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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

VISION ET GOUVERNANCE


Publié le 01/12/2015 à 19:19:08
AFRIQUE/ BURKINA FASO/ POLITIQUE/ GOUVERNANCE/ ECONOMIE : Roch Marc Kaboré, nouveau président élu dès le premier tour




0.1 – «  Burkina Faso/ Roch Marc Christian Kaboré élu président : INTERNATIONAL - Ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré a été élu président du Burkina Faso dès le premier tour et devenant ainsi le premier chef d'Etat démocratiquement élu depuis 1978. Roch Marc Christian Kaboré a obtenu la majorité absolue avec 53,49% des suffrages (1.668.169 voix) contre 29,65% (924.811 voix) recueillis par son plus sérieux rival Zephirin Diabré, qui avait reconnu sa défaite quelques minutes avant l'annonce des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante. »

 

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0.2 – « Burkina Faso/Economie :  Le pays a enregistré une croissance forte ces dernières années, avec une croissance du PIB par habitant supérieure aux autres membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La croissance provient essentiellement de la production aurifère et du coton. Le dynamisme du secteur cotonnier reposent sur la culture d’OGM (à l’origine de 80% de la production de coton au Burkina Faso), l’exploitation de nouvelles surfaces, le soutien public à la création d’emplois ruraux et le cours international du coton. Entre 15 et 20% de la population active tirera des revenus du coton en 2015. L’économie du pays sera de plus en plus dépendante de la production d’or et de son cours : le Burkina Faso est le 4ième producteur en Afrique, l’or représente 71% des exportations, la fiscalité généreuse attire les investisseurs et de nouveaux gisements plus rentables à exploiter ont été découverts. »

 

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1 - Burkina Faso : Roch Marc Kaboré, nouveau président élu dès le premier tour

 

Roch Marc Kaboré a remporté l’élection présidentielle au Burkina Faso avec 53,49 % des voix au premier tour organisé dimanche 29 novembre, a annoncé, mardi 1er décembre, la commission électorale nationale indépendante (CÉNI). La victoire de cet ancien premier ministre de Blaise Compaoré, passé dans l’opposition, représente un moment particulier pour ce pays d’Afrique de l’Ouest, quasiment toujours gouverné par des personnalités arrivées au pouvoir par la force depuis son indépendance de la France en 1960. Acclamé par plusieurs milliers de personnes réunies devant le siège de son parti, M. Kaboré a déclaré à ses partisans : « Nous devons nous mettre au travail immédiatement. C’est tous ensemble que nous devons servir le pays. Aux jeunes, aux femmes et aux anciens ». Son plus sérieux rival, Zephirin Diabré, a remporté 21,65 % des suffrages et a reconnu sa défaite quelques minutes avant l’annonce de la CÉNI. Il s’est déplacé en personne au siège du parti de M. Kaboré pour le féliciter. Les deux hommes se sont serré la main avant de s’entretenir en privé.

 

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_ Un bon vivant

Homme de consensus, mais aussi taxé d’opportunisme par ses adversaires, Roch Marc Kaboré a su rassembler aussi bien des anciens du régime que ses opposants, les paysans d’un pays très rural mais aussi les citadins des grandes villes, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Cadre du système de Compaoré et ancien dirigeant du parti de l’ancien président – resté vingt-sept ans au pouvoir avant d’être chassé par la rue en octobre 2014 –, M. Kaboré est perçu comme « intelligent et cohérent » mais aussi comme un homme d’appareil reconnu pour ses qualités d’organisateur. Il est issu de l’ethnie majoritaire Mossi (53 % de locuteurs) mais catholique pratiquant dans un pays à majorité musulmane (60 %). Cet ancien banquier de 58 ans au physique imposant, souvent habillé en boubou, est un personnage affable et modéré « sachant écouter » et adepte du consensus. Si ses détracteurs l’accusent de manquer de poigne, il est décrit comme un bon vivant par ses proches.

 

Fils de ministre, « né avec une cuiller d’argent dans la bouche » pour ses détracteurs, Roch, comme on l’appelle le plus souvent, a toutefois adhéré jeune à des idéaux de gauche, s’engageant après son retour d’études en France, à Dijon, à l’Union de lutte communiste-reconstruite (ULC-R). Il profite de l’accession de Thomas Sankara, le père de la révolution d’inspiration marxiste pour devenir directeur de la Banque internationale du Burkina (BIB), avant même son trentième anniversaire.

 

Après l’assassinat de Sankara en 1987, Compaoré prend le pouvoir et Roch accomplit une carrière fulgurante auprès du « Beau Blaise ». Plusieurs fois ministre, il devient un des personnages clé du régime occupant les fonctions les plus prestigieuses comme premier ministre – période pendant laquelle il gère la dévaluation historique du Franc CFA – ou président de l’assemblée nationale. Il ne néglige pas les postes stratégiques comme président du Congrès pour la démocratie et le Progrès (CDP), le parti-état qui remporte tous les scrutins et dont on dit qu’il « gère le pays ». C’est le temps du « tuuk giili » (« rafle tout » en langue mooré).

 

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_ Disgrâce et tremplin

Considéré comme le plus probable successeur de Compaoré, M. Kaboré a même été en 2010 un des initiateurs du projet de révision constitutionnelle qui devait permettre à Compaoré de briguer un nouveau mandat, mais qui sera finalement à l’origine des journées d’insurrection d’octobre 2014 et l’écroulement du régime.En 2012, Roch tombe brutalement en disgrâce pour des raisons obscures et se retrouve confiné au rang de « conseiller politique » du parti. Il claque ensuite la porte en janvier 2014 pour fonder le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) avec d’autres anciens caciques du régime. Cette disgrâce sera son tremplin.Aujourd’hui, il défend que « la social-démocratie est la voie pour le développement » tout en fédérant derrière son MPP une vingtaine de petits partis d’obédience socialiste et même un parti sankariste. 


Disposant de moyens colossaux, il a été omniprésent pendant la campagne et a su faire fructifier son image de rassembleur et d’homme d’expérience.« Nous avons l’expérience de l’ancien système et nous savons comment améliorer les choses », dit-il tout en assurant être « en rupture totale avec l’ancien système ». Mais Bassolma Bazié, secrétaire général de la Confédération générale du travail du Burkina (CGT-B), principale centrale syndicale du Burkina, reste sceptique : « Roch a occupé de hauts postes auprès de Compaoré. On ne peut pas dire qu’il n’est pas comptable du régime. Compaoré avait une ligne politique social-démocratie et Roch est resté dans la même logique, de ce point de vue on ne peut pas s’attendre à un changement quelconque. »Le nouveau président, lui, promet de s’attaquer au chômage des jeunes, endémique dans le pays, de moderniser le système de santé promettant notamment la gratuité des soins pour les moins de 6 ans, et de mettre l’accent sur l’éducation.


Le Monde.fr avec AFP et Reuters Le 01.12.2015 à 01h58 • Mis à jour le 01.12.2015 à


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/12/01/roch-marc-kabore-elu-president-au-burkina-faso_4820993_3212.html


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2 - Roch Marc Christian Kaboré élu président du Burkina Faso

 

INTERNATIONAL - Ancien baron du régime de l'ex-président Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré a été élu président du Burkina Faso dès le premier tour et devenant ainsi le premier chef d'Etat démocratiquement élu depuis 1978. Roch Marc Christian Kaboré a obtenu la majorité absolue avec 53,49% des suffrages (1.668.169 voix) contre 29,65% (924.811 voix) recueillis par son plus sérieux rival Zephirin Diabré, qui avait reconnu sa défaite quelques minutes avant l'annonce des résultats provisoires par la Commission électorale indépendante.

 

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_ Un score historique

Lors d'une élection suivie par toute l'Afrique après l'insurrection populaire d'octobre 2014 qui a renversé Blaise Compaoré, Roch Marc Christian Kaboré récolte ainsi un score historique dépassant de loin les scores obtenus par le "Beau Blaise" durant ses 27 années au pouvoir.

Acclamé par plusieurs milliers de personnes réunies devant le siège de son parti, Kaboré a déclaré à ses partisans: "Nous devons nous mettre au travail immédiatement. C'est tous ensemble que nous devons servir le pays". "Aux jeunes, aux femmes et aux anciens", Roch Marc Christian Kaboré a promis sa "détermination pour ouvrir des opportunités de lendemains meilleurs". Le prochain président a aussi adressé ses "chaleureuses félicitations aux organes de la transition", mis en place après la chute du régime de Compaoré et qui ont organisé le scrutin. Quelque 5,5 millions d'électeurs étaient inscrits sur les listes électorales d'un pays qui espère désormais être sur la voie de la démocrtaie après une histoire marquée par de nombreux coups d'Etat.

 

Cette élection doit tourner la page d'une année de transition tendue et surtout de 27 ans de régime Compaoré. Ce scrutin, couplé à des législatives, était organisé un an après l'insurrection populaire qui a chassé du pouvoir Blaise Compaoré en octobre 2014, alors qu'il tentait de modifier la Constitution pour briguer un nouveau mandat. Le président de la Céni, Barthélemy Kéré, a reconnu "quelques anomalies", tout en estimant que le déroulement du scrutin avait été "globalement satisfaisant". "Nous arborons un large sourire, nous poussons des soupirs de soulagement", avait déclaré lundi Me Halidou Ouedraogo, président de la Codel, la plateforme de la société civile qui a observé les élections.

 

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_ Le scrutin jugé "crédible"

La Codel a jugé "crédible ce scrutin qui marque un tournant décisif dans l’histoire politique du Burkina Faso" et "appelle les candidats et partis politiques à respecter le verdict des urnes". Initialement prévues le 11 octobre, ces élections avaient été reportées en raison du putsch raté le 17 septembre de l'ancien bras droit de Roch Marc Christian Compaoré, le général Gilbert Diendéré. Cette tentative de coup d'Etat, dans un pays qui en a connu beaucoup, avait été mise en échec par la mobilisation de la population et de l'armée loyaliste. Quatorze candidats dont deux femmes étaient en lice pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a salué lundi "la manière pacifique" dont ont été conduites les élections et plus particulièrement la "forte participation des femmes au processus électoral". Il a "encouragé tous les dirigeants politiques et les protagonistes nationaux à maintenir cette atmosphère paisible" dans ce pays pauvre de 18 millions d'habitants d'Afrique de l'Ouest.

Roch Marc Christian Kaboré est resté 26 ans compagnon de Blaise Compaoré, occupant des postes prestigieux (Premier ministre, président de l'Assemblée) avant de tomber en disgrâce, et de quitter le régime juste dix mois avant sa chute. Le parti de Compaoré, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), n'avait pas de candidat à la présidentielle, une loi controversée interdisant de scrutin les pro-Compaoré ayant soutenu la révision constitutionnelle en 2014. Toutefois le CDP pourrait réaliser un bon score aux législatives dont les résultats ne sont pas encore connus.

 

Rédaction Le HuffPost avec AFP / Publication : 01/12/2015 CET/  Mis à jour: 01/12/2015  

 

http://www.huffingtonpost.fr/2015/12/01/roch-marc-christian-kabore-president-burkina-faso_n_8685674.html


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3 - Législatives au Burkina : le parti du président élu Kaboré en tête

 

Deux jours après les résultats de la présidentielle au Burkina Faso qui ont donné Roch Marc Christian Kaboré vainqueur, son parti arrive en tête des législatives ce mercredi soir 2 décembre, mais sans majorité absolue selon la Céni. La cérémonie s’est achevée vers 18h30, heure locale, Barthélemy Kéré, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et ses commissaires ont égrené pendant un peu plus d’une heure les résultats de ces législatives, province par province. Le Mouvement du peuple pour le progrès, le MPP, le parti de Roch Marc Christian Kaboré, arrive très largement en tête de ces élections législatives avec 55 des 127 députés. Roch Marc Christian Kaboré n’a donc pas la majorité dans la chambre du Parlement et devra donc trouver des alliés afin de tenir une majorité qui est à 64 sièges pour faire voter ses lois. Parmi les 17 partis qui ont soutenu sa candidature, plusieurs ont obtenu un ou deux sièges.


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Ces élections législatives viennent rééquilibrer les forces en présence au Burkina Faso. L'Union pour le progrès et le changement (UPC) de Zéphirin Diabré recueille 33 sièges de députés, et le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de Blaise Compaoré, recueille 18 sièges de députés. C’est un score assez surprenant quand on sait que le CDP avait vu ses moyens financiers gelés, suite au putsch de septembre dernier. Il a donc dû faire campagne sans grands moyens financiers. L’Unir-PS, le parti de maître Bénéwendé Sankara a obtenu 5 sièges de députés et se place en quatrième position. Le front sankariste qui était passé complètement à côté de la présidentielle se rattrape ainsi quelque peu dans ces législatives. L'Alliance pour la Démocratie et la Fédération - Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA) en reçoit 3. Enfin, une quinzaine de partis font leur entrée dans ce Parlement.

 

En attendant la proclamation des résultats définitifs des élections présidentielle et législatives par le conseil constitutionnel, le président de la commission électorale indépendante, maitre Barthelemy Kéré a salué l’esprit dans lequel s’est déroulé tout le processus. Il félicite le peuple burkinabè pour sa « maturité » politique.

 

Par RFI / Publié le 02-12-2015 / Modifié le 03-12-2015 à 02:03

 

http://www.rfi.fr/afrique/20151202-legislatives-burkina-mpp-parti-president-elu-kabore-tete


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4 - Burkina Faso : Sankara, omniprésent lors de la campagne présidentielle

 

Trente ans après sa mort, Thomas Sankara, le "père de la révolution" burkinabè, est omniprésent dans la campagne électorale pour la présidentielle au Burkina Faso dont le premier tour se tient dimanche. « Tous les candidats essaient d’emprunter la vague Thomas Sankara », estime Abdoulaye Soma, agrégé de droit et président de la Société burkinabè de droit constitutionnel. La présidentielle doit clore la « transition » ouverte à la chute de Blaise Compaoré, chassé par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir. Ami et ancien compagnon de Sankara, Compaoré, qui lui avait succédé, a été soupçonné d’avoir commandité son assassinat en 1987. Si le marxisme ne fait plus guère recette sur la planète, le mythe du capitaine Sankara est lui bien vivace dans son pays dont il avait changé le nom pour le passer de Haute Volta, jugée trop coloniale, à Burkina Faso (pays des hommes intègres).

 

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1983, le capitaine Thomas Sankara a tenté de mener le pays sur la voie du développement économique, mettant notamment l’accent sur la consommation de produits locaux. Dirigeant le pays d’une main de fer, Sankara, qui vivait chichement roulant notamment dans une vieille voiture pour donner l’exemple, avait fait de la lutte contre la corruption un des ses chevaux de bataille. Il est devenu une icône au Burkina mais aussi dans toute l’Afrique, probablement aussi en raison de son assassinat. Le candidat sankariste Bénéwendé Sankara (aucun lien de parenté avec le capitaine Sankara) en appelle évidemment au passé, mais la plupart des candidats n’hésitent pas à revendiquer aussi l’héritage du « père de la révolution ». « Chacun veut récupérer les journées de l’Insurrection d’octobre et l?insurrection était largement imprégnée des idéaux sankaristes », résume M. Soma.

Les slogans sankaristes comme « La patrie ou la mort » ont fleuri sur les murs lors de l’insurrection d’octobre 2014 mais aussi lors du putsch manqué du 17 septembre dernier qui a vu le Régiment Sécurité Présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Compaoré tenté de mettre un terme à la Transition.

 

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_ « Perdu la boussole »

La Transition avait justement permis de relancer l’enquête judiciaire sur la mort du « Che africain » et parmi les premières inculpations annoncées il y a à peine un mois figurent des anciens membres du RSP. La plupart des candidats ont pris des éléments sankaristes dans leurs programmes et discours, appelant à l’auto-suffisance, à favoriser l’agriculture ou à lutter contre la corruption. Des thèmes chers au « Père de la révolution »…

 

Un des deux grands favoris du scrutin Zéphirin Diabré, pourtant souvent perçu comme un adepte de l’économie libérale, a même lancé « Je veux terminer le travail que Sankara a commencé » lors de son dernier meeting de campagne, en appelant au « Burkindi » de Sankara (lutte contre la corruption au Burkina). M. Diabré s’était présenté au stade vêtu d’un pagne « Faso danfani », emblématique de l’époque de Thomas Sankara qui voulait que le pays consomme ce qu’il produisait. Vendredi, lors de son dernier meeting, l’autre grand favori du scrutin Roch Marc Christian Kaboré a passé une partie de son discours à lui répondre: « Quand je regarde certains dans leurs meetings qui se trémoussent dans tous les sens, qui, tout en étant des chantres du libéralisme, ont le courage de s’arrêter devant le peuple burkinabè pour dire qu’ils vont terminer le travail de Sankara Thomas, il y a de quoi tomber à la renverse ».

« Ces gens-là ont perdu la boussole », a-t-il insisté alors qu’il a été pendant de longues années un baron du régime Compaoré où le sujet Sankara était un tabou… « On met Sankara à toutes les sauces et il ne peut même pas se retourner dans sa tombe », souligne un observateur, rappelant que son corps a été exhumé cette année pour une autopsie qui a révélé qu’il avait été criblé de balles.

 

Par AFP/ 28 novembre 2015 / Mis à jour le 29 novembre 2015 à 11h26

  

http://www.jeuneafrique.com/depeches/282611/politique/burkina-faso-sankara-omnipresent-lors-de-la-campagne-presidentielle/


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Memorial OUAGA2000

 

5 - Burkina : malaise (économique) post-Blaise

 

Les recettes budgétaires fondent, l'inflation augmente, l'industrie est en panne… Pourtant, la croissance pourrait rebondir en 2016, pourvu que la situation politique s'éclaircisse.

Au marché du soir de Wemtenga, quartier qui jouxte l’avenue Charles-de-Gaulle, dans le centre de Ouagadougou, Aissata Ouédraogo, 33 ans, semble perdue dans ses calculs. Assise sur sa moto de marque Crypton, lunettes remontées sur le front, elle regarde le sachet de quatre petites tomates qu’elle vient de négocier à 200 F CFA (0,30 euro). Cette mère de deux enfants réfléchit à ce qu’elle doit encore acheter pour le dîner et qu’il va falloir faire tenir dans son budget repas de 1 000 F CFA. « Les condiments sont devenus trop chers ! maugrée-t-elle. Avant, avec 1 000 F CFA, j’arrivais à faire un bon repas familial, aujourd’hui c’est impossible, il faut entre 1 500 et 2 000 F CFA ! »

 

À Ouaga, la compression des dépenses se voit aussi dans le panier de la ménagère. Les revenus moyens semblent s’être dégradés, et les prix de certaines denrées de base ont à nouveau augmenté. Pourtant, l’inflation avait fortement baissé l’an dernier, notamment grâce aux programmes de subvention aux produits alimentaires. Elle était même devenue négative fin 2014-début 2015 en raison du ralentissement de la croissance et de la baisse des prix à la pompe en janvier et en mars. Selon le FMI, elle devrait être de 0,7 % pour 2015 et rester sous la barre des 2 % en 2016, au-dessous du critère de convergence de 3 % fixé par l’UEMOA.

 

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_ Le Burkina, le bon élève de l’UEMOA

Car malgré la conjoncture interne et les chocs exogènes, le Burkina Faso reste le bon élève de l’UEMOA. Enclavé, sans grandes ressources naturelles par rapport à ses voisins ouest-africains, le petit pays sahélien a en effet affronté vaillamment bien des difficultés ces dernières années : crise financière internationale et inflation dramatique des prix des denrées sur le continent depuis 2008, crise régionale due à la guerre civile ivoirienne en 2010-2011, afflux de 45 000 réfugiés maliens en 2012-2013, répercussions (notamment sur le tourisme et les services) de l’épidémie d’Ebola survenue dans trois pays de la région et chute des cours mondiaux de l’or et du coton en 2013-2014…

 

 http://www.jeuneafrique.com/medias/2015/10/27/Croissance-ralentie-mais-largement-positive.jpg

 

Autant d’aléas qui n’ont pas empêché le Faso d’afficher un taux de croissance moyen de plus de 6 % par an de 2008 à 2013 et d’émarger au premier rang de la sous-région, et au 154e rang sur 189 pays classés dans le rapport « Doing Business » 2015 de la Banque mondiale. Selon la Chambre de commerce et d’industrie (CCI-BF), le nombre de créations d’entreprises est d’ailleurs passé de 1 500 en 2002 à 8 500 en 2014.

 

 

_La croissance devrait redécoller à 6 % dès 2016, selon les projections du FMI et du ministère burkinabè des Finances/

De bons indicateurs qui expliquent que la croissance devrait se maintenir à 4 % ou 4,5 %. Elle devrait redécoller à 6 % dès 2016, selon les projections du FMI et du ministère burkinabè des Finances, « si la situation politique s’améliore, si l’épidémie d’Ebola est maîtrisée dans la région, si les cours des produits de base se stabilisent et si l’investissement dans les pôles de croissance du pays se poursuit », soulignait toutefois le Fonds dans son dernier rapport pays, en juin. Cela fait beaucoup de conditions mais, pour les observateurs internationaux, les fondamentaux du Burkina restent solides et la confiance que ses partenaires lui portent est sauve.


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_ Un déficit qui se creuse

Pourtant, l’attentisme qui prévaut lors d’une période de transition ne l’a pas épargné. Avant l’insurrection populaire d’octobre, dès le début de 2014, la volonté supposée de l’ex-président Compaoré de modifier la Constitution pour briguer un troisième mandat avait déjà suscité une grande agitation sociale et freiné l’arrivée de capitaux privés. Cette situation, combinée à la chute des cours des principaux produits d’exportation (or et coton), a entraîné une baisse de 8,6 % des recettes budgétaires en 2014 : les impôts n’ont finalement collecté que 525 milliards de F CFA sur leur objectif de 605 milliards.

 

« En 2014, il n’y a pas eu d’investissements, ni de la part de l’État ni de la part du secteur privé. Et je suis très inquiet pour 2015 en raison de l’attentisme des investisseurs et du démarrage tardif des pluies », s’alarme Facinet Sylla, économiste en chef du bureau de la Banque africaine de développement (BAD) au Burkina. La faiblesse des cours internationaux de l’or et du coton n’étant qu’en partie compensée par la dépréciation du franc CFA par rapport au dollar, la valeur des exportations de marchandises sera elle aussi revue à la baisse cette année.

 

http://www.jeuneafrique.com/medias/2015/10/27/Un-solide-soutien-international.jpg  


Le déficit risque donc de se creuser. Toutefois, selon le FMI, il devrait se limiter à 2,5 % du PIB, contre 1,8 % en 2014, grâce au « budget d’austérité » élaboré – et a priori tenu – par les autorités de la transition, ainsi qu’aux engagements de financement de la part des partenaires de développement (voir infographie). Cette forte réduction des dépenses publiques porte sur 4,5 % du PIB et concerne surtout les dépenses d’investissements, réduites de 237,1 milliards de F CFA après ajustement (les dépenses courantes l’étant de 58,2 milliards). Afin de compenser la baisse des cours des matières premières, les autorités de la transition se sont attelées à relancer le secteur minier et la productivité de la filière coton.

 

Pour éviter les effets négatifs de cette compression des budgets, le gouvernement a mis en place un mécanisme financé par la réduction de dépenses courantes (comme la suppression des déplacements qui ne sont pas indispensables et des per diem pour les fonctionnaires) afin d’augmenter (de 0,4 % du PIB) les dispositifs consacrés à la santé, à l’éducation et à la création d’emplois pour les femmes et les jeunes. Par ailleurs, afin de compenser la baisse des cours des matières premières, les autorités de la transition se sont attelées à relancer le secteur minier et la productivité de la filière coton. Mais le malaise des opérateurs burkinabè est palpable.

 

L’activité reste ralentie dans la plupart des secteurs, en particulier pour certains services (hôtellerie, location de voiture, etc.) et dans le BTP, où l’État est généralement le principal client, avec une commande annuelle d’environ 300 milliards de F CFA. L’insurrection d’octobre a écorné le tissu industriel. Selon la CCI-BF, les actes de vandalisme ont touché plus de 100 usines et entreprises privées, entraînant des pertes estimées à 42 milliards de F CFA et la destruction de 7 300 emplois (dont 2 700 emplois directs).

 

« Nos industries sont dans une situation extrêmement difficile, déplore Mamady Sanoh, président du Groupement professionnel des industriels (GPI). La fraude, la concurrence déloyale et la contrefaçon minent nos activités. » À cause de ces fléaux, la SN-Sosuco, numéro un national de la production de sucre, stocke 20 000 tonnes d’invendus, soit un manque à gagner de plus de 14 milliards de F CFA. Il est temps que la transition touche à sa fin et que les affaires redécollent. Si tout va bien, début 2016.

 


_ Le coût du coup

Outre son lourd bilan humain (14 morts et 251 blessés), le coup d’État manqué de la mi-septembre a eu un impact négatif sur l’économie nationale. Selon les premières estimations du ministère de l’Économie et des Finances, il devrait entraîner une baisse de la croissance du PIB pour 2015, la ramenant à 4,5 %, voire à 4 %, au lieu des 5 % prévus.

 

Arrêt de travail, fermeture des commerces et des banques, ralentissement de la production dans les usines… Ce triste épisode a dégradé l’activité économique, qui souffrait déjà de la compression des dépenses des ménages et du malaise des opérateurs burkinabè. « Le ralentissement et, parfois, l’arrêt de la production qui ont suivi le coup d’État ont affecté immédiatement le volume des affaires, en particulier dans le secteur informel, s’inquiète-t-on au gouvernement. Et cela pèsera certainement sur le résultat annuel des entreprises. »

 

C’est surtout sur les finances publiques que la grève générale, qui a eu lieu pendant le putsch et qui a duré une dizaine de jours, a eu le plus de conséquences. Ainsi, les pertes de recouvrement de l’impôt durant cette période (du 16 au 25 septembre) atteindraient 11 milliards de F CFA (près de 16,8 millions d’euros) et celles des recettes douanières 9,7 milliards de F CFA, selon le ministère des Finances, qui évalue le manque à gagner global pour l’État à 30,8 milliards de F CFA. Or la situation était déjà difficile : seulement 639,2 milliards de F CFA de recettes propres avaient été mobilisées fin juillet, contre 663,3 milliards à la même période en 2014, soit une baisse de 3,6 %. Pis, avec cette crise, le montant des arriérés de paiements a explosé : il s’élève désormais à 40 milliards de F CFA.

 

Publié le 30 octobre 2015 / Par Cécile Manciaux et Nadoun Coulibaly

 

http://www.jeuneafrique.com/mag/272578/economie/burkina-malaise-economique-post-blaise/


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6 - Burkina Faso : indicateurs économiques, économie et perspectives sociopolitiques

 

_ Population : 17,429 millions

_ PIB : 13,382 milliards $US


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_ Principaux Indicateurs économiques

 

2012

2013

2014 (e)

 2015 (p)

Croissance PIB (%)

9,0

6,8

6,0

7,0

Inflation (moyenne annuelle)

3,8

0,5

1,5

 2,0

Solde budgétaire* / PIB (%)

-8,2

 -8,2

 -8,0

 -8,4

Solde courant / PIB (%)

 -4,6

 -7,1

 -7,1

 -7,0

Dette publique / PIB (%)

 28,7

 29,2

 31,2

31,6

 

(e) Estimations  (p) Prévisions  * hors dons


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. POINTS FORTS

_ Premier producteur de coton en Afrique

_ Montée en puissance de la production aurifère

_ Bons antécédents de politique économique et mise en œuvre de réformes structurelles

_ Soutien de la communauté financière internationale (un des premiers pays à avoir bénéficié de l’initiative PPTE)

 

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. POINTS FAIBLES

_ Economie fortement exposée aux aléas climatiques

_ Vulnérabilité à l’évolution des cours du coton et de l’or

_ Forte dépendance à l’aide extérieure

_ Pression démographique et taux élevé de pauvreté

_ Taux de pauvreté très élevé

_ Récente instabilité politique

 

Appréciation du risque

 

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_ Croissance soutenue essentiellement par le coton et l’or

Le pays a enregistré une croissance forte ces dernières années, avec une croissance du PIB par habitant supérieure aux autres membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). La croissance provient essentiellement de la production aurifère et du coton. Le dynamisme du secteur cotonnier reposent sur la culture d’OGM (à l’origine de 80% de la production de coton au Burkina Faso), l’exploitation de nouvelles surfaces, le soutien public à la création d’emplois ruraux et le cours international du coton. Entre 15 et 20% de la population active tirera des revenus du coton en 2015.

 

L’économie du pays sera de plus en plus dépendante de la production d’or et de son cours : le Burkina Faso est le 4ième producteur en Afrique, l’or représente 71% des exportations, la fiscalité généreuse attire les investisseurs et de nouveaux gisements plus rentables à exploiter ont été découverts. Cependant, si la baisse du cours de l’or se poursuit en 2015, la croissance en pâtira et le projet d’ouverture d’une nouvelle mine pourrait alors être repoussé. La création de trois nouveaux pôles de croissance, après la réussite de celui au réservoir de Bagré, devrait permettre de lancer de nouvelles activités et d’attirer des investissements. Les recettes tirées des secteurs minier et agricole restent insuffisantes pour financer des projets de développement dont le pays aurait besoin.

L’inflation, inférieure à la cible fixée par l’UEMOA en 2014, devrait légèrement augmenter en 2015 via la hausse de la consommation privée, soutenue par les dépenses du plan de Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD). Au vu de la sensibilité de l’indice des prix à la volatilité du cours des produits agricoles, l’inflation pourrait s’accroître sous l’effet de mauvaises récoltes liées à des conditions climatiques défavorables.

 

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_ Stabilité des déficits budgétaire et courant

Après s’être réduit en 2014, le déficit budgétaire devrait à nouveau se dégrader en 2015. Le gouvernement connaît certaines difficultés à récolter les recettes fiscales qui lui sont dues, et malgré la hausse anticipée de la production d’or, les recettes issues de son exportation (16% des recettes totales) devraient diminuer avec la baisse du cours. Ces recettes financent principalement des subventions inefficaces (entreprises publiques, prix de l’énergie).

 

Les dépenses sociales, dans le cadre de la seconde phase du plan SCADD pour améliorer les infrastructures et combattre la pauvreté, augmenteront en 2015 et la relative bonne gestion des finances publiques (le niveau de dette publique et du déficit est relativement peu élevé en prenant en compte les dons) permet au pays de bénéficier d’une aide du FMI jusqu’en 2016.

Même s’il atteint un niveau élevé (près de 7% du PIB), le déficit courant s’est stabilisé en 2014, grâce notamment à la hausse des exportations d’or et de coton qui ont permis de compenser l’importance des importations de pétrole et de biens d’équipement. Cette tendance devrait se poursuivre en 2015. Le flux de transferts officiels est très important et permet de compenser en partie le déficit commercial.


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_ Tensions sociales et faible niveau de développement.

Des tensions sont à prévoir en 2015, suite au renversement le 30 octobre 2014 de l’ancien Président Blaise Compaoré. Isaac Zida, ancien membre de la garde présidentielle, puis Michel Kafando, ancien diplomate, se sont succédés en 2014 pour assurer la transition à la tête du pays. Ce gouvernement de transition devrait en principe préparer les élections de novembre 2015. Le fait que les militaires aient rapidement rendu le pouvoir aux civils et rétabli la constitution (suspendue à la suite du départ du pouvoir de B. Compaoré) laisse à penser que le Burkina Faso est sur la voix de la transition démocratique et que le calendrier des élections présidentielles sera respecté. Cependant, le rôle des militaires dans la transition reste flou et ces derniers devraient conserver un certain contrôle sur le pays, au moins jusqu’aux élections.

 

Malgré une aide publique au développement conséquente, en provenance de l’Union Européenne et de la Banque Mondiale (près de 60% à elles deux), et une croissance économique soutenue, le Burkina Faso peine à se développer. Le pays se classe 183ième sur 187 à l’IDH et le revenu brut par habitant est de 670 USD, soit un des plus faibles dans le monde. La mauvaise qualité des infrastructures (transport, justice, santé, éducation, énergie) contribue amplement à la situation délicate du pays. L’objectif de baisser la pauvreté à 35% de la population en 2015 (contre 43% en 2009) semble très optimiste malgré les récents progrès dans le cadre du SCADD et de l’aide apportée par le FMI et la Banque Mondiale.

 

http://www.coface.com/fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Burkina-Faso


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