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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 05/09/2015 à 00:40:46
MONDE/ CHINE/ DEFENSE ET SECURITE/ DEVELOPPEMENT : un monde de paix et de développement




0.1 – « Les célébrations du 70e anniversaire de la capitulation du Japon et de la victoire sur le nazisme se sont déroulées sur la place Tiananmen en présence de plusieurs dirigeants étrangers, dont le président russe Vladimir Poutine, les leaders égyptien, sud-africain et sud-coréenne. La France a été représentée à Pékin par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. En donnant le coup d'envoi de la parade, le président chinois Xi Jinping a salué la victoire de 1945 contre le Japon qui a permis selon lui de "refaire de la Chine un grand pays dans le monde", avant d'annoncer une réduction des effectifs de l'Armée populaire de libération (APL) de 300.000 hommes. "La Chine ne recherchera jamais l'hégémonie, pas plus qu'elle ne cherchera à s'étendre. Elle n'imposera jamais des souffrances tragiques à d'autres nations", a assuré le président Xi. "La guerre est un miroir qui permet de mieux mesurer l'importance de la paix. Aujourd'hui, la paix et le développement sont devenus les thèmes de notre époque. »

 

Près d'un millier de soldats étrangers russes, serbes, cubains, afghans, égyptiens, mexicains et vénézuéliens notamment ont pris part au défilé de jeudi. 200 avions et hélicoptères, symboles de la puissance montante de la Chine, ont survolé la place Tienanmen.


0.2 – « Les nouveaux missiles DF-21 D ont défilé jeudi lors de la Grande Parade. Objectif : affirmer l'ambition de Pékin sur le Pacifique, historiquement contrôlé par les Américains. La présentation jeudi par la Chine de missiles balistiques «tueurs de porte-avions» et l’annonce par le président Xi Jinping d’une réduction des effectifs de son armée traduisent l’ambition de Pékin de bousculer le statu quo dans le Pacifique face aux Américains, en privilégiant sa marine. Plus d’une douzaine de missiles DF-21 D (pour «Dongfeng», «Vent d’est») ont été montrés pour la première fois place Tiananmen à Pékin, lors d’un imposant défilé militaire commémorant le 70e anniversaire de la capitulation japonaise. Ces nouvelles armes ont été qualifiées par la télévision étatique d'«atout décisif» dans d’éventuels conflits futurs, et de «tueurs de porte-avions» par la presse chinoise. »

 

Le missile balistique DF-21D, dit «tueur de porte-avions». L'Armée populaire de libération est aujourd'hui estimée à 2,3 millions d'hommes.


0.3 - Ce jeudi 3 septembre à Pékin a lieu un défilé militaire à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, des chefs d'Etat étrangers y sont conviés, notamment des Africains. Une façon de les rassurer. Car aujourd'hui, les ressortissants chinois sont exposés sur le continent, où la présence humaine et économique a augmenté. L'implication croissante de la Chine dans les questions sécuritaires africaines est aujourd'hui remarquée même si elle demeure toujours discrète. Entre l’envoi de casques bleus au Liberia, au Sahara occidental, en Côte d'Ivoire et plus récemment au Mali, plus de 2,5 millions de dollars injectés pour l’équipement et l’entraînement du contingent ougandais de l’Amisom, ainsi que des équipements de communication tactique offerts au Kenya, la Chine semble bien décidée à protéger ses intérêts sur le continent. Il faut dire que depuis quelques années, Pékin s’est retrouvé exposé aux attaques terroristes en Afrique. »

 

 


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Le président chinois a ensuite annoncé que le pays va réduire ses effectifs militaires de 300.000 hommes.

  

1 - Défilé de la Victoire à Pékin : la Chine "déterminée à défendre la paix"

 

Pour la première fois de son histoire, la Chine célèbre jeudi 3 septembre la fin de la Seconde Guerre mondiale en organisant un grand défilé militaire. Les célébrations du 70e anniversaire de la capitulation du Japon et de la victoire sur le nazisme se sont déroulées sur la place Tiananmen en présence de plusieurs dirigeants étrangers, dont le président russe Vladimir Poutine, les leaders égyptien, sud-africain et sud-coréenne. La France a été représentée à Pékin par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. En donnant le coup d'envoi de la parade, le président chinois Xi Jinping a salué la victoire de 1945 contre le Japon qui a permis selon lui de "refaire de la Chine un grand pays dans le monde", avant d'annoncer une réduction des effectifs de l'Armée populaire de libération (APL) de 300.000 hommes. 


"La Chine ne recherchera jamais l'hégémonie, pas plus qu'elle ne cherchera à s'étendre. Elle n'imposera jamais des souffrances tragiques à d'autres nations", a assuré le président Xi. "La guerre est un miroir qui permet de mieux mesurer l'importance de la paix. Aujourd'hui, la paix et le développement sont devenus les thèmes de notre époque. Cependant, le monde est loin d'être tranquille, et la menace de la guerre est toujours présente pour l'humanité comme une épée de Damoclès. Nous devons donc tirer les leçons du passé et nous sommes déterminés à défendre la paix", a déclaré le chef d'Etat chinois. Environ 12.000 soldats et 500 matériels militaires ont ensuite paradé, survolés par près de 200 avions et hélicoptères. Auparavant, l'armée chinoise avait annoncé que 84% des équipements qui seraient montrés lors du défilé feraient leur première apparition en public. Près d'un millier de soldats étrangers, dont un détachement russe, ont pris part à l'évènement. Selon les médias, près de 850.000 Pékinois ont été mobilisés pour la sécurité des rues de la capitale. Les usines sont fermées depuis la mi-août et la circulation est alternée pour assurer une bonne qualité de l'air dans la capitale chinoise. 

La Japon avait envahi la Chine en 1937, y déclenchant une guerre qui a fait, selon diverses estimations, entre 15 et 20 millions de morts chinois.

 

03.09.2015/ Mis à jour 03.09.2015

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150903/1017939482.html


 


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Le président chinois a ensuite annoncé que le pays va réduire ses effectifs militaires de 300.000 hommes.

   

2 - La Chine a célébré les 70 ans de la capitulation japonaise

 

Le 3 septembre 1945, quelques jours après le largage de deux bombes atomiques américaines sur Hiroshima et Nagasaki, le Japon capitulait. Un épisode historique majeur marquant la fin de la Seconde guerre mondiale dans le Pacifique, mais aussi une étape cruciale dans l'émergence de la République populaire de Chine. Pour fêter dignement ce 70e anniversaire, le gouvernement chinois avait donc mis sur pied une défilé militaire d'ampleur. Une parade immense à laquelle ont pu assister plusieurs dirigeants internationaux comme Vladimir Poutine, Jacob Zuma, Ban Ki-Moon, la président sud-coréenne Park Geun-hye ou encore le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius. Sous leurs yeux, des contingents russes et cubains notamment se sont joints aux quelque 12.000 hommes de l'Armée de libération du Peuple appelés à défiler. 

Au sol, plus de 500 véhicules se sont également montrés à la foule nombreuse, comme environ 200 avions et hélicoptères dans les airs. Mais cette célébration était aussi une forme de signal envoyé à la communauté internationale alors que les tensions en Mer de Chine entre Pékin et Tokyo font rage. 

 

http://www.rtl.fr/actu/international/la-chine-a-celebre-les-70-ans-de-la-capitulation-japonaise-7779613868


Quelque 12.000 soldats et 500 engins ont entamé leur parade.


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3 - Pékin: un défilé de la Victoire international... et politisé

 

L'Occident craint que les célébrations du 70e anniversaire de la Victoire sur le Japon, prévues le 3 septembre sur la place Tiananmen de Pékin, ne se transforment en démonstration de puissance militaire pour la Chine. Pour la première fois, des soldats étrangers prendront part à ces festivités. Les noms des invités ne sont pas encore divulgués mais on sait déjà que le président russe Vladimir Poutine sera présent aux célébrations. En Chine comme en Russie, cette date sera un moyen de renforcer la cohésion de la nation et un outil d'éducation patriotique. Les USA et leurs alliés ne sont pas d'accord avec cette approche.

 

Selon les responsables militaires chinois, la parade "aidera à relier le passé et le futur, à renforcer les relations de la Chine avec la communauté internationale et à diffuser les idées de paix et de développement". Pour la première fois, les troupes d'élite modernes défileront avec des unités de divisions régulières et des groupes de partisans qui ont lutté contre les occupants japonais dans le Nord-Ouest du pays. Autre nouveauté: les anciens combattants de l'armée du Kuomintang, dirigée par Tchang Kaï-chek, seront également invités aux célébrations. Jusqu'ici, les historiens officiels faisaient valoir que le rôle principal dans la résistance avait été joué par le Parti communiste chinois mais aujourd'hui, cette évaluation a été révisée: selon l'ancien Secrétaire général du parti communiste chinois, Hu Jintao, la principale force de résistance fut assurée par les troupes gouvernementales, c'est-à-dire celles du Kuomintang.

 

Alexandre Issaïev, chercheur à l'Institut de l'Extrême-Orient, note pour Nezavissimaïa Gazeta que l'objectif de la Chine "est de montrer sa puissance militaire, de montrer qu'elle fait partie des États vainqueurs". Après la conférence du Caire de 1943, la Chine a rejoint la coalition antifasciste. Et le fait que l'importance de cette date soit maintenant accentuée en Chine est tout à fait compréhensible. "Comme en Russie, elle contribue à l'union de la nation et répond à la nécessité de renforcer les humeurs patriotiques", analyse le chercheur.


Chinese President Xi Jinping is displayed on a screen as Type 99A2 Chinese battle tanks take part in a parade commemorating the 70th anniversary of Japan's surrender during World War II held in front of Tiananmen Gate in Beijing, Thursday, Sept. 3, 2015. 


La presse chinoise souligne que la contribution de la Chine à la défaite de l'ennemi est souvent sous-estimée, bien qu'elle ait perdu 30 millions de personnes dans le conflit. La résistance des Chinois a épuisé les ressources du Japon et "limité sa capacité de mener la guerre contre d'autres pays, ce qui a joué un rôle crucial dans la victoire sur le fascisme". Alexandre Issaïev précise: "Certains historiens chinois considèrent que la résistance de la Chine a contribué au succès des alliés anglo-américains dans la guerre du Pacifique. Ils soutiennent également qu'elle a empêché le Japon d'ouvrir un deuxième front contre l'URSS. Notamment, à cause des actions actives de la Chine contre les Japonais, l'Armée rouge aurait ainsi pu transférer ses forces de l'Extrême-Orient vers l'Ouest pour la bataille pour Moscou. Je ne sais pas si les historiens russes sont d'accord avec un tel point de vue — je n'ai pas lu de tels ouvrages".

 

L'agence Bloomberg, se référant à l'avis des fonctionnaires du Pentagone, souligne que la parade permettra à la Chine d'illustrer ses succès dans la modernisation de son armée. Le retard sur le plan technique par rapport aux USA se réduit, et les Chinois lancent un défi à la domination américaine dans l'Ouest du Pacifique. Ajoutez à cela que c'est exactement sur la place Tiananmen que l'armée avait réprimé les manifestations des étudiants en 1989, et vous comprendrez pourquoi les leaders des puissances occidentales réfléchissent longuement à l'invitation de Pékin.

 

24.06.2015/ Mis à jour 24.06.2015


http://fr.sputniknews.com/presse/20150624/1016684700.html




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4 - La Chine dévoile les missiles «tueurs de porte-avions»

 

Les nouveaux missiles DF-21 D ont défilé jeudi lors de la Grande Parade. Objectif : affirmer l'ambition de Pékin sur le Pacifique, historiquement contrôlé par les Américains. La présentation jeudi par la Chine de missiles balistiques «tueurs de porte-avions» et l’annonce par le président Xi Jinping d’une réduction des effectifs de son armée traduisent l’ambition de Pékin de bousculer le statu quo dans le Pacifique face aux Américains, en privilégiant sa marine. Plus d’une douzaine de missiles DF-21 D (pour «Dongfeng», «Vent d’est») ont été montrés pour la première fois place Tiananmen à Pékin, lors d’un imposant défilé militaire commémorant le 70e anniversaire de la capitulation japonaise. Ces nouvelles armes ont été qualifiées par la télévision étatique d'«atout décisif» dans d’éventuels conflits futurs, et de «tueurs de porte-avions» par la presse chinoise. Le porte-avions est le navire sur lequel repose traditionnellement, depuis la Deuxième guerre mondiale, la projection de la puissance américaine.

 

Ces missiles «servent de moyen de dissuasion, obligeant les pays rivaux à y réfléchir à deux fois avant de déployer des porte-avions contre la Chine», souligne James Char, analyste de la Nanyang University à Singapour. Une nouvelle technologie qui n’a encore jamais été mise à l’épreuve, mais qui souligne «l’importance croissante des forces navales chinoises», Pékin cherchant à projeter de façon plus large sa puissance navale et aérienne, a expliqué M. Char. Balistiques, ces missiles rentrent dans l’atmosphère à une vitesse telle - près de 3.500 km/h - qu’elle les rend quasi-invulnérables aux défenses anti-aériennes classiques. Ils disposent en outre d’une électronique sophistiquée leur permettant de se diriger vers leur objectif et d’une charge explosive capable d’infliger des dégâts considérables à un porte-avions.

Le budget de la Défense chinoise croît de plus de 10% par an depuis plus d’une décennie et Pékin affiche une posture plus agressive dans les tensions territoriales qui l’opposent dans les mers de Chine orientale et méridionale à ses voisins, la plupart alliés de Washington. Or, les États-Unis dominent depuis 1945 sur l’océan Pacifique, chasse gardée traditionnelle de la 7è flotte américaine et la région est au centre de la politique de «pivot» du président Barack Obama. Et si Washington dépense bien plus que Pékin en budget militaire, Pékin «s’inquiète énormément de ce que ses rivaux, en particulier les forces navales américaines, peuvent faire», souligne M. Char.


 


Des missiles capables d'atteindre la base américaine de Guam

Les missiles DF-21D pourraient alors bousculer le statu quo, car ils sont «capables d’atteindre la base militaire américaine essentielle de Guam dans le Pacifique ouest», selon le quotidien officiel chinois Global Times. «Le DF-21D va compliquer quelque peu les opérations des Etats-Unis dans la région», estime Arthur Ding, expert militaire de l’université nationale Chengchi à Taiwan, même si les Américains ont à leur disposition «une batterie de contre-mesures». Cela n’en reste pas moins une confirmation du virage stratégique entamé par Pékin, notamment après l’annonce en mai que la marine de l’Armée populaire de libération (APL), aidée de l’aviation, allait mettre l’accent sur les opérations «en haute mer», au-delà de la simple «défense des eaux territoriales».

 

Ouvrant le défilé militaire, le président Xi Jinping, commandant en chef des armées, a annoncé une baisse de 300.000 hommes des effectifs de l’APL, actuellement estimés à environ 2,3 millions. C’est, selon Chine nouvelle, la quatrième grande réduction des forces armées en trois décennies -elles comptaient 4,2 millions d’hommes en 1987-, parallèlement à leur modernisation intensive. Cette nouvelle réduction «correspond aux attentes», selon Arthur Ding: «la puissance de feu et la mobilité ont été grandement améliorées, donc les troupes peuvent être diminuées».

 


Les militaires chinois «nerveux»

«Les effectifs de l’armée de terre vont probablement essuyer le plus gros de la réduction», ainsi que les multiples strates «de commandement et de bureaucratie au sein de l’ALP», estime Taylor Fravel, professeur au Massachusetts Institute of Technology. Mais l’armée chinoise «accomplira solennellement sa mission de maintien de la paix dans le monde», et la Chine «ne recherchera jamais l’hégémonie», a assuré le chef de l’Etat jeudi. Le Parti communiste, qui contrôle étroitement l’APL, bras armé du régime, considère que sa modernisation est menacée par les détournements de fonds massifs et des prébendes, à l’origine de scandales répétés. Le président a lancé un vaste audit de la Commission militaire centrale, et l’APL n’est pas épargnée depuis deux ans par la dure campagne anti-corruption en cours. «Les officiers supérieurs sont nerveux, car nombre d’entre eux ont été promus à la faveur de pots-de-vin», a commenté M. Ding. «Ils doivent afficher leur loyauté, Xi a un contrôle ferme de l’armée».

 

AFP / 3 septembre 2015 / Mis à jour : 3 septembre 2015

 

http://www.liberation.fr/monde/2015/09/03/chine-l-armee-devoile-de-nouveaux-missiles-outils-d-un-virage-strategique-dans-le-pacifique_1374907


Des drones et divers types de missiles ont été présentés, beaucoup pour la première fois. 


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From left to right, South Korean President Park Geun-hye in yellow, Russian President Vladimir Putin with the red tie, Chinese President Xi Jinping and former President Jiang Zemin, in Beijing on Thursday.


5 - L’Axe Pékin-Moscou s’affiche à l’occasion du 70e anniversaire de la victoire contre le Japon

 

Ces mercredi 2 et jeudi 3 septembre, les célébrations chinoises des 70 ans de la Victoire du peuple chinois contre l’agression japonaise comptent un invité de marque, celui que la Chine présente comme son meilleur allié : Vladimir Poutine, le président de la Russie. Une lune de miel que les Etats-Unis, absents des célébrations,  feignent d’ignorer. Les célébrations du 70e anniversaire de la capitulation du Japon et de la victoire sur le nazisme se sont déroulées sur la place Tiananmen en présence de 30 chefs d’Etat, dont le président russe Vladimir Poutine, les leaders égyptien, sud-africain et sud-coréenne. La France a été représentée à Pékin par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. En donnant le coup d’envoi de la parade, le président chinois Xi Jinping a salué la victoire de 1945 contre le Japon qui a permis selon lui de “refaire de la Chine un grand pays dans le monde”, avant d’annoncer une réduction des effectifs de l’Armée populaire de libération (APL) de 300.000 hommes.

 

“Le président Poutine sera sans doute l’invité le plus honorable du peuple chinois lors de ces célébrations. Il sera accueilli avec le plus haut niveau d’hospitalité.” avait d’ores et déjà déclaré le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Chen Gopin voici quelques jours. Depuis l’accession au pouvoir de Xi Jinping en Chine, les deux hommes s’échangent amabilités et gestes de courtoisie. En 2013, pour son premier voyage officiel hors de Chine, c’est en Russie que Xi Jinping s’était rendu. Les rencontres bilatérales se sont ensuite multipliées entre les deux hommes, bien plus qu’avec tous les autres chefs d’Etat. Au point que Vladimir Poutine a qualifié récemment les relations sino-russes comme ayant “probablement atteint leur plus haut niveau dans l’histoire”.

 

Après mars 2014 et l’annexion de la Crimée, la Chine a encore gagné en importance pour la Russie. Isolée sur la scène internationale, frappée de sanctions économiques, Vladimir Poutine a choisi de se tourner vers l’Asie. Les deux pays y voient l’occasion de défendre un monde multipolaire, où l’Occident doit céder son pouvoir aux pays émergents, et en particulier aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Le 9 mai dernier, le dirigeant chinois avait ainsi participé au défilé militaire russe pour commémorer les 70 ans de la capitulation de l’Allemagne. La plupart des dirigeants occidentaux avaient eux décliné l’invitation, ne voulant pas cautionner une démonstration de force russe.

 

Cette relance de l’axe sino-russe ne consiste pas qu’en de bonnes paroles. Sur le plan économique, de nombreux chantiers ont été lancés. Un contrat gazier géant d’une valeur de 400 milliards de dollars sur trente ans a par exemple été signé en mai 2014. Des investisseurs chinois vont également participer à la construction de ligne de train à grande vitesse entre Moscou et Kazan dans le centre de la Russie. Les échanges commerciaux ont beaucoup progressé ces dernières années, à tel point que la Chine est devenue le deuxième partenaire commercial de la Russie après l’Union Européenne. A l’issue des cérémonies à Pékin, 22 contrats bilatéraux supplémentaires seront signés.

Seul bémol, la situation économique des deux pays inquiète. Alors que le yuan chinois a récemment montré sa faiblesse avec des dévaluations successives, l’économie russe se porte mal. Dépendante du prix des hydrocarbures, la Russie s’enfonce dans une profonde récession. Effet secondaire de cette situation, le commerce sino-russe a plongé de 29% sur la première moitié de l’année, selon les calculs de l’agence Bloomberg. Pour la première fois depuis cinq ans, la Russie ne fait ainsi plus partie des 15 premiers partenaires commerciaux de la Chine.

 

De son côté, la Maison Blanche a bâti une Grande Muraille américaine pour prendre ses distances avec ces célébrations. Barack Obama n’a pas donné suite à l’invitation de Xi Jinping ; quant au porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest, il a déclaré lundi lors d’une conférence de presse qu’il ne connaissait rien du projet du président chinois de commémorer cette date et notamment du défilé donné à l’occasion de l’anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

Article du : 3 septembre 2015

 

http://nor-haratch.com/2015/09/7971/



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6 - La Chine augmente son arsenal nucléaire

 

L'arsenal nucléaire chinois s’est doté de 10 ogives supplémentaires en 2014, rapporte l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm. La Chine ne cesse d'augmenter son potentiel nucléaire, indique l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI). Actuellement, l'arsenal nucléaire de l'armée de la République populaire de Chine compte près de 260 ogives. Toutefois, la communauté internationale ignore le nombre exact d'ogives en état opérationnel, Pékin préférant traditionnellement garder le secret sur l'évolution de son programme nucléaire, a fait remarquer le SIPRI. Il en va de même concernant les dépenses nucléaires de la République populaire. Selon les statistiques, Pékin a dépensé 7,6 milliards de dollars en 2011 à ces fins. Le SIPRI ne dispose pas de données plus récentes, mais il est possible de supposer que les dépenses nucléaires ont augmenté ces quatre dernières années.


 


En dépit de cette augmentation, les dépenses nucléaires de Pékin sont incomparables avec celles de Washington. Ainsi, en 2011, le programme nucléaire des Etats-Unis a été huit fois plus coûteux que celui de la Chine (61,3 milliards de dollars). Cependant, les deux pays ont pris des directions opposées: Washington a eu tendance à réduire son arsenal nucléaire, tandis que Pékin a mis le cap sur son augmentation. Au cours des années 2010-2015, le potentiel nucléaire mondial s'est réduit de 7.000 ogives, ce qui est devenu possible grâce aux efforts déployés par la Russie et les Etats-Unis dans le cadre des traités de réduction des armes nucléaires (START-I, SORT et START-II).

 

Malgré tout, les forces nucléaires russes et américaines surpassent toujours celles des autres Etats du «club nucléaire». Selon le SIPRI, Moscou dispose de près de 7.500 ogives, tandis que Washington détient 7.260 têtes nucléaires dans son arsenal. Les recherches menées par le SIPRI ont montré qu'en dépit de la tendance générale à la réduction du potentiel nucléaire de la planète, d'autres pays détenteurs de l'arme nucléaire (Royaume-Uni, Inde, Pakistan, Corée du Nord et Israël) ont modernisé leurs arsenaux.

 

Ainsi, la France, qui dispose de 300 ogives, est en train de moderniser les composantes aériennes et sous-marines de ses forces nucléaires. Le coût du programme, qui s'étend jusqu'en 2019, est évalué à 180 milliards d'euros. Certains pays, comme la Corée du Nord, ne disposent pas de sources ouvertes au public contenant des informations sur l'évolution de son programme nucléaire, ce qui complique l'évaluation de son arsenal. Actuellement, l'Iran, qui nie disposer d'armes nucléaires, est au centre de l'attention internationale. Depuis plusieurs années, les Six médiateurs mènent des négociations sur le programme nucléaire du pays afin d'empêcher Téhéran de se doter de l'arme atomique.

 

18.06.2015/ Mis à jour 19.06.2015

 

http://fr.sputniknews.com/international/20150618/1016600586.html


 


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7 - Nucléaire civil : Pékin considère Moscou comme son partenaire principal

 

La Russie est le principal partenaire de la Chine dans le développement des technologies nucléaires pour les réacteurs à neutrons rapides conçus par l'Institut chinois de l'énergie nucléaire (CIAE), a déclaré jeudi à Pékin le directeur du CIAE Wan Gang. «Nous comptons coopérer avec la Russie en créant notre premier réacteur commercial à neutrons rapides. La Chine collabore aussi avec les Etats-Unis, la France et le Japon mais ce ne sont que de petits services de conseil. La Russie est notre partenaire principal dans le développement de la technologie et la formation des spécialistes», a-t-il souligné.


 


Construit avec l’aide de spécialistes russes, le premier réacteur de recherche chinois à neutrons rapides (CEFR) a atteint sa puissance maximale à la fin de 2014. Conformément à un contrat russo-chinois, Moscou a conçu et fourni le réacteur, les équipements principaux et du combustible nucléaire à Pékin. A présent, le CIAE envisage de construire une chaîne expérimentale de production de combustible MOX (Mixed-Oxide fuel, combustible nucléaire fabriqué à partir du plutonium et de l'uranium appauvri) pour les réacteurs à neutrons rapides.

 

La Russie est le seul pays au monde qui exploite un réacteur unique à neutrons rapides BN-600 d'une puissance de 600 MW à la centrale nucléaire de Beloïarsk depuis plus de 30 ans. Les réacteurs de ce type permettent de notablement réduire les stocks de combustible nucléaire usé, qui peuvent présenter des problèmes. Ils n'ont pratiquement pas besoin d'uranium enrichi. En été 2014, la Russie a mis en exploitation expérimentale le réacteur à neutrons rapides BN-800 d'une puissance de 800 MW à Beloïarsk et se propose de créer le réacteur BN-1200. Sergueï Kirienko, directeur du groupe nucléaire public russe Rosatom, a déclaré, lors du forum Atomexpo 2015 tenu en juin à Moscou, que la Russie posséderait les technologies commerciales des réacteurs rapides d'ici 2025.

 

11.06.2015/ Mis à jour 00:57 13.06.2015


http://fr.sputniknews.com/international/20150611/1016524305.html


 


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8 - Nucléaire : la Chine bientôt dans le Top-3

 

Gueorgui Tikhomirov, expert de l'Université nationale de recherche nucléaire auprès de l'Institut d'ingénierie physique de Moscou, affirme que la Chine fera bientôt partie des leaders de l'énergie nucléaire mondiale. L'un des plus grands forums nucléaires internationaux, Atomexpo 2015, vient d'ouvrir ses portes à Moscou. Des représentants d'organisations internationales, gouvernementales et publiques, des compagnies russes et étrangères et les meilleurs experts de l'industrie nucléaire sont réunis dans la capitale russe pour une exposition spécialisée et un congrès sur le thème de "L'énergie nucléaire — une impulsion pour le développement socioéconomique".

 

"Chaque pays choisit son chemin vers l'avenir de l'énergie nucléaire. Certains construisent et continueront de construire, parce qu'ils croient en cette technologie et pensent ne pas avoir d'autres ressources d'énergie. Par exemple la Chine qui, j'en suis convaincu, fera bientôt partie des trois leaders de l'énergie nucléaire. Et elle pourrait même passer deuxième, voire première dans quelques années. Parce que Pékin a des plans très ambitieux pour la construction de réacteurs nucléaires", explique Gueorgui Tikhomirov, doyen de la faculté physico-technique affiliée à l'Université nationale de recherche nucléaire de l'Institut d'ingénierie physique de Moscou. "La Russie fait partie des pays qui croient en l'énergie nucléaire et qui, tout en la développant sur son territoire, cherche aussi à exporter ses technologies nucléaires, ce qui est positif d'un point de vue économique", ajoute Gueorgui Tikhomirov.

 

02.06.2015/ Mis à jour 16:58 02.06.2015


http://fr.sputniknews.com/sci_tech/20150602/1016367420.html



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9 – Chine/ Seconde Guerre mondiale : on a oublié le rôle décisif de ce pays

 

La Chine, qui célèbre les 70 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale, a eu un rôle bien plus important qu’on ne le pense. Le 2 septembre 1945, l’Asie célèbre la fin de la guerre sur son continent, et donc la fin de la Seconde Guerre mondiale. Soixante-dix ans plus tard, l’armée chinoise défile pour la première fois dans les rues pour commémorer ce jour-là. C’est d’ailleurs cette grande première que retiennent la majorité des médias occidentaux aujourd’hui. Mais Rana Mitter, professeur de politique chinoise moderne et d’histoire à Oxford, a décidé de revenir sur le rôle décisif du pays pendant la guerre, bien plus important qu’on ne le croit. Sur le site de CNN, il écrit que «la Chine était le premier pays à entrer dans la Seconde Guerre mondiale et a été alliée des États-Unis et de l’empire britannique à partir de l’attaque de Pearl Harbor, en 1941, jusqu’à la capitulation japonaise, en 1945».


2eme Guerre mondiale Chronologie


Contribution à l’effort de guerre

Tout d’abord, quelques chiffres qui permettent de comprendre le coût humain de la guerre pour la Chine. Près de 14 millions de Chinois sont morts pendant les huit ans du conflit qui ont opposé leur pays au Japon (1937-1945), et 100 millions d’autres sont devenus des réfugiés.

  

Si le Japon avait dominé de nombreux territoires chinois, la victoire des Alliés aurait été bien plus compliquée

Ensuite, Rana Mitter explique que la Chine, très affaiblie, aurait pu rendre les armes dès 1938 face au Japon, qui contrôlait déjà de nombreuses zones sur le continent. En proposant un scénario hypothétique, où le Japon aurait dominé de nombreux territoires chinois, il estime que la résistance japonaise aurait été alors beaucoup plus forte face aux Alliés, et que la victoire aurait été bien plus compliquée. Les Chinois n'ont pas renoncé et gardent aujourd'hui une vision bien différente de cette guerre. Sans avoir les énormes moyens des Alliés, ils étaient les premiers à faire face aux ennemis d’alors, les soldats japonais. Et, même si leur victoire n’aurait pas été possible sans le soutien des occidentaux, «la contribution de la Chine à l’effort de guerre a été très importante», explique l'historien.

 

Mais par la suite, Mao Zedong a pris le pouvoir, entraînant un quasi-oubli du combat mené par Tchang Kaï-chek, l’ennemi nationaliste de la nouvelle Chine communiste. Si aujourd’hui, vétérans communistes et nationalistes ont été honorés pendant les cérémonies de commémoration, le rôle des nationalistes continue d’être quelque peu écorné. Dans un nouveau film de propagande sur la Seconde Guerre mondiale, diffusée fin août et relayé par l’agence Reuters, on peut voir que Mao Zedong tient un rôle central dans la guerre contre le Japon. Problème : le leader communiste n’était même pas au pouvoir à l’époque –il n’y est arrivé qu’en 1949.

 

Repéré par Vincent Manilève/ 02.09.2015 / Mis à jour le 02.09.2015

 

http://www.slate.fr/story/106353/role-chine-seconde-guerre-mondiale


 

 

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10 - Trois cent mille (300 000) hommes en moins : l’armée chinoise « plus mince, plus forte »

 

Et hop ! D’un trait de plume, le numéro un chinois Xi Jinping vient d’effacer l’équivalent de l’armée française des effectifs de l’Armée populaire de libération (APL) chinoise ! L’image est frappante, même à l’échelle colossale de la Chine, 22 fois plus peuplée que la France. C’était l’annonce-phare du discours du leader chinois, également président de la commission centrale militaire du Parti communiste, dans son discours précédant le grand défilé marquant ce jeudi le 70e anniversaire de la capitulation du Japon. Une annonce d’autant plus solennelle que, selon les codes politiques chinois, le Président a haussé le ton sur le dernier mot, provoquant les applaudissements de la foule. Le but était évidemment de lancer un signal pacifiste au moment où la Chine procédait à son plus grand déploiement de forces, incluant des têtes nucléaires, en parade au cœur de sa capitale, place Tiananmen.


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Autrefois, un Etat dans l’Etat

Mais est-ce vraiment un signal de paix ? Ou plus simplement un pas de plus dans la modernisation des forces armées chinoises, entamée depuis de longues années, sur le mode « leaner but stronger » (plus mince mais plus forte) comme disent les Américains. L’Armée populaire de libération était autrefois un Etat dans l’Etat, avec des effectifs considérables, même à l’échelle chinoise, supérieurs à près de 4 millions et demi d’hommes au milieu des années 70, la fin de l’ère Mao. La grande parano chinoise de l’époque était une attaque soviétique, après la rupture sino-soviétique de 1961 et le clash frontalier sur le mal-nommé fleuve Amour en 1969.

Mao était tellement persuadé qu’un conflit armé avec les successeurs « révisionnistes » de Staline était inévitable qu’il avait déplacé les usines d’armement dans des grottes creusées dans les montagnes ou dans des régions éloignées (Jia Zhangke en a fait un beau film, « 24 City », sur le déplacement d’une usine d’armement avec tous ses ouvriers vers Chengdu, la capitale du Sichuan). Cette crainte s’est estompée après la disparition du Grand Timonier, en 1976, et l’armée chinoise a commencé, dès les années 80, une cure d’amaigrissement. Mais elle avait les moyens d’y résister, avec des pans entiers de l’industrie dépendant d’elle, y compris un réseau téléphonique et des entreprises de biens de consommation grand public.

  

Dégraissage progressif

Le leadership politique a progressivement œuvré, dans les années 90, pour couper ces liens entre l’APL et l’économie, afin de réaffirmer la primauté du politique sur le fusil. Et aussi, au passage, réduire le potentiel de corruption au sein de la hiérarchie militaire, un travail inachevé si l’on en juge par le nombre de généraux pris dans les mailles de l’offensive anti-corruption du président Xi. L’APL a connu à la fois un dégraissage progressif de ses effectifs, mais aussi des annonces brutales, aux allures de plans sociaux : un demi-million d’hommes en moins en 1997, 200 000 en moins dans les années 2000. Mais avec 2,3 millions d’hommes et de femmes sous les drapeaux avant l’annonce de Xi Jinping, la Chine conserve l’armée la plus nombreuse au monde. La plus importante, mais pas la plus performante. Le réveil des dirigeants chinois s’est produit en 1991, lors de la première guerre du Golfe, au cours de laquelle l’armée américaine a montré sa capacité de déploiement de forces importantes à l’autre bout du globe, et l’usage nouveau de moyens électroniques, missiles guidés, etc.

A Pékin, cette guerre technologique, remportée par les Américains et leurs alliés avec un minimum de pertes, a été disséquée, et les Chinois ont réalisé leur retard, tant sur la capacité de projection de troupes loin de leurs bases arrières, que dans l’utilisation des technologies numériques jusque-là peu visibles sur les champs de bataille.

 

 


Hausse des dépenses militaires

Depuis, les budgets ont suivi, avec des croissances à deux chiffres année après année. Les dépenses militaires chinoises ont ainsi été multipliées par sept entre 2000 et 2015, comme le montre ce graphique des Echos publié ce jeudi, restant toutefois autour de 2% d’un PIB qui a, lui aussi, beaucoup augmenté. Mais selon les experts militaires occidentaux, d’autres dépenses militaires sont affectées à d’autres postes budgétaires afin d’en limiter la hausse visible qui inquiète surtout les voisins asiatiques de la Chine. La Chine demeure évidemment bien loin des dépenses militaires des Etats-Unis, qui constituent toujours plus du tiers des dépenses militaires mondiales avec quelque 560 milliards de dollars en 2015, cinq fois les dépenses chinoises. La tendance lourde, celle qui se poursuivra vraisemblablement avec la dernière annonce de Xi Jinping bien qu’aucun détail n’ait été annoncé, est la réduction de l’armée de terre, toujours trop importante, au profit de la marine, de l’aviation, de la capacité de déploiement des forces, et de la guerre électronique.

 

La Chine n’a pas été en guerre depuis sa brève et malheureuse attaque « punitive » contre le Vietnam en 1979, un fait souvent mis en avant par la diplomatie et les médias chinois en opposition aux Etats-Unis, qui sont quasiment en guerre permanente. Elle a de surcroît commencé à envoyer des soldats dans les rangs des forces de maintien de la paix des Nations unies, en RDC, au Liban, ou même en Haïti alors que ce pays n’a pas de relations diplomatiques avec Pékin, reconnaissant toujours Taïwan. Et prend part à des opérations de sécurité collective, comme par exemple dans la lutte anti-piraterie au large de la Somalie (avec des facilités militaires louées à Djibouti, à côté des Français et des Américains).

Mais la Chine inquiète par la montée en puissance de l’APL, en particulier en raison des tensions en mer de Chine du Sud, autour d’îles disputées, mais aussi d’îlots artificiels chinois surgis ces dernières années dans les eaux contestées, et qui provoquent l’agitation des Américains, jusqu’ici la première puissance militaire de la sous-région.


 


Démonstration de puissance

Le grand défilé militaire de jeudi était l’occasion pour Xi Jinping, le leader chinois aux pouvoirs les plus étendus depuis Deng Xiaoping dans les années 80, de faire une éclatante démonstration de puissance :

_ d’abord à effet interne à un moment de fort ralentissement économique, de krach boursier et même de désastre industriel comme à Tianjin qui peuvent susciter des doutes dans l’opinion. Le patriotisme est l’antidote de ce doute possible. Xi Jinping a affirmé jeudi son autorité avec de nombreux symboles, comme par exemple le costume Mao/Sun Yat Sen qu’il portait quand tous les autres dirigeants étaient en costume occidental, cravate rouge ;

_ mais aussi à usage régional et international : Xi Jinping était flanqué de son « ami » (et fournisseur d’armes) Vladimir Poutine, un retour de politesse après avoir été l’invité d’honneur du défile sur la place rouge, à Moscou, en mai. Grands absents : d’abord le Japon, avec lequel la réconciliation reste à réaliser, et les Occidentaux qui ont fait profil bas (Laurent Fabius représentait la France, pas un chef d’Etat occidental n’a fait le déplacement).

 

En faisant coïncider cette démonstration de puissance à une réduction d’effectifs, Xi Jinping a voulu rassurer. Même si, de fait, la réduction du nombre de militaires ne signifie pas que la Chine baisse la garde. Au contraire.

 

Pierre Haski/ Cofondateur

 

http://rue89.nouvelobs.com/2015/09/03/300-000-hommes-moins-larmee-chinoise-plus-mince-plus-forte-261036


 


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11 - 70 ans après : la guerre sino-japonaise entre silences et épopée

 

A Pékin, le pouvoir chinois a célébré en grande pompe le 70eme anniversaire de la fin de la guerre contre le Japon et de la guerre mondiale contre le fascisme. L’occasion pour le président Xi Jinping de faire une démonstration de puissance avec, à ses côtés, une vingtaine de chefs d’Etat, dont Vladimir Poutine. Mais comme ils l’avaient fait en mai à Moscou, les dirigeants occidentaux ont boudé l’événement. 70 ans plus tard, les plaies de ce double conflit ne sont pas tout à fait guéries. Pour les Chinois, ce 70ème anniversaire marque une double victoire. D'abord contre le japon impérial. Il mène une politique agressive et coloniale en Extrême-Orient dès les années Trente. Le japon occupe la Mandchourie (nord-est de la Chine) en 1931. Il y installe un pouvoir fantoche, le Mandchoukouo. La deuxième guerre sino-japonaise commence fin 1937, lorsque les soldats de l’empereur Hiro Hito, se rendent rapidement maîtres de plusieurs villes. La progression s’accompagne d’exactions contre les civils, dont l’épisode le plus connu est le massacre de Nankin et ses trois cent mille victimes en décembre 1937.


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Un "Front uni " pas vraiment uni

Côté chinois, les forces sont divisées. Depuis la fin des années vingt les nationalistes fascisants du Kuomintang dirigés par Tchang Kaï-chek s’opposent aux communistes. Ils ne s’uniront que contraints et forcés face à l’ennemi japonais. Cette union est assez théorique, puisque sur le terrain, les soldats chinois et les combattants communistes opèrent séparément.

 

La stratégie des trois "T"

Après l’attaque de la flotte américaine à Pearl Harbor par le Japon le 7 décembre 1941, la Chine rejoint les alliés. L’empereur Hirohito, qui avait déjà suspendu les conventions internationales sur la protection des prisonniers en 1937, ordonne la politique des " trois tout : tue tout, brûle tout, pille tout ", une stratégie de la terre brûlée conçue à l'origine en riposte à une offensive des régiments du parti communiste chinois. Après les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki par les Etats-Unis les 6 et 9 août 1945, l’Union soviétique, qui s’était tenue à l’écart du front asiatique lance une opération décisive en Mandchourie. Staline s’y était engagé quelques semaines plus tôt lors de la signature des accords de Postdam. L’empereur du Japon annonce la capitulation le 15 août. L’acte de capitulation est signé 2 septembre 1945, les militaires se rendent définitivement le 9. En 8 ans, le Japon a perdu un million cent mille soldats dans ses opérations en Chine. Côté chinois, plus de trois millions de militaires et 17 millions et demi de civils sont morts. Soit des pertes aussi importantes que celles de l’Union soviétique face aux armées hitlériennes.

 

Pas de grand procès

Les exactions des soldats nippons sont connues: viols, politique de la terre brûlée, utilisation répétée d’armes chimiques dès 1937 contre les civils et les militaires, mauvais traitements infligés aux prisonniers. Mais il n’y aura pas de grand procès. Seuls 28 dirigeants japonais seront jugés par le Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient. Pendant deux ans, il juge 28 personnes, des miliaires ou des responsables de haut rang : 7 accusés sont condamnés à mort, 16 à la réclusion à perpétuité, 1 à vingt ans de prison, 1 à sept ans. 2 sont décédés durant le procès, 1 a été déclaré mentalement irresponsable. Mais jamais le rôle de l’empereur Hirohito n’est vraiment mis en cause. Ce tribunal n’aura pas le même impact didactique que le procès de Nuremberg. Ou que le procès du nazi Adolf Eichmann en 1961 à Jérusalem.



La guerre est finie, la guerre civile reprend

Après sa capitulation, le Japon est placé sous tutelle interalliée. Les Etats-Unis prennent ensuite la main au Japon, dont ils font leur allié stratégique dans la région. En Chine, les nationalistes et les communistes s’affrontent à nouveau, jusqu’en 1949. Les communistes dirigés par Mao Zedong l’emportent et proclament la république populaire chinoise, tandis que les nationalistes de Tchang Kaï Chek et deux millions de réfugiés se replient à Taïwan. La République de Chine (nationaliste) est considérée comme l’héritière de la Chine jusqu’en 1971, où la République populaire de Chine (communiste) est admise à l’ONU et au Conseil de sécurité.

 

Lectures biaisées de l’histoire

La guerre froide n’est pas totalement terminée dans cette partie du monde. Les deux Corée sont toujours en état de guerre depuis 1953. Les responsables politiques japonais n’ont reconnu que du bout des lèvres les exactions perpétrées par les soldats de l’empereur Hiro-Hito en Chine ou en Corée. Le premier ministre Shinzo Abe est soutenu par les milieux nationalistes. Aux cérémonies marquant la fin de la guerre, le 14 août, il a certes reconnu que son pays avait infligé des souffrances incommensurables et exprimé ses condoléances éternelles. Mais il n’a pas présenté d’excuses personnelles, et affirmé que "Les générations à venir n’ont pas vocation à s’excuser éternellement ". Des propos qui ont irrité Séoul autant que Pékin et amené quelques heures plus tard l’actuel empereur Akihito a exprimer de " profonds remords ", comme pour corriger les propos du premier ministre. Quant au pouvoir chinois, ce 70eme anniversaire permet aussi au président Xi Jinping de conforter sa légitimité à l’intérieur, tandis que les medias magnifient à qui mieux mieux la lutte des communistes contre l’ennemi impérial, ignorant ou minimisant le rôle des nationalistes.

 

RTBF Publié le jeudi 03 septembre 2015

 

http://www.rtbf.be/info/societe/detail_70-ans-apres-la-guerre-sino-japonaise-entre-silences-et-epopee?id=9070548



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12 - La Chine face aux questions sécuritaires en Afrique

 

Le président Xi Jinping poursuit son « rêve chinois » de grandeur retrouvée. Et n'hésite pas à étaler la force militaire de la République populaire. Ce jeudi 3 septembre à Pékin a lieu un défilé militaire à l'occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois, des chefs d'Etat étrangers y sont conviés, notamment des Africains. Une façon de les rassurer. Car aujourd'hui, les ressortissants chinois sont exposés sur le continent, où la présence humaine et économique a augmenté. L'implication croissante de la Chine dans les questions sécuritaires africaines est aujourd'hui remarquée même si elle demeure toujours discrète. Entre l’envoi de casques bleus au Liberia, au Sahara occidental, en Côte d'Ivoire et plus récemment au Mali, plus de 2,5 millions de dollars injectés pour l’équipement et l’entraînement du contingent ougandais de l’Amisom, ainsi que des équipements de communication tactique offerts au Kenya, la Chine semble bien décidée à protéger ses intérêts sur le continent.



Il faut dire que depuis quelques années, Pékin s’est retrouvé exposé aux attaques terroristes en Afrique. On se souvient des attaques menées par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) contre des convois de travailleurs chinois en Algérie. Plus récemment, lors des attentats de Nairobi impliquant les shebabs somaliens, des ressortissants chinois ont été tués ou blessés. Des travailleurs pétroliers chinois sont également la cible des mouvements rebelles.

Tout en assurant donc la sécurité de ses ressortissants et la sauvegarde de ses intérêts économiques, « l’empire du Milieu » rassure ses partenaires économiques africains et renforce son prestige auprès d’eux. Mais alors qu'elle ne proposait pas de déploiement de soldats sur leur sol - une différence notable avec la France ou les Etats-Unis -, la Chine est désormais intéressée par des bases militaires. En négociation actuellement : le port stratégique de Djibouti.

 

Par RFI/ Publié le 03-09-2015/ Modifié le 03-09-2015

 

http://www.rfi.fr/afrique/20150903-chine-afrique-protection-interets-implication-croissante-securite



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13 - La Nasa et des scientifiques chinois vont collaborer pour la première fois

 

Début août, une entreprise américaine partenaire de la Nasa a signé un accord historique avec des scientifiques chinois. Un petit pas pour l'homme, mais un grand pas pour ... les relations sino-américaines. Début août, NanoRacks, une entreprise basée à Houston, a négocié un accord historique avec la Chine : pour la première fois, des scientifiques chinois pourront mener une expérience dans la station spatiale internationale, selon le journal américain Houston Chronicle.  Au premier abord, cet accord n'a rien d'incroyable : cela fait déjà plusieurs décennies que la Chine mène ses propres programmes spatiaux. Depuis les années 2010, elle en fait l'un des fers de lance de sa politique et devient même la troisième puissance spatiale en 2013.

  

Un contournement de la loi américaine

Et pourtant, c'est la toute première fois, dans l'histoire de la conquête spatiale, que les États-Unis et la Chine vont travailler ensemble. Ou plutôt, devrait-on dire, qu'une entreprise américaine et la Chine vont travailler ensemble. Car en réalité, selon un amendement voté en 2011 par le Congrès américain, il est interdit à la Nasa de collaborer avec des scientifiques chinois. En revanche, cette loi ne dit pas si toutes les firmes américaines sont également soumises à cette restriction. Or l'entreprise américaine NanoRacks, qui va collaborer avec la Chine, est également associée à la Nasa puisque c'est elle qui gère les laboratoires situés à bord de la station spatiale internationale.


Cette nouvelle collaboration contourne donc habilement la loi, tout en restant dans la légalité. Elle marque aussi une étape symbolique qui pourrait durablement modifier les relations entre scientifiques chinois et américains. Jusqu'à aujourd'hui, les chercheurs du pays du soleil levant n'étaient pas bien vus le gouvernement américain. En octobre 2013, la Nasa avait même expulsé des scientifiques chinois d'un colloque d'astronomie avant de retirer sa décision. Les politiques américains soupçonnaient alors les chercheurs de vouloir espionner les secrets de la Nasa pour leur propre compte.


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Des expériences sur l'ADN

Avec ce nouvel accord, les scientifiques, qui travaillent pour l'Institut Technologique de Beijing, paieront 184.000 euros (200.000 dollars) à la firme américaine pour lancer une expérience génétique, uniquement réalisable dans les conditions inhabituelles de l'espace. Les éléments de l'expérience seront envoyés par une capsule SpaceX Dragon, et les résultats seront en contrepartie délivrés aux scientifiques américains. La Nasa a donné son accord pour le projet, mais le Congrès risque encore d'essayer de s'opposer à cette collaboration inédite. 

 

http://www.rtl.fr/actu/international/la-nasa-et-des-scientifiques-chinois-vont-collaborer-pour-la-premiere-fois-7779312664


 


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14 - La Chine s’inquiète des projets de loi japonais sur la défense

 

Officiellement, les dépenses militaires chinoises s’élèvent à 141,4 milliards de dollars (+10,1% en 2015) mais il est fort probable que ce montant soit nettement sous-évalué… La Chine compte ainsi un porte-avions, modernise sa flotte de sous-marins et de surface à marche forcée, dispose de l’arme nucléaire, développe non pas un mais deux avions de combat furtifs (le J-20 et le J-31), des drones ainsi qu’une arme hypersonique (le Wu-14), envisage de mettre au point un bombardier stratégique, après avoir remis à jour ceux qu’elle a déjà, travaille sur la possibilité de détruire des satellites en orbite, accroît son arsenal de missiles, mise sur des capacités toujours plus étendues dans le cyberespace…

 

Ajoutons encore à ce tableau la mise en place d’un « collier de perles », c’est à dire de bases navales censées garantir la sécurité des voies maritimes ou encore les intimidations et la politique du fait accompli en mer de Chine méridionale, dont Pékin revendique quasiment l’entière souveraineté. Et pourtant, la Chine s’inquiète de l’évolution de la politique japonaise en matière de défense. Ainsi, le projet présenté par le Premier ministre nippon, Shinzo Abe, qui vise à renforcer le rôle militaire du Japon sur la scène internationale en autorisant les forces d’autodéfense à intervenir à l’étranger afin de venir en aide à un allié (principe d’autodéfense collective), vient d’être adopté, ce 16 juillet, en session plénière de la Chambre basse de l’archipel. Et cela en dépit de la contestation que cette relecture de la Constitution pacifiste du pays suscite dans une partie de l’opinion.

 

Pour Pékin, cette première étape est un « acte sans précédent depuis la Deuxième Guerre Mondiale ». « Il est parfaitement légitime de demander si le Japon va renoncer à sa politique exclusivement tournée vers sa défense, et quitter sa trajectoire de développement pacifique », a fait valoir Hua Chunying, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. « Nous exhortons le Japon à tirer les leçons de l’Histoire, à demeurer sur la voie du développement pacifique, à respecter les préoccupations majeures de sécurité de ses voisins asiatiques et à s’abstenir de menacer la souveraineté de la Chine », a-t-elle ajouté, avant de souligner que l’initiative japonaise intervenait à l’occasion du 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

 

Pour le moment, Tokyo, dont les dépenses militaires ne sont que de 36 milliards d’euros, s’attache surtout à défendre sa souveraineté sur les îles Senkaku, objet d’un contentieux avec Pékin, qui y multiplie les incursions, avec quelques « provocations » à la clé, comme quand un navire chinois a verrouillé son radar de tir sur une frégate japonaise, en 2013…

 

Posté dans Asie-Pacifique par Laurent Lagneau Le 16-07-2015

 

http://www.opex360.com/2015/07/16/la-chine-sinquiete-de-ladoption-des-projets-de-loi-japonais-sur-la-defense/


 


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15 - La Chine porte son budget militaire à 145 milliards $ US, le 2e plus élevé au monde

 

Malgré le recul au chapitre de sa croissance économique, la Chine porte son budget militaire à 145 milliards $ US, une augmentation de 10 %, pour faciliter la modernisation de ses capacités de défense, a indiqué un porte-parole du Congrès national du peuple. Le budget de la défense chinoise est déjà le deuxième plus élevé du monde, derrière celui des États-Unis, et l’Armée de libération du peuple, avec 2,3 millions de membres, est la plus imposante au monde en termes d’effectifs. «La modernisation de la défense fait partie de la modernisation de la Chine et nécessitera un financement adéquat», a déclaré le porte-parole , Fu Ying, lors d’une conférence de presse. Pékin a prévu investir dans des équipements high-tech tels que les sous-marins et des avions furtifs.

 

Malgré un taux de croissance relativement faible de 7,4 % l’an dernier, le plus bas en 24 ans, le président chinois Xi Jinping a appelé à un développement plus rapide des systèmes d’équipements militaires pour construire une armée forte, affirmant que les armes de pointe sont «un support essentiel pour la sécurité nationale». Il s’agira tout de même d’une légère baisse par rapport à la hausse enregistrée l’an dernier (12%), après cinq années de croissance à deux chiffres. La hausse de 10 pour cent serait ainsi en ligne avec l’augmentation des dépenses globales de Pékin, aussi autour de 10 % cette année.

 

Mais le Pentagone et des organismes spécialisés estiment quant à eux que les dépenses chinoises dans le secteur militaire seraient dans les faits de 40 à 50% supérieures au budget que les autorités politiques ratifieront aujourd’hui, jeudi. C’est que le budget militaire chinois ne comprend pas les coûts associés aux importations d’armes sophistiquées, la recherche et le développement et d’autres programmes clés. L’an dernier, le Pentagone a publié un rapport affirmant qu’on assistait, notamment, à une « modernisation sans précédent » de l’armée armée de l’air chinoise.

 

Et ce n’est pas prêt d’être fini. Une étude du cabinet américain IHS soulignait en décembre dernier qu’avec la dégringolade des cours du brut qui influe sur les budgets de défense dans le monde, restreignant les marges de manœuvre des pays producteurs, mais élargissant celles des pays consommateurs comme la Chine, cette tendance à la hausse du budget militaire chinois devrait se poursuivre encore dans les années qui viennent.



Ce qui n’est pas sans inquiéter les puissances occidentales, en particulier les États-Unis, alors que Pékin est engagé dans des revendications et des querelles territoriales en mer de Chine méridionale avec des pays d’Asie du Sud alliés des Américains, sans même parler de Taiwan, que Pékin revendique toujours comme lui appartenant. D’autant plus que, pendant que les puissances occidentales se battent contre le terrorisme et des groupes armés comme l’organisation l’État islamique, les forces armées chinoises ne cessent de gagner en puissance et en sophistication.

 

Par Jacques N. Godbout / le 5 mars 2015 

 

http://www.45enord.ca/2015/03/la-chine-porte-son-budget-militaire-a-145-milliards-us-le-2e-plus-eleve-au-monde/


 


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16 - Pour la Banque mondiale, la Chine est bien devenue la première puissance économique mondiale

 

Les derniers chiffres publiés par la Banque Mondiale recensant le PIB ajusté en fonction de la parité de pouvoir d’achat (PPA) montrent que la Chine figure désormais devant les Etats-Unis au premier rang mondial. Cette nouvelle réalité, pronostiquée en 2010 déjà par certains économistes dont Arvind Subramanina, est mise en relief par le dernier rapport de la Banque Mondiale. Avec une croissance annuelle de 7%, indépendamment des turbulences qui ont secoué la bourse chinoise ces derniers jours, la Chine a su s’imposer pour devenir le premier producteur de richesse de la planète. Pékin occupe désormais la première place du classement, devant Washington.


Capture d'écran de worldbank.org

Capture d'écran de worldbank.org

 

Autre information d’importance révélée par ces chiffres de la Banque mondiale, c’est le fait que la Russie, malgré la récession et l’hystérie des médias occidentaux, est parvenue à dépasser l’Allemagne pour prendre la cinquième place du classement des pays en termes de PIB ajusté à la parité de pouvoir d’achat. Les chiffres publiés en 2015 sont donc symboliques à plus d’un titre, la Russie produit davantage de richesses que l’Allemagne, pourtant première puissance économique européenne jusqu’à cette année, et la Chine est passée devant les Etats-Unis, s’imposant, elle, comme la première puissance économique mondiale.

 

20 août 2015, 22:33

 

http://francais.rt.com/economie/5874-banque-mondiale-chine


 


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17 - La banque chinoise d'investissement séduit

 

Le dragon chinois veut cracher ses yuans sur l'Asie. Superpuissance régionale, gorgée de devises, la Chine veut doter l'Asie d'une banque d'investissement qui reflète son poids économique. Aujourd'hui, les pays asiatiques à la recherche de financements pour leurs infrastructures doivent se tourner vers la Banque mondiale (dominée par les Occidentaux) ou vers la Banque asiatique de développement (dominée par les Japonais). Alors que la réforme visant à donner plus de place aux grands pays émergents dans les institutions de Bretton Woods est bloquée au Congrès américain, Pékin prépare depuis plusieurs mois le lancement d'une Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (AIIB).

 

Cette institution est destinée à financer des projets de développement des transports, de l'énergie, des télécommunications, etc. en Asie. La Chine souhaite doter l'institution d'un capital de 100 milliards de dollars, dont elle apporterait la moitié. En octobre dernier, 21 pays, du Koweït à l'Ouzbékistan en passant par la Birmanie et le Pakistan, se sont ralliés au projet. En mars, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie ont fait connaître leur souhait de devenir membres fondateur de ce projet. C'est donc un véritable camouflet pour Washington, mais aussi pour Moscou qui voient les pays asiatiques habituellement sous leur influence se tourner vers l'Est.

 

Quant à la Chine, elle fait coup triple avec cette opération : elle gagne une bataille diplomatique, place ses énormes réserves de devises en confortant le rôle international du yuan et va pouvoir offrir à ses groupes de BTP des relais de croissance hors de ses frontières. Elle prolonge le processus engagé avec le lancement de la "nouvelle route de la soie", un fonds chinois estimé à 40 milliards de dollars, et la banque des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Reste à connaître les modalités de fonctionnement de l'AIIB. Le président Xi Jinping a promis que sa gestion sera multilatérale et qu'elle s'inspirera des "bonnes pratiques" des institutions internationales existantes. Certains s'inquiètent toutefois de voir comment les questions environnementales et sociales seront prises en compte dans le financement des projets.

 

Alexis Toulon/ Alternatives Economiques n° 345 - avril 2015

 

http://www.alternatives-economiques.fr/la-banque-chinoise-d-investissement-seduit_fr_art_1357_72114.html


 


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18 - Japon et Chine : la course à l’influence en Afrique

 

Le 3 septembre prochain, la Chine va fêter en grande pompe les 70 ans de la fin de la seconde guerre mondiale. Une cérémonie pas vraiment pacifique et qui réunira une trentaine de chefs d’Etat, à l’exception notable des grandes démocraties occidentales. Six pays africains seront représentés dans ce grand exercice de propagande nationaliste comme les aime tant le régime communiste. Objectif : humilier le Japon en rappelant les massacres commis par les troupes impériales en Chine et le rôle soi-disant décisif de l’armée chinoise. Le Japon sera bien évidemment absent de cette journée alors que les deux pays sont à couteaux tirés en mer de Chine. Cette rivalité historique entre les deux grandes puissances asiatiques se retrouve jusque sur le continent africain. « L’Afrique subsaharienne est une donnée importante de la stratégie mondiale pour faire reconnaître leur statut de puissance mondiale », confirme le professeur Lamine Diallo, auteur de Africa in the Age of Globalisation. L’universitaire sénégalais consacre d’ailleurs un chapitre entier de son ouvrage à cette rivalité sino-japonaise en Afrique.

 

Cette nouvelle frontière diplomatique tient d’abord à la véritable boulimie de ces deux pays pour les matières premières. Si l’on connaît déjà l’appétit chinois pour le pétrole, le cuivre, le zinc ou le platine africain, on sait moins que le Japon doit importer pratiquement 100 % du pétrole qu’il consomme, plus de 90 % du gaz naturel et plus de 80% du charbon dont il a besoin. Il faut ajouter à cette liste l’uranium, le cuivre, le fer, le bois et même le coton. L’Afrique et donc vitale pour la survie de l’Archipel. Mais les deux pays ont une approche très différente de leur politique africaine. Si Pékin est le champion incontesté des investissements économiques et des infrastructures, Tokyo est le leader de l’aide publique au développement.

« Sur les 4,2 milliards de dollars que les pays asiatiques ont investi durant l’année écoulée dans la réhabilitation des routes, l’adduction d’eau, le déploiement de réseaux d’assainissement et la construction d’oléoducs et de gazoducs, les investisseurs japonais ont apporté 3,5 milliards de dollars », précise un rapport publié cette année par le cabinet Linklaters.

 

« Le Japon se positionne désormais comme le contributeur le plus actif au financement des projets en Afrique. Dans ce domaine, le pays du Soleil levant investit près de trois fois plus que la Chine, qui est souvent considéré à tort comme l’investisseur asiatique le plus actif sur le continent ». « En Afrique, le Japon suit une approche calme et discrète alors qu’un grand tapage médiatique accompagne souvent les investissements chinois », commente Andrew Jones, le directeur de la division Afrique du cabinet.


   


Mais cette rivalité sino-japonaise n’est pas seulement diplomatique et économique. Elle est aussi militaire. Depuis 2011, le Japon entretient une base militaire à Djibouti. La seule base des forces japonaises d’autodéfense à l’étranger. Les cent cinquante soldats japonais ont d’abord été hébergés dans les installations américaines de Camp Lemonnier, avant d’être basés sur douze hectares à une encablure de l’aéroport d’Ambouli… et de la future base de son grand rival chinois.

 

En pleine torpeur estivale, les premiers appareils Kawasaki P-1 se sont posés à Djibouti dans le cadre d’exercices de lutte contre la piraterie maritime menés avec les troupes britanniques. Le Japon a investit 40 millions d’euros à Djibouti pour construire cette vaste base dotée d’un terrain d’atterrissage, d’un hangar de maintenance pour ses appareils P3 Orion et d’un centre de commandement et de liaison. Alors que le Japon a jusque-là fait profil bas à Djibouti, le gouvernement nationaliste de Shinzo Abe voudrait transformer cette base en avant-poste de ses troupes à l’étranger.

 

Autre terrain de concurrence militaire : le déploiement de quatre-cents soldats japonais au Soudan du Sud sous la bannière onusienne. Une mission à laquelle la Chine est également associée avec sept-cents casques bleus. Le Japon abandonne en effet peu à peu sa Constitution pacifiste avec trois objectifs principaux : assurer l’indépendance énergétique et commerciale de l’Archipel , décrocher un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations unies et, surtout, contrôler l’influence grandissante de la Chine et barrer le chemin de sa fameuse « route de la soie ».

 

L’an dernier, quarante chefs d’Etats africains se sont rendus à Tokyo pour un sommet Japon-Afrique, le Ticad, censé faire de l’ombre au Forum sino-africain qui se tient lui tous les trois ans avec une prochaine édition prévue dans quelques mois en Afrique du Sud. Le Japon a annoncé à cette occasion une aide à l’Afrique de plus de 8 milliards de dollars sur trois ans et encore 100 milliards pour la construction d’infrastructures dans les pays émergents. Le gouvernement japonais veut axer sa politique africaine sur trois régions principales : le Kenya, avec le port de Mombasa, le Mozambique et la zone portuaire de Nacala, et l’Afrique de l’Ouest autour de la Côte d’Ivoire. La sixième édition du Ticad se tiendra pour la première fois en Afrique en 2016 avec un focus sur la lutte contre la pauvreté.

 

Pour le Japon, c’est aussi l’occasion de tirer à boulets rouges sur la Chinafrique : « Le Japon ne peut pas offrir de magnifiques bureaux ou de belles maisons aux dirigeants africains, a expliqué non sans humour un porte-parole japonais du ministère des affaires étrangères à des délégués venus d’Afrique. Au lieu de cela, nous venons en aide à l’Afrique et à son capital humain ». Mais dans cette guerre des mots, personne n’est dupe. La politique japonaise doit d’abord servir les intérêts de ses entreprises et assurer les importations en matières premières dont l’archipel est totalement dépourvu. Et sur ce terrain, au moins, le Japon et la Chine sont sur un pied d’égalité.

 

Sébastien Le Belzic/ LE MONDE Le 02.09.2015 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/02/japon-et-chine-la-course-a-l-influence-en-afrique_4743339_3212.html


 


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Désireuse de célébrer en grande pompe le 70e anniversaire de la défaite japonaise, la Chine organise une importante parade, la première depuis 2009, aux connotations très politiques, où elle devrait afficher sa puissance militaire.









Avis des internautes

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