:52,

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/07/04/2137839-francois-hollande-fait-le-plein-de-contrats-en-angola.html



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2 - Hollande ramène d'Afrique un milliard d'euros de contrats

 

Alors que le Premier ministre a raflé quatre milliards de contrats commerciaux à l'occasion la visite du Premier ministre chinois à Paris, le chef de l'Etat lui ne rentrera pas d'Afrique les mains vides. Ce vendredi matin, à l'occasion d'un forum économique organisé à Luanda, la capitale de l'Angola, deuxième producteur de pétrole de l'Afrique subsaharienne, plusieurs contrats commerciaux ont été signés pour «près d'un milliard d'euros» selon l'Elysée. Le tout sous l'œil de Francois Hollande qui lorgne sur la croissance africaine d'une moyenne de 5% par an depuis une décennie. Parmi les grands gagnants, le groupe Accor. 


Le géant de l'hôtellerie a décroché l'ouverture d'ici 2017 de 50 hôtels (dont 15 dans la capitale) représentant plus de 6200 chambres. «Cet accord permettra d'accompagner le développement des affaires en Angola et de contribuer à valoriser le potentiel touristique du pays», estime l'ambassade de France alors que le pays, malgré une baisse ses cours du pétrole, connaît une croissance d'environ 4% par an.  Autre bénéficiaire, le groupe Total, premier opérateur du pays et considéré dans les milieux diplomatiques comme...la vraie ambassade de France en Angola. Outre un accord permettant «l'accélération des activités d'exploration des ressources pétrolières», Total assurera la distribution et la commercialisation de lampes solaires en Angola surtout à destination des populations à faibles revenus. 



De quoi satisfaire le président venu retisser des liens avec la puissance lusophone du continent noir après vingt ans de brouillés liées au scandale de l'Angolagate des ventes d'armes. «C'est le renouveau de la relation franco-angolaise», a lancé le chef de l'Etat qui devait poursuivre sa mini tournée africaine par un passage de quelques heures dans le Cameroun du président Paul Biya.

 

Eric Hacquemand, envoyé spécial à Luanda/ 03 Juil. 2015/ MAJ : 03 Juil. 2015, 14h07

 

http://www.leparisien.fr/politique/hollande-ramene-d-afrique-un-milliard-de-contrats-03-07-2015-4915765.php



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3 - Total a produit deux milliards de barils en offshore profond sur le Bloc 17 en Angola

Total a atteint la barre symbolique des deux milliards de barils de production cumulée sur le Bloc 17, situé en offshore profond à 150 km au large des côtes angolaises. Suite au récent démarrage de CLOV, le Bloc 17 est devenu le bloc opéré le plus important pour Total avec une production journalière de plus de 700 000 barils. Le Groupe y opère quatre unités flottantes de production, de stockage et d’enlèvement de pétrole (FPSO) sur les principales zones de production : Girassol, Dalia, Pazflor et CLOV.

« Le Bloc 17 est une référence mondiale en matière d’offshore profond et constitue une aventure industrielle unique, avec 15 découvertes et un niveau de production très élevé. Grâce à l’engagement de nos équipes et à plusieurs premières mondiales en matière d’innovation technologique, la production du Bloc 17 n’a cessé de croître depuis 14 ans, explique Arnaud Breuillac, directeur général Exploration Production. Cette nouvelle étape est symbole de notre solide position dans l’offshore profond. Total est d’ores et déjà le premier opérateur en eaux profondes en Afrique de l’Ouest et utilise ce savoir-faire pour se développer sur d’autres continents : au Brésil avec sa participation dans le champ de Libra, mais aussi au Royaume-Uni avec la prochaine mise en production du champ de Laggan Tormore en offshore profond. »





Total Exploration-Production en Angola
Total a célébré ses 60 ans d’activité en Angola en 2013. En 2014, la production en part du Groupe a atteint 200 000 barils équivalents pétrole par jour (bep/j) et provenait essentiellement des Blocs 17, 0 et 14. Début 2015, la production opérée par le Groupe en Angola a dépassé 700 000 bep/j, ce qui en fait la première compagnie opératrice du pays.  Total opère le Bloc 17 pour le compte du concessionnaire Sonangol, avec une participation de 40 %, aux côtés de Statoil (23,33 %), d’Esso Exploration Angola Block 17 Ltd (20 %) et de BP Exploration Angola Ltd (16,67 %).

Total est également opérateur du Bloc 32 situé en offshore très profond, dans lequel il détient une participation de 30 %. Le premier projet, Kaombo, y a été lancé en avril dernier, pour développer des réserves estimées à 650 millions de barils grâce à deux FPSO reconverties d’une capacité globale de production de 230 000 bep/j.




A propos de Total
Total est l’un des plus grands groupes pétroliers et gaziers internationaux, exerçant ses activités dans plus de 130 pays. Le Groupe est également un acteur de premier plan de la chimie. Ses 97 000 collaborateurs développent leur savoir-faire dans tous les secteurs de ces industries : exploration et production de pétrole et de gaz naturel, raffinage et distribution, énergies nouvelles, trading et chimie. Ils contribuent ainsi à satisfaire la demande mondiale en énergie, présente et future.

Leader mondial du gaz naturel liquéfié (GNL), Total s’appuie sur des positions solides et diversifiées sur l’ensemble de la chaîne de valeur du GNL, et des ventes de 12,3 millions de tonnes de GNL en 2013. Le Groupe est présent dans la plupart des grandes régions productrices de GNL, ainsi que sur les principaux marchés consommateurs de GNL, et se développe fortement sur cette activité clé de sa stratégie de croissance. Total participe à des projets GNL en Indonésie, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, à Oman, au Nigeria, en Norvège, en Russie, au Yémen, en Angola et en Australie.

  

Edité le 27/05/2015 /


http://www.euro-petrole.com/total-a-produit-deux-milliards-de-barils-en-offshore-profond-sur-le-bloc-17-en-angola-n-f-11435


 


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4 - La France veut une meilleure place au soleil angolais

 

Une offensive commerciale pour défendre la position de la France dans un pays très courtisé. Ce pourrait être la vraie visite de la réconciliation. Vendredi 3 juillet, le président français sera reçu par son homologue angolais José Eduardo dos Santos et de nombreux contrats devraient être signés. Cette issue, si elle se confirme, était inespérée il y a encore quelques mois. Excellentes jusque dans les années 1990, les relations entre Paris et Luanda se sont brisées avec l’affaire de la vente d’armes de l’Angolagate. Le président angolais n’avait pas supporté que la justice française s’attaque à l’un de ses amis et soutien pendant la guerre civile, Pierre Falcone. Il s’en est suivi une traversée du désert diplomatique d’une décennie avant que Nicolas Sarkozy ne vienne amorcer le dégel en 2008.


Mais en Angola, on n’oublie pas facilement. Alors, en octobre 2013, Laurent Fabius a repris le flambeau et le président angolais a fini par se rendre à Paris en avril 2014, une première depuis vingt ans. Aujourd’hui, la venue de François Hollande à Luanda clôt ce processus. Elle vient surtout réaffirmer l’intérêt de la France pour l’Angola, géant pétrolier d’Afrique australe. Heureusement pour Paris, le froid diplomatique n’a jamais été un frein aux affaires. En 2014, la France était le huitième fournisseur de l’Angola et son troisième pourvoyeur d’investissements directs à l’étranger, derrière la Chine et les Etats-Unis. Cette place sur le podium est en grande partie due à la présence de Total. Arrivé dans les années 1950, le groupe pétrolier est le premier opérateur du pays, assurant un tiers de sa production avec quelque 700 000 barils journaliers opérés. 


Cette position de choix lui assure d’excellentes relations avec la présidence angolaise : la première dame Ana Paula dos Santos est la marraine de la dernière installation du groupe, une unité de production flottante appelée CLOV. Aux côtés de Total gravitent des prestataires de services, dont Ponticelli, Technip et Spie, tous d’importants employeurs de main-d’œuvre angolaise. Des poids lourds de la logistique sont aussi présents, Bolloré et CMA CGM réalisant 30 % du transport maritime du pays. En dehors du secteur pétrolier, la présence française se limite à quelques niches. Le groupe Castel occupe l’une d’entre elles, le marché de la bière. Sa filiale BGI détient, avec une société appartenant au parti au pouvoir, le groupe Cuca qui produit 80 à 90 % des bières consommées en Angola.

 

Parmi les autres acteurs français, on compte Pernod Ricard (vins et spiritueux), Razel-Bec (BTP), Air France, dont la ligne Paris-Luanda est la plus rentable d’Afrique, Mazars (conseil), Sodexo et Newrest (restauration collective). La dernière arrivée est France Air, une PME spécialisée dans la circulation de l’air dans les bâtiments. « Son implantation est très importante car elle prouve que l’Angola n’est pas seulement un marché pour les grands groupes », souligne-t-on à l’ambassade de France à Luanda. 


Ces résultats placent la France dans une position intermédiaire. Elle ne peut pas rivaliser avec les quatre principaux partenaires de Luanda, la Chine, le Portugal, les Etats-Unis et le Brésil. Pékin achète la moitié de son or noir et a lui accordé 15 milliards de dollars de ligne de crédit depuis 2002. Le Portugal est représenté par plus de 800 entreprises et une communauté de 150 000 personnes. Les Etats-Unis bénéficient de l’aura de deux mastodontes pétroliers, Exxon et Chevron, implantés depuis des années. Le Brésil brille à travers son géant Odebrecht et une centaine d’autres entreprises.

 



Dans le secteur de l’énergie, de l’eau, des transports

Avec 80 sociétés et 2 000 compatriotes expatriés, la France semble bien modeste. Mais elle fait mieux que l’Allemagne, qui ne dispose que de 20 sociétés, et se trouve au coude à coude avec les Anglais, les Belges et les Espagnols. Tous ont renforcé leur action en Angola ces dernières années, alléchés par ses forts taux de croissance et son énorme potentiel de développement. Cette attractivité est toutefois écornée par la récente chute du prix de l’or noir.

 

Plus que jamais, Luanda doit diversifier son économie. C’est là que la France, mais aussi tous les autres, ont une carte à jouer. Les Espagnols investissent dans le secteur minier. Les Allemands dans l’industrie et la santé. Les Brésiliens dans l’agriculture. La France pourrait percer dans le secteur de l’énergie, de l’eau, des transports. Mais ce n’est pas tout. En marge de la visite présidentielle, le groupe Accor devrait décrocher un contrat pour la construction de 50 hôtels, Eiffage pour la livraison de 300 passerelles urbaines, Alcatel pour la vente de câbles sous-marins et La Poste pourrait signer un accord avec son homologue angolais. Entrée tard dans la course, Paris redeviendrait alors un ami sur qui l’on peut compter en temps de crise.

 

Par Estelle Maussion (Contributrice Le Monde Afrique, Luanda) / Le Monde.fr Mis à jour le 02.07.2015 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/07/02/la-france-veut-une-meilleure-place-au-soleil-angolais_4667975_3212.html



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5 - A Cotonou, Hollande vante l’exemple démocratique béninois

 

En déplacement au Bénin, François Hollande a rendu, jeudi 2 juillet en fin de matinée, un hommage appuyé au régime du président Thomas Boni Yayi, son hôte du jour. « J’ai voulu venir ici car vous êtes une référence sur le plan démocratique », a salué le chef de l’Etat français dans la salle du Peuple du palais présidentiel de Cotonou, dans un discours prononcé devant le gouvernement, les parlementaires et les corps constitués. « Vous savez combien je suis attaché, ici comme ailleurs, à ce que soient respectés les textes constitutionnels, les échéances électorales, les rythmes de la démocratie. Si je suis ici, c’est pour montrer qu’il y a des exemples à donner », a ajouté M. Hollande.

 

Un bon point politique, donc, décerné par le chef de l’Etat au Bénin et à Thomas Boni Yayi, le premier président africain qu’il avait reçu à Paris après son élection en 2012. En pleine crise sécuritaire au Mali, le dirigeant béninois présidait alors l’Union africaine. La gouvernance béninoise n’est pas pour autant sans tache. Récemment, le gouvernement a été éclaboussé par un scandale de détournement de fonds de l’aide néerlandaise. M. Boni Yayi (au pouvoir depuis 2006) a également caressé l’espoir de modifier la Constitution afin de pouvoir briguer un troisième mandat, comme d’autres chefs d’Etat tentent de le faire ou l’ont déjà fait (Burundi, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo…).



« Le Bénin choisit lui-même son gouvernement »

Il a finalement renoncé, et perdu les élections législatives, en avril. M. Hollande s’est ainsi félicité des « trois alternances démocratiques en vingt-cinq ans, des échéances toujours respectées, des élections régulières : autant de preuves que le Bénin a réussi à donner à ses institutions une pleine traduction démocratique »« La stabilité des institutions, c’est la stabilité du pays », a posé François Hollande lors du seul discours politique prononcé au cours de cette mini-tournée africaine de quarante-huit heures. Evoquant le contre-exemple du Burundi, le président a ainsi souligné que « l’acceptation du verdict des urnes [était] la preuve de la maturité de la part de ceux qui gouvernent ».

Il y a deux semaines, à huit mois de la prochaine élection présidentielle, Thomas Boni Yayi avait surpris en nommant au poste de premier ministre le banquier franco-béninois Lionel Zinsou, 60 ans, ancien conseiller de Laurent Fabius et dirigeant du fonds d’investissement PAI Partners, au poste de premier ministre. « Le Bénin choisit évidemment lui-même son gouvernement, et cela n’a rien à voir avec les positions du président français », affirme un conseiller de M. Hollande, repoussant l’idée d’une nomination inspirée par Paris.



L’Angola, puis le Cameroun

« Au Bénin, la transition, ça marche ! », vante un parlementaire béninois du parti présidentiel, Jean-Marie Alagbe, qui ajoute : « Si François Hollande vient au Bénin, c’est que la démocratie fonctionne. » Une réalité locale qui ne concerne que de loin les deux prochains pays-étapes du voyage présidentiel. Jeudi après-midi, François Hollande devait, en effet, se rendre en Angola puis, vendredi, au Cameroun. Deux Etats dirigés par deux présidents, champions au titre de l’ancienneté au pouvoir : José Eduardo Dos Santos (72 ans) dont le règne dure depuis trente-cinq ans et Paul Biya (82 ans), à la tête du Cameroun depuis trente-deux ans.

 

Avant qu’il ne décolle pour Luanda, l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) a d’ailleurs demandé à François Hollande « d’appeler à la libération de 15 jeunes Angolais détenus pour leurs opinions politiques », en référence à « quinze jeunes hommes ayant participé à un atelier de réflexion sur les stratégies non violentes de protestation contre le pouvoir (…) arrêtés les 20 et 21 juin 2015 ». Ils sont « poursuivis pour rébellion et attentat contre le président de la République ». L’ACAT appelle également « à la révision de la loi antiterroriste au Cameroun », selon les termes de laquelle : « Toute grève, manifestation ou appel à la désobéissance civile peuvent être assimilés à un acte de terrorisme. »


 


Lutte antiterroriste

La visite du chef de l’Etat au Cameroun est d’ailleurs placée, en partie, sous le signe de la lutte antiterroriste, notamment contre la secte islamiste nigériane Boko Haram. Mais François Hollande a aussi prévu de rencontrer à Yaoundé des représentants d’organisations non gouvernementales et d’associations de défense des droits de l’homme. Il compte ainsi évoquer avec son homologue camerounais les questions judiciaires et notamment le cas de l’avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum, condamnée à vingt-cinq ans de prison pour détournement de fonds. Une peine jugée, à Paris, « choquante par sa disproportion ».

 

« Je ne change pas de discours selon les lieux où je me déplace », a précisé M. Hollande lors d’une conférence de presse à Cotonou. « Je vais aller en Angola et au Cameroun, je ne vais pas changer de propos pour autant. Les Constitutions sont faites pour être respectées. Quand ce sont les mêmes qui ont voulu des changements et qui font encore des changements aux changements dans le but de se perpétuer, il y a là un risque, pour la démocratie mais aussi pour la stabilité et la sécurité. »

 

Par David Revault d'Allonnes / (Cotonou, envoyé spécial) / Le Monde.fr Le 02.07.2015/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/07/02/a-cotonou-hollande-vante-l-exemple-democratique-beninois_4667885_3212.html



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6 - Hollande : "le Bénin est une référence"

 

"Vous êtes une référence sur le plan démocratique. Si je suis ici, c'est pour montrer qu'il y a des exemples à donner", a déclaré M. Hollande après sa rencontre avec M. Boni Yayi, soulignant que le Bénin a connu "trois alternances démocratiques en 25 ans". Un message qui semble être destiné aux présidents africains qui tentent de s’accrocher au pouvoir. En effet, le Burundi est plongé dans une grave crise politique en raison de la candidature à un troisième mandat du président Pierre Nkurunziza, au pouvoir depuis 2005. En République démocratique du Congo ou au Rwanda, les opposants prêtent au chef de l'État la volonté de se maintenir au pouvoir au-delà des limites posées par leur Constitution. 


En Angola, où José Eduardo Dos Santos règne depuis 1979, la Constitution adoptée en 2010 prévoit une limitation à deux mandats consécutifs. Mais le principe de non-rétroactivité de la loi lui donne le droit de briguer un nouveau mandat en 2017. Au Cameroun, où Paul Biya est au pouvoir depuis 1982, la Constitution a aussi été modifiée en 2008 et la limitation des mandats présidentiels supprimée. La réforme avait engendré des émeutes qui avaient fait plus de 100 morts. M. Hollande avait déjà mis en garde les dirigeants voulant "se maintenir à la tête de leur pays en violant l'ordre constitutionnel" en novembre 2014, lors du dernier sommet de la francophonie à Dakar. La dernière visite d'un président français au Bénin remonte à 1983, François Mitterrand à l'époque.

Cotonou est la première étape d'une tournée qui passera aussi par l'Angola et le Cameroun.

 

2 juillet 2015/

 

http://www.bbc.com/afrique/region/2015/07/150702_hollande_benin



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7 - Au Cameroun, Hollande donne la priorité à la lutte contre le terrorisme

 

Choux blanc pour les revendications démocratiques, carton plein pour la coopération militaire. François Hollande a achevé vendredi soir à Yaoundé sa tournée africaine express. Après avoir défendu les valeurs démocratiques au Bénin, les avoir reléguées au second plan en Angola derrière les enjeux économiques, le président de la République s'est heurté à un mur au Cameroun. En l'occurrence Paul Biya, 82 ans, au pouvoir dans le pays depuis 1982, et qui n'envisage pas de le quitter, du moins pour l'instant.

 

«Les élections camerounaises de 2018 sont certaines mais encore lointaines. Nous avons encore le temps de réfléchir», a indiqué Paul Biya lors d'une conférence de presse commune avec François Hollande. «Je ne suis pas a la tête d'un État par la force, je n'ai pas acquis le pouvoir de manière dictatoriale. J'ai toujours été élu par le peuple», a fait valoir le président camerounais qui a brandi une maxime: «Ne dure pas au pouvoir qui veut mais qui peut». Ce qui n'a pas empêché François Hollande de glisser quelques allusions à cette longévité record. «Il ne peut pas y avoir de développement sans démocratie».

 

 


Un allié encombrant

Mais le président de la République était en réalité plus préoccupé par la coopération militaire avec le Cameroun face à la menace de Boko Haram. Cette semaine, le groupe terroriste a encore provoqué plus d'une centaine de morts au Nigeria, pays voisin du Cameroun. «La France se tient au côté du Cameroun pour faire face à la menace de Boko Haram», a assuré François Hollande. «Nous ne ménageons aucun effort contre les forces obscurantistes», lui a répondu en écho Paul Biya. Avec l'aide de Paris qui participe à la formation des militaires Camerounais. «Nous sommes devant cette réalité, le terrorisme», a ensuite prévenu François Hollande devant la communauté française en appelant à la solidarité militaire, sécuritaire. «Il faut faire en sorte que nous puissions nous protéger».

 

La menace est en tout cas suffisamment sérieuse pour que le chef de l'État n'hésite pas à s'appuyer sur cet allié encombrant. Et affiche également un profil bas sur la question des droits de l'homme. Avant d'arriver à Yaoundé, il espérait pouvoir obtenir la libération de l'avocate franco-camerounaise Lydienne Yen Eyoum, condamnée à 25 ans de prison pour détournement de fonds publics. Au palais présidentiel, au côté de Paul Biya, il s'en est tenu à une position prudente, laissant son homologue renvoyer à l'indépendance de la justice.

 

Par François-Xavier Bourmaud / Publié le 04/07/2015

 

http://www.lefigaro.fr/international/2015/07/04/01003-20150704ARTFIG00031-au-cameroun-hollande-donne-la-priorite-a-la-lutte-contre-le-terrorisme.php


  


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8 - Caraïbe Climat 2015 : L'appel de Fort-de-France

 

La planète terre est notre berceau commun. Une Patrie partagée. Elle constitue un écosystème indivisible où les frontières et les vanités nationales ne peuvent occulter une interdépendance profonde dans laquelle les excès des uns affectent la sécurité et l’avenir des autres. Dans cette Patrie commune, les richesses et les misères, l’abondance et le manque, ne sont que les extrémités d’une même dynamique circulaire des causes et des effets.

 

Cette interdépendance est rendue encore plus évidente par les défis extraordinaires que nous posent le changement climatique, ses conséquences en chaîne, ses désastres en cours et à venir, le renouvellement brutal qui s’imposera à tous. Nul ne pourra se sauver seul. Nul ne s’effondrera sans que l’ensemble de la biosphère, et de ses capacités de résilience, ne s’en trouve affecté.



1. La région Caraïbe, ne contribuant que de manière marginale aux émissions de gaz à effet de serre, fera pourtant partie des zones les plus durement touchées. Ses populations ressentent déjà les effets du dérèglement climatique, qui pourrait entraîner des phénomènes extrêmes plus fréquents, plus intenses, modifier le régime des précipitations, occasionner uneacidification et un réchauffement des océans, le blanchissement des coraux, l’élévation du niveau de la mer, l’érosion des côtes, la salinisation des aquifères, l'apparition de nouvelles maladies transmissibles à très forte incidence, une réduction de la productivité agricole, un bouleversement des traditions de pêches…

 

2. Par-delà nos urgences, nos responsabilités inégales, nos situations différenciées, nous devons donc admettre :

- une unité de destin qui nous oblige à un esprit de responsabilité collective ;

- une exigence de solidarité partagée, effective et concrète.

Ce sont les deux piliers d’une haute conscience-monde sans laquelle nous ne saurions surmonter ces défis.

 

3. La communauté internationale dispose de moins d'un an pour définir un dispositif juridique contraignant applicable aux parties prenantes à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUC). Cet accord devra être adopté lors de la 21ème session de la Conférence des Parties (COP 21) qui se tiendra à Paris, France, en décembre 2015. Ce nouvel accord devra répondre aux recommandations contenues dans le 5ème rapport d’évaluation (AR5) du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC). Il devra aussi être parfaitement évolutif afin de prendre en compte les données scientifiques au fur et à mesure de leurs évolutions.

 

4. Dès lors, nous, Chefs d'Etat et de Gouvernement et responsables d'autorités régionales, réunis à la Martinique le 9 mai 2015, appelons les dirigeants mondiaux, les autorités régionales et municipales, le secteur privé et les peuples du monde :

- à nous rejoindre dans une formulation opérationnelle qui nous permettra de relever, de la manière la plus solide, la plus saine et la plus large possible, le défi multiforme du changement climatique ;

- à comprendre qu’une coopération et une collaboration internationales sont indispensables pour s'attaquer tant aux causes qu'aux conséquences du changement climatique afin de protéger notre région des Caraïbes dans l'intérêt des générations futures et de l’équilibre planétaire ;

- à entendre l'appel des pays les plus vulnérables, en sorte que cette mobilisation internationale bénéficie au plus grand nombre sous une forme parfaitement équitable ;

- à décider d’une aide financière, scientifique, technique, et de toutes formes d’accompagnement, visant à renforcer les capacités de la région des Caraïbes à prendre les mesures d'adaptation et de redéploiement prospectif qui seront nécessaires ;

- à reconnaître que certains problèmes sont spécifiques aux petits Etats et territoires insulaires et de faible altitude ; que ces situations différenciées appellent des solutions singulières adaptées à leur réalités nationale et culturelle ; qu’une expertise régionale, que le recours à des connaissances traditionnelles, seront nécessaires pour que ces mesures soutenues par la solidarité mondiale recueillent l'adhésion créative des populations locales ;

- à apporter le soutien financier et technique nécessaire à la préparation et à la soumission de leurs contributions qui seront déterminées au niveau national, (CPDN) d'ici octobre 2015. Les CPDN à venir seront ambitieuses. Elles prévoiront des mesures visant à atténuer les émissions de gaz à effet de serre. Elles détermineront celles pourront être engagées avec les ressources nationales, et préciseront celles qui ne seront réalisables qu'avec une aide technique, scientifique et financière internationale.

 

5. Enfin, même si les Caraïbes n’assument qu'une part infime des émissions mondiales de gaz à effet de serre, nos Gouvernements veilleront à contribuer pleinement à l'action internationale en vue de limiter les futures émissions à un niveau qui garantira la survie des communautés les plus vulnérables, la sécurité alimentaire pour tous, le bien-être socio-économique de tous, et tout cela dans le respect définitif des équilibres de notre biosphère.

 

Nous sommes dans le monde et le monde est en nous.

Dès lors, nous sommes le monde.

 

Publié le 09 Mai 2015/

 

http://www.elysee.fr/declarations/article/caraibe-climat-2015-l-appel-de-fort-de-france/



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10 - Haïti : dernière étape de François Hollande dans les Caraïbes

 

Après sa visite historique à Cuba, où il a rencontré le père de la révolution Fidel Castro, François Hollande est arrivé ce mardi en Haïti, dernière étape de sa visite officielle dans les Caraïbes. Au programme : signature d’accords économiques et visite d’un chantier de reconstruction post-séisme. Que va dire François Hollande au sujet de la dette française envers Haïti ? L'entourage du président français a précisé qu’il ne s’agira pas d’un acquittement financier de cette dette, estimée aujourd’hui à 17 milliards d’euros. Pour François Hollande, il s’agit d’offrir un soutien renforcé au système éducatif. Une coopération utile, mais nombre d’Haïtiens tiennent à rappeler que cette somme, qui a été payée aux anciens colons pour compenser leur perte de revenus après l’indépendance, a plongé le pays dans la pauvreté, rappelle notre correspondante à Port-au-Prince, Amélie Baron.



Marcel Dorigny, historien et maître de conférences à l'université Paris VIII, était membre du Comité indépendant de réflexion et de propositions sur les relations franco-haïtiennes. Pour lui, la France n’a pas uniquement un devoir moral. « La dette morale, c’est quelque chose qui revient depuis longtemps. Moi j’étais membre de la commission présidée par Régis Debray sur les relations franco-haïtiennes, nous avons rédigé un long chapitre sur cette question de la dette morale, de la reconnaissance de l’origine d’Haïti, du rôle que la France peut et doit jouer dans le domaine culturel, intellectuel et aussi dans la construction des infrastructures en Haïti qu’on avait beaucoup évoquées à l’époque ».

 

Les discours du président français à Port-au-Prince sont aussi très attendus, car Haïti est au cœur d’un processus électoral compliqué et l’impunité et la corruption gangrènent également le système judiciaire. Les opposants au pouvoir Martelly et les représentants de la société civile souhaitent des propos forts de la part du président français, qui souligneraient l’importance des principes démocratiques. Avec les cérémonies officielles sur la place du Champ de mars et la visite du chantier de l’hôpital universitaire, la venue de François Hollande, accompagné de plus de 200 personnes sera en tout cas loin de passer inaperçue dans la capitale haïtienne.

 

Par RFI / Publié le 12-05-2015 Modifié le 12-05-2015 à 17:38

 

http://www.rfi.fr/ameriques/20150512-haiti-francois-hollande-visite-dette-morale-education-election/


 


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Fustigé pour sa rencontre avec Fidel Castro, François Hollande se défend

  

11 - Cuba : quand François Hollande rencontre Fidel Castro

 

En tournée pendant cinq jours dans les Caraïbes, le président français a rencontré ce lundi soir à Cuba le «Lider Maximo». Une rencontre tenue secrète jusqu'au dernier moment et qui agace les dissidents cubains. Le diplomate en reste comme deux ronds de flan. «Je l’apprends de votre bouche», souffle-t-il quand on lui annonce la rencontre entre François Hollande et Fidel Castro à l’heure même où le président français est attendu devant la communauté française de La Havane. Au beau milieu de ses trente heures «historiques» à Cuba, François Hollande a donc décroché à la surprise générale l’honneur d’une entrevue avec le Lider Maximo. La dernière photo du père de la révolution cubaine, flottant dans son survêtement Adidas bleu marine, datait de début avril, lors d’une rencontre avec des étudiants. Mais avant cela, ni les Cubains ni le reste du monde n’avaient eu d’image du vieux dirigeant de 88 ans que l’on dit affaibli depuis 14 mois. Et tout d’un coup, par la grâce d’un voyage français qui enquille les premières, un cliché officiel signé d’un des fils de Fidel, Alejandro Castro. A Cuba, la politique et la diplomatie restent une histoire de famille.

 

D’ailleurs, c’est entouré de son épouse, ses fils et même un arrière-petit-fils, que Fidel Castro a reçu François Hollande dans sa maison. Cinquante minutes pour parler surtout de climat, d’environnement, d’accès à l’eau et d’alimentation – les sujets fétiches de l’ancien homme fort de Cuba. Hollande a d’ailleurs été «surpris au meilleur sens du terme» par la sagacité d’un vieil homme «alerte qui cherche de l’information y compris sur internet même s’il ne m’a pas donné le moteur de recherche». En fin de journée, Raul Castro, aujourd’hui président de Cuba, prend des nouvelles de son frère au tout début de son entretien avec François Hollande dans l’immense palais de la Révolution. «Il va bien, même s’il a mal au genou, raconte alors le président français en frottant le sien. Mais son fils est médecin.» Raul Castro, 83 ans, seul aux manettes de l’île depuis 2006, sourit : «Comme vous avez constaté, nous et la famille sommes des gens qui vivons longtemps.»

 


«Le dernier grand personnage du XXe siècle»

Depuis l’annonce de sa visite à Cuba, Hollande avait «marqué sa disponibilité» pour rencontrer Fidel Castro. L’affaire ne s’est décantée que dans les tous derniers moments. «J’avais l’heure depuis ce matin, je ne pouvais rien dire», piaffe le député communiste André Chassaigne qui préside le groupe d’amitié France-Cuba à Paris. Pour lui, «on peut dire ce qu’on veut mais Fidel Castro est le dernier grand personnage du XXe siècle».

 

C’est derrière cette place dans l’Histoire que François Hollande se réfugie pour justifier une rencontre qui met hors d’eux les dissidents cubains et indispose une partie de la gauche, revenue du mythe cubain dès les années 80 et militant aujourd’hui pour une vraie ouverture politique. «J’avais devant moi un homme qui a fait l’Histoire», explique le président aux Français venus l’écouter à la résidence de l’ambassadeur, au coeur du quartier de Miramar. Moins d’un millier de Français sont installés dans l’île alors quelques touristes de passage sont venus grossir les foules dans le jardin. Pour Hollande, «Fidel Castro, c’est l’histoire de Cuba, c’est l’histoire du monde». Surtout ne pas entrer sur le terrain politique, ce qui ouvrirait la porte aux questions sur les droits de l’homme dans une île où, entre autres, les partis d’opposition sont toujours interdits. «Il y a forcément un débat sur ses responsabilités», concède le président derrière sa petite tribune. «Il a été regardé en France avec ferveur mais aussi avec critique», complète-t-il en petit comité après un court bain de foule.

 


«Un geste de Castro à l’égard de François Hollande»

Pas question de revenir en détail sur les dérives du régime. «Une fois qu’on a dit ça, on ne peut pas lui dire : "vous allez passer devant le tribunal de l’Histoire"», temporise François Hollande. Qui n’a pas profité de son séjour à 7 000 kilomètres de Paris pour se convertir à la gauche de la gauche et n’a pas vu Fidel Castro pour lui envoyer un message : «Je ne fais pas ce voyage pour des raisons de politique intérieure.» Et pourquoi le Lider Maximo l’a reçu ? «Il y a une part de curiosité quand même et il a pour la France une certaine reconnaissance.»

 

Hollande, qui n’a jamais été un gauchiste, a même signé une tribune dénonçant la «dictature» de Cuba en 2003 après le «printemps noir» et l’arrestation de 75 opposants. Amnesty International considère qu’il reste un prisonnier politique à Cuba et que de nombreux opposants sont surveillés et stigmatisés. «Il faut me le donner», s’échauffe Hollande. Chaque fois qu’on peut nous donner un nom, un dossier on essaie de transmettre.» Malgré ses dénégations, le président français sait que sa rencontre va faire couler beaucoup d’encre, à droite comme à gauche, mais il tient son cap : «C’était un geste à l’égard du peuple cubain.» Pour une Française installée à La Havane depuis des années, c’est surtout «un geste de Fidel Castro à l’égard de François Hollande».

 

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Ségolène Royal : «C'est un peu mythique»

Dans la résidence de l’ambassadeur, une villa aux faux airs de cathédrale gothique espagnole, la délégation française souffle un peu. «Il y a donc des secrets qui peuvent rester secrets», savoure un conseiller de l’Elysée en s’éventant avec le bristol de la visite officielle, qui ne mentionne évidemment pas l’entrevue au sommet. Parmi les ministres, on rame pour justifier cette rencontre surprise avec celui que les diplomates appellent «le commandeur» à tout bout de champ, adoptant une logorrhée soviétisante.

Pour faire patienter les Français, Ségolène Royal a lu le discours de François Hollande en son nom et fait des blagues aux journalistes. «J’ai déjeuné à côté de Fidel Castro», lance-t-elle, scrutant les réactions avant de préciser qu’il s’agit du fils de Raul. «Tout ça a une dimension historique, plus que politique, tente la ministre de l’Environnement. C’est un peu mythique.» Justement parce qu’il a pris des positions fermes contre le régime castriste, «François Hollande n’est soupçonnable d’aucune forme de complaisance», justifie Marisol Touraine. Qui rappelle faire partie comme le chef de l’Etat de la «gauche Allende» et qui cherche donc un peu ses mots. Pour la ministre des Affaires sociales, le mythe de la révolution de 1959, les guérilleros, l’anti-impérialisme primaire, c’est du passé au sein de la gauche et de la jeunesse : «Pour 98% des Français, Che Guevara c’est un tee-shirt.»

 

Laure BRETTON (envoyée spéciale à Cuba) / 12 mai 2015

 

http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/12/hollande-face-a-fidel-castro-j-avais-devant-moi-un-homme-qui-a-fait-l-histoire_1307643



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12 - La France et l’Arabie saoudite signent leurs premiers contrats

 

La « diplomatie économique » prônée par les autorités françaises semble porter ses fruits. A l’issue de la première réunion d’une « commission conjointe franco-saoudienne », Laurent Fabius, ministre français des affaires étrangères, et Mohamed Ben Salman, ministre saoudien de la défense, ont annoncé mercredi 24 juin à Paris, l'achat par Riyad de 23 hélicoptères Airbus H 145, pour une valeur d'environ 500 millions d'euros. Selon M. Fabius, vingt projets représentant « plusieurs dizaines de milliards d'euros s'ils sont intégralement menés à bien » sont par ailleurs actuellement en discussion entre les deux pays.



Relations au beau fixe

Les deux pays vont par ailleurs étudier la faisabilité de la construction de deux réacteurs pressurisés européens (EPR) en Arabie saoudite. « Nous allons également signer un accord sur la formation à la sûreté nucléaire et un autre sur le traitement des déchets nucléaires », a ensuite ajouté M. Fabius, lors d’un point presse. Le chef de la diplomatie française a aussi annoncé un « engagement » de Riyad sur l’acquisition de patrouilleurs rapides pour sa marine. « Cela représente à la fois beaucoup de créations d’emplois et plusieurs centaines de millions d’euros », a souligné M. Fabius. La partie saoudienne a toutefois expliqué discuter toujours le prix de ces navires.

 

La visite de François Hollande en Arabie saoudite, traditionnelle alliée des Etats-Unis, le 5 mai, avait abouti à la perspective de 20 gros contrats pour des entreprises françaises dans la plus importante monarchie de la région. Lors de ce voyage, M. Hollande avait été l’invité d’honneur d’un sommet extraordinaire du Conseil de coopération du Golfe — une première pour un président français. Les relations entre Riyad et Paris sont au beau fixe, en particulier depuis la fin d’août 2013 lorsque la France militait pour une opération militaire contre le régime syrien de Bachar Al-Assad — une intervention finalement annulée après un recul du président américain, Barack Obama.

  

Le « bilan épouvantable » en matière de droits de l’homme

Paris affiche par ailleurs une position ferme dans le dossier du nucléaire iranien, particulièrement appréciée par les pétromonarchies du Golfe. La France assume ce « partenariat stratégique » avec les monarchies du Golfe, dont l’Arabie saoudite, malgré les critiques des organisations non gouvernementales. Au début de mai, Amnesty International évoquait le « bilan épouvantable » de l’Arabie saoudite en matière de droits de l’homme. Le cas emblématique du blogueur saoudien Raef Badaoui, condamné à dix ans de prison et 1 000 coups de fouets pour « insulte à l’islam », est souvent mis en avant par les ONG, tout comme le nombre d’exécutions (plus de cent depuis le début de l’année) dans le royaume.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le

 

http://www.lemonde.fr/arabie-saoudite/article/2015/06/24/la-france-signe-12-milliards-de-dollars-de-contrats-avec-l-arabie-saoudite_4660900_1668306.html



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13 - François Hollande au Qatar pour un important contrat militaire

 

François Hollande assiste lundi au Qatar à la signature d'un important contrat de vente d'avions de combat Rafale avant de rejoindre Ryad où le président français sera mardi le premier chef d'Etat occidental invité d'un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Arrivé à Doha lundi matin, M. Hollande doit s'entretenir avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour évoquer, outre ce contrat officialisant la vente de 24 Rafale pour 6,3 milliards d'euros, les multiples crises qui secouent la région, à commencer par le conflit au Yémen voisin. Le Yémen sera également l'un des thèmes majeurs de la réunion du CCG à laquelle le président français participera mardi en Arabie saoudite. Cinq des six monarchies du Golfe membres de cette instance font en effet partie de la coalition arabe, dirigée par Ryad, qui mène des raids aériens au Yémen pour empêcher une rébellion chiite, soutenue par l'Iran, de prendre le contrôle de l'ensemble de ce pays de la péninsule arabique. A Doha, ce sont en fait deux contrats distincts qui doivent être paraphés lundi par le Qatar et la France.

 

Le premier, conclu par l'Etat du Qatar avec les industriels --Dassault Aviation, constructeur du Rafale, et le fabricant européen de missiles MBDA qui en fournit l'armement-- officialise la vente de 24 Rafale au petit émirat gazier, six en version biplace et 18 en version monoplace. Le second, confidentiel, est un accord intergouvernemental portant sur la formation de 36 pilotes et d'une centaine de mécaniciens, mais traitant aussi d'autres questions comme l'instruction d'officiers de renseignement. En plus d'un avion de combat, le Rafale est en effet un avion de reconnaissance doté de puissants moyens d'observation.



- 'Feuille de route' -

Après cette cérémonie de signature, le président français s'envolera dans l'après-midi pour l'Arabie saoudite où il s'entretiendra en soirée avec le roi Salmane. Il sera ainsi le premier chef d'Etat occidental reçu en Arabie depuis le vaste remaniement annoncé la semaine dernière à la tête du royaume, premier exportateur mondial de brut. Le roi Salmane, qui a accédé au trône en janvier, a fait de l'un de ses neveux le nouveau prince héritier, de l'un de ses fils le second dans l'ordre de succession et de l'actuel ambassadeur à Washington le nouveau chef de la diplomatie saoudienne. Une déclaration commune franco-saoudienne portant sur une "feuille de route" politique, économique, stratégique et militaire sera signée à l'occasion de cette visite, a indiqué la présidence française.

 

Mardi matin, François Hollande devrait s'entretenir aussi avec l'ancien Premier ministre libanais Saad Hariri. Puis il sera l'hôte d'un sommet extraordinaire du CCG réunissant l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman, le Koweït et le Qatar. Outre le Yémen, le programme nucléaire de l'Iran, grand rival chiite des monarchies sunnites du Golfe, et la lutte contre le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie seront à l'ordre du jour de cette rencontre.

 

L'organisation humanitaire Action contre la faim (ACF) a appelé lundi François Hollande à profiter de sa visite à Ryad pour plaider pour une cessation des hostilités au Yémen et la levée du blocus qui empêche la distribution d'aide aux civils. Hôte du CCG, le président français brûle quelque peu la politesse à son homologue américain Barack Obama qui recevra les dirigeants de cette instance à la mi-mai aux Etats-Unis pour tenter de les rassurer sur l'accord-cadre conclu début avril avec l'Iran sur son programme nucléaire. L'Arabie saoudite est très méfiante à l'égard de l'Iran et redoute notamment que ce pays n'encourage la prolifération nucléaire dans la région.

 

Publié le 04/05/2015 / Source AFP

 

http://www.lepoint.fr/politique/francois-hollande-au-qatar-pour-un-important-contrat-militaire-04-05-2015-1926017_20.php



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