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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 24/10/2015 à 23:20:48
AFRIQUE/ GUINEE / POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : la Céni confirme la victoire d'Alpha Condé




0.1 - « En Guinée, Alpha Condé réélu dès le premier tour : Le président guinéen sortant Alpha Condé a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle, selon des résultats encore provisoires proclamés vendredi soir. Le résultat est déjà contesté par l’opposition, qui dénonce des fraudes et a annoncé son intention de manifester. Alpha Condé a obtenu plus de 60 % des suffrages avec 2,2 millions de voix. Ces résultats provisoires, qui portent sur 92 % des inscrits, lui assurent d’ores et déjà une majorité absolue, compte tenu de la participation, qui s’élève à 68 %.  Le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, vaincu sur le fil il y a cinq ans, arrive loin derrière M. Condé, avec un peu plus d’un million de voix. Il distance toutefois six autres candidats. »


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0.2 – « La croissance guinéenne, organisée autour du secteur tertiaire (commerce, administration, transport) et industriel (activités minières), devrait rester faible par rapport à son potentiel en 2015. Elle sera soumise aux conséquences de la modération du cours des matières premières et aux incertitudes autour du développement du virus Ebola. L’industrie extractive pâtira de la modération des cours des principales matières premières exportées (bauxite, alumine et or) et réduiront les recettes d’exportations. Le secteur de la construction pourrait aussi être affecté à travers la suspension probable de certains projets miniers et d’infrastructures (chemin de fer, port).  Le développement du mégagisement du mont Simandou, dont la rentabilité est temporairement menacée par la chute des cours du fer, est aussi soumis au ralentissement graduel de la croissance chinoise (plus de 60% de la demande total de fer). Pour pallier les lacunes chroniques du secteur de l’énergie (motivant à deux reprises le changement du Ministre de l’énergie en 2014), des investissements seront réalisés pour accroitre la production d’électricité, notamment pour le barrage hydroélectrique de Kaléta dont la mise en activité est prévu pour 2017 (financé par la Chine). L’inflation demeure élevée mais devrait poursuivre son recul en 2015, modérée par les prix de l’énergie et par des politiques budgétaires et monétaires prudentes. »


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1 - En Guinée, Alpha Condé réélu dès le premier tour

 

Le président guinéen sortant Alpha Condé a remporté dès le premier tour l’élection présidentielle, selon des résultats encore provisoires proclamés vendredi soir. Le résultat est déjà contesté par l’opposition, qui dénonce des fraudes et a annoncé son intention de manifester. Alpha Condé a obtenu plus de 60 % des suffrages avec 2,2 millions de voix. Ces résultats provisoires, qui portent sur 92 % des inscrits, lui assurent d’ores et déjà une majorité absolue, compte tenu de la participation, qui s’élève à 68 %.

Le chef de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, vaincu sur le fil il y a cinq ans, arrive loin derrière M. Condé, avec un peu plus d’un million de voix. Il distance toutefois six autres candidats. Dénonçant une fois de plus une « mascarade », M. Diallo a annoncé renoncer à saisir la Cour constitutionnelle, une institution dont il conteste l’indépendance. Mais il a précisé qu’il appellerait, « le moment venu, les autres candidats et tous les citoyens qui sont les vraies victimes de ce hold-up électoral à organiser, conformément à la loi, des manifestations pacifiques ».

  

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Demande d’annulation du vote

L’opposant a mis en cause les taux de participation d’environ 90 % annoncés dans les bastions électoraux du président sortant, favorisés selon lui par une série de décisions de la Commision électorale nationale indépendante assouplissant les règles de vote pendant le scrutin. Il a aussi pointé des inégalités géographiques dans la distribution des cartes d’électeur. Les Guinéens ont voté dans le calme le 11 octobre mais dès le lendemain, les septs candidats concurrents de M. Condé ont réclamé l’annulation du premier tour devant la cascade de problèmes de logistique et d’organisation observés.

 

La communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’Homme, inquiètes du risque de violences post-électorales, fréquentes en Guinée, exhortent les candidats à régler leurs litiges en justice et non dans la rue.  Les deux précédents scrutins, la présidentielle de 2010 et les législatives de 2013, avaient été entachés par des violences. Ancien opposant qui a connu la prison, Alpha Condé est le premier président démocratiquement élu de cette ex-colonie française d’Afrique de l’Ouest, dirigée jusqu’alors par des pouvoirs autoritaires ou dictatoriaux.

 

Le Monde.fr avec AFP/ Le 17.10.2015/ Mis à jour le 17.10.2015 


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/10/17/presidentielle-en-guinee-alpha-conde-en-passe-d-obtenir-la-majorite-absolue-au-premier-tour_4791376_3212.html


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2 - Présidentielle en Guinée : la Céni confirme la victoire d'Alpha Condé

 

Le président Alpha Condé est officiellement vainqueur de l’élection présidentielle dès le premier tour. Un résultat déjà connu, mais que la Commission électorale nationale indépendante a officialisé samedi soir. Ces résultats provisoires, qui doivent encore être confirmés par la Cour constitutionnelle, sont clairs : Alpha Condé obtient 57,85 % des suffrages, soit la majorité absolue. Il rempile pour cinq ans. La cérémonie de la Céni s’est tenue au palais du Peuple de Conakry, sans l'opposition qui rejette l'issue du scrutin. Retour sur la longue soirée de Conakry.

 

Quelques heures avant la cérémonie de proclamation des résultats provisoires, Conakry tourne au ralenti. Les rues de la capitale de Guinée sont désertes, les boutiques sont fermées. Tous les yeux sont rivés vers le palais du Peuple, où l'assistance écoute de la musique et la télévision nationale en attendant l'arrivée du maître de cérémonie, Bakary Fofana, président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Le moment est historique, fait remarquer le présentateur à la télévision. Et l'arrivée de Bakary Fofana est mouvementée, car les militaires sont nombreux. Devant un parterre de diplomates, d'observateurs et de membres du gouvernement, il tente dans un premier temps de calmer la presse, elle aussi représentée massivement : « S’il vous plaît, messieurs les journalistes, si vous barrez la vue aux autres, je ne pense pas qu’on va cohabiter facilement ! »

 

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Le président de la Céni entame alors un discours de 15 minutes, dans lequel il dédouane son institution de toute faute durant le processus électoral. Avant de faire l’annonce que tout le monde connait déjà, mais que tout le monde attend : « Citoyennes et citoyens de Guinée, ont obtenu, professeur Alpha Condé : 2 285 827 soit 57,85 %. Cellou Dalein Diallo : 1 243 362 soit 31,44 % », détaille Bakary Fofana. Et de préciser : « Conformément à l’article 32 de la Constitution qui stipule : " Est élu le candidat qui a obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés ", en attendant la proclamation définitive de ces résultats par la Cour constitutionnelle, la Céni proclame le professeur Alpha Condé élu dès le premier tour de l’élection présidentielle du 11 octobre 2015. Que le Bon Dieu répande sa miséricorde sur la Guinée. Je vous remercie. »

Applaudissements nourris d’une salle où aucune personnalité de l’opposition n’est cependant présente. Celou Dalein Diallo, leader de l'UFDG, conteste la validité de l'élection et s'est retiré du processus électoral. Un peu plus tôt dans la journée, il a appelé ses militants au calme, sans pour autant exclure d'organiser des manifestations. Les candidats perdants à la présidence ont huit jours pour déposer des recours devant la Cour constitutionnelle, chargée de proclamer les résultats officiels du scrutin. Mais M. Diallo a pour l'instant rejeté cette idée.


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Absence de l’opposition

S'il n'y a pas de recours, la Cour constitutionnelle pourra officialiser la réélection d’Alpha Condé. Mais au sein de l'opposition, tous n'ont pas prévu de rejeter de faire appel à la cour suprême. Papa Koly Kourouma, par exemple, prévoit de passer par cette voie légale plutôt que d'appeler à des manifestations. « Nous sommes dans le processus, nous avons des griefs et nous allons les porter au niveau de la Cour constitutionnelle et nous allons attendre sa réponse. Il lui appartiendra de nous donner raison ou de nous donner tort. C'est ça, la justice », confie-t-il.

 

Parmi les autres absents de la cérémonie de samedi soir, il y a aussi le candidat de l'UFR, Sidya Touré, qui s'est également retiré du processus électoral et ne se dit pas étonné du tout par les annonces de la Céni, qu'il avait anticipées : « Cela est conforme à notre conférence de presse du lundi 12 (lendemain du scrutin, NDLR), pendant laquelle nous avons annoncé que les résultats qui se préparaient, nous n’allions pas les reconnaître », martèle-t-il. Il rappelle les raisons de son boycott du scrutin : « Depuis le départ, nous nous sommes tout simplement retirés du processus de centralisation des votes puisque les résultats qui arrivaient n’étaient pas conformes à la réalité des votes dans les bureaux dont on avait les résultats. Quelle que soit notre préparation, il était impossible de contrer cette fraude qui a été mise en place avec une ampleur jamais égalée dans ce pays. »

 

Une position que critique Albert Damatang Camara, porte-parole du gouvernement. S'il se dit bien évidemment satisfait des résultats de la Céni, il regrette la posture de l'opposition : « Nous pensions que d’une manière loyale - je ne veux pas dire fairplay mais c’est presque ça -, on serait allés jusqu’au bout, tous ensemble, de ce processus que nous avons commencé ensemble et pour lequel nous avons fait beaucoup de concessions pour permettre à l’opposition de continuer à être présente, de participer », avance-t-il. M. Camara estime que la décision de l'opposition ne sert pas la démocratie guinéenne : « Au dernier moment, ils ont décidé de se retirer justement pour décrédibiliser ce scrutin. Les institutions que nous avons sont les nôtres, il aurait été élégant et républicain de continuer à aller jusqu’au bout de cette logique et d’utiliser les autres voies de recours dont nous disposons. Nous souhaitons que l’opposition ne mette pas en œuvre sa menace de faire descendre des gens dans la rue. Ce serait rendre un bien mauvais service à notre démocratie. »

 

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Conakry est calme

Présent dans l'assistance en soirée, Mathieu Mérino, chef adjoint de la mission d'observation de l'Union européenne, réagit au déroulé du fragile processus électoral en cours : « On avait fait des recommandations très fortes pour la mise en place d'une institution républicaine comme la Cour constitutionnelle en 2010 et 2013. Aujourd’hui, elle existe. Ne préjugeons pas de son travail. » Son message : privilégier la voie légale, la Cour constitutionnelle, à la rue et au rejet du processus électoral : « Nous serons très heureux de suivre les travaux (de la Cour), on espère qu’ils seront le plus public possible à tous niveaux. Simplement, je dirais une chose : on invite tout le monde à contester les résultats, s’ils doivent le faire, par les voies légales. Aujourd’hui, il existe la Cour constitutionnelle, autant en profiter. »

 

Pour l'heure, Conakry est calme. Dans les rues de Mafanco, ce samedi soir, de nombreuses forces de sécurité - gendarmes ou policiers - patrouillaient dans le quartier. Peu après l’annonce des résultats : quelques coups de klaxons, et quelques militants scandant les slogans de campagne du gagnant. Les effusions de joie sont modérées, car l’on s’attendait à la réélection d’Alpha Condé. C'est ce qu'explique un homme à RFI : « Les gens écoutaient les résultats à la radio, on savait que compte tenu des résultats, le président Alpha était devant. » « Bien sûr, surenchérit un autre homme, on savait déjà qu’Alpha Condé serait réélu. Les gens ont su la victoire 24 heures avant. L’effet de surprise a moins joué son rôle. Mais cela n’empêche que les gens sont contents. »

 

Un peu plus loin, casquettes jaunes du RPG vissées sur la tête, on célèbre même un mariage : « Nous sommes en train de faire le thé avec les amis et la vie continue ! » Les manifestations préélectorales de la semaine dernière, qui se sont déroulées dans le quartier voisin, ont laissé quelques traces, ajoute un quatrième Guinéen croisé en ville : « La programmation des résultats a été un " ouf " de soulagement pour nous, parce que cela s’est passé dans de très bonnes conditions. C’est calme, et c’est bon comme ça. C’est vraiment bien comme ça. »

 

Par RFI/  Publié le 18-10-2015/ Modifié le 18-10-2015

 

http://www.rfi.fr/afrique/20151018-presidentielle-guinee-ceni-annonce-resultats-victoire-alpha-conde


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3 - La Chine félicite la Guinée pour le bon déroulement de son élection présidentielle

 

La Chine a félicité la Guinée pour le bon déroulement de son élection présidentielle et est prête à promouvoir les relations bilatérales au sein de la coopération amicale, a annoncé mardi Hua Chunying, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. 


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La Chine félicite Alpha Condé, le président guinéen en exercice, pour sa réélection en tant que président du pays, a déclaré Mme Hua, lors d'une conférence de presse régulière. Alpha Condé a remporté le vote au premier tour des élections présidentielles tenues le 11 octobre et il s'agit de son deuxième mandat en tant que président de cette nation ouest-africaine. La Chine est persuadée que cette élection ouvrira une nouvelle dimension dans le développement de la Guinée, a ajouté la porte-parole.

 

BEIJING, 20 octobre (Xinhua)/ French.xinhuanet.com/ 2015-10-20

 

http://french.xinhuanet.com/2015-10/20/c_134732557.htm


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4 - L’Union africaine doit s’emparer de la question guinéenne

 

Après s’être sortie de cinquante années de dictature il y a seulement cinq ans, la Guinée fait face à de multiples défis pour consolider sa démocratie. Mais aujourd’hui, elle est en danger. Comme nous l’avons vu au Mali voisin, lorsque la démocratie s’effondre, Al- Qaïda, l’Etat islamique et les trafiquants de drogues et d’êtres humains s’engouffrent dans la brèche. La communauté internationale doit agir dès maintenant pour préserver la démocratie en Guinée, à l’aune des élections présidentielles d’octobre. Même si des inquiétudes ont été formulées concernant la probité des élections de 2010, la première élection démocratique de la Guinée, Alpha Condé est néanmoins entré en fonction avec des promesses de réformes et de progrès.

 

Cependant, les chefs de l’opposition ont affirmé que le gouvernement avait échoué à tenir ses promesses de mettre en place des institutions démocratiques. Le manque de dialogue et les circonstances inquiétantes des élections à venir sont à la source d’une certaine instabilité. En avril, des manifestants protestant contre le report des élections par le gouvernement Condé ont été tués par balle par les forces de l’ordre. Les tensions politiques ont été exacerbées par l’épidémie d’Ebola, qui a tuéen 2014 plus de 2 300 Guinéens.


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Alors que les élections présidentielles ont été fixées le 11 octobre, aucune date n’a été annoncée en ce qui concerne les élections législatives de 2016. Les dernières élections législatives ont confirmé la dangereuse répartition du vote au regard de critères ethniques, les Peuls s’étant rassemblés derrière le principal parti d’opposition, et les Malinkés derrière le gouvernement. Les actes de Condé exacerbent cette division. Malgré les protestations de l’opposition, Alpha Condé a nommé des administrateurs locaux à la place des fonctionnaires localement élus. Ces fonctionnaires nommés joueront désormais un rôle clé dans la supervision des élections de cet automne. De plus, le président Condé a nommé un officier militaire pour diriger la commission de surveillance de l’élection, et a refusé une implication internationale dans le processus électoral.

 

A cause d’une mauvaise gouvernance, le peuple guinéen vit dans une grave pauvreté. Au regard de presque tous les indicateurs internationaux, la Guinée échoue lamentablement. L’indice de développement humain des Nations unies classe la Guinée au 179e rang sur 187 pays, derrière le Zimbabwe de Robert Mugabe, et même le Mali déchiré par la guerre : 40 % des habitants vivent avec l’équivalent de 1,25 dollar par jour. Au milieu de cette pauvreté, le rôle que joue la Guinée dans le trafic de drogue en provenance d’Amérique latine vers l’Europe ne cesse d’augmenter, laissant craindre que d’autres criminels, notamment des terroristes s’implantent sur son territoire. Il faut agir !

 

La Guinée possède de nombreuses ressources minières, dont des gisements de bauxite, de minerai de fer et d’or, qui pourraient faire de ce pays l’un des plus riches d’Afrique. Les mauvaises décisions du gouvernement poussent les investisseurs à se désintéresser du pays. Les grandes compagnies minières telles que Vale, BHP Billiton, et Newmont sont parties. Et celles qui restent sont en procès contre le gouvernement afin de reprendre possession de leurs propriétés confisquées.

 

Afin de mettre fin à ce cercle vicieux, les dirigeants guinéens, du président aux fonctionnaires locaux, doivent amorcer un dialogue constructif pour résoudre les crises que traverse le pays, notamment en assurant un cadre solide pour les élections, en créant un climat favorable à l’investissement, et en préservant un Etat de droit. La communauté internationale, à commencer par l’Union africaine, doit amorcer un dialogue avec le pouvoir en Guinée pour inverser la tendance, à l’occasion de l’élection présidentielle d’octobre.

 

Si la population ne reconnaît pas le résultat des élections, le pays pourrait facilement tomber dans un chaos qui serait catastrophique pour ses habitants et dangereux pour la région. La démocratie n’est pas seulement le fait de voter : l’importance de la question de l’Etat de droit en Guinée ne doit pas être sous-estimée. Le respect du droit de propriété, l’instauration d’un climat d’investissement stable et juridiquement encadré, et la reconnaissance et l’exécution des décisions des juridictions locales et internationales seraient des étapes constructives. L’organisation respectée qu’est l’International Crisis Group a énoncé un certain nombre de recommandations qui pourraient servir de base à un dialogue entre l’Union africaine et la Guinée.


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Un pays stratégique dans une région instable

Le plus important pour le président Condé est de relancer le dialogue avec l’opposition qui concernerait tous les aspects controversés des élections, et d’accepter l’aide internationale dans ce domaine. La clé sera de développer et de promulguer des règles électorales, et de faire du Tribunal constitutionnel une institution nationale indépendante œuvrant à la défense des droits fondamentaux.

 

Réformer la Commission nationale électorale indépendante (CENI) est nécessaire, pour que les forces en présence puissent se faire confiance. Une méthode de résolution des conflits électoraux doit également être mise en place. Ces étapes peuvent aider à redonner confiance à la récente démocratie Guinéenne, et ce tout spécialement dans le contexte des élections présidentielles à venir. Une date pour les élections parlementaires de 2016 doit également être fixée. La Guinée est un pays stratégique dans une région aussi historiquement instable que peut être l’Afrique. La combinaison de la pauvreté, la corruption, la violence d’Etat et l’interférence dans les élections est dangereuse d’autant plus que ces éléments s’inscrivent dans une région concernée par l’influence grandissante de l’extrémisme islamique. L’Union africaine et la communauté internationale au sens large seraient sages d’agir dès maintenant pour soutenir cette démocratie naissante.

  

**  Nancy Soderberg est ancienne ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies et ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale auprès du président des Etats-Unis Bill Clinton.

 

LE MONDE/ Le 09.06.2015/ Mis à jour le 09.06.2015 

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/06/09/l-union-africaine-doit-s-emparer-de-la-question-guineenne_4650500_3212.html


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5 - En Guinée, Ebola n’a pas altéré le rêve minier

 

Dans son uniforme de minier impeccable et bien repassé, Namory Condé n’a pas vraiment l’allure d’un gouverneur, ni d’un magnat du secteur minier qui génère 80 % d’entrée de devises de l’Etat guinéen et encore moins d’un acteur incontournable capable de peser sur le cours mondial de la bauxite. Depuis Kamsar, village côtier devenu ville minière de plus de 350 000 habitants à 250 km au nord de Conakry, cet ingénieur sage et facétieux de 62 ans est pourtant tout ça à la fois.

Son bureau au mur tapissé d’une carte du monde est un de ces centres névralgiques de l’économie globale et le poumon économique de la Guinée, pays parmi les plus pauvres de la planète malgré un trésor de ressources minières enterré dans son sous-sol. « Je suis une poche de richesse dans une zone de pauvreté où je fournis l’électricité, l’eau gratuitement, les soins médicaux et je règle les conflits », dit cet ancien de BHP Billiton devenu, en 2014, directeur général de la Compagnie des bauxites de Guinée (CBG). Cette société, parmi les plus vieilles d’Afrique, est détenue par l’Etat (49 %) et par le consortium international Halco Mining (l’américaine Alcoa et l’anglo-australienne Rio Tinto à hauteur de 23 % chacune et 5 % détenus par la société basée en Suisse Dadco).


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L’épidémie n’a pas atteint l’industrie de la bauxite
Avec la mine de Sangarédi, à 132 km de l’usine et du port minéralier de Kamsar, où chargent des cargos de 229 mètres, la CBG fournit en bauxite l’Amérique du nord et l’Europe dont l’usine d’alumine de Gardanne en France, via le port de Fos-sur-Mer. Désormais, les géants des mers partent aussi vers la Chine dont la demande est estimée à plus de 29 millions de tonnes en 2015, en hausse de 8,7 % par rapport à 2014. A quelques mètres de là, des investisseurs d’Abou Dhabi construisent leur propre quai pour exporter le minerai vers les Emirats Arabes Unis. Des capitaux du monde entier affluent dans cette petite ville polluée pour satisfaire la demande des industries automobiles et aéronautiques notamment. Mais la population n’en voit que la poussière rouge dégagée par la bauxite – même si elle bénéficie de davantage d’emplois que dans le reste du pays.

 

« Si un problème survient à Sangarédi ou à Kamsar, l’industrie mondiale le ressent immédiatement », souligne un consultant minier français de passage. Depuis que l’Indonésie s’est interdit, en 2014, d’exporter sa bauxite brute pour mieux la transformer sur place, la Chine s’est tournée vers la Guinée qui devrait aussi profiter, à moyen terme, de l’amenuisement du minerai en Jamaïque, autre gros producteur. Malgré l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’économie du pays, l’industrie de la bauxite n’a pas réduit son activité. Au contraire. Entre 2013 et 2014, la production de la CBG est passée de 13,5 à 15,2 millions de tonnes. Un record pour cette société dont les revenus irriguent les caisses de l’Etat, avec près de 13,6 millions d’euros d’impôts. Et la CBG prévoit d’investir un milliard de dollars dans l’extension de l’usine et de son quai pour atteindre une production de 22,5 millions de tonnes en 2018.

« Ebola a créé un certain marasme, certes, mais n’a pas vraiment eu de conséquences sur les sociétés qui sont déjà en phase de production », constate le libano-guinéen Fadi Wazni, directeur général de la société de logistique minière UMS. Lui vient de former un consortium avec le leader chinois de la production d’aluminium et un transporteur maritime de Singapour, Winning Shipping, pour exporter 5 millions de tonnes via le fleuve Rio Nunez à compter de cet été.


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Peser sur les cours mondiaux de bauxite

Le ministère des mines, à Conakry, veut croire que l’heure est enfin venue de s’imposer sur ce marché aux perspectives encourageantes, toujours dominé par l’Australie, avec une production de prés de 77 millions de tonnes. « A partir de 2018, on prévoit de produire 60 millions de tonnes de bauxite. Notre objectif est d’atteindre 100 millions de tonnes sur les 250 millions produites dans le monde et ainsi pouvoir influer sur les cours », prédit un conseiller du ministre des mines. Et d’ajouter : « Sur le marché de la bauxite, la Guinée peut devenir ce que l’Arabie saoudite est au pétrole. »

 

A Miami, où s’est tenue en février la 21e conférence internationale de la bauxite et de l’alumine, Nava Touré, secrétaire général du ministère des mines, s’est retrouvé au centre de l’attention. « Tous parlaient de la Guinée comme réservoir et de la Chine comme centre de consommation. Le nouvel axe serait ainsi Conakry - Pékin », rapporte avec prudence cet ingénieur calme et discret. Toutefois, la bauxite n’est qu’un compartiment du coffre-fort minier guinéen qui renferme toujours la plus grande réserve de fer non exploitée au monde : Simandou. Le nom de ce massif montagneux proche des frontières de la Côte d’Ivoire et du Liberia est désormais connu dans le monde entier comme étant le décor d’une vaste affaire de corruption présumée.


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Le mirage du fer de Simandou

A Conakry, on veut désormais oublier ce qu’on qualifie parfois de « tentative de hold-up » du diamantaire franco-israélien Beny Steinmetz accusé par le gouvernement d’Alpha Condé d’avoir usé de corruption afin d’acquérir, en 2009, les droits sur la moitié de cette montagne, les blocs 1 et 2, pour 160 millions de dollars. Et ce avant de revendre la moitié de sa société quelques mois plus tard au géant minier brésilien, Vale, pour 2,5 milliards de dollars. Plusieurs tribunaux ont été saisis. Début mai, la justice britannique a contraint Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) à lui remettre des milliers de pages de documents internes sur cette transaction.

 

Sans attendre le résultat définitif de ces procès, les autorités guinéennes, pour qui la corruption ne fait aucun doute, s’apprêtent à lancer les appels d’offres pour les blocs 1 et 2 litigieux avant la fin de cette année. Tout en menant la bataille sur un autre front : les gigantesques travaux nécessaires à l’exploitation des blocs 3 et 4, attribués en 2014 à l’anglo-australien Rio Tinto. Ils piétinent. Le géant minier traîne des pieds et gère ses blocs comme un « réservoir », d’autant que la chute du cours du fer rend ce méga-projet risqué. « Rio Tinto souhaite un report préliminaire de six mois renouvelable pour cas de force majeur de par Ebola. Ce que nous n’avons pas encore accepté. Justifier tous les retards par Ebola ne suffit pas », explique Nava Touré.


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Dilemme logistique et travaux pharaoniques

Les investissements nécessaires pour l’exploitation du fer de Simandou sont colossaux : 20 milliards de dollars. Et les travaux pour permettre d’acheminer le fer de cette montagne reculée vers la côte se révèlent pharaoniques : 670 km de voie ferrée, dont plus de 25 km de tunnel à creuser, sans oublier les infrastructures portuaires. Pourtant, c’est bien là l’enjeu crucial pour la Guinée qui cherche par tous les moyens à désenclaver les zones minières et faire ainsi sauter le verrou logistique qui obère le secteur. Le gouvernement attend de ce projet 1,2 milliard de dollars de recettes fiscales et la création de 45 000 emplois, pour pouvoir ensuite franchir l’étape de la transformation de la bauxite en Guinée, puis diversifier l’économie.


Mais les analystes restent sceptiques. « Au regard du cours du fer, le projet Simandou n’est pas rentable et le lancement de ces grands travaux peut être compromis, souligne le consultant indépendant Michel Billard de la Motte. La relance de l’exploitation de la bauxite se révèle plus sûre. 2016-2017 correspond au redémarrage du secteur minier guinéen, à condition d’une stabilité politique et d’un développement des infrastructures. »

 

Ce ne sont pourtant pas les excuses qui manquent aux investisseurs pour temporiser. Outre Ebola et les perspectives économiques mondiales, il y a aussi les tensions politiques. Depuis le 23 mars, les partis d’opposition au président d’Alpha Condé multiplient les manifestations et les opérations « ville morte » à Conakry et partout dans le pays. L’activité risque d’être ralentie, voire gelée jusqu’à la tenue de l’élection présidentielle fixée au 11 octobre. Tant que les investissements massifs resteront virtuels, les revenus miniers seront dérisoires : moins de 16 euros par habitant.

 

Par Joan Tilouine (Kamsar et Conakry, envoyé spécial) / LE MONDE/ Le 18.05.2015/ Mis à jour le 20.05.2015

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/05/18/en-guinee-ebola-n-a-pas-altere-le-reve-minier_4635406_3212.html


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II

 

6 - Guinée/ 2015 : Perspectives économiques

 

_ En 2014, la croissance économique est plus faible que prévue, estimée à 0.6 % (contre un objectif initial de 4.5 %), en raison de l’épidémie d’Ebola.

_ Malgré la mise en place, en janvier 2014, du nouveau Parlement qui marque la fin de la transition, les tensions politiques persistent.

_ Le coût social de la stabilisation macroéconomique s’est aggravé avec Ebola, qui a dégradé les conditions de vie des populations les plus vulnérables et réduit davantage les chances d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.

 

La Guinée a connu une faible croissance du produit intérieur brut (PIB) en 2014, avec un taux de 0.6 % contre 2.3 % en 2013. Ce ralentissement s’explique par les conséquences de l’épidémie d’Ebola, le retard dans la mise en oeuvre des réformes structurelles et par les pénuries d’électricité. Dans l’hypothèse que l’épidémie soit maîtrisée au cours du premier semestre 2015, la croissance devrait atteindre 0.9 % en 2015 et 4.3 % en 2016, soutenue par la hausse des investissements publics, par une plus grande activité minière et par un meilleur approvisionnement en électricité.

L’exécution des réformes du Programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) reste performante. Le retard accusé dans la mise en oeuvre de certaines mesures structurelles du programme s’explique par les tensions politiques en 2013, les contraintes de capacités institutionnelles, humaines et de coordination, et la nécessité de conduire des consultations plus approfondies avec les parties prenantes dans certains domaines.

 

L’inflation a continué de reculer pour se situer à 8.6 % en 2014 contre 11.9 % en 2013. Si l’épidémie d’Ebola est rapidement maîtrisée, la situation devrait se stabiliser en 2015 et 2016, avec un déficit budgétaire revenu à un niveau soutenable, un niveau de réserves internationales supérieur à trois mois d’importations et le maintien du taux de change. Toutefois, la pauvreté reste préoccupante, en raison de la faible croissance économique, des problèmes de gouvernance, du manque d’infrastructures et de services de base, en raison aussi de la faiblesse du secteur privé, contrarié par un climat des affaires en progrès mais encore peu attractif.

La Guinée, dont la population est estimée à moins de 11 millions d’habitants, comprend quatre régions naturelles distinctes d’un point de vue agro-écologique. La Guinée Maritime et la Guinée Forestière disposent d’un potentiel agricole et de l’essentiel des projets miniers structurants (bauxite, alumine, fer). En Guinée Maritime, la région de Conakry est la plus développée : le taux de pauvreté y atteint 27.4 % contre 55.2 % au niveau national.

En milieu rural, la densité est très faible. L’essentiel des ressources est concentré dans les centres urbains. Le faible maillage des réseaux de communications empêche le pays de se transformer structurellement. Les polarités autour des régions à fort potentiel sont sources de tensions et/ou de conflits (conflits fonciers, entre agriculteurs et éleveurs), dans un environnement sociopolitique difficile. La décentralisation n’a pas encore permis un transfert réel de ressources et de compétences au profit des collectivités locales. Les contraintes liées à la mise en oeuvre des politiques d’aménagement territorial devraient conduire à une révision du Schéma national d’aménagement du territoire (Snat).


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Tableau 1 : Indicateurs Macroéconomiques

 

2013

2014(e)

2015(p)

2016(p)

Croissance du PIB

2.3

0.6

0.9

4.3

Taux de croissance du PIB réel par habitant

-0.2

-1.9

-1.6

1.8

Inflation

11.9

8.6

7

6.6

Solde budgétaire (% PIB)

-2.1

-4.2

-2.8

-4.1

Compte courant (% PIB)

-22

-26.2

-23.5

-28.2

 

Source : Données des administrations nationales ; calculs des auteurs pour les estimations (e) et les prévisions (p).

 

http://www.africaneconomicoutlook.org/fr/notes-pays/afrique-de-louest/guinee/


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7 - Guinée : Vue d'ensemble

 

Le pays en bref

Située en Afrique de l’Ouest, la Guinée s’étend sur une superficie de 245 860 km² et partage ses frontières avec la Guinée-Bissau, le Sénégal et le Mali au nord et avec la Sierra Leone, le Libéria et la Côte d’Ivoire au sud. Selon le dernier recensement d’avril 2014, le pays compte 10,63 millions d’habitants, dont plus de la moitié sont des femmes.

 

Contexte politique

L’élection présidentielle de novembre 2010 marque le retour de l’ordre constitutionnel en Guinée, après le coup d’État militaire de décembre 2008. À l’issue d’une période de transition difficile, l’élection du premier président démocratiquement élu, Alpha Condé, et le changement de contexte politique ouvrent la voie à de nouvelles opportunités économiques pour le pays. Plusieurs réformes ont été engagées et la Guinée a atteint le point d’achèvement de l’Initiative des pays pauvres très endettés (PPTE) en septembre 2012. Les résultats des élections législatives de septembre 2013 ont été validés par la Cour suprême en novembre 2013, en dépit d’allégations de fraude du côté des opposants comme des partisans du régime. La transition politique sera parachevée avec l’organisation d’élections locales, maintes fois repoussées faute de consensus entre les acteurs politiques. La prochaine élection présidentielle est prévue pour le 11 octobre 2015.


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Situation économique

Le potentiel à moyen terme de la Guinée demeure prometteur, mais, dans les années à venir, la croissance devrait rester nettement en deçà des niveaux anticipés avant l’épidémie d’Ebola. Les projections tablaient sur un taux de croissance du PIB réel avoisinant les 5 % sur 2013-14, et devant s’accélérer fortement, à près de 20 %, en 2015-16, après le lancement du grand projet d’extraction du minerai de fer de Simandou. Or, la croissance par habitant est devenue légèrement négative en 2013 sous l’effet de la chute des investissements dans le secteur minier et de l’instabilité politique. À cause de l’épidémie d’Ebola, la croissance devrait ressortir à 1 % environ en 2014 et aux alentours de zéro en 2015. L’inflation reste à un chiffre. L’activité économique pourrait reprendre rapidement une fois que la fin de la flambée d’Ebola sera annoncée en Guinée, à condition que les élections se déroulent rapidement et que la stabilité politique soit maintenue. La croissance annuelle ne devrait cependant pas dépasser 4 à 5 % sur la période 2016-17.

 

Une analyse de la soutenabilité de la dette, réalisée en janvier 2015, montre que le ratio dette extérieure/PIB est passé de 22 % en 2013 à 26 % en 2014 et devrait encore s’accroître pour atteindre 31 % en 2015 en raison de la faiblesse de la croissance et de l’augmentation des emprunts à court terme. Le pays enregistre toujours un faible taux de surendettement, mais il est important de surveiller ces nouveaux financements de près et de veiller à ce que tout emprunt présente un degré élevé de concessionnalité et un rendement attendu substantiel. Il faudrait également suivre attentivement l’évolution de la dette intérieure, à 14 % du PIB.


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Situation sociale

La croissance, volatile et erratique, a fait passer le taux de pauvreté, de 53 % en 2007 à 55 % en 2012. La baisse de la consommation moyenne par habitant y a contribué, même si un recul marginal des inégalités, surtout en milieu rural, est parvenu à contenir quelque peu cet appauvrissement général. L’exode rural et l’envolée du prix des denrées alimentaires expliquent l’amélioration de la situation des zones rurales par rapport aux villes sur le plan de la réduction de la pauvreté, même si le taux de pauvreté y reste supérieur (respectivement 65 et 35 % de la population en 2012). Dans le même temps, l’extrême pauvreté (incapacité de satisfaire les besoins alimentaires essentiels) est passée de 12,2 % en 2007 à 18,0 % en 2012. Les principaux facteurs à incriminer sont le lieu de résidence, le sexe et le niveau d’instruction du chef de famille. La Guinée se classe 179e sur 187 pays selon l’indice de développement humain (IDH) des Nations Unies.


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Enjeux de développement

Ces deux dernières années, la Guinée a subi plusieurs chocs, dont le plus dévastateur a été l’épidémie d’Ebola qui a commencé début 2014. En 2013, les investissements dans le secteur minier avaient par ailleurs connu un coup d’arrêt brutal en raison des retards pris dans l’élaboration du cadre juridique pour le projet de Simandou et de l’évolution fortement négative des perspectives à moyen terme des cours internationaux des produits miniers. L’épidémie d’Ebola a déjà fait près de 2 500 morts en Guinée et dévasté l’économie de ce pays. Le recul du nombre de nouveaux cas d’infection depuis la fin de 2014 indique qu’il est possible de stopper l’épidémie en 2015, mais il faudra encore beaucoup de temps et d’efforts pour réparer les dégâts et limiter le risque d’une nouvelle flambée.

 

Face à l’urgence née de la crise Ebola et de son impact sur le développement, les autorités nationales ont élaboré un Plan d'actions prioritaires post-Ebola (PAPP) pour la période 2015-2017. Ce plan repose sur la Stratégie de réduction de la pauvreté 2013-15, dont il reprend les principaux domaines d’action et interventions, tout en se concentrant sur les mesures destinées à maîtriser l’épidémie d’Ebola, à éviter la survenue de flambées analogues et à répondre aux besoins sociaux et économiques immédiats de ceux qui sont les plus touchés par l’épidémie. En plus d’un nouvel appui budgétaire et d’autres mesures visant à aider le pays à faire face aux conséquences de cette épidémie, le Groupe de la Banque mondiale accompagne les autorités guinéennes dans l’élaboration de leur stratégie de redressement.

 

Dernière mise à jour: 09 juin 2015

 

http://www.banquemondiale.org/fr/country/guinea/overview


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8 - Guinée : Etudes économiques

 

_ Population 11,403 millions

_ PIB 6,77 milliards $US

  

Principaux Indicateurs économiques

 

2012

2013

 2014

2015(p)

Croissance PIB (%)

3,8

2,3

0,4

2,9

Inflation (moyenne annuelle)

15,2

11,9

10,1

7,8

Solde budgétaire* / PIB (%)

 -3,3

 -5,2

 -5,9

-2,7

Solde courant / PIB (%)

 -25,9

 -21,1

 -17,1

-20,1

Dette publique / PIB (%)

35,4

 39,5

36,5

31,4

 

(p) Prévisions   * hors dons

 

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POINTS FORTS

_ Importantes réserves de bauxite

_ Gisements de fer, d’or, de diamant, d’uranium et de pétrole encore largement inexploités

_ Potentiel hydro-électrique important

_ Réduction de la dette extérieure dans le cadre des initiatives PPTE et IADM

 

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POINTS FAIBLES

_ Dépendance aux cours des produits miniers et de l’énergie

_ Manque d’infrastructures, notamment dans le secteur électrique

_ Environnement des affaires difficile

_ Risque de propagation du virus Ebola

_ Instabilité politique, conflits ethniques

 

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Appréciation du risque

 

Une croissance menacée par la modération du cours des matières premières et par le virus Ebola

La croissance guinéenne, organisée autour du secteur tertiaire (commerce, administration, transport) et industriel (activités minières), devrait rester faible par rapport à son potentiel en 2015. Elle sera soumise aux conséquences de la modération du cours des matières premières et aux incertitudes autour du développement du virus Ebola. En dépit des efforts entrepris par la communauté internationale pour contenir la propagation de l’épidémie, les pertes liées au risque sanitaire (dépenses de santé, réduction des IDE, fuite des capitaux) sont estimées entre 0.7 et 2.3 points de PIB en 2015 (Banque Mondiale). L’industrie extractive pâtira également de la modération des cours des principales matières premières exportées (bauxite, alumine et or) et réduiront les recettes d’exportations. Le secteur de la construction pourrait aussi être affecté à travers la suspension probable de certains projets miniers et d’infrastructures (chemin de fer, port).

 

Le développement du mégagisement du mont Simandou, dont la rentabilité est temporairement menacée par la chute des cours du fer, est aussi soumis au ralentissement graduel de la croissance chinoise (plus de 60% de la demande total de fer). Pour pallier les lacunes chroniques du secteur de l’énergie (motivant à deux reprises le changement du Ministre de l’énergie en 2014), des investissements seront réalisés pour accroitre la production d’électricité, notamment pour le barrage hydroélectrique de Kaléta dont la mise en activité est prévu pour 2017 (financé par la Chine). L’inflation demeure élevée mais devrait poursuivre son recul en 2015, modérée par les prix de l’énergie et par des politiques budgétaires et monétaires prudentes.

 

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Un déséquilibre courant encore important

Le solde budgétaire devrait se réduire en 2015 grâce à la poursuite des mesures visant à contenir le déficit (réduction des subventions aux carburants, amélioration de la collecte des impôts, recouvrement des arriérés, réforme de la fonction publique). Alors que les dépenses engagées en réponse au virus Ebola devraient être maitrisées, le risque de les voir augmenter par le gouvernement à l’approche des élections présidentielles de 2015 persiste. Du côté des recettes, l’application du nouveau code minier devrait permettre d’encourager le lancement de nouveaux projets et ainsi générer des recettes fiscales supplémentaires. Les sommes épargnées par l’allégement de la dette seront attribués au soutien de l’investissement et à la réduction de la pauvreté. La dette publique, en baisse, restera soutenable. Toutefois, le risque de surendettement reste à surveiller du fait de la vulnérabilité du pays à des chocs préjudiciables à la croissance, aux exportations, aux flux d’IDE et aux performances budgétaires.


L’imposant déficit courant devrait progresser en 2015. D’une part, les exportations devraient baisser compte tenu de la modération du cours des principales matières premières exportées et des fermetures des frontières dues au virus Ebola. D’autre part, les importations, bien que tempérées par les prix de l’énergie, progresseront du fait des investissements du secteur minier (biens d’équipement et infrastructure) et du besoin d’importer des produits alimentaires en réponse à la faible récolte agricole de 2014. Le déficit continuera d’être financé par des flux d’IDE et des dons. De plus, la facilité élargie de crédit du FMI pourrait être prolongée au-delà de février 2015 grâce aux résultats satisfaisants enregistrés depuis 2012.

 

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Une situation politique au défi d’une nouvelle élection présidentielle

La situation politique et sécuritaire est en amélioration depuis l’élection du président Alpha Condé en novembre 2010. Cette amélioration devrait permettre de consolider les liens avec la communauté internationale. D’une part, les élections législatives de septembre 2013, bien que reportées à de multiples reprises, ont permis au parti présidentiel de remporter le plus grande nombre de sièges, mais ne lui ont pas permis de fonder une majorité. D’autre part, la constitution d’une nouvelle Assemblée en 2014, acceptée par les partis d’opposition, a contribué à la progression de la transition démocratique du pays.

 

Cette dernière sera à nouveau mise à l’épreuve puisque, le mandat présidentiel arrivant à échéance en 2015, de nouvelles élections présidentielles devront être organisées. Par conséquent, le risque de voir de nouvelles protestations (émeutes, grèves) persiste dans le cas d’un report ou d’une remise en question de la régularité de l’élection du nouveau chef de l’Etat. Le président A. Condé pourrait remporter un deuxième mandat s’il parvient à s’engager sur des résultats tangibles en matière d’amélioration des conditions vie de la population (emploi, services de base). Enfin, en dépit des efforts accomplis sur le plan de la qualité de la règlementation, le pays pâtit toujours d’une gouvernance et d’un climat des affaires très difficiles.

 

http://www.coface.fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Guinee


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